A Paris, la primaire UMP débute dans un climat de suspicion (MàJ)

Bournazel accuse NKM de faire campagne hors délai

Le conseiller de Paris Pierre-Yves Bournazel, candidat à la primaire UMP pour les municipales à Paris, a accusé jeudi soir Nathalie Kosciusko-Morizet de prolonger sa campagne au-delà du délai autorisé, et a annoncé avoir saisi le conseil supérieur de la primaire.

« Aujourd’hui même, alors que la fédération nous avait expliqué que la campagne s’arrêtait ce soir (jeudi), Nathalie Kosciusko-Morizet organise des points de rencontre (…) dans tout Paris, où son équipe va continuer sa campagne vendredi, samedi et lundi, c’est-à-dire des points où l’on pourra accueillir les gens pour les faire s’inscrire et voter », a-t-il déclaré à l’AFP.

« On n’a jamais vu ça, dans une démocratie, que les jours de vote on pouvait continuer la campagne et continuer à faire inscrire et voter », a tempêté M. Bournazel.

L’entourage de Nathalie Kosciusko-Morizet a contesté toute entorse aux règles fixées par le conseil supérieur de la primaire.

Le premier tour de la primaire ouverte par voie électronique organisée par l’UMP pour désigner son candidat à la mairie de Paris doit s’ouvrir vendredi à 8H00, jusqu’à lundi 19H00 (avant un éventuel second tour du vendredi 7 juin au lundi 10). La campagne doit s’arrêter jeudi à minuit.

La favorite de la primaire Nathalie Kosciusko-Morizet a annoncé jeudi matin que des « points de mobilisation » seraient tenus par son équipe dans Paris « pendant tout le week-end ».

Le Point

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A quelques heures de l’ouverture du vote, l’ambiance se tend entre les candidats, sur fond de craintes de fraude et de contestation de l’allongement du délai d’inscription…

Rue d’Alger dans le Ier arrondissement, siège de la fédération parisienne de l’UMP. Les journalistes ont été conviés mercredi soir à assister à la remise de clefs électroniques aux candidats. Lundi 3 juin à 19 heures, il faudra utiliser simultanément ces quatre clefs pour obtenir le résultat du premier tour, qui s’ouvre vendredi matin. Voilà qui doit présenter aux plus soupçonneux une garantie contre la fraude, d’autant que le président de la fédération, le maire du XVe arrondissement Philippe Goujon, «ne dispose pas de clef». L’urne est scellée. «C’est assez émouvant», tente de convaincre un membre de la fédération. Tous sourires face aux caméras, deux des candidats, Pierre-Yves Bournazel et Jean-François Legaret ne cherchent pourtant pas à cacher leur agacement : contre leur volonté, la date maximum pour s’inscrire et voter a été repoussée à la fin du scrutin. [...]

Mais ce qui préoccupe le plus les «petits» candidats, c’est l’opacité du vote électronique. Jean-François Legaret le tweete à tour de doigts, comme ce jeudi 30 mai : «Je reçois de très nombreux témoignages de piratage du fichier des inscriptions» et «Tout ceci est de nature à remettre en cause la sincérité du scrutin». A l’opacité des fichiers de votants, auxquels Legaret accuse une partie de l’UMP d’avoir eu accès, la fédération de Paris oppose l’aval reçu par la CNIL – alors même que l’organisme en désapprouve le principe comme le rappelle Numerama. [...]

Libération

Baroin : face au FN, «il faut rétablir le barrage de Jacques Chirac»

L’ancien ministre François Baroin affirme dans un entretien à L’Express que l’UMP doit «rétablir le barrage établi par Jacques Chirac» face au Front national, en déplorant une «trop grande porosité» entre les deux partis et en demandant de revoir la stratégie du «ni FN-ni PS».

«Le FN, c’est l’extrême droite, l’ennemi irréductible des gaullistes, donc de l’UMP. Il faut rétablir le barrage établi par Jacques Chirac, qui a eu pour effet de faire éclater le FN en deux» en 1998, lors de la scission entre partisans de Jean-Marie Le Pen et Bruno Mégret, explique le député UMP de l’Aube, qui critique, en creux, la stratégie de Jean-François Copé.

«Il y a aujourd’hui, à la droite de l’UMP, une trop grande porosité avec les positions traditionnelles de l’extrême droite, que ce soit sur le protectionnisme, les sujets de société ou encore l’Europe», déplore l’ex-ministre de l’Economie (2011-2012). [...]

Libération

Chenva Tieu (UMP), favorable au mariage gay : « la Chine possède une supériorité mentale »

Chenva Tieu est un militant atypique de l’UMP, écarté de la primaire de l’UMP pour les municipales à Paris après avoir été déclaré inéligible pour un an par le Conseil constitutionnel. Dans un portrait du Point.fr, il s’explique :

« À l’UMP, tout le monde sait que je suis favorable au mariage pour tous. J’ai été hué, écarté, défoncé dans les médias. »

Ou encore, faisant allusion à son homosexualité et ses origines asiatiques : « On m’a accusé de communautarisme parce que je me suis présenté dans le 13e (un quartier à forte immigration asiatique, NDLR) et que je suis favorable au mariage gay. »

Mais avant de se lancer en politique, Chenva Tieu explique s’être préparé à « se faire essorer mentalement ». [...]

Selon lui, la France a encore beaucoup à apprendre de la Chine « qui possède une supériorité mentale, car elle pratique naturellement le triptyque passé-présent-futur en s’appuyant sur sa civilisation, son poids économique et le rang qui sera le sien dans le concert des nations ».

Rue89 et Le Point

Essonne : violent cambriolage chez le secrétaire de l’UMP 91

La fille du secrétaire départemental de l’UMP de l’Essonne Jacques Lebigre a été sérieusement blessée mardi matin par trois hommes qui se sont introduits par effraction au domicile familial à Soisy-sur-Seine (Essonne). La jeune femme, âgée de 20 ans, souffre de contusions multiples. Elle a reçu des coups de tournevis dans les jambes et a du avoir le cuir chevelu recousu à l’hôpital, à la suite de coups de poing portés à la tête.
Ses jours ne sont pas en danger.

Le parquet d’Évry a confirmé mardi que la victime a été violentée. Selon les premiers éléments de l’enquête, l’un des agresseurs lui portaient des coups pendant que les autres fouillaient la maison. Jacques Lebigre a expliqué que sa fille se trouvait à son domicile, lorsque trois hommes cagoulés sont entrés par effraction dans le pavillon. «Ils cherchaient du fric et sont devenus fous furieux» car ils ne le trouvaient pas, a-t-il ajouté. «Ils l’ont tabassée, menacée, l’ont même enfermée dans une armoire pendant quelques instants. Ils avaient entendu dire que j’avais une valise Vuitton remplie d’argent», a encore déclaré M. Lebigre, qui a été directeur de cabinet de l’industriel Serge Dassault lorsque celui-ci était maire de Corbeil-Essonnes.

Le Parisien

Attaquée par Guillaume Peltier, NKM le compare à Patrick Buisson et parle de « groupes issus du FN »

Elle était la grande favorite de la primaire UMP à Paris. Et se trouve finalement dans une position plus que délicate. Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate à la primaire UMP de Paris, tente ce 21 mai de relancer sa campagne en invitant les journalistes à un point-presse, à son QG, rue de la Lune dans le IIe arrondissement.

 

 

Le Lab

Christian Jacob (UMP) : «On peut tout à fait réduire le nombre de jours fériés en France»

Le mois de mai compte pas moins de quatre jours fériés cette année. Dans un contexte de crise économique, l’INSEE a sorti sa calculette : ces jours non-travaillés feraient perdre à la France 0,1% de PIB sur l’année. Faut-il alors, afin de soutenir l’activité économique, supprimer les jours fériés ?

La question était de retour ce lundi 20 mai de Pentecôte. Invité d’i>Télé, Christian Jacob, le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale et proche de Jean-François Copé, qui s’est dit favorable à un retour sur les 35 heures ainsi qu’à la fixation à 65 ans de l’âge légal de départ à la retraite, n’est pas contre la suppression de certains jours fériés.

« On ne travaille pas assez, on peut tout à fait réduire le nombre de jours fériés en France. Ca ne me choque absolument pas. »

Europe 1/Le Lab

Xavier Bertrand (UMP) critique le «gaucho-lepénisme» et condamne les «extrêmes» (MàJ)

L’ancien ministre UMP Xavier Bertrand estime qu’une «forme de gaucho-lepénisme est en train de se mettre en place» avec le ralliement à Marine Le Pen de déçus de François Hollande, dans une interview publiée dans le Journal du Dimanche.

Addendum 18/05 : Il pense que la droite aurait mieux fait que la gauche : «Nous n’aurions pas augmenté les impôts de 32 milliards, la TVA sociale serait en place. Nous aurions gardé la desfiscalisation des heures supplémentaires, baissé les dépenses publiques».Le Figaro

Le député de l’Aisne se prononce pour l’exclusion de l’UMP de tous les élus qui annoncent leur intention de s’allier au FN pour les municipales, citant Roland Chassain, maire UMP des Saintes-Maries-de-la-Mer.

Pensez-vous, comme François Fillon, que le FN doit être avant tout considéré comme un danger pour le pacte républicain ?

«Je n’ai jamais eu la moindre complaisance pour les extrêmes. Le FN m’avait même placé sur sa liste noire lors des dernières législatives ! La montée de madame Le Pen s’explique par les nombreux déçus de François Hollande qui la rejoignent, très en colère d’avoir été bernés. Une forme de gaucho-lepénisme est en train de se mettre en place. C’est quand la gauche est au pouvoir que le populisme monte le plus : c’est le prix du mensonge», déclare M. Bertrand. […]

Le Figaro ; Le Parisien

Claude Guéant aurait aussi reçu un virement « suspect » en provenance de Jordanie

Claude Guéant ne répond plus. Pris dans la tourmente des révélations du Canard enchaîné concernant des mouvements de fonds sur ses comptes, l’ancien ministre de l’Intérieur a choisi de ne plus s’exprimer. Et de ne plus se perdre dans des déclarations maladroites mettant en péril sa défense. Il réserve désormais ses explications aux juges d’instruction Serge Tournaire et René Grouman. Elles risquent d’être longues, au regard du résultat des perquisitions effectuées, le 27 février, au domicile et au cabinet d’avocats de l’ex-ministre.
[...]
L’Express est en mesure d’indiquer qu’un autre virement suspect a été découvert à la même occasion. Il s’agit cette fois d’une somme de 25 000 euros versée depuis la Jordanie, à l’origine inexpliquée. L’attention des juges est également retenue par des factures payées en liquide à partir de 2002. Le volume de celles-ci augmente singulièrement entre 2007 et 2009. Dès la perquisition, Claude Guéant fait référence à des primes de cabinet. Celles-ci ayant vu leur régime modifié depuis le début de 2002, l’explication laisse les enquêteurs sceptiques. Pourtant, c’est celle que réitérera l’ex-secrétaire général de l’Elysée lors de ses nombreuses interventions médiatiques. Chaque fois, il prend soin de préciser qu’en tout état de cause ces sommes n’ont rien à voir avec la Libye et un éventuel financement politique.

Pourtant, l’examen du portable de Claude Guéant permet la découverte de numéros répertoriés en lien direct avec la Libye. Y figure celui de Moussa Koussa, chef des services de renseignement du colonel Kadhafi, aujourd’hui réfugié au Qatar. On y trouve aussi « Zyad », le prénom de Takieddine, et le patronyme de Djouhri. Ce dernier, proche de Guéant depuis 2006, a eu plusieurs conversations avec lui peu de temps avant la perquisition. Enfin, quelques mots manuscrits se réfèrent à plusieurs rendez-vous avec Zyad Takieddine et Alexandre Djouhri, toutefois sans précision de date.
L’Express

Un militant UMP suspendu après une alliance avec le FN pour les municipales 2014 (MàJ )

13/05/13

Un militant UMP a été suspendu par son parti pour avoir noué une alliance avec le FN en vue des municipales de 2014 à Gamaches (Somme).
(…)

«Il n’y a pas d’exception à Gamaches sous prétexte qu’il y a un maire communiste à éliminer», ajoute Jérôme Bignon, qui dénonce une «erreur politique et tactique».

Arnaud Cléré affirme qu’il continuera sa campagne sous l’étiquette divers-droite. Sa liste comportera six affiliés au FN (trois encartés, trois sympathisants), sur 23 places.

DNA.fr


11/05/13

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Les alliances entre l’UMP et le FN pour les municipales, la direction de l’UMP les rejette en bloc. Mais sur le terrain, c’est plus compliqué. Comme dans ce cas évoqué ce samedi 11 mai par le Courrier Picard.

A Gamaches, dans la Somme, le candidat représentant local de l’UMP et à la tête de la liste « Gamaches ensemble », a annoncé au quotidien avoir passé un accord avec le délégué cantonal du Front national.

L’idée est de faire liste commune dès le premier tour, pour battre la gauche et en particulier Jacques Pecquery, maire communiste de la ville de 2.800 habitants.

Le Courrier Picard évoque la possibilité d’inscrire six noms du FN sur une liste de 21, « deux cartés et quatre sympathisants ».

[...]

« L’alliance avec le FN est indispensable pour gagner la mairie, le FN fait un score plus élevé que l’UMP lors des derniers scrutins. »

Pour les municipales, Arnaud Cléré ne s’inquiète pas. S’il est privé de l’étiquette UMP, il avance qu’il n’aura pas de candidat du parti de Jean-François Copé face à lui :

« Je connais bien le terrain, il n’y aura pas de liste officielle UMP ici. Et dans la liste Gamaches ensemble, ça va de l’UDI au FN. Pour ma part, je suis soutenu par le MPF, mouvement pour la France, je vais me rapprocher d’eux. »

A Gamaches, c’est le FN qui a fait la démarche d’aller vers l’UMP, indique l’un de ses représentants, Mariel Houyelle :

« C’est nous qui sommes allés à la rencontre du candidat de la droite pour en finir avec trente ans de mairie de gauche. »

[...]

La colère de Jérôme Bignon

« Je vais faire le ménage », a annoncé Jérôme Bignon, secrétaire départemental du comité de l’UMP de la Somme. « Je suis sidéré. Je n’accepterai jamais d’alliance avec le Front national. Nous n’avons aucune valeur commune avec ce parti. C’est l’honneur de l’UMP de le dire. Je ne peux pas empêcher une initiative individuelle, mais à ce moment-là son auteur n’est plus à l’UMP. Si mon parti devait un jour changer de ligne, alors c’est moi qui quitterais l’UMP. »

Lelab

Des colleurs d’affiches de l’UMP agressés à Suresnes

Dans la nuit de samedi à dimanche, trois jeunes militants UMP ont été pris à partie en pleine campagne d’affichage à Suresnes (Hauts-de-Seine). Ils ont été attaqués peu après 22h30, le long de la rue Huche, alors qu’ils placardaient les toutes nouvelles affiches raillant le premier anniversaire de la présidence de François Hollande.

(…) Le Parisien