Madi Seydi et Sonia Imloul se sont retirées avec fracas de la liste UMP-Nouveau Centre du 93, en lice aux régionales. Elles se plaignent de ne pas être en position éligible. Elles en sont d’autant plus indignées qu’elles sont femmes et «issues de la diversité».
«C’est une liste karchérisée», tempête Madi Seydi, porte-parole des Jeunes UMP et reléguée à une place non-éligible sur la liste (28e). «La femme à abattre», comme elle s’autoproclame, vient de faire un bond de la 6e à la 28e sur la liste.
L’autre femme rétrogradée, c’est Sonia Imloul. Elle a intégré le Nouveau Centre en 2008, au moment des municipales. Dimanche dernier, dans la matinée, elle a décroché son téléphone pour dire «non». Elle n’accepte pas sa relégation à la 12e place alors qu’on lui avait promis, dit-elle, de figurer en position éligible (au-delà de la 4e place, les chances d’être élu sont minces).
«Je ne comprends pas. Des gens qui sont sur le terrain, qui ont de l’expertise et de l’analyse, n’auront pas, pour des raisons obscures, la chance de pouvoir faire quelque chose». Et pourtant, le staff du Nouveau Centre, après les Européennes, avait fait miroiter une place éligible à Sonia Imloul.
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Dans un entretien au quotidien régional La Charente Libre publié jeudi, Philippe Lavaud s’emporte, cette fois, clairement contre «des méthodes de voyous en col blanc et une certaine jeunesse dorée de l’UMP». «Si nous étions pendant la Seconde guerre mondiale, elle ferait partie des jeunesses hitlériennes», a-t-il alors ajouté.
Le secrétaire d’Etat aux Transports a qualifié de « harkis » les centristes présents sur la liste de son adversaire, Ségolène Royal, lors des régionales en Poitou-Charentes. Il s’est depuis excusé.