Dominique Rousseau, professeur de droit à Paris 1, donne ses solutions pour sortir de la crise politique actuelle

Dans le journal de 13h de France-Inter, Dominique Rousseau, professeur de droit à Paris 1, analyse la crise politique dont l’affaire Cahuzac est le révélateur, et envisage des solutions pour y remédier :

Marine Le Pen réclame la démission du gouvernement

Marine Le Pen a réservé sa première réaction à i>TELE, réclamant une démission du gouvernement à la suite de l’allocution de François Hollande. Elle a également demandé à ce que l’Assemblée soit dissoute, affirmant que la « liste des affaires » après celle de Jérôme Cahuzac était « maintenant trop longue ».

Affaire Cahuzac: « un cadeau inespéré fait à tous les populismes »

Pour Pascal Bruckner, écrivain et philosophe, cette affaire « dévalorise totalement la parole politique, c’est-à-dire que quand un homme politique dit blanc tout le monde pensera qu’il dit noir ». Il y voit un « cadeau inespéré fait à tous les populismes de droite et de gauche ».

Les députés UMP face à la radicalisation de leurs militants : « La base est chauffée à blanc pour des alliances avec le FN »

Du terrain, les députés UMP disent ressentir une certaine crispation, une situation qui se tend, particulièrement ces dernières semaines. Sur les marchés de sa circonscription de la Manche, Philippe Gosselin, comme certains de ses collègues, affirme recevoir de plus en plus de « paroles très directes », quand Benoist Apparu (Marne) note « davantage de reproches et d’agressivité qui se traduit par une recherche de bouc émissaire : le chef d’entreprise, le banquier, l’étranger ou nous, les politiques ».

[...] Avant même ce second tour, un autre élu UMP dressait ce constat lapidaire :

« Pour les municipales et les régionales, le vrai problème, c’est le Front national. »
« La base des militants est chauffée à blanc pour des alliances avec le FN et je ne vois pas qui pourra empêcher ça », tranche même cet ancien ministre.

Une radicalisation que constate aussi M. Gosselin, à qui les militants demandent chaque jour « d’être plus offensif, de tirer dans le tas », soit « une opposition forte, à la hauteur de leur exaspération » pour Mme Dion. Surpris, et presque amusé, M. Darmanin voit déjà les premiers effets concrets de cette colère du peuple de droite : à plus d’un an des élections municipales, ses électeurs lui envoient déjà spontanément de l’argent pour la prochaine campagne.

Le Monde

Face au FN, le «front républicain» va de plus en plus mal

Le «front républicain», constitué pour faire barrage au FN, donne de sérieux signes de fatigue et apparaît de moins en moins efficace. La dernière élection partielle dans l’Oise en est une illustration.

«Tel qu’il est entendu par les électeurs, le front républicain devient une sorte de syndicat des sortants, une sorte de mot d’ordre pour maintenir un dispositif politique», explique à l’AFP l’ancien président de SOS Racisme, Malek Boutih.

Avec la forte poussée de la candidate frontiste, Florence Italiani, entre les deux tours de la législative partielle de l’Oise — de 7.249 à 13.190 voix, de 26,5% à 48,6% — beaucoup se demandent si des électeurs du PS, éliminé au premier tour, sont allés voter FN.

«S’il est probable» que Florence Italiani a «bénéficié du soutien d’abstentionnistes de premier tour» , «l’analyse objective» du scrutin «conduit à penser qu’une part significative de ces électeurs gagnés au second tour provient des rangs de la gauche», affirme Jérôme Fourquet (Ifop) dans une note diffusée mardi. […]
Côté UMP, le débat semble tranché. Depuis les cantonales de mars 2011, le parti n’appelle plus à voter à gauche contre l’extrême droite, au motif notamment que le PS est l’allié du Front de gauche et des communistes. Une position définitive ? «Globalement, moi je vote républicain contre le FN», a récemment lâché Jean-Pierre Raffarin. […]

Le Parisien (Merci à Lilib )

Municipales : le FN veut des alliances locales avec l’UMP dans le Gard et le Vaucluse

Les députés Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard comptent bien asseoir leur popularité locale, et celle du Rassemblement bleu Marine (RBM), pour éparpiller les traditionnels soutiens de l’UMP.

Créer des listes d’union entre le Front national et des candidats UMP ou divers droite lors des municipales de 2014? Le sujet n’est plus tabou dans les fédérations frontistes du Vaucluse et du Gard. Les députés Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard comptent bien asseoir leur popularité locale, et celle du Rassemblement bleu Marine (RBM), pour éparpiller les traditionnels soutiens de l’UMP.

«Ici, on peut passer de l’UMP au FN très facilement», assure la députée du Vaucluse. Dans ces départements où Marine Le Pen a recueilli ses meilleurs suffrages lors de la présidentielle de 2012, la benjamine de l’Assemblée envisage «là où ce sera possible, une liste d’union des droites composée en bonne intelligence» car, selon elle, «des maires ne prendront pas le risque de laisser la gauche l’emporter». Elle ajoute qu’«avoir des élus présente l’intérêt de former des cadres et de préparer l’avenir. Les municipales ne sont pas un test idéologique. C’est un ancrage.» [...]

Le Figaro

Les sympathisants de l’UMP, et surtout du FN, pour des alliances aux municipales

Une majorité des sympathisants de l’UMP, et plus encore du Front national, serait favorable à des alliances locales au cas par cas entre les deux formations lors des élections municipales de mars 2014, selon un sondage de l’institut CSA pour le site internet Atlantico.

[...]

Chez les sympathisants UMP, 51% seraient favorables à des alliances locales avec le FN (16% « tout à fait favorables », 35% « plutôt favorables »). 42% sont hostiles à ce scénario (20% « tout à fait », 22% « plutôt opposés »). 7% sont sans avis.

Chez les sympathisants du Front national, 66% appellent de leurs voeux de telles alliances (37% y sont « tout à fait favorables », 29% « plutôt favorables »). 19% sont contre (9% « tout à fait », 10% « plutôt défavorables »). 15% ne savent pas. [...]

Le Point

Ciotti (UMP) : «Jamais la délinquance n’a été aussi élevée» (MàJ)

Le député Eric Ciotti (UMP) a affirmé que «jamais la délinquance n’a été aussi élevée», dans une interview au Journal du Dimanche.

Addendum : Qu’avez-vous pensé du livre de Laurent Obertone, “La France orange mécanique”, qui dénonce un climat ultraviolent en France ?

Ce livre décrit des réalités, mais pas toute la réalité. Si ce qui y figure correspond trop souvent à ce que connaissent nos concitoyens et s’il est exact que des territoires de non-droit existent en France, décrire pour autant un état généralisé de guerre civile me paraît caricatural et excessif. Paris-Match (Merci à william50)

J’aimerais que François Hollande arbitre entre la ligne Valls et la ligne Taubira.

M. Ciotti a cité une hausse de 15% des cambriolages en février 2013 sur un an, «et même plus 60?% à Paris», une augmentation de 6% de la délinquance de proximité et de plus de 4% des violences contre les personnes. «Tous les indicateurs sont au rouge, sans parler, hélas, des exemples tragiques qui se multiplient», comme à Marseille, en Corse, ou aussi «cette incroyable attaque de train dans l’Essonne», a poursuivi le député des Alpes-Maritimes.

Parlant d’«une situation totalement ahurissante» au sein du gouvernement, il affirme qu’«au premier plan, le ministre de l’Intérieur (Manuel Valls) dresse un écran de fumée» , tenant «des discours martiaux» et laissant «entendre que la gauche a fait sa révolution culturelle», tandis que la garde des Sceaux Christine Taubira «est en train de procéder à une véritable révolution pénale elle veut aménager les peines de prison ferme, limiter les comparutions immédiates». [...]

Europe 1 (Merci à Stormisbrewing)