« Économisez 30 % sur votre main d’œuvre grâce à l’Europe et au détachement de personnel»

«À vos problèmes de main-d’œuvre, nous avons la solution ! Économisez 30 % grâce à l’Europe et au détachement de personnel». Cette publicité roumaine diffusée en France résume l’attrait du statut européen de travailleur détaché.

Polonais, Allemands, Roumains ou encore Portugais, ils seraient entre 360.000 et 440.000 employés en France sous ce statut, indique dans son rapport le sénateur Éric Bocquet (CRC). Les employés détachés déclarés ne représentent que la partie visible de l’iceberg.

Les autres, les non-déclarés, seraient en effet deux fois plus nombreux, entre 220.000 et 300.000. Ils contournent pour la plupart la règle européenne et seraient payés «au mieux» selon les règles du pays d’origine.

Vu les charges sociales imposées aux entreprises françaises, il n’est toutefois pas nécessaire de frauder pour trouver un intérêt au statut. Le droit européen permet «l’optimisation sociale». Le travailleur détaché peut ainsi continuer de cotiser à la Sécu de son pays d’origine.

La différence de coût entre un travailleur français et polonais se monte alors à près de 30 %.

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Complément – Laurence Parisot : «Soyez cosmopolites» (2008, convention du Medef)

Nigel Farage : «L’Union européenne est le nouveau communisme» (vidéo)

17 avril- Parlement européen – Intervention du député anglais libéral-conservateur Nigel Farage :

[Note : la vidéo contient des erreurs de traduction parfois importantes, mais toutefois sans conséquences majeures sur le sens général. On regrettera cependant l'amateurisme très répandu des sous-titrages et des traductions "maison" sur internet]

  • [ex : "death bell" = sonner le glas, et non le tocsin]
  • ["resort to the level of common criminals" = s'abaisser au niveau de criminels de droit commun, et non "venir au banc de..."]
  • ["take away money from" n'est pas "faire de l'argent sur le dos de"]
  • ["en dépit frontal" n'a aucun sens (= en rupture)]
  • etc…

«(…) Il est ô combien ironique de voir le Premier ministre russe commenter vos actions et dire : « Je ne peux que les comparer aux décisions prises par les autorités soviétiques. Cette Union européenne est le nouveau communisme. Son pouvoir est sans limite. Elle crée une marée de misères humaines.  Plus tôt elle sera balayée, mieux ce sera. »

Socialistes&Démocrates de l’U.E. : « une société riche de tous ses membres »

Dans le cadre de l’initiative Relancer l’Europe du Groupe Socialistes&Démocrates (S&D), Lyon a accueilli un événement-débat intitulé « Intégration – Mieux vivre ensemble ».

Le président du Groupe S&D a demandé une nouvelle approche de l’immigration et de l’intégration.

« Confrontés à la montée dans toute l’Europe du populisme, de la xénophobie et de la discrimination, nous devons prendre d’urgence des initiatives en faveur d’une Europe qui favorise l’intégration fondée sur la solidarité et l’égalité des droits pour tous »

«Le moment est venu de replacer au premier rang des priorités notre appel pour une Europe du mieux vivre ensemble. »

« Des millions d’Européens vivant aujourd’hui dans différents pays de l’UE ne bénéficient pas des mêmes droits que leurs concitoyens, alors que leurs familles sont établies depuis deux ou trois générations dans leurs pays d’accueil ou qu’ils y ont grandi.

Cela doit changer et nous devons faire en sorte qu’ils se sentent de vrais Européens et de vrais citoyens, et parties prenantes au projet européen. »

Hannes Swoboda a poursuivi en demandant des actions résolues dans trois domaines : « Pour que les droits fondamentaux, le bien-être social, la solidarité et la justice redeviennent le noyau dur des préoccupations de l’Union européenne, nous devons prendre trois types d’initiatives :

  • élargir l’accès à la citoyenneté,
  • réviser la politique de l’UE en matière d’immigration et
  • pratiquer la tolérance zéro à l’égard de la discrimination. »

« Les immigrants ne doivent pas être considérés comme des travailleurs étrangers, ils doivent bénéficier des mêmes droits que les autres et en particulier des droits fondamentaux au travail et des droits sociaux.

L’accès à l’emploi, à l’éducation, à la santé et aux autres services sociaux est crucial pour une intégration optimale et l’obtention, à long terme, des meilleurs résultats pour les économies de nos pays. »

« Par ailleurs, nous devons accorder le droit de vote aux élections locales aux ressortissants étrangers résidant à long terme dans un Etat membre. En outre, ils devraient pouvoir opter pour la double nationalité. »

« Enfin, nous devons prendre des mesures ciblées pour lutter contre toutes les formes de discrimination. L’UE dispose de règles claires interdisant toute forme de discrimination à caractère raciste, national ou fondée sur l’origine ethnique. Nous devons pouvoir sanctionner toute violation de ce principe. »

Sylvie Guillaume, vice-présidente du Groupe S&D qui a accueilli le débat lyonnais, a déclaré :
«Au moment où la crise économique frappe le plus durement les personnes vulnérables, les migrants sont les premières victimes des discriminations car ils appartiennent à des cultures différentes et sont souvent traités comme des citoyens de deuxième classe.

Nous, sociaux-démocrates, pensons que des changements sont nécessaires et doivent rapidement être traduits en actes.»

«Nos priorités pour promouvoir l’intégration concerne l’économique et le social: l’accès à l’éducation et aux services publics non-discriminatoires (santé, logement, transport) et la lutte contre le chômage sont de la plus haute importance pour aider à combattre les divisions sociales. C’est pourquoi nous devons adopter d’urgence la directive anti-discrimination qui est bloquée par le Conseil depuis 2009. »

« Les défis économiques et le manque de réponses politiques génèrent une frustration croissante et font le lit du populisme et des extrémismes.

Notre réponse à l’extrême droite, à l‘intolérance et aux fondamentalismes religieux c’est davantage de solidarité, de justice et de cohésion sociale.

« Nous plaidons enfin pour une société ouverte, pluraliste, riche de tous ses membres, dans laquelle chacun ait sa place, qu’elles que soient son origine, sa culture ou ses croyances religieuses »

 Site du groupe Socialistes&Démocrates de l’U.E. 

Le jour d’avant : l’Union européenne est-elle dans le même état que l’URSS en 1988 ?

La crise n’en finit pas d’affaiblir l’Europe, mais personne n’imagine vraiment que l’union pourrait se dissoudre. Et pourtant… en 88 avant la chute de l’URSS, personne n’envisageait l’effondrement de la superpuissance…

Atlantico : L’ancien dissident soviétique Vladimir Boukovski théorisait déjà en 2005 l’idée que l’Union Européenne, de par son gigantisme administratif et sa nomenclature technocratique, était en train de devenir une nouvelle URSS. Les actualités récentes vous incitent-elles à partager ce constat ?

Jacques Sapir : La comparaison entre l’URSS et l’Union Européenne est souvent faite. En réalité, l’URSS était la descendante de l’Empire tsariste, alors que l’UE se présente comme une nouvelle construction institutionnelle. [...] Le véritable point sur lequel une comparaison porte c’est la nature toujours plus anti-démocratique de l’UE et bien entendu de l’URSS. En ce qui concerne l’UE, c’est par la tendance à transférer de la légitimité des États-Nations vers des instances supra-nationales qui ne sont ni élue ni responsable devant des élus, que se marque le caractère anti-démocratique. En fait, c’est la négation du principe de souveraineté, qui fonde celui de légitimité, qui est en cause.

Jean-Robert Raviot : [...] Au cours des dix dernières années, on a le sentiment d’une construction européenne à marche forcée. Les résultats négatifs des référendums français, néerlandais et irlandais ont été circonvenus. Le message des urnes a été méprisé et ignoré. [...] Il n’y a bien sûr ni police politique, ni norme idéologique officielle dans l’UE. Il n’empêche que le « déficit démocratique » est abyssal ! Récemment, un projet de la Commission européenne (révélé par le Daily Telegraph) consistant à financer des équipes de « trolls » pour contrer l’euroscepticisme dans les réseaux sociaux et influencer les opinions publiques pendant la campagne des élections de 2014, renseigne bien sur la conception que se font les technocrates de Bruxelles de la démocratie délibérative…

L’analogie qui me paraît la plus remarquable entre l’UE de 2013 et l’URSS de 1990 est l’impuissance du politique, impuissance qui a pour effet d’accroître presque mécaniquement le pouvoir des bureaucraties. [...]

Dans la quasi-totalité des pays de l’UE, les élites – gouvernants, parlementaires, faiseurs d’opinion et responsables économiques et financiers – tiennent le même discours « pro-européen ». La poursuite de la construction européenne continue d’être présentée comme le sens de l’histoire, le meilleur remède à tous nos maux. Nous souffririons donc d’un « déficit d’Europe »… Ce discours ne passe plus auprès des opinions publiques. Il ressemble à ces vieux slogans soviétiques sur l’avenir radieux qui continuaient, en 1990-1991, à être scandés, mais qui étaient devenus totalement obsolètes. « Plus d’Europe » ? Mais 90% de notre législation est déjà élaborée par l’UE !

Les élites n’ont pas compris que les peuples, dans leur majorité, assimilent désormais le discours « pro-européen » à un autoritarisme pur et simple, l’autoritarisme TINA, « There Is No Alternative » – il n’y a pas d’alternative à la rigueur. [...]

Atlantico

Kosovo: la Serbie veut plus de temps

La Serbie va demander à l’Union européenne de lui accorder plus de temps pour négocier un accord visant à mettre fin à la partition de son ancienne province du Kosovo, a déclaré aujourd’hui le vice-Premier ministre serbe, en promettant une poursuite du dialogue avec Pristina.

« Le gouvernement devrait proposer la poursuite immédiate et urgente des discussions (avec le Kosovo) », a dit Aleksandar Vucic, alors qu’expire le délai de réflexion accordé par Bruxelles à Belgrade.
Le plan européen, au terme duquel Belgrade renoncerait à une enclave peuplée par 50.000 Serbes dans le nord de son ancienne province à majorité albanophone, « ne prend pas en compte nos intérêts élémentaires et ne devrait pas être signé », a insisté le vice-Premier ministre.

Le plan européen suscite beaucoup d’opposition en Serbie, où le Kosovo est considéré comme le berceau de la nation serbe et de la foi orthodoxe. Son rejet compromettrait l’ouverture de pourparlers sur l’adhésion de Belgrade à l’Union européenne.

Le Figaro

Comment l’Union Européenne prépare la destruction de notre mémoire au nom du droit à l’oubli

oubli destruction mémoire

Au nom du droit à l’oubli, quel patri­moine pour l’Europe de demain ?

Pour éviter que de grands opé­ra­teurs pri­vés du web (Google, Facebook etc.) puis­sent conser­ver et uti­li­ser des don­nées per­son­nel­les, la Commission euro­péenne et le Parlement euro­péen se pré­pa­rent à adop­ter, pour le prin­temps 2013, une solu­tion radi­cale : un règle­ment qui obli­gera tous les orga­nis­mes publics et pri­vés à détruire ou à ano­ny­mi­ser ces don­nées une fois que le trai­te­ment pour lequel elles auront été col­lec­tées sera achevé, ou passé un court délai. La com­mis­sion veut ainsi assu­rer aux Européens un droit à l’oubli qui garan­ti­rait le res­pect de leur vie pri­vée.

Suite et commentaires sur le blog Histoire.

Hausse de 10 % de demandeurs d’asile au sein de l’UE en 2012

Toujours plus de demandeurs d’asile

En 2012, 332 000 personnes ont demandé l’asile dans un pays de l’Union européenne, soit une hausse de près de 10% par rapport à 2011.

Les 332 000 demandeurs d’asile sont essentiellement des nouveaux demandeurs (90%) et ont fait leur demande majoritairement en Allemagne (23%), en France (18%) et en Suède (13%), devant le Royaume-Uni et la Belgique (8% chacun). En tout, ces cinq États concentrent plus de 70% des demandes. Les réfugiés venaient d’abord d’Afghanistan (8%) et de Syrie (7%).

L’Essentiel