Europe fédérale et despotisme éclairé

France Culture – Le Secret des Sources – 5 novembre 2011 :

« [...] Dans les élites européennes et depuis longtemps, vous pouvez entendre dire qu’il faudra y aller pour créer une Europe unie, peut-être une Europe fédérale si c’est le but ultime, mais une Europe qui pèse dans le concert géopolitique du XXIème siècle, il faudra y aller peut-être (j’ai entendu ça de la bouche de plusieurs responsables européens en privé), peut-être faudra-t-il y aller par une sorte de despotisme éclairé.«  — Ana Navarro-Pédro, correspondante à Paris pour l’hebdomadaire portugais Visão

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France-Culture

(Merci à Romégas)

Un Français sur trois tenté par le retour au Franc

Sondage exclusif ATLANTICO/IFOP : 32% des Français sont en faveur d’un retour au Franc. Moins qu’il y a un mois, mais beaucoup plus qu’en début d’année. Une tendance particulièrement marquée dans les catégories populaires, où un adulte sur deux veut que la France quitte l’euro. Et ce, malgré le quasi-consensus des politiques et des médias en faveur de la monnaie unique. [...]

Ce score est également très faible par rapport à l’Allemagne, où 60% des citoyens veulent revenir au mark. On conserve donc une véritable dichotomie entre les deux pays.

Atlantico

Grèce : abandon officiel du projet d’un référendum sur le plan européen

Athènes a officiellement abandonné l’idée de soumettre à un référendum le plan de sauvetage financier mis au point le 27 octobre par l’Union européenne. Proposée à la « surprise générale » par le Premier ministre grec, Georges Papandréou, cette consultation faisait l’objet de vives critiques.

C’est le ministre grec des Finances, Evangélos Vénizélos, qui l’a confirmé aux chefs de file de la zone euro Dans un communiqué, Evangelos Venizelos a ainsi confirmé auprès du dirigeant de l’eurogroupe Jean-Claude Juncker, du Commissaire aux affaires économiques Olli Rehn et de Wolfgang Schauble, l’intention affichée la veille par le Premier ministre Georges Papandréou. Il a aussi souligné que le gouvernement briguerait vendredi soir la confiance « pour obtenir le plus grand consensus possible » politique « avec la formation d’un gouvernement en ce sens. »

L’objectif est de garantir la mise en œuvre des procédures d’application » de l’accord de désendettement de la Grèce conclu par la zone euro à Bruxelles la semaine dernière qui « garantit la place du pays dans la zone euro, respecte les sacrifices du peuple grec et ouvre la perspective d’un retour de l’économie à la normale », a souligné monsieur Vénizélos.

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Les millions perdus de l’Europe (Vidéo)

Les aides financières attribuées par Bruxelles ont parfois des utilisations détournées qui mettent en jeu des millions d’euros.

L’enquête commence sur une petite île danoise où un agriculteur a construit des pistes de ski sur ses terres grâce aux subventions européennes. Elle se poursuit en Normandie où le responsable d’une laiterie a été mis en examen pour une fraude de plusieurs millions d’euros.

De cette escroquerie portant sur un commerce de beurre frelaté on remonte jusqu’à la mafia italienne qui fabriquait la matière grasse chimique. En Calabre, on découvre un chantier d’autoroute financé par l’argent européen, dont l’achèvement est repoussé d’année en année depuis quinze ans… Mais que peut faire l’Europe pour lutter contre ces fraudes et ces abus ? À Bruxelles, les réalisateurs constatent que d’anciens commissaires européens se reconvertissent dans le conseil d’entreprises privées, ce qui soulève la question des conflits d’intérêt.

Un documentaire sans concession sur les vices de forme de certains règlements et sur l’absence de contrôle efficace. »

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Comment « enseigner l’Union européenne » à un demi-milliard de personnes ? (Vidéo)

L‘élargissement notable de l’Union européenne en 2004 a été un jalon important dans l’unification du continent. Mais au moment où la crise de la dette menace de déchirer l’Union européenne, combien d’Européens pensent encore comme des Européens?

Le Parlement européen a appuyé un plan pour développer ce qu’il appelle, “La dimension européenne dans l‘éducation”, pour favoriser une éducation européenne dans les Etats de l’Union.

Il exhorte aussi les États membres de l’Union à inclure, dans leurs propres écoles, un enseignement sur l’Union Européenne.

Au Royaume-Uni, les euroseptiques vont jusqu‘à comparer ce plan à l’endoctrinement nazi, à de la propagande, à un lavage de cerveau des jeunes, qui soutiendrait l’idée d’une Union européenne « super-Etat”.[...] Euronews – 28/10/2011


Le Nigeria a demandé à l’Europe d’accueillir les ex-rebelles dans des formations professionnelles

Le Nigeria a demandé à l’Europe d’accueillir les ex-rebelles dans des formations professionnelles pour accompagner le programme d’amnistie et de réinsertion lancé en 2009.

Pauvreté, sous-développement et pollution des États producteurs de pétrole du Delta du Niger (la région comprend 8 États, Bayelsa, River, Akwa Ibom et Delta States sont les principaux) conduisent le Mouvement pour l’émancipation du delta du Niger (MEND), non exempt d’éléments criminels et mafieux, à déclarer la guerre à l’industrie pétrolière en 2006. S’en suivent enlèvements et attaques contre le personnel des compagnies, sabotage des infrastructures, pompages illégaux avec en corolaire une baisse significative de plus de 20% de la production pétrolière qui assure environ 95% des revenus d’exportation du pays et des recettes fiscales de l’État.

SlateAfrique

(Merci à Zatch)

Banques françaises en Algérie : « Quand l’euro n’est pas là, les bénéfices pleuvent »

Fortement chahutées depuis l’été dernier sur les marchés boursiers en raison de leur exposition à la dette grecque, les banques françaises, installées en Algérie depuis une dizaine d’années, y enregistrent une forte progression de leur activité et de leur rentabilité.

Dans le sillage du relèvement du seuil du capital minimum, l’accroissement substantiel de leurs ressources a placé les banques françaises activant sur le marché algérien, dans une situation plus confortable par rapport aux règles prudentielles. C’est ce qui leur permet tout d’abord d’afficher et de réaliser des objectifs ambitieux en matière de développement de leurs réseaux. BNP Paribas et Société Générale sont les plus en vue dans ce domaine avec pour chacune d’entre elles plus de 60 agences opérationnelles et des objectifs d’une dizaine d’ouvertures par an. Natixis est un peu en retrait avec une vingtaine d’agences en activité et un objectif de 30 agences en 2013.

A l’image de l’ensemble des banques privées, les opérateurs français se plaignent des freins imposés au développement de leurs réseaux. Le PDG de la Société Générale Gerald Lacaze le soulignait encore récemment : «Nous avons actuellement une dizaine d’agences qui attendent leur agrément par la Banque d’Algérie, les délais de délivrance de ces autorisations restent pour nous une source de frustration et un frein au développement rapide de notre activité.»

UNE RENTABILITE ELEVEE

Une situation qui n’empêche pas les banques françaises de développer rapidement leur activité et de faire des bénéfices. Société Générale Algérie qui revendique la place de 1ère banque privée avec plus de 275 000 clients annonce un bénéfice de 3,4 milliards de dinars en 2010, en forte progression par rapport aux 2,5 milliards de dinars enregistrés en 2009 et 1,5 milliard en 2008. Le PDG de la Société Générale ne perd aucune occasion de préciser que les fonds propres de sa banque dépassent largement le montant du minimum légal et sont actuellement proches de 20 milliards de dinars ajoutant que la totalité des bénéfices réalisés par sa banque sont réinvestis en Algérie. Dans son rapport annuel pour 2010 publié l’été dernier le PDG de BNP Paribas El Djazair.

Laurent Dupuch, annonce le franchissement du cap des 100 000 clients actifs. La progression de l’activité de la filiale algérienne du groupe français se poursuit à un rythme soutenu illustré par des dépôts en hausse globalement de 19% pour atteindre 121 milliards de dinars, une collecte de l’épargne qui augmente de plus de 38% en 2010 et des engagements en progression également de plus de 22%. La rentabilité est au rendez-vous avec un bénéfice net de 4 milliards de dinars en hausse de 16%. Du côté de Natixis, c’est le directeur du réseau Tayeb Bouacha qui affirmait dernièrement que « la filiale algérienne est l’une des expériences les plus réussies dans la zone Moyen-Orient-Afrique». Il précise que l’exercice 2010 «a répondu parfaitement aux objectifs que nous nous étions fixés en termes de progression d’activité et de rentabilité».

En chiffres cela s’est traduit à la fin de l’année 2010 par un encours global de l’ordre de 80 milliards de dinars répartis en crédits directs avoisinant les 40 milliards de dinars et un total de crédits par signature hors bilan dépassant les 40 milliards de dinars, ce qui représente une évolution respective de l’ordre de +22% et +15% par rapport à l’exercice 2009. Comme pour l’ensemble des banques privée présentes sur le marché algérien, «les résultats enregistrés en matière d’opérations de commerce extérieur sont très positifs, notamment les Credoc et acceptation qui ont progressé de 15%». [...]

Le Quotidien d’Oran

Les Marocains, champions de la binationalité en Europe

La magazine Yabiladi devient Zmag, la «marque d’une identité assumée». Dans ce premier numéro une enquête sur les naturalisations des Marocains en Europe. 59 400 Marocains ont acquis une nationalité de l’un des pays de l’Union européenne en 2007 dont 43% la nationalité française.

Le Maroc mesure aujourd’hui l’atout que représente une diaspora.

Extrait de l’éditorial :

Aujourd’hui, le beur, le zmagri, le bi-national, l’enfant d’immigré, doit faire voler en éclat ces termes qui n’existent que pour marquer la différence. Zmag est un sursaut de fierté pour ce que nous sommes, produits d’une histoire, de mouvements migratoires, de contextes socio-économiques particuliers, d’environnements politiques parfois hostiles.

A l’heure où des milliers d’indignés sortent d’Athènes à Wall Street pour dire «basta !» à l’injustice et rappeler qu’ils existent, il nous appartient, à nous aussi, de dénoncer la ghettoïsation identitaire, la dictature de l’assimilation, l’appauvrissement imposé de notre richesse culturelle. Etre en paix avec sa double identité, respectueux de la différence, voilà un grand pas vers la dignité. Lorsque l’on retrouve sa dignité, tous les préjugés, tous les quolibets sonnent comme un vieux refrain désuet.

Page 18 : Les Marocains bénéficient également d’une identité compatible avec la bi-nationalité. «La marocanité est faite d’appartenances multiples et concentriques : le douar, la tribu, un ensemble de tribus …», souligne Zoubir Chattou. Pour le chercheur, une nouvelle nationalité vient se surajouter aux précédentes identités. Elle ne perturbe pas le jeu identitaire des Marocains.

Zmag

Tunisie : L’UE verse 4 milliards d’euros pour soutenir l’économie

L’Union européenne a décidé d’octroyer à la Tunisie un financement de 4 milliards d’euros pour soutenir l’activité économique de la Tunisie de 2011 à 2013, a annoncé l’ambassadeur de l’UE à Tunis, Adrianus Koetsenruijter.

Ce montant, sous forme de crédits et de dons, devrait promouvoir le développement régional et renforcer les petites et les moyennes entreprises, a précisé M. Koestsenruijter, lors de sa visite jeudi à la région de Gafsa (sud). Selon le responsable européen, ce financement provient de plusieurs institutions financières européennes, notamment la Banque européenne d’investissement (BEI).

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Accord discret Turquie-UE : des turcs « vont avoir un rôle » dans les politiques et la législation de l’Union

Un accord-clef entre la Turquie et la commission européenne a été signé en toute discrétion le 28 septembre dernier par le ministre des affaires étrangères turc, Egemen Bagis, et le vice-président de la Commission européenne en charge des affaires administratives, Maroš Šefčovič.

Celui-ci marque une nouvelle étape dans le processus d’adhésion du pays asiatique : en effet, des experts turcs seront détachés auprès de la Commission européenne. Le ministre turc, dans un communiqué envoyé aux députés européens, est on ne peut plus clair : « En d’autres mots, les Turcs vont avoir un rôle dans la formation des futures politiques et législations européennes. »

Il poursuit : « Le réseau créé dans les couloirs de la commissions européenne et des institutions entre bureaucrates turques et eurocrates, va non seulement contribuer à une compréhension mutuelle, mais va également balayer les erreurs de perception et les préjugés contre l’adhésion de la Turquie dans les pensées et le cœur de certains Européens. »

Le député néerlandais Geert Wilders a porté cet accord à la connaissance du public et l’a vivement dénoncé par la même occasion.

Rappelons que les Français sont majoritairement hostiles à l’adhésion turque à l’UE .

L’Acropole.info

(Merci à Gaël)