Délinquants étrangers : la Suisse respectera ses engagements européens

La Suisse respectera ses engagements à l’égard de l’Union européenne même si une votation (un référendum) organisée dimanche 28 novembre a vu se dégager une majorité en faveur de l’expulsion de tous les étrangers délinquants. C’est ce qu’a affirmé jeudi 2 décembre, à Bruxelles, Simonetta Sommaruja, conseillère fédérale (ministre) pour la justice et la police.

Des capitales dénoncent le caractère automatique, et sans recours possible, d’une mesure qui devrait, en principe, s’appliquer aussi aux citoyens de l’UE, alors que la Suisse a le statut d’Etat associé aux accords de Schengen sur la libre-circulation au sein de l’espace européen sans frontière.

Les directives européennes interdisent par ailleurs les expulsions collectives et les mesures discriminatoires. Or, le texte approuvé dimanche – et déposé par le parti populiste de droite UDC – ne tient notamment pas compte de la gravité des délits commis.

Le Monde

(Merci à Odyss)


Le « Tigre celte » piégé par la mondialisation… et l’immigration

D’un montant de 85 milliards d’euros débloqués par le FMI et l’Union Européenne et assorti d’une panoplie de mesures radicales (15 milliards d’euros d’austérité, dont 10 milliards de coupe dans les dépenses et 5 milliards de hausses d’impôts, baisse sensible du salaire minimum, des retraites et des prestations sociales), le nouveau plan d’aide à l’Irlande parviendra-t-il à sauver ce pays ?

Musiciens africains "basés en Irlande" demandant, en novembre 2009, que le programme irlandais d'aide financière à l'étranger ne soit pas réduit (source : wedocare.ie)

C’est grâce à la mondialisation que la Verte Erin avait acquis son statut partout célébré de « Tigre celte », aussi performant que les « Petits Dragons » asiatiques, mais cette mondialisation avait pour corollaire un recours massif à l’immigration, et c’est ce boulet qui risque d’entraîner par le fond le rafiot irlandais.

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Imaginer l’impensable : L’éclatement de la zone euro

La crise financière en Irlande s’est étendue au Portugal, puis à l’Espagne, obligeant l’Union européenne à épuiser le fonds de 750 milliards d’euros constitué pour soutenir les États de la zone euro en difficulté. Les 16 membres de la zone sont essorés par les mesures d’austérité, le soutien populaire à la monnaie unique s’effrite et les contribuables allemands manifestent leur agacement face à cette série de plans de sauvetage coûteux.

Au final, un ou plusieurs pays décident ou sont contraints de renoncer à l’euro et de revenir à la devise nationale utilisée avant de lier leur destin à celui de l’Europe économique et monétaire.

Inimaginable il y a quelques semaines, ce scénario fait son chemin chez un nombre, certes encore réduit, mais croissant d’experts, au cas où les dirigeants de l’UE ne parviendraient pas à s’unir autour d’une stratégie forte pour sauver l’euro et à répondre aux inquiétudes des investisseurs sur leurs déséquilibres.

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« Négociations secrètes » de l’UE avec la Turquie

Lors des deux dernières semaines, l’UE et la Turquie ont mené des négociations secrètes visant à mettre en pratique le Protocole d’Ankara de 2005. L’objectif est de permettre à l’UE de débloquer certains chapitres liés à l’adhésion.

Ils sont aujourd’hui gelés pour cause de refus de la part d’Ankara d’admettre des bateaux et des avions en provenance de la République de Chypre dans ses ports et aéroports. L’acteur principal des négociations a été le commissaire à l’élargissement Štefan Füle. Il décrit les échanges comme une stratégie de « concessions mutuelles ».

La Tribune

(Merci à Molly Hatchett)

L’Europe fédérale vient de naître

Plus que la révision des traités réclamée par Angela Merkel ou les exigences budgétaires de David Cameron, le véritable événement du récent sommet de Bruxelles est le pas décisif de l’Europe vers l’avènement d’un super-État.

L’Union européenne vient d’accomplir un pas décisif sur la voie de l’État unique en transférant les politiques budgétaires et fiscales du niveau national au niveau fédéral.

Une décision prise en catimini

Le fait qu’une des décisions les plus controversées de l’histoire européenne moderne ait été prise dans une telle discrétion et presque sans débat n’est que la marque du style hiérarchique adopté par les élites politiques européennes.

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Bruxelles propose des taxes européennes pour le budget de l’UE

La Commission européenne a proposé mardi d’alimenter le budget de l’UE à partir d’une série de taxes européennes afin de ne pas peser sur les finances publiques des États membres et de rendre le financement de l’Union plus lisible pour les citoyens.

L’exécutif communautaire propose par exemple de créer une TVA européenne ou encore d’affecter au budget une partie des recettes d’une taxe énergétique, d’une taxe sur les transactions financières ou les activités financières à ce budget.

« A un moment où les dépenses publiques sont examinées à la loupe, nous suggérons des moyens de réaliser un budget communautaire apte à relever les défis qui nous font face, sans nécessairement augmenter les dépenses mais plutôt en se concentrant sur les bonnes priorités, la valeur ajoutée, le résultat et la qualité des dépenses européennes, » a expliqué le président de la Commission, José Manuel Barroso.

Une taxe sur les ventes de quota d’émission de gaz à effet de serre et sur le transport aérien ou un impôt sur les sociétés sont également évoqués.

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UE/UMP: pas de crédits pour la Turquie

Une cinquantaine de députés UMP ont proposé aujourd’hui de couper la part française des fonds européens destinés à préparer la Turquie à son adhésion à l’UE.

Les députés ont déposé un amendement au projet de loi de finances pour 2011 afin de supprimer ces crédits de préadhésion, qu’ils chiffrent à 900 millions d’euros sur sept ans (2007-2013) au niveau de l’UE, dont 127 millions à charge de la France.

Ils affirment que l’adhésion de la Turquie à l’UE n’est pas un objectif souhaité par les Français, ni par les Turcs.

« La Turquie n’est pas en Europe, c’est une évidence tant sur le plan géographique qu’historique », ont ajouté les députés UMP.

Le Figaro

(Merci à Makemyday)

La Bosnie court le risque de rester hors de l’UE, selon Clinton

Lors d’une rencontre avec les étudiants de l’université de Sarajevo, la secrétaire d’Etat américaine a salué les progrès réalisés jusqu’à présent tout en estimant que davantage devait être fait.

« Les haines ont reculé mais le nationalisme persiste. Dans le même temps, la promesse d’une plus grande stabilité et davantage d’opportunités, que symbolise l’intégration à l’Union européenne, reste hors de portée », a dit Hillary Clinton, exhortant le pays à mettre de côté les différences ethniques et à remplir les conditions des candidatures à l’Otan et à l’UE.

Yahoo News

(Merci à Néocharlesmartel)

La Bulgarie va remettre des passeports à plus de 500.000 citoyens non-UE

La Bulgarie a annoncé son intention de remettre des passeports à plus de 500.000 citoyens non-UE – leur donnant des droits à long terme pour vivre et travailler n’importe ou dans l’Union européenne. ( je ré-arrange un peu l’article qui pointe sur le fait que ces nouveaux immigrants pourraient s’installer d’abord en G.B )

Le ministre de la Nationalité Bozhidar Dimitrov déclare que les nouveaux citoyens – actuellement en provenance d’Ukraine et de Moldavie – seraient libre de venir vivre en Bulgarie.
Au cours de l’année seulement la Bulgarie a émis près de 80.000 nouveaux passeports à des gens qui peuvent se prétendre d’origine bulgare, origine qui remonterait à leurs grands-parents.

(…) Seulement 25.000 travailleurs peu qualifiés sont autorisés à accepter des emplois dans la filière agricole et alimentaire.
Toutefois, les règles frontalières de l’UE signifie qu’ils pourraient éventuellement aussi s’installer dans d’autres pays de l’UE, y compris la Grande-Bretagne.

(…)Mais après 2013, les Bulgares disposeront des mêmes droits de libre circulation que tous les autres États membres nationaux. Cela signifie que les 500.000 migrants qui sont sur le point de recevoir des passeports bulgares seront libres de travailler et se déplacer [en Grande-Bretagne] partout dans l’espace de l’U.E. La Hongrie et la Roumanie sont entrain de suivre le mouvement.

(…)Lorsque la Pologne a rejoint l’UE en 2004, le gouvernement avait prévu que 13.000 personnes viendraient s’installer ici. Au total, il y en a plus d’un million .
La Hongrie a récemment annoncé que, dès l’année prochaine,elle commencera à distribuer des passeports à des groupes minoritaires qui ont des liens historiques ou ethniques dans le pays de l’Est, mais qui vivent ailleurs.

(…)«Nous avons déjà mis en place un bouchon provisoire sur la non-UE migrants économiques et introduit des exigences de langue anglaise pour les visas de conjoint et le partenaire.

(…)D’après le Ministre de l’Immigration Damian Green : «Le nouveau gouvernement est déterminé à réduire la migration nette à quelques dizaines de milliers par an.
“Nous allons fixer un plafond permanent, présenter des propositions visant à prévenir l’abus de visas d’étudiant et la mise en œuvre des contrôles de transition sur tous les nouveaux Etats membres de l’UE à l’avenir.

Daily Mail

(Merci à Louise Chantilly)

Le populisme pourrait conduire des pays de l’UE à rejeter l’euro

Il serait politiquement et économiquement suicidaire pour un pays de renoncer à l’euro mais ce cas de figure n’est pas à exclure en cas de victoire électorale de partis extrémistes dans l’un ou l’autre des pays de la zone euro, a estimé jeudi Otmar Issing, ex-chef économiste de la BCE (Banque centrale européenne).

Lors d’une conférence parrainée par le magazine The Economist à Berlin, Issing a estimé que les sévères mesures d’austérité décidées ici et là dans les pays de la zone euro avaient pour conséquence de doper la cote des hommes politiques « populistes« .

« Quitter (la zone euro) serait un suicide économique et politique. Mais il n’est pas exclu que cela se produise« , a dit Issing, actuel président du Centre d’études financières à Francfort.

Je pense que cela pourrait arriver dans le cas où un gouvernement serait confronté à une situation si catastrophique que des partis extrémistes remporteraient une majorité. Cela peut se produire là où prospère le populisme et l’idée d’un rejet des mesures nécessaires. »

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Le confortable régime des commissaires européens

Heureux comme un ex-commissaire européen. Bénéficiant au cours de leur mandat de cinq ans d’un revenu mensuel de 20.300 euros, auxquels s’ajoutent quantité d’indemnités – de résidence, à hauteur de 15 % du traitement de base, de représentation (911 euros) -, les membres de la Commission peuvent aussi compter sur un généreux système « d’indemnités transitoires », une indemnité de chômage à faire pâlir d’envie à Pôle Emploi.

Selon le quotidien allemand Financial Times Deutschland, dix-sept anciens commissaires, qui n’ont pas été reconduits dans la deuxième équipe dirigée par José Manuel Barroso en février 2010, continuent de toucher cette indemnité, soit, au maximum, entre 40 % et 65 % de leur ancien salaire, malgré le fait qu’ils occupent actuellement de nouvelles fonctions, rémunérées. Confirmation et explications de Michael Mann, porte-parole de la Commission : « Le système a été mis en place pour faciliter le retour des commissaires sur le marché du travail et maintenir leur indépendance. L’indemnité peut être versée pendant trois ans, même si un ancien commissaire trouve un autre job. Mais, dans ce cas, le cumul des deux revenus ne peut pas excéder le montant de l’ancien salaire. L’indemnité est plafonnée. » (…)

Lepoint.fr

Merci à Létonné