93 : la «diversité» quitte la liste UMP-Nouveau Centre

Madi Seydi et Sonia Imloul se sont retirées avec fracas de la liste UMP-Nouveau Centre du 93, en lice aux régionales. Elles se plaignent de ne pas être en position éligible. Elles en sont d’autant plus indignées qu’elles sont femmes et «issues de la diversité».

«C’est une liste karchérisée», tempête Madi Seydi, porte-parole des Jeunes UMP et reléguée à une place non-éligible sur la liste (28e). «La femme à abattre», comme elle s’autoproclame, vient de faire un bond de la 6e à la 28e sur la liste.

L’autre femme rétrogradée, c’est Sonia Imloul. Elle a intégré le Nouveau Centre en 2008, au moment des municipales. Dimanche dernier, dans la matinée, elle a décroché son téléphone pour dire «non». Elle n’accepte pas sa relégation à la 12e place alors qu’on lui avait promis, dit-elle, de figurer en position éligible (au-delà de la 4e place, les chances d’être élu sont minces).

«Je ne comprends pas. Des gens qui sont sur le terrain, qui ont de l’expertise et de l’analyse, n’auront pas, pour des raisons obscures, la chance de pouvoir faire quelque chose». Et pourtant, le staff du Nouveau Centre, après les Européennes, avait fait miroiter une place éligible à Sonia Imloul.
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Un maire PS compare les jeunes UMP aux «jeunesses hitlériennes»

Réagissant au vol et au détournement de ses photos personnelles sur le site Facebook, le maire socialiste d’Angoulême, Philippe Lavaud, a comparé les jeunes UMP aux «jeunesses hitlériennes».

Dans un entretien au quotidien régional La Charente Libre publié jeudi, Philippe Lavaud s’emporte, cette fois, clairement contre «des méthodes de voyous en col blanc et une certaine jeunesse dorée de l’UMP». «Si nous étions pendant la Seconde guerre mondiale, elle ferait partie des jeunesses hitlériennes», a-t-il alors ajouté.

Cause de son courroux: la diffusion d’une dizaine de photos personnelles et de photos de vacances, présentées sous la forme d’un diaporama d’une page Facebook intitulée «Lavaud, les Angoumoisins ne veulent plus de toi». Sont également publiées 34 photos du maire dans le cadre de ses fonctions, dont une image au côté de Ségolène Royal, la présidente (PS) de Poitou-Charentes. Les photos sont accompagnées d’insultes personnelles et d’attaques sur sa gestion de la ville.

L’UMP Charente, «choquée», s’est fendue, à son tour, d’un communiqué: «Oser ce genre de comparaison est absolument indigne d’un élu de la République», dénonce l’équipe départementale, qui a condamné l’utilisation des photos du maire sur Facebook. Elle réclame «ses plus vives excuses» et «se réserve le droit de saisir la justice».

Source : Libération

« Ce dérapage est parfaitement inadmissible »

Addendum du 11/01 à 15h35 : C’est au tour du Nouvel Obs de s’émouvoir des propos de Jacques Myard.

La gauche veut-elle faire remonter l’UMP dans les sondages ?

Addendum du 10/01 à 22h50 : Rue 89, site majeur de la gauche française, reprend notre information sous le titre « Jacques Myard et les « jeunes Gaulois », dérapage incontrôlé ». Non pas en ironisant sur le communiqué hallucinant et maladroit des MJS mais en en rajoutant une couche.
Désormais, donc, la simple évocation des difficultés d’emploi des jeunes Français non-issus de la diversité est interdite par la Gauche et constitue un « dérapage ».

« Le député UMP Jacques Myard estime que « nos jeunes Gaulois », c’est-à-dire « ceux qui portent des noms français », ont autant de mal que les jeunes qui « n’en portent pas » (de nom français), à trouver du travail. Il l’a dit et répété dans un débat télévisé sur France24 face à Laurianne Deniaud, présidente des jeunes socialistes. »

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http://www.dailymotion.com/video/xc6j3t


Lu sur le site du Mouvement des Jeunesses socialistes :

Laurianne Deniaud, présidente du Mouvement des Jeunes Socialistes et Jacques Myard, député UMP étaient face à face sur France 24 pour débattre sur le thème de l’identité nationale. A cette occasion, Jacques Myard a déclaré : « Nos jeunes Gaulois ont autant de difficultés (…) Ceux qui portent des noms français ont autant de difficultés que ceux qui n’en ont pas! ».

Ce dérapage est parfaitement inadmissible et démontre (s’il fallait encore le prouver) que ce débat n’a fait que libérer une parole raciste et xénophobe dans ce pays. Jacques Myard résume très certainement une pensée très commune à l’UMP : la France qu’ils veulent, c’est la Gaule de Vercingétorix !

source

Un autre « dérapage » de Myard passé inaperçu :
« Mes ancêtres les Gaulois combattaient nus » (vidéo)

Bussereau dérape à son tour sur les harkis

Le secrétaire d’Etat aux Transports a qualifié de « harkis » les centristes présents sur la liste de son adversaire, Ségolène Royal, lors des régionales en Poitou-Charentes. Il s’est depuis excusé.

L’association SOS Racisme s’est dite jeudi, 4 février, dans un communiqué, « consternée » par les propos du secrétaire d’Etat aux Transports, Dominique Bussereau, qui a qualifié mercredi de « harkis » la liste de son adversaire socialiste aux élections régionales en Poitou-Charentes.

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Les noms de Sarkozy et Alliot-Marie cités dans une affaire d’espionnage

Histoire d’espionnage sur fond de règlements de comptes politiques… Patrick Baptendier, un ancien gendarme mis en examen, a reconnu avoir enquêté sur l’homme d’affaires Jacques Dupuydauby pour le compte du groupe Bolloré, son ennemi juré. Il a révélé qu’un policier de la DST lui aurait «dit “qu’il fallait y aller” sur Dupuydauby, qu’il y aurait Sarkozy en 2007, que le clan des chiraquiens tomberait». Michèle Alliot-Marie, Renaud Muselier et Alain de Pouzilhac, ancien directeur de Havas, apparaissent au détour de l’affaire. Le groupe Bolloré confirme avoir sollicité un cabinet privé pour une enquête sur un proche de M. Dupuydauby, mais dément toute illégalité.

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(Merci à Olympe)

Régionales : diversification difficile des listes UMP

Lu dans Le Point :

L’UMP a laborieusement entériné samedi les listes de la majorité pour les régionales en multipliant les appels à l’unité, comme pour tenter de faire oublier les polémiques nées de l’appel contre l’acquittement de Dominique de Villepin dans l’affaire Clearstream. Des tractations ont été nécessaires jusqu’à tôt samedi matin pour assurer des places d’éligibles aux représentants des petites formations alliées et à ceux de la diversité (jeunes, immigrés d’origine), au prix de beaucoup de mécontents, et les discussions se poursuivent encore sur certaines fins de listes.

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