Hayange (57). Un collégien aux urgences après des coups de couteau

Son pronostic vital n’est pas engagé mais le collégien de 13 ans présentait trois plaies, hier, causées par des coups de couteau, lors de son arrivée aux urgences de Thionville.

La bagarre a éclaté au moment de la pause déjeuner, devant l’arrêt de bus, près du lycée Gaspard-Monge et du collège Hurlevent, à Hayange.

Un lycéen de 18 ans n’aurait pas supporté que la victime et quelques amis se moquent de lui, multiplient les remarques quotidiennes à son égard.

Les deux garçons empruntent, en effet, le même bus chaque jour. Ils se sont alors battus et le couteau, d’une lame de dix centimètres environ, est sorti. Le collégien a été blessé à la jambe, au bras et au front [...]

Le Républicain Lorrain

Marseille: accusé de violences sur le personnel infirmier

« J’étais pas dans mon état normal. Je m’excuse de l’avoir frappée. Je suis désolé ! » L’homme qui s’est présenté hier à la barre du tribunal correctionnel de Marseille avait tout juste des allures de majeur.

Plutôt le look d’un enfant tout juste sorti de l’adolescence, portant pantalon gris et blouson Adidas. Actuellement hospitalisé à Édouard-Toulouse, Hakim, 18 ans et demi, n’est pas homme à douter. [...]

Transporté aux urgences de l’hôpital de La Conception, le 12 novembre dernier, sujet à des problèmes diabétiques doublés de problèmes psychologiques, il a frappé une infirmière. Un coup de poing à la pommette gauche [...]

S’agissant des violences sur l’infirmière, il a parlé de « geste parfaitement regrettable ». Hakim est reparti avec 4 mois de prison avec sursis. Et son look d’éternel adolescent.

La Provence
(Merci à Julien271)

Alger : Les urgences hospitalières entre insécurité, menaces et agressions

Article du quotidien algérien Tout sur l’Algérie sur les urgences du CHU Mustapha Bacha à Alger.

Ici, on évoque entre trois et quatre agressions par jour. Des statistiques ? « On ne sait pas s’il y en a. On n’en a pas connaissance mais on vous parle de ce qu’on vit tous les jours », poursuit l’aide-soignant Ahmed Chekour. «Il y a parfois des gens qui courent derrière nous avec des couteaux», lance-t-il.

L’œil droit violet, rougeurs et traumatisme cranio‑facial. Mercredi 25 juillet, il est 0 h 15. Bachir Guerbas, médecin résident au CHU Mustapha Bacha, est assis au fond d’une salle à l’hôpital, entouré de ses collègues. Il venait à peine de commencer sa garde aux urgences, vers 19 heures, quand il a été brutalement agressé par un groupe composé d’environ six personnes accompagnant une malade. […]

D’autres membres du personnel pénètrent dans la salle. La colère, l’indignation et la rancune se lisent sur les visages. Un des agresseurs du médecin serait un policier en civil. «Quand je suis venu pour aider le médecin, l’un d’eux m’a dit de ne pas m’en mêler car il était policier. Un membre de sa famille m’a ensuite donné un coup de poing», raconte Azzedine Amirou, un agent de sécurité. […]

Le poste de police est situé à quelques mètres du service des urgences. Mais mardi soir, les policiers ne sont pas intervenus. Au fil des années, médecins, infirmiers et agents de sécurité ont fini par ne plus trouver cela étrange. Ils ont appris à faire face, seuls, à ces agressions. «Cela se passe tous les jours ici», assure Réda Ouhab, un médecin au CHU. Tout le monde acquiesce. Notamment Boualem Touati, infirmier à Mustapha Bacha depuis bientôt trente‑deux ans.[…]

TSA

Des familles à la rue se réfugient aux urgences

En un mois et demi, plus d’une centaine de familles sans toit ont débarqué aux urgences des hôpitaux d’Ile-de-France pour être hébergées. Le Samu social, en pleine restriction budgétaire, n’arrive plus à faire face.

(photo : Le Parisien)

Cet été, les services des urgences hospitalières s’attendaient à être débordés par les victimes de la canicule. Finalement ce sera par celles de la pauvreté. Selon un document interne de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris que nous nous sommes procuré, les familles sans abri n’ont jamais été aussi nombreuses à demander asile à l’hôpital.
Entre le 15 mai et le 4 juillet, soit six semaines, ce ne sont pas moins de 3 à 4 familles qui chaque jour ont frappé à la porte des urgentistes pour demander le vivre et le couvert, selon l’AP-HP. Soit 111 familles au total, dont de nombreux enfants en bas âge. [...]

Le Parisien

(Merci à ruru)

Sète : Un vigile la nuit à l’hôpital

Suite aux récentes agressions nocturnes aux services des urgences de Sète, le syndicat FO de l’hôpital a obtenu de la direction la présence d’un vigile la nuit dans ce service. Le mouvement de grève prévu lundi prochain pour appuyer cette revendication a donc été levé.

Le Midi Libre

Violences : sombre tableau pour les hôpitaux français

Patients comme personnels soignants peuvent se révéler agressifs, notamment aux urgences, selon le Médiateur de la République. Son bilan évoque aussi une recrudescence de signes religieux ostentatoires.

Le Figaro

Rediffusion d’une vidéo de 2008 :
http://www.dailymotion.com/video/x7ttlw

Le rapport du Médiateur de la République :

1295941775_Bilan_P3S

(Merci à Simon Bolivar)

Montpellier : agression à 30 contre le personnel de l’hôpital

Le service des urgences a été le théâtre d’agressions dans la nuit de dimanche à lundi. Plusieurs urgentistes se sont fait prendre à parti par une trentaine de gens du voyage qui les accusaient d’avoir provoqué un arrêt cardiaque chez une femme de leur communauté, admise à l’hôpital.

Tout a commencé par l’admission d’une femme âgée de 63 ans et apparemment mal en point. Preuve : dès son admission, la sexagénaire fait un arrêt cardiaque. À ce moment précis, une trentaine de gens du voyage (dont fait partie la victime), croient alors que cette complication… a été provoquée par les médecins et infirmières ! À partir de là, tout dérape : les proches de la patiente forcent l’entrée, les insultes fusent puis ce sont les coups. Plusieurs soignants sont violentés, des bouteilles d’oxygène, du matériel et des appareils médicaux jetés à terre, des chariots sont renversés… Prévenus, les deux agents de sécurité rappliquent mais sont, logiquement eux aussi, dépassés par le nombre des agresseurs.

La police est alors alertée à son tour et arrive peu de temps après. Mais là aussi, face au nombre conséquent d’assaillants, les fonctionnaires préfèrent, sagement, appeler deux autres équipages en renfort. Des policiers qui, au terme de longues minutes de conciliation, ont finalement réussi à faire sortir le groupe, sans autres heurts, du service.

Depuis ? Il semble qu’aucun des agresseurs n’a été interpellé. Ni qu’aucun des soignants frappés n’a décidé de déposer plainte. Idem du côté de la direction qui, hier, n’a pas souhaité s’exprimer sur cette affaire. Tout au moins pour l’instant. Car ce soir, à partir de 17 h 30, un comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) extraordinaire doit se tenir pour évoquer cette agression.

Midi Libre