France : Le coût de la sécurité des mosquées

Les responsables des lieux de culte musulman en France, inquiets face à «un climat délétère», aimeraient renforcer leur sécurité, mais n’en ont pas les moyens financiers.

«L’islam est mis en cause tout le temps», déplore Nour Eddine Kammech.

Un militaire projetait d’attaquer une mosquée de Vénissieux située dans la région lyonnaise le jour de l’Aïd al-Fitr, jeudi 8 août. Heureusement, la veille de cette festivité, l’homme été arrêté par les forces de l’ordre. Cet épisode, qui aurait pu virer au drame, intervient alors que les mosquées sont de plus en plus prises pour cibles par les islamophobes. […] L’existence d’un tel projet renforce l’inquiétude de la communauté musulmane, dont les mosquées sont régulièrement prises pour cibles depuis plusieurs mois. […]

Mais beaucoup de mosquées, touchées, elles aussi, par des actes antimusulmans ne peuvent pas mettre en place un tel système. La raison ? «financière», répond Mohamed Hajji, le président du Conseil régional du culte musulman (CRCM) de Midi-Pyrénées et président de l’Association musulmane de Montauban. «On l’a envisagé au début, mais les associations ne sont pas riches. Nous vivons simplement avec les dons des fidèles», explique-t-il.

Résultat : «rien» n’a été mis en place quand deux têtes de cochon ont été découvertes sur le portail de la mosquée de Montauban (Tarn-et-Garonne) ainsi qu’une importante mare de sang sur son sol, en août 2012, en plein mois du Ramadan. Nour Eddine Kammech, le vice-président de l’Association des musulmans de Libourne, fait savoir mercredi 14 août qu’une «caméra de vidéosurveillance est en cours d’installation devant la mosquée». […]

Pour Mohamed Hajji, le président du Conseil régional du culte musulman (CRCM) de Midi-Pyrénées et président de l’Association musulmane de Montauban, les derniers événements de Vénissieux sont «très inquiétants». Face à ce climat délétère, il faudrait sans conteste «sécuriser les lieux de culte», juge ce dernier. […]

saphirnews

2013 : Comment l’Union européenne espionnera ses citoyens

Biométrie, vidéosurveillance, drones, détection des comportements anormaux, modèles mathématiques pour identifier des suspects… L’Union européenne finance plus de 190 programmes de recherche sur la sécurité et la surveillance. Au grand bénéfice des industriels, qui recyclent les technologies militaires pour surveiller les populations. Alors qu’un nouveau programme de recherche est en cours de discussion à Bruxelles, l’Europe continuera-t-elle à céder aux lobbys industriels et à investir des milliards dans le marché de la sécurité ?

Ils portent des noms étranges : Tiramisu, Pandora, Lotus, Emphasis, Fidelity, Virtuoso… En apparence, ce sont d’inoffensifs acronymes. En réalité, ils cachent 195 projets européens de recherche dans le domaine de la sécurité et de la surveillance. Des projets relativement inquiétants pour nos libertés. Et financés par l’Europe dans le cadre de partenariats public-privé.

Tout est bon pour combattre « le terrorisme et d’autres activités criminelles comme le trafic d’êtres humains ou la pornographie pédophile ». Et assurer la sécurité des citoyens… Sauf qu’il s’agit aussi avec Indect de détecter « automatiquement » (sic) les comportements suspects, à partir d’images de vidéosurveillance, de données audio ou échangées sur le net. Bienvenue dans Minority Report !

Exemple le plus emblématique : le projet IndectSystème d’information intelligent soutenant l’observation, la recherche et la détection pour la sécurité des citoyens en milieu urbain »), lancé il y a quatre ans, dénoncé fin octobre par des manifestations dans toute l’Europe. Indect vise à permettre une « détection automatique » des menaces et des situations dangereuses – comme les cambriolages – ou « l’usage d’objets dangereux » – couteaux ou armes à feu.

Détecter les comportements « anormaux »

Suite et commentaires sur Fortune

Vidéosurveillance : Claude Guéant fait son cinéma

Le ministre de l’Intérieur a annoncé 45 000 caméras dans la rue d’ici la fin de l’année. MAM en pourtant annonçait 60 000 pour… 2009. Annoncés comme la solution face à l’insécurité, ce dispositif coûteux masque mal le recul de l’Etat dans ce domaine.Pour Nicolas Sarkozy, c’était LA solution contre la délinquance. La vidéosurveillance (ou vidéoprotection, c’est selon) était annoncée comme un remède miracle par l’Elysée.

Il avait encore prônée cette solution en février dans « Paroles de Français ». Récemment, à l’Assemblée nationale, Claude Guéant a annoncé un objectif de 45 000 caméras de rue d’ici la fin de l’année. Il y en a 35 000 actuellement de ce type. A Orléans, en février, Nicolas Sarkozy parlait d’un objectif de 60 000 d’ici 2012 [...]

Car l’inefficacité de la vidéosurveillance a maintes fois été souligné. Y compris au Royaume-Uni, pays souvent cité en exemple. Et le dispositif est surtout compliqué à mettre en place. Pour preuve, l’objectif de 60 000 caméras annoncées pour 2010 par le chef de l’Etat avait déjà été promis pour… 2009 par Michèle Alliot-Marie, alors ministre de l’Intérieur en 2007. « C’était moins un objectif qu’un horizon », répond le ministère de l’Intérieur à Marianne2.[...]

Car, évidemment, le principal blocage reste financier. Et un maire peut difficilement accepter de sortir le carnet de chèques pour des caméras à l’efficacité discutable alors que 4000 postes de policiers ont déjà été supprimés depuis 2007. Sans compter les fermetures de commissariats ou d’escadrons de gendarmerie mobile. [...]

Marianne 2

Toulouse : Arrestation d’Hamidi et de son acolyte mineur, « les voleurs au poignard »

Deux jeunes Toulousains ont agressé au couteau plusieurs personnes, dimanche, au petit matin, dans le plein centre de la Ville Rose. Repérés par les caméras de vidéosurveillance, ils ont été interpellés en flagrant délit par la police.

Les rues toulousaines sont le théâtre de nombreuses violences, quelle que soit l’heure de la journée. Dimanche, vers 5 heures du matin, Hamidi Belkaid, de corpulence frêle, est tapi dans l’ombre avec son acolyte mineur. Surgissant de nulle part, ils s’en prennent à un passant à proximité de la gare Matabiau à Toulouse. « Donne-nous ton téléphone », le menacent-ils. La victime s’exécute et échappe aux coups. Mécanisme bien huilé, le mode opératoire se répète un peu plus tard dans la matinée avec des conséquences plus graves. Cette fois, c’est sur un jeune étudiant mexicain qu’ils jettent leur dévolu.[...]

À l’audience, un doute a subsisté sur son âge. Il avait assuré être mineur lui aussi, sans doute pour échapper à la justice. Mais, les conclusions de l’expertise osseuse sont formelles : il est bel et bien majeur ! Bien qu’Hamidi ait nié les faits, les éléments à charge sont flagrants et ne laissent que peu de place au doute. [...]

La Dépêche

Saint-Maur (Indre) : Vols et dégradations qui pourrissent la vie

Comme trop d’agglomérations, celle de Saint-Maur est victime de vandalismes et vols en tout genre. Une vidéosurveillance va être mise en place. Élus, agents municipaux et certains particuliers de la commune de Saint-Maur expriment aujourd’hui, comme un certain ras-le-bol au regard des nombreuses incivilités, dégradations et vols en tout genre dont ils sont victimes.

Pour le seul lotissement du Petit-Valençay, « trois cambriolages ont eu lieu ces derniers mois », s’indigne un résidant. Le club de micro-informatique a également reçu la visite indélicate de cambrioleurs qui, pour arriver à leurs fins, ont forcé une porte située à l’arrière du bâtiment. Une fois à l’intérieur, ils ont fait main basse sur du matériel informatique. Le mobilier urbain est également parfois la cible de petits malfrats qui sans but apparent, brisent, taguent, rayent ce qui leur tombe sous la main.

« Depuis bien des années, nous tentons de donner une image plutôt accueillante de notre agglomération, indique un adjoint. Ce travail est mis à mal par ces petits casseurs. Dernière illustration : dix-neuf plots d’éclairage au sol installés autour de l’église – afin de la mettre en valeur la nuit tombée – ont été systématiquement cassés. Coût des réparations : 26.000 € à la charge du contribuable, « puisque l’assurance risque de ne pas fonctionner ».

Nouvelle République

(Merci à Gérard le Savoyard)

Haute Savoie : Nuits agitées autour de l’installation de la vidéosurveillance

Depuis l’installation du circuit de vidéosurveillance dans le quartier du Crozet, les nuits sont agitées dans ce quartier de Scionzier. Mercredi soir, de nombreuses caméras ont été cassées. Une borne du réseau basse tension a également été vandalisée, privant de courant des habitants, mais aussi la pharmacie et l’école.

L’agent d’ERDF venu réparer les dégâts a été agressé. Il a subi des tirs de pistolets de type Flash-Ball ou softair. Il a pu finir les travaux sous protection des gendarmes. Une plainte a été déposée.

Tout comme la nuit de mercredi, les gendarmes ont été appelés jeudi soir pour d’autres dégradations sur les caméras qui ne sont pas encore en fonctionnement. Ils ont subi des jets de pierre pour des groupes de jeunes encapuchonnés jusqu’à minuit et demie.

Le Dauphiné Libéré

(Merci à Monsieur X)