Discours du ministre de l’Enseignement supérieur à l’UNEF : «Bienvenue en France ! »

Extrait du discours de Geneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche lors du 83e congrès de l’Union Nationale des Etudiants de France (UNEF)

« (…) Je souhaite enfin terminer en vous disant ma détermination à améliorer l’accueil des étudiants étrangers en France. Il n’est pas besoin de revenir sur les dommages causés par la politique xénophobe du précédent gouvernement.(…) En abrogeant l’infâme circulaire Guéant, le gouvernement a fait œuvre de salubrité publique. Je voudrais redire ici que ce gouvernement, fidèle à la tradition d’accueil de la France, considère les étudiants et les chercheurs étrangers comme une chance et non comme une charge dont il faudrait se protéger.

« La France repliée sur elle-même, c’est une France qui dépérit. La France qui s’ouvre, c’est une France qui se renforce. Le message du gouvernement aux étudiants étrangers est tout à fait clair : bienvenue en France ! »

Je connais et j’apprécie la tradition internationaliste de l’UNEF. Je souhaite que vous relayiez le message qu’une autre politique est résolument engagée depuis un an.»

MCETV

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• Relire : « A l’université, les Français [de souche] ont disparu »

• Complément : Lu sur le blog de Christian Combaz. Extrait d’une lettre d’un ancien professeur qui, par goût pour les études, s’est ré-inscrit à l’université de Perpignan.

« Ma fac est la plus importante filière de travail clandestin du département. (…) Alors que, dans mon année, nous sommes 140, rares sont les cours qui accueillent plus de 5 étudiants (dont moi). Nous sommes 3 Français, face à 137 musulmans, maghrébins ou africains. (…) Je me suis ainsi aperçu que 80% d’entre eux n’avaient que faire des études en France, mais, munis du sésame que constituait une inscription à l’université, ils avaient facilement obtenu un permis de séjour qui leur permettait de circuler librement dans toute l’Europe. Source

L’université française va-t-elle parler anglais ?

Des associations s’élèvent contre le projet de loi sur l’enseignement supérieur qui étend la possibilité de cours dispensés en anglais plutôt qu’en français.

Maintenant, même pour un CAP de carrossier, on impose de parler anglais. Au nom, paraît-il, d’une ouverture vers le monde… Je dirais au contraire qu’on s’enferme. On se tourne vers le seul monde anglosaxon.(Régis Ravat, président de l’association Francophonie avenir)

Et si, demain, à la manière des Bretons et des Basques, on militait pour sauver l’enseignement en langue française ? Angoisse de vieux grincheux ou inquiétude fondée ? Plusieurs voix s’élèvent contre le projet de loi sur l’enseignement supérieur, présenté en conseil des ministres le 20 mars, qui permettra aisément aux facs et écoles de dispenser leurs enseignements en anglais plutôt qu’en français.

«Si nous n’autorisons pas les cours en anglais, nous n’attirerons pas les étudiants de pays émergents comme la Corée du Sud et l’Inde. Et nous nous retrouverons à cinq à discuter de Proust autour d’une table, même si j’aime Proust…», justifiait le 20 mars à Libération la ministre de l’Enseignement supérieur, Geneviève Fioraso. Professeur au collège de France, Antoine Compagnon, a aussitôt bondi : «Je l’invite à franchir les quelque deux ou trois cents mètres qui séparent son bunker ministériel des amphis du Quartier latin pour découvrir le monde réel, lui répond-il dans nos colonnes. En anglais, on parle de friendly fire pour désigner le genre d’action que vient de mener la ministre. Car Mme Fioraso nous tire dans le dos alors que nous montons au front. »

Jusqu’ici, la loi Toubon de 1994 posait comme principe qu’en France, dans n’importe quelle école ou université publique ou privée, tous les enseignements devaient être dispensés en français, la langue de la République. A deux exceptions près : pour les cours de langues et lorsque l’enseignant est un intervenant étranger.

Une règle pas toujours respectée, certains établissements comme Sciences-Po s’autorisant déjà des entorses au nom de l’internationalisation de leur cursus. «Certes. Sauf que là, il n’y aura plus de limite. Ce projet de loi renverse totalement les choses. Ce qui était du domaine de l’exception peut devenir la règle», s’insurge François-Xavier Grison, responsable des solidarités francophones pour l’Union populaire républicaine, un mouvement qui prône la sortie de la France de l’Union européenne. […]

Depuis cette pétition, la polémique fait son chemin. Les associations de défense de la langue française tempêtent avec leurs petits moyens. Régis Ravat, président de l’association Francophonie avenir, se désole de constater «l’anglicisation progressive de notre pays, encouragée par la droite comme la gauche. La ministre Fioraso dit ‘langue étrangère’ dans sa loi mais c’est d’une totale hypocrisie. Tout le monde sait qu’elle veut dire ‘anglais’. Maintenant, même pour un CAP de carrossier, on impose de parler anglais. Au nom, paraît-il, d’une ouverture vers le monde… Je dirais au contraire qu’on s’enferme. On se tourne vers le seul monde anglosaxon. »

Même l’Académie française s’est offusquée de ce texte rédigé, dit-elle, en des termes trop vagues. […]

Libération

Paris : Des «actes antisémites» à l’université Panthéon-Assas

L’université Panthéon-Assas a porté plainte aujourd’hui, et l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) devait en faire de même dans l’après-midi, après la découverte, hier, de plusieurs croix gammées sur la porte du local de l’organisation étudiante à Paris-2, des actes condamnés par la ministre Geneviève Fioraso.

«Des photos des affiches lacérées vont être envoyées à la ministre» de l’Enseignement supérieur Geneviève Fioraso, a indiqué la direction de l’université. »

Des actes antisémites «prouvent que les universités sont concernées par la hausse des actes antisémites en France» et font «notamment suite à un déferlement de tweets faisant l’apologie de Mohamed Merah, survenus le 6 mars au soir sur Twitter», après la diffusion d’un documentaire sur le tueur au scooter, estime Jonathan Hayoun dans un communiqué. {…]

Le Figaro

Brésil : Depuis les quotas ethniques, l’université de Rio est surnommée «Congo»

Le gouvernement brésilien a décidé de réserver 50% des places des universités publiques aux élèves pauvres, noirs ou métis. Pionnière, l’Université publique de Rio compte déjà 20% d’étudiants noirs.

En mai, la Cour suprême du Brésil avait ouvert la voie en autorisant l’instauration de quotas raciaux, estimant qu’ils permettraient de corriger la «dette sociale de l’esclavage», que le Brésil avait été un des derniers pays à abolir, en 1888.

L’université publique de Rio était, il y a dix ans encore, un petit monde blanc. Engagée depuis 2005 dans une politique de discrimination positive, elle est depuis devenue…multicolore. Si certains s’en réjouissent, des étudiants d’une faculté de droit l’avaient traité de «congo» lors d’une rencontre sportive. Mais l’insulte de terrain de foot est finalement devenue un étendard, un surnom revendiqué par l’université qui se veut pionnière. Des responsables politiques et jusqu’au président de la Cour suprême la désignent affectueusement ainsi, raconte le journal Folha de Sao Paulo ,qui se penche sur les effets de la politique des quotas.[….]

En ce qui concerne les quotas ethniques, le nombre de place réservées à chaque groupe dépendra de leur poids démographique dans l’Etat accueillant l’université .

L’université de Rio réserve 45% de ses place aux élèves des écoles publiques, tous pauvres, dont 20% spécifiquement aux étudiants qui se déclarent noirs ou indigènes et 5% aux handicapés. Si l’on en croit les responsables, les résultats sont positifs. Diverses études ont montré qu’en instaurant de tels quotas ,les jeunes accédant à l’université par cette voie, ont de moins bon résultats au départ, mais rattrapent vite leur retard.

Le cas de l’université de Rio intéresse particulièrement les Brésiliens car, bientôt, c’est le pays tout entier qui va emprunter le même chemin. [….]

Le Figaro

France : Les Espagnols et les Italiens affluent dans l’enseignement supérieur

Alors que les universités des pays européens secoués par la tempête économique subissent de sévères coupes budgétaires, les étudiants espagnols et italiens arrivent en masse dans les établissements d’enseignement supérieur français. Globalement, la France figue au quatrième rang des pays les plus attractifs. Le pays a accueilli 288 544 étudiants étrangers en 2011-2012, soit 4% de plus qu’en 2009 (et 1 % sur un an).

Selon les chiffres donnés par Campus France, l’organisme public chargé de promouvoir l’enseignement supérieur français à l’étranger, en citant des statistiques publiques, le nombre d’Espagnols suivant leurs études en France a progressé de 17 % depuis le début de la crise, en 2009 (ils étaient 5 740 en 2011-2012 contre 4 904 en 2009-2010). Quant aux Italiens, la progression est de 13 % (à 7 954).

Ce sont les progressions les plus fortes sur la période. Même si ces deux communautés nationales ne sont pas les plus représentées en France. Ce sont les étudiants maghrébins les plus nombreux puis les Chinois. […]

Le Monde

« Etudiants algériens en France : C’est la galère ! » (El Watan)

Article du quotidien algérien El Watan sur la situation des étudiants algériens en France.

Ainsi, la réalité se fige et s’impose en face de ces étudiants algériens qui découvrent, hélas, que la France n’est plus l’eldorado tant espéré.

La situation sociale et pédagogique de la communauté estudiantine algérienne en France se dégrade, à coup sûr, depuis plusieurs années. Les difficultés du train-train quotidien, générées par la crise économique que vit l’Europe, rattrapent violemment nos étudiants. Les problèmes s’entassent et les solutions se font rares, très rares.

Aussi, faut-il dire que l’actuelle législation française risque d’augmenter le taux d’échec annoncé d’intégration universitaire des milliers d’étudiants algériens, pourtant jusque-là exemplaire. En attendant ce que va faire la gauche au pouvoir depuis un peu plus de six mois, les étudiants algériens ne savent plus à quel saint se vouer.

Complètement désavoués, ils sont piégés entre le marteau des projets qui tombent à l’eau et l’enclume d’une réalité dure à vivre, à la limite du supportable.

Avant d’aller plus loin, rappelons que les quelque 23 000 étudiants algériens, que compte l’ensemble des écoles et universités françaises, ont fait un parcours du combattant avant de pouvoir poser le pied sur le sol français. La procédure de demande de visa d’études est gérée par Campus France Algérie, conjointement avec les services consulaires français. […]

La première cause, diriez-vous, est la crise économique aiguë que vit la France. Oui, mais pas que ça ! L’étudiant algérien est, en effet, soumis à une réglementation particulière. Contrairement à tous les étudiants étrangers, seuls les Algériens ne peuvent pas travailler avec un «récépissé de demande de carte de séjour», sur lequel est clairement mentionné : «n’autorise pas son titulaire à travailler».

Or, à titre d’exemple, les étudiants tunisiens et marocains, dans la même situation, n’ont pas cette notification et ne sont pas soumis à une autorisation de travail. […]
Ces jeunes, destinés à devenir de hauts cadres dans de multiples spécialités, deviennent des ouvriers intérimaires, agents de sécurité, marchands ambulants ou chefs d’entreprise «bidon» dans le nettoyage, le bâtiment ou le déménagement. Les étudiants algériens lancent un SOS aux autorités algériennes et françaises, les implorant de «mettre fin à cette humiliatin».

El Watan

Discrimination positive : du racisme-anti-Blancs ?

États-Unis : une étudiante, Abigail Fisher, souhaitait intégrer l’Université du Texas. Elle se dit victime de discrimination liée à sa couleur de peau.

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Abigail Fisher se dit victime de «racisme anti-Blancs».

La Cour suprême des États-Unis examine depuis mercredi le cas de cette jeune femme blanche de 22 ans, qui avait vu sa candidature refusée par l’Université du Texas en 2008.

Elle avait porté plainte, s’estimant victime d’une discrimination raciale.

Ce cas pourrait faire jurisprudence en matière de représentation des minorités raciales à l’université.

Après la période des quotas ethniques, abandonnés depuis 1996 car jugés trop discriminatoires, la loi n’a cessé d’évoluer au gré des procès et des décisions de la Cour suprême. Aujourd’hui, les universités restent libres de choisir leurs solutions pour promouvoir la diversité.

L’affaire examinée mercredi pourrait mettre fin à cinquante ans de discrimination positive sur les campus. (…)

Le Figaro

Suisse : des universités prêtes à enseigner la théologie musulmane

Prochain congrès sur des éventuelles formations universitaires suisses pour imam, récentes journées du CES sur la présence croissante de l’islam, il semble que la place de l’islam préoccupe l’Etat helvétique.

La presse suisse a récemment évoqué le prochain congrès des imams qui se tiendrait en 2013. Un thème central occupera les discussions du congrès : le développement de formations des imams au sein des Universités suisses.

Le groupe de travail dirigé par Antonio Loprieno, Président de la Conférence des recteurs des universités de Suisse évoquera cette nécessité de proposer des études sur l’islam,

en prenant pour exemple celles proposées leur voisin allemand, à l’Université de Tübingen, depuis janvier 2012.

De nombreuses universités sont motivées et partantes pour mettre en place un enseignement de l’islam, qui serait proposé notamment aux étudiants désireux de devenir imams.

Une formation de imams de ce type avait déjà été mise en place auparavant en Suisse, à l’Université de Fribourg mais elle ne rencontra pas de succès en raison d’un manque cruel d’inscrits. On a également reproché à certaines associations musulmanes de ne pas avoir adhérer au projet.

Islam : préoccupation de l’Etat suisse

Cette proposition d’une théologie musulmane dans des universités suisses serait envisagée afin de faciliter l’intégration des musulmans en Suisse. Cependant, on peut également la considérer comme un moyen pour l’Etat suisse d’avoir une main mise sur la formation des imams, afin de pouvoir s’assurer un contrôle sur l’islam en Suisse, et pourquoi pas développer un islam de Suisse.

En tout cas, il semble que la Suisse s’intéresse de près à la vie des musulmans. (…)

Ajib