10,7 milliards d’euros d’aides : la Cour des comptes européenne dénonce l’inefficacité des projets de transport public financés par l’UE

Deux tiers des projets de transport urbain cofinancés par les Fonds structurels de l’Union européenne (UE) sont sous-utilisés, estime la Cour des comptes de l’Union européenne dans un rapport publié mardi 8 avril. Intitulé « Efficacité des projets soutenus par l’UE dans le domaine du transport public urbain« , le document de 38 pages pointe « des insuffisances dans la conception des projets et une politique de mobilité inadaptée ».

Si les projets financés ont effectivement été mis en œuvre, la Cour constate cependant que « deux tiers d’entre eux transportent moins de passagers que prévu, ce qui entraîne par ailleurs une performance insuffisante en termes d’avantages économiques et sociaux, tels que la réduction de la pollution et de l’encombrement des routes ».

En cause, « la surestimation du nombre d’usagers ainsi que le manque de coordination entre les modes de transport, la politique en matière de stationnement et l’absence de plan de mobilité urbaine ».

Au total, entre 2000 et 2013, l’UE a alloué 10,7 milliards d’euros au cofinancement de projets visant à aider les municipalités à mettre en place des moyens de transport urbain tels que des métros, des tramways et des autobus, rappellent les auditeurs européens. Ils ont passé en revue 26 projets de transport public urbain dans onze villes de cinq Etats membres, dont la France. La contribution de l’UE, pour les projets de transport urbain, représente habituellement jusqu’à 85 % des dépenses éligibles.

Actu Environnement

Viviane Reding : 80 % des lois nationales sont décidées par le Parlement européen (vidéo)

« Les gens doivent se rendre compte du pouvoir qu’ils accordent au Parlement européen car c’est lui qui vote les lois qui seront appliquées dans chacun des États membres de l’Union Européenne. » – Viviane Reding, Commissaire européenne.

 

Bonus : l’article de l’UKIP du 7 avril 2014

Arte : Populisme, l’Europe en danger (maj vidéo)

Ce soir sur Arte :

Rappel : le président du conseil de surveillance d’Arte est Bernard-Henri LEVY (Arte)


Article du 06/04/2014 à 17h40

Documentaire diffusé le mardi 8 avril 2014 à 20h50

Alors que le mécontentement enfle face à la crise, les mouvements populistes espèrent triompher lors des élections européennes de mai 2014. Sont-ils réellement en marche vers le pouvoir ? Enquête sur les rouages d’un extrémisme florissant.

Ils prétendent parler au nom du peuple, dont ils épousent habilement les attentes. À chaque problème, ils offrent invariablement les mêmes réponses : haro sur l’immigration, l’Europe et les élites. Marine Le Pen en France, Geert Wilders aux Pays-Bas, Beppe Grillo en Italie… : à grand renfort de formules chocs et de rhétorique simpliste, les leaders de ces mouvements, qui ont réussi à se construire une façade respectable, captent l’adhésion de citoyens toujours plus nombreux.

À l’échelle européenne, certains d’entre eux choisissent désormais de s’allier pour conquérir le Parlement, comme la présidente du Front national et le chef de file de l’extrême droite néerlandaise, qui espèrent triompher lors des élections de mai 2014. Comment expliquer le succès grandissant de leurs formations? Sont-elles en marche vers le pouvoir ?

Antoine Vitkine (Mein Kampf, c’était écrit ; La guerre invisible) a enquêté aux quatre coins de l’Ancien Continent, filmant à hauteur d’homme les principaux protagonistes de la campagne pour les élections européennes, des électeurs aux chefs populistes, qui se livrent ici avec une rare liberté de ton. Il analyse les discours et les méthodes de ces formations tout en sondant les colères, les peurs et les frustrations sur lesquelles elles prospèrent. Un documentaire coup de poing au cœur des rouages de ce nouvel extrémisme, qui fait peser une menace inédite sur l’Europe.

À l’approche des élections européennes de mai 2014, une enquête coup de poing sur la montée des mouvements populistes à travers l’Ancien Continent et une infographie pour bien mesurer leur degré de dangerosité.

Arte

En Allemagne, conservateurs et sociaux-démocrates à l’unisson contre les eurosceptiques

Angela Merkel a donné, samedi 5 avril, le coup d’envoi de la campagne de son parti, l’Union chrétienne-démocrate (CDU), pour les élections européennes du 25 mai.

La présidente de la CDU s’est félicitée de la sortie progressive de la crise de la zone euro. « Je suis contente que nous ayons décidé que la Grèce reste dans l’euro. La Grèce emprunte un chemin difficile mais nous sommes à ses côtés. L’euro est un projet politique et financier. Un projet couronné de succès. » Pour elle, l’Europe, c’est « 7 % de la population mondiale, 25 % du PIB mondial et 50 % des dépenses de protection sociale mondiale ».

Alors que les Verts centrent leur campagne sur les thèmes écologistes traditionnels, le SPD et la CDU se battent moins entre eux que contre les eurosceptiques.

Sans faire ouvertement partie de ces derniers, l’Union chrétienne-sociale (CSU) bavaroise joue sur les deux tableaux. Le parti, allié de la CDU et membre de la coalition d’Angela Merkel, veut une « meilleure Europe qui se limite à l’essentiel, qui est forte vis-à-vis de l’extérieur mais mince vis-à-vis de l’intérieur, qui est plus démocratique et plus proche des citoyens ».

La CSU a lancé, début janvier, une campagne controversée sur le thème « celui qui triche, dégage ! » qui visait surtout les immigrants bulgares et roumains, accusés d’abuser du système social allemand. Cette campagne a suivi de peu la nomination à la vice-présidence du parti de Peter Gauweiler, un eurosceptique pur et dur qui n’hésite pas à attaquer la politique européenne d’Angela Merkel devant la Cour constitutionnelle de Karlsruhe.

La CSU veut manifestement retenir une partie de son électorat tentée de voter pour le nouveau parti anti-euro, Alternative pour l’Allemagne (AfD). Ayant échoué de peu à entrer au Bundestag en septembre, ce dernier devrait entrer au Parlement européen, puisqu’il n’y a plus de seuil à atteindre pour disposer d’élus.

L’AfD devrait faire campagne « contre cet euro-là » et pour la limitation du droit d’asile. Paradoxalement, elle pourrait séduire une partie de l’électorat de Die Linke, le parti de la gauche radicale, très anti-européen et actuellement très critique vis-à-vis du gouvernement de transition en Ukraine.

Le Monde

Quand l’Union Européenne encourage le tourisme médical

Abordé à plusieurs reprises au Parlement Européen, le tourisme médical est présenté comme un outil bénéfique au développement de l’Europe, il « apparaît peu à peu comme un sous-secteur d’activité dynamique qui peut contribuer à l’économie de l’Union et aider certaines destinations touristiques à surmonter des obstacles tels que la dépendance excessive vis-à-vis d’une saison touristique intensive de courte durée. Il contribue aussi à la concrétisation d’un objectif de la Commission : permettre aux citoyens de vivre sainement et de vieillir en bonne santé. »

L’EU Bookshop est un site proposant à la fois une librairie, une bibliothèque et les archives des publications remontant à 1952. En plus des différentes publications officielles, l’UE a mis en place un certain nombre de publications destinées au grand public pour mieux les aider à comprendre le fonctionnement des institutions européennes.

Parmi ses publications, elle met en avant un certain nombre d’entre elles au sein du « coin des lecteurs ». On trouve dans cette rubrique, des « brochures faciles à lire, dont beaucoup sont abondamment illustrées, utilisent des termes simples pour expliquer l’organisation de l’Union européenne et définir ses politiques et champs d’action  ».

Si, sur les seize brochures mises en avant, certaines paraissent tout à fait à leur place (Le Parlement européen, Une Europe, une monnaie, …) l’une d’entre elle surprend. Intitulée «  Aller se faire soigner dans un autre État membre de l’UE, Vos droits  » cette brochure de quatre pages invite clairement les citoyens européens à s’intéresser aux avantages médicaux des autres pays.

Si vous prévoyez de recevoir un traitement médical dans un autre pays de l’UE, vous avez les mêmes droits qu’un citoyen de ce pays et votre traitement sera soumis aux mêmes règles et normes (Page 3).

Le problème qui se pose est que les systèmes de remboursements de soin sont fort différents d’un pays de l’UE à l’autre. Ainsi la France a une politique de couverture de sécurité sociale fort généreuse, découlant de sa mentalité d’état-providence.

Les Français ont-ils conscience que l’Union Européenne invite les citoyens des autres pays d’Europe à venir se faire soigner en France, sans aucune réflexion sur le coût que cette mesure entraîne sur les finance du régime de sécurité social français déjà bien mal en point ?

via Le Rouge & Le Noir

L’Union Européenne soigne sa communication à l’approche des élections

Déconstruction pédagogique des mythes de l’UE, événements divers, conférences, invitations à Bruxelles. Depuis quelque temps, l’Union européenne cherche à soigner son image auprès des citoyens de ses pays membres.

L’U.E. veut comprendre pourquoi ses citoyens ne la comprennent pas

Début mars 2014, c’est ainsi que 150 citoyens des 28 pays de l’Union Européenne se sont retrouvés à Bruxelles pour parler à l’Union Européenne de leurs vision… de l’Union Européenne. Des Croates, des Français, des Allemands, des Suédois, des Néerlandais et même un Anglais, chacun d’entre eux était là pour donner son avis et proposer des solutions pour améliorer la communication de l’UE et la vision qu’en ont ses pays membres.

« Si vous n’aimez pas l’Europe actuelle, améliorez-la. Nous vous offrons cet espace de dialogue pour que vous nous présentiez vos idées », leur lance Ylva Tiveus, responsable de la communication à la Commission, avant d’ajouter : « Et les élections européennes seront bientôt là. C’est une formidable opportunité de faire entendre votre voix ».

D’après 20 Minutes, c’est bien ce que redoute un jeune Suédois : « J’ai peur que certains citoyens profitent de ces élections pour adresser un message à leur propre pays… Ce serait une grave erreur : nous devons construire notre futur commun, pas régler des comptes nationaux ».

« Beaucoup d’Estoniens ne s’intéressent pas à l’Europe parce qu’ils la voient comme une grosse machine à fabriquer sans cesse de nouvelles règles. Et à nous les imposer, sans jamais nous donner la moindre explication », souffle Aleksandr, 29 ans, professeur de droit à Tallinn. « Je me sens moi-même un peu perdu face à toutes ces normes, parfois absurdes. »

L’U.E. souhaite casser les mythes sur son budget

Suite aux nombreuses critiques sur le coût et l’intérêt réel d’un budget européen (nous reviendrons sur le sujet dans un prochain article), l’Union Européenne a décidé qu’elle devait faire preuve de pédagogie et lutter contre ces fausses rumeurs qui s’installent dans les têtes des européens.

«  Le budget de l’Union est colossal. » Faux ! «  L’Union Européenne coûte trop cher. » Faux ! « D’innombrables fraudes grèvent le budget de l’Union européenne. » Faux ! Voici quelques exemples des mythes que l’UE souhaite rectifier. Pour cela elle propose sur le site officiel de la Commission Européenne différents outils pédagogiques et publications à l’attention des citoyens et des différents organes de communication de l’Union Européenne.

Conférences & événements festifs

« L’année européenne des citoyens 2013 était consacrée aux droits qui résultent de la citoyenneté de l’Union. En 2014, nous continuerons certaines des activités de l’Année européenne des citoyens, en mettant davantage l’accent sur les élections européennes (qui se dérouleront du 22 au 25 mai). »

A travers différents événements festifs, l’Union Européenne souhaite interpeller les citoyens « pour mieux participer au processus démocratique européen.  ». Cette campagne a pour but d’atteindre les futurs votants européens à travers deux de leurs canaux favoris : le divertissement et Internet.

  • Le 9 avril 2014, le parlement européen organise un concours de Hip-Hop sur le thème « Battle for your Vote« .
  • Le 3 avril 2014, publication d’un rapport sur la façon dont les européens perçoivent l’UE et son futur.
  • Le 31 Mars 2014, lancement de la campagne vidéo « Happy Voting », présentée comme une initiative non gouvernementales et bénévoles.

Vous pouvez retrouvez les autres événements organisés par l’UE ici.

Rappel : L’UE va payer des « trolls » pour contrer l’euroscepticisme sur Internet

A l’approche des élections européennes de 2014, un article du Télégraphe britannique du 3 février dernier, révèle que le Parlement européen envisagerait de financer, à hauteur de 2 à 3 millions d’euros, des agents ou « trolls » afin de contrecarrer tout ce que des eurocritiques pourraient écrire sur Internet (sites, Twitter, Facebook, etc.). [...]

Via Le Rouge & Le Noir

« L’euro oblige les peuples à une concurrence fiscale et sociale mortifère »

Il s’agit de la suite de cet article

Après cinq années d’une crise sans précédent, l’euro, tel qu’il existe aujourd’hui, est cliniquement mort. Pour sauver l’Europe, il faut sortir de la monnaie unique, revenir aux monnaies nationales réunies au sein d’une monnaie commune. C’est la thèse de Casser l’euro, ouvrage écrit par quatre journalistes.

Pourquoi sortir de l’euro maintenant, alors que la crise de la dette est passée?

La crise n’est pas passée. Le coup de bluff de Mario Draghi en 2012 – qui a « déclaré être prêt à tout » pour sauver l’euro – a permis de calmer les marchés, temporairement. Pour autant, les problèmes de fond ne sont pas du tout résolus: la déflation menace, le chômage des jeunes est endémique dans les pays du Sud, et des pays comme la Grèce sont plongés dans une véritable dépression, au sens psychologique du terme. Le chômage ne cesse d’augmenter en zone euro (plus de 12 %), et la France est dans la situation que l’on sait.

Pourquoi en France ne peut-on pas débattre sereinement de la sortie de l’euro?

Nous sommes d’accord. Il s’agit d’un sujet tabou, dont beaucoup refusent de parler pour ne pas avoir à reconnaître que l’on s’est trompé depuis 20 ans. Par ailleurs, il s’agit effectivement d’un sujet en définitive démocratique: le peuple est dépossédé de sa monnaie, et donc d’une parcelle de sa souveraineté. Il ne faut pas s’étonner, dans ce contexte, que les partis contestataires aient le vent en poupe.

Ne pensez-vous pas qu’une difficulté de sortir (pour la France) de l’euro est que c’est considéré comme incongru, vu le conformisme ambiant des idées, et la mauvaise image de marque du FN qui soutient cette idée?

C’est un vrai problème. La sortie de l’euro est un sujet économique, qui doit être débattu et non pas livré aux anathèmes. Or, bien souvent, on refuse même de discuter du sujet, sous prétexte qu’il a été préempté par le Front national. Peut-être vaudrait-il mieux se demander pourquoi les principaux partis de gouvernement refusent d’en parler ? Peut-être parce qu’il faudrait faire un bilan critique de ce qu’ils ont défendu depuis vingt ans. On peut comprendre qu’ils s’y refusent, mais pendant ce temps, la jauge du chômage continue à augmenter. Il est donc temps d’en parler !

L’Express

Sommet UE-Afrique : moins d’immigration clandestine, plus d’immigration légale ?

Européens et Africains veulent éviter de nouveaux drames comme ceux de Lampedusa. Ils se sont mis d’accord sur des mesures préventives.

Les quelque 80 dirigeants africains et européens réunis en sommet à Bruxelles sont convenus jeudi de lutter contre l’immigration irrégulière, une « avancée » sur un dossier qui a souvent envenimé leurs relations. Dans un « plan d’action » jusqu’en 2017, les participants à ce 4e sommet UE-Afrique « s’engagent à lutter contre l’immigration illégale en promouvant une coopération efficace et complète pour éviter les conséquences dramatiques de la migration illégale et protéger la vie des migrants ». « Il s’agit d’une véritable avancée, d’une déclaration très importante », s’est félicité le président du Conseil européen Herman Van Rompuy. Le dernier sommet UE-Afrique, tenu en 2010 en Libye, avait buté sur la question des migrations, face au peu d’empressement de l’Afrique à verrouiller ses frontières.

Ils s’engagent aussi à « consolider les efforts de lutte contre la traite des êtres humains » et à « renforcer la protection internationale de demandeurs d’asile et de personnes déplacées à l’intérieur d’un même pays ». En contrepartie de ces efforts réclamés surtout à la partie africaine, le plan d’action prévoit « de renforcer le lien entre le développement et les migrations ». Concrètement, les Européens ont promis d’intensifier « les efforts visant à réduire les coûts des envois de fonds » par les émigrés à leurs pays d’origine, et de « promouvoir les migrations légales et la mobilité ».

Cet accord « doit permettre d’éviter des tragédies comme celles de Lampedusa », l’île italienne au large de laquelle des centaines de migrants se sont noyés en octobre 2013, a relevé Herman Van Rompuy. La réorientation par l’UE de son aide au développement en faveur de la formation et de l’emploi des jeunes – 65 % de la population africaine a moins de 35 ans – va également dans le sens d’un frein aux flux migratoires. « Si nous nous concentrons sur la formation de nos populations, investissons sur elles, elles n’auront pas à venir via Lampedusa, elles viendront en avion et seront bien accueillies », a relevé la présidente de la Commission de l’Union africaine, Nkosazana Dlamini-Zuma, dans la conférence de presse de clôture du sommet.

Le Point

Marine Le Pen :« Pour sortir de l’euromondialisme il faut que le FN l’emporte »

Interrogée sur les élections européennes du 25 mai prochain, Marine Le Pen a déclaré que « si le FN arrive en tête, ce sera un signal extraordinaire pour le gouvernement. Ça voudra dire que les Français ne veulent pas de l’UE, qu’ils n’en veulent plus telle qu’elle a été construite »

Une fois de plus Marine Le Pen a dénoncé ce qu’elle appelle les échecs de l’UE : « Maîtrise des frontières en matière d’immigration, lutte contre l’insécurité, augmentation du chômage de masse et de la pauvreté », a-t-elle énuméré. « Il faut admettre que c’est un échec », conclut Marine Le Pen.

« Et pour sortir de cet euromondialisme, il faut que ce soit le FN qui arrive en tête, affirme-t-elle. Chaque nation, si elle avait la maîtrisé de son économie de sa monnaie, ferait mieux que l’UE. Sous le franc, ça allait mieux« .

RTL

L’Union européenne va dans la mauvaise direction pour 68 % des européens

La dernière enquête Ipsos European Pulse portant sur l’état de l’opinion de plus de 8 000 personnes dans dix pays européens (Allemagne, Belgique, Espagne, France, Grande-Bretagne, Hongrie, Italie, Pays-Bas, Pologne et Suède), fait ressortir qu’en moyenne deux tiers (68 %) d’entre elles pensent que les choses en Union européenne vont dans la mauvaise direction. Le pessimisme est le plus élevé en Espagne, en Italie et en France, où près de trois quarts des sondés (respectivement 76 %, 77 % et 77 %) estiment que les choses en Europe vont dans la mauvaise direction tandis qu’il est moindre en Pologne, en Hongrie et en Allemagne, où 61 % des sondés partagent ce sentiment.

A noter que dans six pays (Pologne, Hongrie, Belgique, Espagne, Italie et France), les citoyens sont aussi inquiets de l’évolution de leur propre pays. Seuls les sondés allemands, britanniques et suédois sont plus optimistes sur leur situation nationale.
L’influence de l’UE est très grande et généralement perçue comme négative dans de nombreux domaines

Globalement, les sondés estiment que l’impact de l’UE a été plus négatif que positif dans tous ces domaines politiques (économie, emploi, immigration). Ils se montrent particulièrement négatifs s’agissant de son influence sur les finances publiques nationales et la capacité des gouvernements à prendre des décisions servant les intérêts de leur pays, mais moins s’agissant de son impact sur la vie de tous les jours.

Seule une minorité de personnes interrogées souhaitent quitter définitivement l’Union européenne (18 % en moyenne). L’option qui emporte le plus d’adhésion est de rester dans l’UE en réduisant ses pouvoirs (34 %). À peine plus d’un tiers souhaitent un renforcement des pouvoirs de l’UE (18 %) ou l’adoption d’une politique visant à créer un gouvernement européen unique (également 18 %).

Il existe toutefois des différences significatives entre les pays. Ainsi, les Suédois, les Britanniques et les Néerlandais sont les plus favorables à la sortie de l’UE ou à la réduction de ses pouvoirs (respectivement 69 %, 68 % et 68 %). Ils sont également les plus nombreux à penser que les mouvements anti-européens remporteront les prochaines élections européennes dans leur pays (respectivement 60 %, 56 % et 57 %).

Ipsos

Les eurosceptiques marquent des points au Royaume-Uni

Lors d’un débat télévisé, le chef de file des eurosceptiques britanniques Nigel Farage (UKIP) a tenu la dragée haute au libéral et européiste Nick Clegg en surfant sur la question du maintien du Royaume-Uni au sein de l’UE.

« Si un référendum [sur le maintien du Royaume-Uni à l’intérieur de l’UE] devait avoir lieu aujourd’hui, une majorité de Britanniques répondraient clairement non ». Le débat commença sur cette estocade de Nigel Farage. « Le peuple le plus à même à gouverner le Royaume-Uni est le peuple britannique », a-t-il poursuivi.

Nick Clegg a rétorqué de son côté qu’il n’était pas possible de profiter de tous les avantages de l’UE, tout en étant en dehors de l’Union. « Dans un monde dominé par l’incertitude, le nombre fait la force. C’est pourquoi nous devons rester dans l’UE, » a-t-il assené.

Le Royaume-Uni est le théâtre d’une poussée d’euroscepticisme ces dernières années. Des personnes, comme Nigel Farage, affirment que l’UE coûte d’une part de l’argent aux contribuables (le pays est un contributeur net) et est illégitime d’autre part.

Les acteurs des milieux financiers et des affaires ont alerté à plusieurs reprises les politiques sur les conséquences économiques qu’engendrerait une sortie de l’UE. Dernièrement, un rapport commandité par l’industrie automobile nationale estime que 92 % des entreprises du secteur automobile serait pour le maintien du pays au sein de l’Union, car plus intéressant pour leurs chiffres d’affaires – un nombre brandi avec enthousiasme par Nick Clegg lors du débat.

Les premières sources d’inquiétude de l’électorat britannique – entre autres, l’immigration de travailleurs en provenance d’Europe centrale et orientale ou encore le sentiment de ne pas avoir le contrôle sur le processus législatifs au sein des institutions européennes, a pesé en faveur des propos du populiste et souverainiste. Celui-ci a en effet lourdement insisté sur le rapatriement des compétences européennes au niveau national.

« Ce qui compte à la fin, ce n’est pas ce que je pense, mais ce que les Britanniques pensent », a déclaré Nigel Farage. « Nous devons mettre sur pieds un référendum juste. Mais la classe politique n’en veut pas, car ils pensent que [les Britanniques] pourraient donner la mauvaise réponse ».

Nick Clegg a alors contre attaqué et qualifié les campagnes antieuropéennes de « fantasmes » tout autant qu’alarmistes. Selon lui, le Royaume-Uni devrait lutter pour son adhésion au sein de l’UE et non s’échiner en permanence à la détruire.

Le quotidien The Guardian a publié, hier soir, les résultats d’un sondage suite au débat : jusqu’à 69 % des sondés ont désigné Nigel Farage comme gagnant. Un autre sondage mené par pollster YouGov illustre la même tendance avec 68 % de répondants qui donnent UKIP comme gagnant.

Le débat donne le coup d’envoi de plusieurs semaines de campagnes fiévreuses portant sur le futur britannique au sein de l’UE. Les derniers sondages indiquent que l’UKIP arriverait en deuxième position dans le cadre des européennes et obtiendrait 20 sièges, alors que le parti travailliste est en tête des sondages et capitaliserait 27 sièges. Le parti conservateur et actuellement au gouvernement ne serait accrédité pour sa part que de seulement 18 sièges. Quant aux libéraux, ils ne prendraient que 2 sièges.

EurActiv

L’UE s’engage à fournir 352 millions d’euros à la République centrafricaine

L’Union européenne s’engage à mettre 352 millions d’euros à la disposition de la stabilisation et du relèvement de la République centrafricaine  pour cette année et l’année prochaine, dans le cadre d’une approche globale (humanitaire, stabilisation, développement, militaire), a annoncé mercredi la Commission européenne à l’occasion d’un mini-sommet pour le dossier de la République centrafricaine .

Le mini-sommet qui a eu lieu à Bruxelles en marge du sommet UE (Union européenne) – UA (Union africaine), a « solennellement appelé tous les Centrafricains à déposer les armes ».

Tous les Centrafricains doivent « oeuvrer collectivement en faveur du dialogue, de la réconciliation et de la paix » pour leur sortie de la crise, ont souligné dans un communiqué les participants au mini-sommet qui représentent 26 pays européens et africains impliqués dans l’aide humanitaire ou l’assistance sécuritaire en RCA.

China.org