Plan de Valls contre les apprentis djihadistes : les encourager à s’engager sur la voie humanitaire avec l’appui de responsables de mosquées.

Le ministre de l’Intérieur présente un éventail de mesures visant à mieux prévenir les dérives de certains jeunes Français et à mieux cadrer le phénomène.

DJIHAD. C’est son premier gros dossier en tant que nouveau ministre de l’Intérieur. Bernard Cazeneuve va présenter mercredi, en Conseil des ministres, son plan de lutte contre les filières djihadistes. L’objectif est clair : empêcher de jeunes Français d’aller mener le combat en Syrie notamment. Ils seraient environ 700 à avoir fait « le voyage ». Le plan du ministre se détaille en 22 à 23 points permettant une meilleure prévention et un suivi plus efficace.

Agir en profondeur avant l’embrigadement. Prévenir la radicalisation des adolescents et intervenir avant leur embrigadement : c’est la principale nouveauté de ce plan qui s’inspire sur cet aspect de mesures adoptées au Royaume-Uni ou en Autriche. Une sorte de guichet devrait être créé pour que les parents inquiétés par les signes de radicalisation de leur enfant puissent trouver conseil auprès de psychologues. Il s’agit d’une part d’apporter aux parents une aide à l’éducation et d’autre part de servir de système d’alerte aux autorités.

Ce plan prévoit ensuite d’organiser une sorte de « désintoxication » via un suivi social et des stages visant à développer l’esprit critique chez les adolescents et à les encourager à s’engager sur la voie humanitaire avec l’appui de responsables de mosquées.

Une mesure restreignant les voyages des mineurs. Le ministère de l’Intérieur entend également scruter les allées et venues vers la Turquie par la création d’un fichier de voyageurs, à l’instar des États-Unis. Le dispositif est très coûteux mais pourrait être mis en place dans le cadre d’un partenariat avec les voisins européens de la France d’ici un à deux ans. Nombre de parents demandent que soit rétablie l’autorisation de sortie du territoire pour les mineurs. Une mesure qui semble trop lourde quand près d’un million d’enfants voyagent seuls chaque année. L’entourage du ministre évoque cependant la possibilité de mettre en place un système équivalent qui serait cependant plus simple à gérer.

Europe1

Valls ira au Vatican pour la canonisation de Jean-Paul II

Le nouveau Premier ministre Manuel Valls se rendra au Vatican le 27 avril pour assister à la double canonisation des papes Jean XXIII et Jean-Paul II, selon une information de l’Opinion.

Le nouveau locataire de Matignon « s’était déjà rendu au Vatican le 21 octobre 2012, pour la canonisation d’un missionnaire jésuite » rappelle le quotidien. Mais à l’époque, il occupait la place Beauvau, en tant que ministre de l’Intérieur… et des cultes.

(…) Lorsque François Fillon avait assisté à la béatification de Jean-Paul II le 1er mai 2011, le Parti socialiste avait jugé cette présence « particulièrement choquante », faisant valoir que la France était une « République indivisible, laïque, démocratique et sociale ».

(…) Le Parisien

Hollande/Valls : «Cela peut mal finir, c’est une forme de cohabitation qui ne dit pas son nom»

La cote de popularité du président français François Hollande a chuté de cinq points en avril, à 18%, le plus bas niveau jamais atteint depuis deux ans, tandis que celle de Manuel Valls, tout nouveau premier ministre, s’affiche à 58%, selon le baromètre mensuel Ifop pour le Journal du dimanche.

«Hollande pense qu’il va user Valls, et Valls pense que Hollande ne pourra jamais plus remonter. Valls n’est pas naïf (…) Il va s’énerver. Quand il sentira que Hollande l’emmène trop vers le bas, il s’en ira. Cela peut mal finir, c’est une forme de cohabitation qui ne dit pas son nom». Cette analyse cinglante, le JDD du 13 avril la prête à un proche de l’exécutif resté anonyme. […]

Surtout, relève l’Ifop, un tel écart de 40 points entre les cotes de popularité du président de la République et du premier ministre n’a jamais été vu depuis 1958 (hors cohabitations). Le plus important jusqu’alors était le différentiel de 21 points enregistré entre Nicolas Sarkozy (37) et François Fillon (58) en mars 2008. […]

Le Figaro

Les nouveaux militants perdus de l’extrême droite radicale

Responsables du récent regain d’actes violents en France, ces ultra-radicaux se disent nationalistes mais servent un discours sur la race blanche à défendre contre les immigrés, les juifs et les promoteurs du métissage. Ça ne vous rappelle rien ?

Dans le bilan à l’Intérieur de Manuel Valls, saille un effort tout particulier de contrôle de l’extrême droite radicale. La mort du jeune militant antifa Clément Méric a entraîné une vague de dissolutions de groupuscules radicaux. Le combat personnel engagé par l’alors ministre de l’Intérieur contre Dieudonné a aussi dévoilé comment ce dernier avait pu développer son business politique en toute quiétude.

Néanmoins, il est moins que certain que Bernard Cazeneuve, le successeur de Manuel Valls à la place Beauveau, ne retrouve pas le dossier de l’extrême droite radicale. En effet, un certain nombre de violences impliquant des membres de cette mouvance est à relever. Ainsi, le dernier rapport de la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme (CNCDH), remis le 1er avril dernier, montre une hausse de l’intolérance vis-à-vis des populations musulmanes et Roms, ainsi qu’une inquiétude globale face à l’immigration, atteignant les records de 2002.

L’analyse régulière de la Presse Quotidienne Régionale montre un regain récent d’actes violents en provenance de l’extrême droite radicale dans certaines villes, notamment à Paris, Lyon, Lille et Toulouse, et, depuis quelques années, en Picardie, Alsace, Nord-Pas de Calais, Rhône, Île-de-France et Rhône-Alpes. En janvier 2014, un jeune néonazi a tiré sur des militants d’extrême gauche lors d’un concert; le 14 février 2014, à Lyon, deux militants antifascistes ont été poignardés par un néonazi.

[...]

De fait, les actes antimusulmans se multiplient dans notre pays, associés à l’idée que l’intégration fonctionne mal, voire plus du tout. Ainsi, 68% des personnes interrogées par les auteurs du rapport estiment que les personnes étrangères ne font plus l’effort de s’intégrer.

Enfin, ce «lieu autre» qu’est internet participe au phénomène. Des sites sont apparus qui, outre leur contenu politique d’extrême droite, vendent des armes de combat de rue comme des poings américains, des gants lestés de sable, des matraques télescopiques, des triplex, des battes de baseball, des bombes lacrymogènes, etc. (dans la catégorie «sport et défense»), ainsi que des vêtements de marques radicalement d’extrême droite, comme Thor Steinar, Consdaple, Hoelzer Reich, Ansgar Aryan etc.

[...]

Ces militants sont surtout des jeunes très précarisés, souvent au chômage, cumulant les petits emplois et les aides de l’État. Ils ont un faible niveau de diplômes, le plus généralement un BEP ou un CAP, les tenant à l’écart de l’intégration à la mondialisation. Ils sont les victimes de la crise et de la désindustrialisation, les premiers à avoir été touchés par les pertes d’emplois. Ils ont grandi dans des familles où le plus souvent une seule personne travaille ou ont été élevés au sein de familles monoparentales avec une mère en grande précarité.

Ils souhaitent un régime à la fois beaucoup plus à gauche sur le plan économique, beaucoup plus sécurisant, défendant un État-Providence fort, mais qui exclurait tous les étrangers de cet État et de ses bienfaits. Il s’agit donc d’une manifestation d’une sorte de «chauvinisme de l’État-providence» raciste, xénophobe. C’est un «socialisme du ressentiment», qui est un discours gauchisant, socialisant au niveau économique mais réservé uniquement, par racisme, par rejet et peur de l’autre aux nationaux et aux nationaux de la même race, c’est-à-dire blanche.

S’opère une radicalisation croissante depuis 2010 environ, qui se concrétise par une augmentation du nombre de militants de cette frange la plus radicale. Il s’agit de groupes ou de personnes extérieures au FN, lequel condamne publiquement la violence, tout en donnant naissance paradoxalement, de par son inclusion dans le jeu électoral, à des mouvements qui ne refusent pas cette même violence, bien au contraire.

[...]

Un fait analogue provoqua le 1er mai 1995 une prise de distance définitive entre le DPS et les milieux skinheads: la mort par noyade du jeune Marocain Brahim Bouaram, poussé dans la Seine par un groupe de skinheads proches du néo-nazi Parti Nationaliste Français et Européen (disparu depuis) et de l’Œuvre française (dissoute par l’Etat en 2013), en marge du défilé annuel du FN. Le DPS communiqua alors à la police les enregistrements vidéo de la manifestation frontiste, aidant de manière décisive à l’identification des coupables…

La stratégie frontiste de dédiabolisation est à double tranchant: d’un côté, elle permet à ce parti de se débarrasser des éléments les plus radicaux, mais de l’autre, elle les laisse libres d’agir et de provoquer des violences. Sur le plan de l’ordre public, leur intégration au FN est une plus-value, car ils y sont contrôlés et encadrés. D’ailleurs, les provocations verbales d’un Jean-Marie Le Pen contentaient globalement les éléments les radicaux, qui ne cherchaient pas à passer à l’acte, ce qui n’est plus le cas.

[...]

Slate

Copé : « La fin d’un socialisme municipal souvent clientéliste »

Jean-François Copé, président de l’UMP, s’enthousiasme de la « victoire de la droite » aux municipales et évoque la situation de son parti. Extrait de son entretien à paraître dans le JDD.

La droite a gagné les municipales. N’est-ce pas avant tout lié à la démobilisation de la gauche?

Ces élections ont marqué un séisme dont on n’a pas encore mesuré toute l’ampleur. Avant le 30 mars, la droite et le centre droit détenaient 45% des villes de plus de 9.000 habitants. Aujourd’hui, nous sommes proches des 63% et nous avons gagné 166 villes. La vague bleue de 2014 est sans précédent dans l’histoire de la Ve République. Pour la gauche, c’est la sanction de l’échec cinglant de François Hollande, mais c’est aussi la fin d’une époque, celle d’un socialisme municipal souvent clientéliste avec l’explosion des impôts locaux et de l’insécurité. Cette victoire de la droite marque l’aube d’un grand changement dans la vie politique de notre pays.

Cette victoire vous ouvre l’appétit?

Cet énorme résultat nous encourage et nous engage. Nous avons désormais plus qu’avant le 30 mars une responsabilité devant les Français. L’UMP va changer de dimension. En 2012, nous étions un parti en lambeaux. À présent, premier parti de France, nous pouvons poursuivre le travail de refondation et bâtir un projet présidentiel. [...]

Valls à Matignon, c’est un argument de moins pour la droite?

Manuel Valls est ambigu : il est de droite en paroles, avec la suppression des 35 heures et son soutien à la TVA antidélocalisation. Mais cela ne se concrétise jamais en actes, d’où son échec dans la lutte contre l’insécurité. Les deux péchés originels du quinquennat demeurent. D’abord, cette coalition hétéroclite qui va de la gauche à l’ultragauche. Ensuite, l’amateurisme de cette équipe gouvernementale, reconduite dans ses postes essentiels.

Le JDD

Valls : « Lutte contre la délinquance, maintien de l’ordre, il n’y a pas de place pour le laxisme »

C’est la réponse faite par le ministre de l’intérieur aux questions posées par Jacques Bompard et par Marion Maréchal-Le Pen sur la répression excessive des opposants au mariage pour tous.

M. Jacques Bompard attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le malaise des forces de l’ordre face à la répression excessive des opposants au mariage pour tous. En effet, le premier syndicat de police « Alliance » s’est déjà plaint de la mobilisation excessive de CRS à Paris pour surveiller les veilleurs debout alors qu’aucun trouble à l’ordre public n’avait été constaté. Dans le journal interne du syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN), des hauts fonctionnaires ont fait part de leur malaise et de leur refus face aux ordres du ministère d’appliquer la tolérance zéro à l’égard des opposants au mariage pour tous.

Mme Marion Maréchal-Le Pen interroge M. le ministre de l’intérieur sur le juste déploiement des forces de l’ordre dans notre pays. Depuis quelques mois, la police se voit déployée pour exécuter des missions à l’intérêt discutable au regard des véritables problèmes d’insécurité.

Réponse :

Corollaire de la liberté d’expression, le droit de manifester est une liberté garantie par la Constitution et par la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales. [...] Compte tenu de la provocation à laquelle elles ont eu à faire face et d’actions isolées parfois particulièrement violentes, la réaction des forces de l’ordre a été proportionnée et mesurée, avec le seul souci de faire respecter le droit. S’agissant des mesures de garde à vue prises par les services de police à l’encontre de personnes suspectées d’avoir commis des infractions à la loi pénale, dans le cadre des différentes actions de protestation contre le mariage pour tous, elles l’ont été dans le strict respect des prérogatives dont ils disposent, et dans le respect des exigences constitutionnelles et conventionnelles relatives aux droits de la défense. Il va de soi à cet égard que la référence à une « police politique » est déplacée dans une démocratie comme la France. Elle est également offensante à l’égard des policiers et des gendarmes qui s’attachent chaque jour à assurer le service public de la sécurité, au bénéfice de l’ensemble de nos concitoyens. En tout état de cause, le ministre de l’intérieur l’a souligné à plusieurs reprises : en matière de violences, de lutte contre la délinquance, de maintien de l’ordre, il n’y a pas de place pour le laxisme. Et le rôle des forces de l’ordre est, chaque fois que nécessaire, d’intervenir pour permettre ensuite à la justice de juger. S’il n’appartient pas à cet égard au ministre de l’intérieur de se prononcer sur les « sanctions » que peut prononcer l’autorité judiciaire, il paraît opportun de rappeler que, conformément à la circulaire de politique pénale du 19 septembre 2012 du ministre de la justice, les réquisitions du ministère public à l’audience tiennent compte des circonstances de commission des faits, de leur contexte ainsi que de la personnalité du mis en cause. La lutte contre la délinquance est une priorité et, le ministre de l’intérieur mène une action ferme et déterminée pour renforcer la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens, notamment en donnant plus de moyens à la police nationale et à la gendarmerie nationale.

 

A Evry, les habitants paient encore la gestion bien peu rigoureuse de Manuel Valls

Folles dépenses, dette record, pratiques clientélistes… Mais qu’a donc fait Valls dans sa ville ?

Dès qu’il s’agit de faire le beau sur ses terres d’Evry, Manuel Valls ne ménage pas les balais-brosses. En mai 2012, il a fait repeindre à la va-vite des murs du quartier de Bois sauvage. «La veille au soir, des équipes étaient encore en train d’effacer des tags», se souvient une habitante. Il ne s’agissait pas de laisser les caméras donner une mauvaise image de la commune d’un futur président de la République…

Sacré Manuel Valls ! Depuis qu’il a été parachuté dans cette ville nouvelle de l’Essonne il y a douze ans, celui qui était alors simple chargé de presse au cabinet de Lionel Jospin à Matignon est devenu un vrai professionnel de la politique. Non seulement il a appris à policer son langage et à choisir ses cravates pendant ses dix années de mandat, mais il a réussi à faire d’Evry une ville tremplin pour servir ses desseins. «Quand il est arrivé ici, il ne cachait pas son ambition de s’asseoir un jour dans le fauteuil de l’Elysée», confie un ancien de la mairie. Et il voulait faire de sa cité un laboratoire vivant, témoignant de sa gestion dynamique, moderne et rigoureuse.

Une décennie plus tard, un simple coup d’œil aux finances municipales donne une idée de son bilan : les caisses d’Evry sont vides. « J’ai rarement vu une commune qui a autant de mal à payer ses dettes » , s’étonne Claude Jaillet, expert en finances locales. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir fait… valser les impôts. Entre 2001 et 2012, la pression fiscale sur les ménages de la commune a explosé de 45,7%. Grâce à quoi la facture moyenne des foyers imposables, qui frôle aujourd’hui les 2 100  euros annuels, est l’une des plus élevées de France pour une ville de cette importance.

En dépit de ces coups de massue, la municipalité n’a pas réussi à boucler ses budgets, et il lui a fallu emprunter à tour de bras. Depuis 2007, son ardoise s’est envolée de 40%, presque autant que celle de l’Etat.

Il faut dire que l’ancien maire (Manuel Valls a cédé son fauteuil en 2012, lorsqu’il est devenu ministre) n’avait pas des oursins dans les poches. Pendant ses deux mandats, il a flambé les deniers publics avec une grande constance. Dans une ville de 50 000 habitants comme Evry, par exemple, seul le directeur général des services est censé disposer d’une voiture de fonction. Or la Cour des comptes notait, dès 2006, que la commune en mettait 26 à disposition de ses agents, sans compter les 45 véhicules «de service».

Capital

Un collectif de gauche appelle à refuser le vote de confiance au nouveau gouvernement

Dans une tribune intitulée « François Hollande et la rupture irrémédiable du PS avec la gauche », un collectif de chercheurs, d’écrivains et d’artistes appelle à refuser le vote de confiance au nouveau gouvernement.

L’élection de François Hollande en 2012 n’avait pas suscité d’enthousiasme démesuré. Pour beaucoup d’électeurs de gauche le vote témoignait d’une volonté de rompre avec la sarkozie plus que d’une adhésion au projet bien falot du candidat.

C’est aux députés de gauche et écologistes, majoritaires à l’Assemblée nationale, que nous nous adressons donc. Refuser de voter la confiance au nouveau gouvernement peut être le premier acte. Mais c’est une motion de censure qui pourrait vraiment contraindre notre cacique présidentiel à revoir ses choix.

Le changement, ce devait être maintenant. Rapidement pourtant c’est le constat de la continuité avec la politique de la droite qui s’est imposé. Ainsi en matière de sécurité où les coups de menton de Manuel Valls ont rappelé ceux de M. Guéant, les deux ministres de l’intérieur prouvant leur autorité et leur fermeté dans leur chasse aux roms. Il est beaucoup d’autres secteurs, on pourrait citer l’enseignement supérieur, la politique étrangère etc., où le changement s’est fait dans la continuité, pour reprendre l’expression pompidolienne. Mais c’est incontestablement la ligne économique suivie qui traduit le plus, à la fois dans le symbole et dans ses effets, cette continuité. A peine installé, le gouvernement Ayrault a fait du libéralisme économique sans le proclamer. Jusqu’aux vœux présidentiels du 31 décembre dernier où l’annonce d’un « pacte de responsabilité », salué par la droite, a confirmé la conversion du gouvernement à la politique de l’offre, explicitement libérale. Les effets sont connus. Loin de restaurer la croissance et de réduire le chômage, ce type de politique creuse les inégalités. […]

Anaïs de Courson, comédienne ; Keith Dixon, angliciste ; Susan George, écrivaine ; Thomas Lacoste, cinéaste ; Bernard Lahire, sociologue ; Christophe Mileschi, italianiste ; Frédéric Neyrat, sociologue ; Louis-Georges Tin, essayiste.

Le Monde

Le Congrès Juif Mondial (World Jewish Congress) s’est tenu ce 31 mars 2014 à Paris

A relire : Municipales 2014, le CRIF appelle à faire barrage aux listes d’extrême-gauche et d’extrême-droite

avant propos :

Le Congrès Juif Mondial (World Jewish Congress) a tenu la réunion semestrielle de son conseil d’administration à Paris, le 31 mars 2014. Le Conseil est composé de 49 membres, plus le représentant des États-Unis, l’ambassadeur Ira Forman en charge de la lutte contre l’antisémitisme. Il comprend deux membres français, Roger Cukierman (président du Crif et vice-président du Congrès juif mondial) et David de Rotschild (président de la Fondation pour la mémoire de la Shoah et membre du Bureau du Congrès juif mondial). Outre ses membres, le Conseil d’administration a entendu une communication de l’économiste français Jacques Attali.

source : voltairenet.org


article :

Les dirigeants juifs ont salué le nouveau Premier ministre français Manuel Valls pour avoir agi avec détermination contre l’humoriste antisémite Dieudonné et soutenu comme « tout à fait légitimes » les mesures pour restreindre la liberté d’expression lorsque cela est jugé nécessaire par la communauté juive locale pour protéger « les citoyens de la propagation d’incitation antisémite et raciste.[...]

Le WJC soutient Manuel Valls sur l’action contre Dieudonné

L’exécutif a entendu un exposé du vice-président Roger Cukierman , le responsable du CRIF l’organisme de protection juive français, qui a exprimé sa grave préoccupation face à la croissance récente de l’antisémitisme dans le pays, et qui est la troisième plus grande communauté juive dans le monde et la plus grand en Europe.

Le WJC a également salué les mesures prises par le ministre français de l’Intérieur Manuel Valls – qui a été nommé en tant que nouveau Premier ministre français en Hollande le lundi – de rechercher des interdictions contre les spectacles du comédien Dieudonné M’bala M’bala pour incitation antisémite contre les Juifs.

Lutte contre le racisme et les discours de haine

Le CMJ a salué l’interdiction de cinq matches et à l’amende infligée par la Football Association d’Angleterre au joueur français Nicolas Anelka pour avior fait le salut de la « quenelle » de style nazi en solidarité avec son ami Dieudonné lors d’un match et a exhorté la fédération de football européen de l’UEFA « d’assurer de prendre des actions fortes à l’encontre de toute expression de racisme et d’antisémitisme dans les stades ».[...]

Rapport actualisé sur les partis politiques néo-nazis

l’exécutif de la WJC a reçu un rapport actualisé écrit par le journaliste britannique Robin Shepherd dans la menace posée par les partis politiques extrémistes néo-nazis et d’autres en Europe.[...]

Dans une résolution sur cette question, le comité exécutif de la WJC « exprime sa grave préoccupation que ces parties sont prévus pour faire des gains importants lors des prochaines élections au Parlement européen et aux élections nationales et locales dans un certain nombre de pays d’Europe, réaffirme la résolution adoptée lors de la dernière réunion du comité exécutif de la WJC à Jérusalem en Octobre 2013 qui appelle à la création d’un «cordon sanitaire» à tous les niveaux (local, régional, national, européen) vis-à-vis des partis extrémistes et pour l’adoption d’une «plate-forme de non-politique » vers ces parties afin de s’assurer qu’ils sont complètement marginalisés dans tout processus de prise de décision ».

Le CMJ exécutif a également « exhorte les pays européens à prendre toutes les mesures légales à leur disposition, pour diminuer l’effet de, ou l’interdiction de ces partis extrémistes et, si nécessaire, d’établir le cadre juridique de l’action décisive contre ceux d’entre eux représentent une menace à la démocratie et ainsi suivre l’exemple des autorités grecques contre la Golden Dawn ».[...]

source de l’article complet : extraits traduits de worldjewishcongress.org

Montebourg : la méthode Valls « a de la gueule »

Arnaud Montebourg a dit vendredi tout le bien qu’il pensait de la « méthode » du nouveau Premier ministre. « Un changement important ».

Déploiement de gendarmes mobiles pour contenir les manifestants de la MPT

Jean-Marc Ayrault appréciera. Filmé par les caméras de BFMTV, Arnaud Montebourg a dit vendredi tout le bien qu’il pensait de la « méthode » du nouveau Premier ministre Manuel Valls, à l’issue du Conseil des ministres. « Ça a de la gueule », a lancé le ministre de l’Économie, évoquant un « changement important ». Il s’est réjoui d’avoir assisté à un Conseil des ministres « très resserré, à 16, avec un débat autour de la table. C’était impossible à 39″, a-t-il assuré.

Quant à la méthode Valls, Arnaud Montebourg la trouve « organisée », « rigoureuse », c’est « une méthode de discussion et d’arbitrage très solide ». « Ca a donné une impression de force collective dont nous avons besoin pour reconstruire le pays. Manuel Valls, ce n’est « pas qu’un style, c’est une autre manière de travailler ».

Europe1