Droit d’asile : « Nafissatou a menti pour avoir des papiers, comme le font tous les immigrés »

Sur un trait marginal de l’affaire Strauss-Kahn-Diallo

Le parti de l’In-nocence prend note avec intérêt d’un trait marginal de l’affaire de mœurs qui défraie la chronique depuis des semaines, celle qui oppose la version de M. Dominique Strauss-Kahn à celle de Mme Nafissatou Diallo quant à des faits survenus (ou pas) dans la chambre 2806 de l’hôtel Sofitel de New York le 14 mai 2011.

Un rebondissement récent de cette affaire met en cause la “crédibilité” de Mme Diallo au motif qu’elle aurait beaucoup menti. Toutefois, pour ses défenseurs, notamment ceux qui sont de même origine qu’elle, elle ne saurait être considérée comme une menteuse du seul fait qu’elle a menti pour immigrer aux États-Unis en prétendant avoir été victime d’un viol dans son pays d’origine et y avoir fait l’objet de menaces et de violences. On apprend à cette occasion, donc, que le mensonge en vue d’immigration est général, pratiqué par tous les candidats, et ne saurait en aucune façon être considéré comme un véritable mensonge, ni comme constituant en menteur celui qui le profère. Du frère de Mme Diallo, personnage qu’il décrit d’autre part comme hautement respectable, le correspondant du journal Le Monde écrit par exemple :

« Il en est sûr, sa sœur ne lui a “jamais menti”. Sa demande d’asile contestée ? “Elle a menti pour avoir des papiers, comme le font tous les immigrés. Au téléphone, elle m’a avoué qu’elle avait appris un récit — de prétendues persécutions — par cœur, sur une cassette.” »

Le parti de l’In-nocence se réjouit de voir là ingénument confirmé ce que lui-même a toujours pensé et exprimé : à savoir que l’assimilation de l’immigration au “droit d’asile” et à la protection des demandeurs d’asile est, à quelques exceptions près, une sinistre farce, qui n’abuse que ceux qui veulent être abusés (mais ils sont nombreux).

Etats-Unis, vers une société post-européenne

Alors qu’en 1970, la population « blanche non-hispanique » (BNH) [1] représentait 83,4 % de la population des Etats-Unis, désormais, plus d’un tiers de la population (36,3%) provient de minorités visibles issues d’Amérique latine, d’Asie et d’Afrique, un taux qui devrait atteindre 50 % d’ici 2050. Selon les prévisions du bureau statistique américain (Census Bureau), deux cents millions d’Américains proviendront alors de zone autres que l’Europe. Au milieu du siècle, les Hispaniques-Américains devraient représenter 25% de la population ; les Africains-Américains 16 %, et les habitants venus d’Asie et du Pacifique 10 % .

Mondediplo.net

“A Better Life” : Quand Hollywood fait la promotion des clandestins (vidéo)

Il y aurait aux Etats Unis près de 12 millions de clandestins. Le réalisateur Christ Weitz à qui l’on devait jusque là “American Pie” ou encore “A la croisée des mondes : la boussole d’or” s’attaque au problème avec le film « A Better Life ». Le film suit un ouvrier mexicain, immigré et installé à Los Angeles va tout tenter pour protéger son fils qu’il doit désormais élever seul.

« Je crois au pouvoir des films, de la réalisation. J’ai des amis qui sont américains et qui ont déjà vu le film. Ils m’ont envoyé un e-mail qui disait « c’est inimaginable de voir comment mes idées sur l’immigration ont changées en 2 heures, juste en voyant le film » (Demian Bichir, acteur).

Il n’y a pas une seule activité dans notre vie quotidienne dans ce pays où un clandestin n’est pas impliqué. Il y a toujours un lien. Ils font notre cuisine, s’occupent de nos bébés, font notre ménage, ils nous aident à la maison… ils sont partout et ils sont là pour que nos vies soient plus faciles, plus heureuses, s’extasie encore Demian Bichir.

Euronews – 28/06/2011

Chômage : La situation des Noirs américains est préoccupante (document)

Le Department of Labor vient de publier un rapport qui présente des résultats alarmants : le taux de chômage des Noirs est de 16,2% (pour 9,1% nationalement et 8% pour les Blancs) et de 41% pour les jeunes ! La situation des minorités est globalement plus défavorable que la moyenne nationale : le taux de chômage des Hispaniques est aussi plus élevé (11,9%). Seuls les Asiatiques connaissent de meilleurs résultats, avec un taux de chômage inférieur (7 %).

Atlantico

McDonald’s victime d’une blague sur Internet

Une photo-choc circule sur le Web : la chaîne de restaurants voudrait faire payer plus cher ses clients afro-américains. McDonald’s dément, mais peine à enrayer le buzz.

Quoi, McDonald’s ferait payer 1$50 à ses clients afro-américains à cause d’une recrudescence des vols? La rumeur, photo à l’appui, fait le tour du Web. [...]

L’Express

(merci à Parciparla)

Al-Qaïda appelle les musulmans d’occident au jihad

Le réseau Al-Qaïda a diffusé une nouvelle vidéo, produite après la mort d’Oussama Ben Laden, dans laquelle les musulmans vivant en Occident sont appelés au jihad en « territoire ennemi », a rapporté vendredi 4 juin le centre américain de surveillance de sites islamistes (SITE).

Les musulmans qui vivent en Occident sont « parfaitement placés pour jouer un rôle décisif dans le jihad contre les sionistes et les croisés », explique Gadahn, en anglais, selon la retranscription de SITE.

Aux Etats-Unis, les musulmans peuvent, comme n’importe qui, très aisément se procurer des armes automatiques lors de salons, sans avoir à fournir une pièce d’identité, souligne encore Gadahn.

Nouvel Observateur

Merci à maxb007

La Cour suprême des Etats-Unis valide une loi polémique sur l’immigration en Arizona

La plus haute instance judiciaire du pays autorise l’Etat à supprimer la licence d’activité des entreprises employant sciemment des immigrés clandestins. Une décision très politique.

En 1986, le Congrès des Etats-Unis vote une loi importante sur l’immigration qui confie aux seules autorités fédérales le soin de punir les employeurs par des amendes ou des sanctions pénales. Dix ans plus tard, le texte était complété par une nouvelle loi. Le Congrès ajoute ainsi une série de programmes pilotes destinés à l’améliorer.

Seulement de nombreux Etats américains continuent de trouver la loi de 1986 inefficace. Et en 2007, l’Arizona franchit le pas en décidant d’infliger aux contrevenants la seule sanction qui n’ait pas été interdite par le Congrès : la suppression pure et simple de la licence d’activité de l’entreprise.

Soutenue par l’administration Obama, la Chambre de commerce des Etats-Unis a attaqué le texte en première instance, en appel puis devant la Cour suprême. Elle vient de subir, ce jeudi 24 mai, sa troisième défaite.

Selon la Haute Cour, les mesures prises par l’Etat de l’Arizona ne contredisent pas la loi de 1986. Une décision rendue à cinq voix contre trois. Le désaccord marqué par les juges progressistes n’a donc pas suffit. La Cour suprême vient de donner aux Etats américains une latitude que le Congrès avait laissé entre les mains de Washington depuis près de 25 ans.

RFI

(merci à Vincent)