Violences aux urgences : le ras-le-bol des urgentistes d’Argenteuil (+compléments)


Les urgentistes de l’hôpital d’Argenteuil n’en peuvent plus. Une cinquantaine d’agents de l’hôpital ont manifesté pour dénoncer la hausse des actes de violence aux urgences.

Le Parisien (payant) - merci jojo2

—— Argenteuil ? Compléments ci-dessous :

+ Promenade à Argenteuil :

«Les infirmières ne travaillent pas pour ramasser des coups»

Une infirmière a été agressée, mardi soir, au CHU de Rangueil, à Toulouse, après une altercation avec un groupe de jeunes gens. Choquée par ces violences, une de ses collègues témoigne pour dénoncer «un climat d’insécurité» dans les urgences des hôpitaux.

«Il y a toujours un peu d’appréhension avant d’aller travailler. Parfois, on n’est pas tranquille», lâche Valentine (prénom d’emprunt), la voix douce mais teintée de colère.

Mardi soir, cette infirmière du CHU Rangueil, à Toulouse, a été choquée par l’agression d’une de ses collègues infirmières par les proches d’une jeune victime hospitalisée. Comme à Marseille, le 18 août, où un infirmier a été agressé au couteau, les urgences des CHU de Toulouse n’échappent pas non plus à ces bouffées de violence.

«Ma collègue a été rouée de coups. Elle a reçu des coups de poing et un coup de genou dans le ventre par un individu qui était accompagné de tout un groupe. Ces violences sont inacceptables. On n’est pas là pour recevoir des coups !»

Mardi, vers 20 h 30, une quinzaine de jeunes gens déboulent au CHU pour voir leur copain hospitalisé. Mais les règles de visite, comme dans chaque centre hospitalier, sont strictes et encadrées. «On leur a expliqué qu’il ne fallait pas être plus de deux par box. Mais a priori ils ne le comprenaient pas», raconte Valentine, six ans d’expérience aux urgences de Purpan et de Rangueil. Le ton monte et une infirmière est violemment prise à partie et tabassée. «Tout le monde a été choqué. Pendant cet incident, mes collègues et moi-même étions obligés de quitter les chambres des patients pour expliquer au groupe le fonctionnement d’un hôpital et ses règles. C’est une dépense d’énergie supplémentaire et du temps que l’on perd au détriment des patients qui ont besoin de soins.»

Agressée aux urgences il y a un an

Il y a un an, Valentine a reçu un coup de poing dans la salle d’accueil des urgences par un homme ivre. «Il m’a cassé deux dents. J’ai déposé plainte. J’ai été obligée de m’arrêter de travailler à trois reprises pour soigner des abcès dentaires.»

[...]

La Dépêche, merci à Koy74

Hôpitaux : «L’attente est le principal facteur de violence aux urgences»

Le président de l’Association des médecins urgentistes de France, Patrick Pelloux, attend des mesures concrètes du gouvernement, face à la multiplication des agressions dans les hôpitaux ces derniers mois.

Comment expliquez-vous la vague d’agressions que connaissent les urgences ?

Les agressions aux urgences ne sont pas nouvelles. La violence fait partie du métier, où nous sommes régulièrement confrontés à des personnes alcoolisées ou des cas psychiatriques. Mais le phénomène a pris de l’ampleur au cours des dernières années. J’en discutais récemment avec des collègues. Il y a une dizaine d’années, il n’y avait pas une telle banalisation des plaies par balles parmi les patients que nous traitons. Le premier meurtre dans un service d’urgence remonte à 1998 au CHU du Kremlin-Bicêtre. Les hôpitaux sont le miroir de la société, et celle-ci est plus violente de nos jours.

Comment remédier à l’augmentation de la violence ?

L’attente est le principal facteur de violence. Ce que l’on souhaite, c’est une attente zéro. Je sais, ça peut paraître démagogique. Mais, regardez à Marseille et plus récemment à Bourgoin-Jallieu, où une infirmière a été agressée au couteau dimanche. Dans les deux cas, les agresseurs n’ont pas supporté d’attendre et s’en sont pris aux soignants. […]

Le Figaro

Les urgentistes tirent la sonnette d’alarme

PARIS (Reuters) – L’Association des médecins urgentistes de France (Amuf) demande au gouvernement des mesures concrètes après la multiplication des actes de violences contre le personnel médical.

L’Amuf dénonce une nouvelle agression dimanche contre une infirmière à Bourgoin-Jallieu (Isère), une semaine après celle d’un infirmier par un trio de malfaiteurs à Marseille.

Les urgentistes interpellent dans un communiqué publié lundi les ministres de la Santé et de l’Intérieur, Marisol Touraine et Manuel Valls,

L’Amuf « leur demande expressément de recevoir les représentants des médecins urgentistes et qu’au-delà des discours ils répondent concrètement à ces situations explosives et intenables tant pour les usagers du service public que pour soignants et médecins », lit-on dans le communiqué.

Les agressions contre le personnel hospitalier en France ont augmenté de plus de 80% en cinq ans, déplore l’Amuf pour qui « il est devenu évident que les urgences sont le reflet des violences de cette société ». [...]

Le Nouvel Obs

Bordeaux : deux personnes blessées à coups de couteau

L’état de la jeune femme est jugé préoccupant. L’auteur des coups de couteau a été interpellé

Deux personnes, un homme et une jeune femme, ont été blessés à coup de couteau en début d’après midi dans un appartement d’un immeuble situé rue Permentade, dans le quartier Saint-Michel à Bordeaux.

Frappée de plusieurs coups, la jeune femme a été transporté aux urgences du centre hospitalier universitaire de Bordeaux dans un état jugé grave. Toutefois ses jours ne seraient pas en danger. L’homme, touché à la tête est plus légèrement blessé. Il a lui aussi été hospitalisé.

Un autre homme a été interpellé par les policiers. Il aurait reconnu être l’auteur des coups de couteau. L’aboutissement semble t-il d’une dispute générée par des motifs sentimentaux

Sud Ouest

Hayange (57). Un collégien aux urgences après des coups de couteau

Son pronostic vital n’est pas engagé mais le collégien de 13 ans présentait trois plaies, hier, causées par des coups de couteau, lors de son arrivée aux urgences de Thionville.

La bagarre a éclaté au moment de la pause déjeuner, devant l’arrêt de bus, près du lycée Gaspard-Monge et du collège Hurlevent, à Hayange.

Un lycéen de 18 ans n’aurait pas supporté que la victime et quelques amis se moquent de lui, multiplient les remarques quotidiennes à son égard.

Les deux garçons empruntent, en effet, le même bus chaque jour. Ils se sont alors battus et le couteau, d’une lame de dix centimètres environ, est sorti. Le collégien a été blessé à la jambe, au bras et au front [...]

Le Républicain Lorrain

Marseille: accusé de violences sur le personnel infirmier

« J’étais pas dans mon état normal. Je m’excuse de l’avoir frappée. Je suis désolé ! » L’homme qui s’est présenté hier à la barre du tribunal correctionnel de Marseille avait tout juste des allures de majeur.

Plutôt le look d’un enfant tout juste sorti de l’adolescence, portant pantalon gris et blouson Adidas. Actuellement hospitalisé à Édouard-Toulouse, Hakim, 18 ans et demi, n’est pas homme à douter. [...]

Transporté aux urgences de l’hôpital de La Conception, le 12 novembre dernier, sujet à des problèmes diabétiques doublés de problèmes psychologiques, il a frappé une infirmière. Un coup de poing à la pommette gauche [...]

S’agissant des violences sur l’infirmière, il a parlé de « geste parfaitement regrettable ». Hakim est reparti avec 4 mois de prison avec sursis. Et son look d’éternel adolescent.

La Provence
(Merci à Julien271)

Alger : Les urgences hospitalières entre insécurité, menaces et agressions

Article du quotidien algérien Tout sur l’Algérie sur les urgences du CHU Mustapha Bacha à Alger.

Ici, on évoque entre trois et quatre agressions par jour. Des statistiques ? « On ne sait pas s’il y en a. On n’en a pas connaissance mais on vous parle de ce qu’on vit tous les jours », poursuit l’aide-soignant Ahmed Chekour. «Il y a parfois des gens qui courent derrière nous avec des couteaux», lance-t-il.

L’œil droit violet, rougeurs et traumatisme cranio‑facial. Mercredi 25 juillet, il est 0 h 15. Bachir Guerbas, médecin résident au CHU Mustapha Bacha, est assis au fond d’une salle à l’hôpital, entouré de ses collègues. Il venait à peine de commencer sa garde aux urgences, vers 19 heures, quand il a été brutalement agressé par un groupe composé d’environ six personnes accompagnant une malade. […]

D’autres membres du personnel pénètrent dans la salle. La colère, l’indignation et la rancune se lisent sur les visages. Un des agresseurs du médecin serait un policier en civil. «Quand je suis venu pour aider le médecin, l’un d’eux m’a dit de ne pas m’en mêler car il était policier. Un membre de sa famille m’a ensuite donné un coup de poing», raconte Azzedine Amirou, un agent de sécurité. […]

Le poste de police est situé à quelques mètres du service des urgences. Mais mardi soir, les policiers ne sont pas intervenus. Au fil des années, médecins, infirmiers et agents de sécurité ont fini par ne plus trouver cela étrange. Ils ont appris à faire face, seuls, à ces agressions. «Cela se passe tous les jours ici», assure Réda Ouhab, un médecin au CHU. Tout le monde acquiesce. Notamment Boualem Touati, infirmier à Mustapha Bacha depuis bientôt trente‑deux ans.[…]

TSA

Des familles à la rue se réfugient aux urgences

En un mois et demi, plus d’une centaine de familles sans toit ont débarqué aux urgences des hôpitaux d’Ile-de-France pour être hébergées. Le Samu social, en pleine restriction budgétaire, n’arrive plus à faire face.

(photo : Le Parisien)

Cet été, les services des urgences hospitalières s’attendaient à être débordés par les victimes de la canicule. Finalement ce sera par celles de la pauvreté. Selon un document interne de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris que nous nous sommes procuré, les familles sans abri n’ont jamais été aussi nombreuses à demander asile à l’hôpital.
Entre le 15 mai et le 4 juillet, soit six semaines, ce ne sont pas moins de 3 à 4 familles qui chaque jour ont frappé à la porte des urgentistes pour demander le vivre et le couvert, selon l’AP-HP. Soit 111 familles au total, dont de nombreux enfants en bas âge. [...]

Le Parisien

(Merci à ruru)

Sète : Un vigile la nuit à l’hôpital

Suite aux récentes agressions nocturnes aux services des urgences de Sète, le syndicat FO de l’hôpital a obtenu de la direction la présence d’un vigile la nuit dans ce service. Le mouvement de grève prévu lundi prochain pour appuyer cette revendication a donc été levé.

Le Midi Libre

Violences : sombre tableau pour les hôpitaux français

Patients comme personnels soignants peuvent se révéler agressifs, notamment aux urgences, selon le Médiateur de la République. Son bilan évoque aussi une recrudescence de signes religieux ostentatoires.

Le Figaro

Rediffusion d’une vidéo de 2008 :
http://www.dailymotion.com/video/x7ttlw

Le rapport du Médiateur de la République :

1295941775_Bilan_P3S

(Merci à Simon Bolivar)

Montpellier : agression à 30 contre le personnel de l’hôpital

Le service des urgences a été le théâtre d’agressions dans la nuit de dimanche à lundi. Plusieurs urgentistes se sont fait prendre à parti par une trentaine de gens du voyage qui les accusaient d’avoir provoqué un arrêt cardiaque chez une femme de leur communauté, admise à l’hôpital.

Tout a commencé par l’admission d’une femme âgée de 63 ans et apparemment mal en point. Preuve : dès son admission, la sexagénaire fait un arrêt cardiaque. À ce moment précis, une trentaine de gens du voyage (dont fait partie la victime), croient alors que cette complication… a été provoquée par les médecins et infirmières ! À partir de là, tout dérape : les proches de la patiente forcent l’entrée, les insultes fusent puis ce sont les coups. Plusieurs soignants sont violentés, des bouteilles d’oxygène, du matériel et des appareils médicaux jetés à terre, des chariots sont renversés… Prévenus, les deux agents de sécurité rappliquent mais sont, logiquement eux aussi, dépassés par le nombre des agresseurs.

La police est alors alertée à son tour et arrive peu de temps après. Mais là aussi, face au nombre conséquent d’assaillants, les fonctionnaires préfèrent, sagement, appeler deux autres équipages en renfort. Des policiers qui, au terme de longues minutes de conciliation, ont finalement réussi à faire sortir le groupe, sans autres heurts, du service.

Depuis ? Il semble qu’aucun des agresseurs n’a été interpellé. Ni qu’aucun des soignants frappés n’a décidé de déposer plainte. Idem du côté de la direction qui, hier, n’a pas souhaité s’exprimer sur cette affaire. Tout au moins pour l’instant. Car ce soir, à partir de 17 h 30, un comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) extraordinaire doit se tenir pour évoquer cette agression.

Midi Libre