« A l’université, les Français [de souche] ont disparu »

Bertrand Lemennicier, Docteur d’État en Sciences Économique, agrégé de sciences économiques. Il enseigne l’économie à l’Université de Paris II Panthéon-Assas [extrait d'une conférence de juin 2010 - 1ere diffusion].

[Le texte de l'extrait est (partiellement) saisi sous la vidéo.]

« N’importe quel enseignant, même de gauche, même d’ultra-gauche, est bien obligé de le reconnaître : l’université, c’est quoi ? C’est la deuxième génération d’immigrés qui en profite. Les Français ? Ils ont disparu. On cherche désespérément un nom français. Je fais des TD, je regarde les noms… C’est une chose que j’ai vue à Lille (je venais de Dauphine), et je ne savais pas qu’à Lille, il n’y avait que ça… avec le niveau d’éducation qui peut correspondre.

Et je reviens à Paris, je vois la même évolution. Et c’est une grande chance, car  j’ai une grande confiance dans cette 2e génération d’immigrés. Parce qu’ils s’en foutent de l’état. Ils ont une culture dans laquelle l’état français, ils en ont rien à faire. Ils ont une mentalité extrêmement différente. Et tant mieux. Ici, ils gardent leur culture. Il y a un changement de culture qui fait qu’ils sont beaucoup plus intéressants, plus ouverts que les Français de souche.

Merci à Rosalie qui a trouvé et envoyé cet extrait.

Metz : Un questionnaire raciste sur le campus de l’Université de Lorraine (MàJ)

L’Université de Lorraine avait annoncé mardi qu’une enquête interne était ouverte après qu’un questionnaire à caractère discriminatoire estampillé « Université de Lorraine » et intitulé « Questionnaire sur les relations sociales destiné aux étudiants de l’Université de Lorraine » circulait sur le campus du Saulcy à Metz. En fonction des résultats de cette enquête, l’université se réservait le droit de déposer plainte.

Cela ne sera pas la peine, l’enquête a été très rapide pour la simple et bonne raison que le questionnaire avait été distribué lors d’un cours de psychologie sociale et a servi « comme les années précédentes, de support pédagogique pour trois enseignements de psychologie sociale sur le campus du Saulcy les 20 et 21 mars derniers. Ce cours vise à connaitre les opinions et les positions des individus pour mieux cerner les mécanismes sous-jacents à la discrimination et tenter de les combattre » précise le communiqué de presse de l’Université de Lorraine. [...]

Ici C Nancy

(Merci à QuicheLorraine)

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Estampillé « Université de Lorraine », un questionnaire discriminatoire circule sur le campus messin de l’UL.

Intitulé « Questionnaire sur les relations sociales destiné aux étudiants de l’Université de Lorraine » et orné du logo de l’UL, le contenu de ce formulaire de neuf pages laisse plus que perplexe. Un exemplaire a été retrouvé, vendredi matin, sur une table dans une salle de cours. [...]

Un florilège de questions pour le moins surprenantes, empreintes de racisme. Exemples : « Les personnes d’origine arabe peuvent conserver leur culture d’origine tant qu’elle n’influence pas la culture française » ou « Les Français n’ont rien à retirer de la présence des personnes d’origine arabe et de leurs valeurs », peut-on lire. Mais aussi… « Trop d’argent est dépensé dans des programmes éducatifs à destination des personnes d’origine arabe », « les personnes d’origine arabe reçoivent trop d’argent pour les soins médicaux et la garde des enfants », ou encore « le système judiciaire est plus indulgent envers les personnes d’origine arabe qu’envers les personnes d’origine française ».

A chaque fois, il est demandé au lecteur de répondre selon sa perception du sujet, sur une échelle de 1 à 7. Le sondage va encore plus loin en évoquant les notions de « groupes supérieurs » et « inférieurs ». [...]

De son côté, l’Université de Lorraine annonce qu’une enquête interne va être menée. « Ça n’est pas un questionnaire de l’Université de Lorraine », a réagi, hier, Pierre Mutzenhardt, président de l’UL. Celui-ci a souhaité apporter « un démenti radical fort ». « Une plainte va être déposée puisque le logo de l’UL a été utilisé de manière abusive. Quant au contenu des questions posées, il est purement scandaleux », a indiqué le président, se disant « choqué ». [...]

Le Républicain lorrain

(Merci à Charly)

Université : polémique autour du projet de diplômes en anglais

Avec son projet d’introduire des diplômes sanctionnant des parcours « entirely taught in English » (« entièrement enseignés en anglais »), la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Geneviève Fioraso ne fait pas vraiment l’unanimité, rapportent nos confrères du Figaro.

La ministre s’attire plutôt les foudres des défenseurs de la langue française qui estiment qu’on marche sur la tête. Avec ce projet qui vise à aménager une fois de plus la loi Toubon, déjà souvent contournée dans l’enseignement supérieur, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase.

En France, les enseignements « à caractère international », qui accueillent une certaine proportion d’étudiants et de professeurs étrangers, ont déjà la possibilité de délivrer des diplômes en anglais. Mais, dans les autres cas, la langue d’enseignement, comme celle des thèses, doit rester le français. (…)

Actualitté

Grande-Bretagne : l’Université d’Oxford accusée de discrimination raciale

Alors qu’on lui reprochait déjà de pratiquer une discrimination par l’argent, Oxford est désormais pointée du doigt pour discrimination raciale.

Déjà secouée par des accusations de discrimination par l’argent ,la vénérable Université d’Oxford se voit désormais accusée de discrimination raciale par le Guardian .Dans ses colonnes, le député travailliste de Tottenham, David Lamy, s’insurge contre ce qu’il considère comme un «biais institutionnel» privilégiant les étudiants blancs. En 2010 et 2011, 25,7% des jeunes britanniques blancs qui avaient soumis leur candidature à Oxford ont été acceptés, contre 17,2% des jeunes issus d’une minorité ethnique.

Des résultats qu’une éventuelle différence de niveau entre les candidats ne permettent pas d’expliquer. En effet, en prenant en compte les seuls étudiants ayant obtenu les meilleurs résultats au lycée, soit trois A* ou plus aux «A-levels», l’équivalent du bac en France, la différence reste flagrante. Tandis que, parmi ces jeunes brillants, un blanc sur deux obtenait le droit d’intégrer Oxford, seul un asiatique sur trois et moins d’un noir sur quatre se voyaient octroyer cette chance. [...]

L’université a bien sûr rapidement tenu à réagir pour couper court au scandale. «Nous nous engageons à sélectionner les meilleurs étudiants ,quels que soient leur race, leur origine ethnique, ou d’autres facteurs», a affirmé une porte-parole de l’établissement. «Ce n’est pas seulement la bonne chose à faire moralement, c’est aussi dans notre propre intérêt. Nous continuons donc d’observer attentivement les différents taux de réussite en fonction de l’ethnicité afin de comprendre pourquoi ces différences existent». Elle a aussi rappelé que les scores aux A-levels des étudiants ne sont pas connus par l’institution lorsque la sélection est effectuée, puisqu’elle se déroule avant que les résultats de ces tests tombent. [...]

Le Figaro

Merci à Stigmatiseur

Une étudiante tunisienne voilée exclue de la salle de cours de la Faculté scientifique de Nantes – MàJ : la direction s’excuse

Addendum 18/01 :
Une étudiante nantaise portant le voile islamique sur les cheveux a été brièvement exclue par erreur, hier, d’un cours par une professeur vacataire, avant d’être réintégrée avec des excuses de la direction, indique aujourd’hui l’université de Nantes.

Confirmant une information du quotidien Presse-Océan, l’université a indiqué qu’une enseignante vacataire, « qui enseigne d’ordinaire au lycée », a demandé en début de cours à cette étudiante, ainsi qu’à un jeune homme portant un bonnet, de se découvrir. [...]

Le Figaro
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17/01/13 - [...] Une jeune étudiante de 24 ans a été exclue de la salle de cours de la Faculté scientifique de Nantes par un professeur de mathématiques qui lui a dit « retirez-moi ça !» et l’étudiante lui a répondu « ça c’est un voile et la loi et le règlement m’autorisent à le porter car mon visage est découvert » et le professeur de lui dire « je m’en fous sortez d’ici !».

L’étudiante blessée et humiliée devant ses camarades a laissé ses affaires et est partie en pleurs au bureau du doyen de la Faculté, mais celui-ci était absent, elle s’est alors adressée à d’autres professeurs qui lui ont exprimé leur compréhension et ont condamné cette exclusion injustifiée. [...]

oumma.com

Lire le témoignage in extenso de l’étudiante tunisienne sur le site du CCIF

Un centre pour étudier l’islamophobie en Angleterre

The Center for Fascist, Anti-Fascist and Post-Fascist Studies ouvrira ses portes en juillet. Premier du genre en Angleterre, cet établissement universitaire analysera les mutations de l’ extrême droite.

Pour la première fois en Angleterre ,un centre d’étude et de recherche sur l’extrême droite va voir le jour, rapporte The Guardian .«The Centre for Fascist, Anti-Fascist and Post-Fascist Studies» ouvrira ses portes au sein de l’Université de Teesside, et étudiera à la fois l’histoire de cette mouvance et son ancrage politique et idéologique. (…)

Le Figaro

Laroussi Oueslati, ex-président de l’Université de Toulon, révoqué à vie

Après quatre ans d’enquête sur un éventuel trafic de diplômes et l’admission d’étudiants chinois parlant à peine le français à l’Institut d’Admnistration des Entreprises (IAE) de Toulon, le Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (CNESER) a tranché. Laroussi Oueslati , l’ancien président de l’Université du Sud Toulon Var (USTV) vient d’être révoqué «de la fonction publique». Une décision, «accompagnée d’une interdiction définitive d’exercer toute fonction dans un établissement public ou privé».

C’est la deuxième révocation à vie de l’histoire. La première concernait un enseignant condamné sous le régime de Vichy!», s’indigne l’avocat de Laroussi Oueslati, Maître Moroni.

Cette arrivée massive d’étudiant chinois n’ayant pas le niveau à Toulon, se serait soldée par de nombreuses tentatives de corruption de professeurs par des étudiants chinois désireux d’obtenir leur diplôme coûte que coûte.[…]

A la même période en 2009, Arezki Dahmani, maître de conférence en économie à l’université Paris XIII, s’était vu accusé lui aussi d’avoir favorisé l’inscription dans des conditions irrégulières d’au moins 46 étudiants chinois qui n’avaient pas les diplômes exigés par l’université. Suspendu de ses fonctions en 2011 , il avait vu cette décision annulée par leConseil d’État et avait pu reprendre ses fonctions en 2012. […]

Le Figaro (Merci à Desiderata)