Présidence de l’UMP : Copé propose de nouvelles élections en 2014

Addendum

- Jean-François Copé, président de l’UMP, a annoncé dimanche un référendum interne à l’UMP en janvier pour demander aux militants s’ils veulent réformer les statuts et revoter pour leur président après les municipales de 2014. [...] Ce référendum comportera deux questions, a-t-il dit : « êtes-vous d’accord pour que nous réformions nos statuts ? » et « je vous propose de remettre à la disposition des militants mon mandat au lendemain des élections de 2014″, au lieu de 2015, son échéance statutaire. [...] – Le Point / AFP

- Rachida Dati : «Si on se prend une tôle aux municipales, il faudra que nos dirigeants rendent des comptes»

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Marine Le Pen : Le droit des femmes recule à cause d’une «immigration massive»

Sur France 3, la présidente du FN a également renvoyé dos à dos l’UMP et le PS, coupables, à ses yeux, de la même politique d’immigration.

Réfutant le terme de «sans-papiers» qui réduit «le problème à une situation administrative», elle a tranché : «Ce sont des clandestins, ils violent la loi française.»

Sur France 3, Marine Le Pen, présidente du FN, a assuré : «Le droit des femmes est en train de reculer, notamment à cause d’une immigration massive qui porte en elle une vision, une culture des fondamentalistes qui ont de la femme une vision absolument dépréciée, qui ont pour les femmes le plus grand mépris et l’expriment de manière quotidienne. Oui, l’insécurité qui touche les femmes augmente.»

Interrogée sur les conclusions de l’Observatoire national de l’islamophobie dénonçant à la mi-novembre une hausse «inquiétante» d’actes islamophobes, elle a dénié «tout sérieux, toute crédibilité, toute légitimité à cette association prosélyte», financée «par M. Soros, le grand manitou de la mondialisation et de la loi de la jungle».

Quand M. Valls en régularise 30 000, notamment ceux qui travaillent, «il répond aux exigences du Medef». «Le PS main dans la main avec le grand patronat, ça peut en étonner certains. Moi, en tout cas, ça ne m’étonne pas», a conclu Marine Le Pen.

Le Point (Merci à chris381891)

UMP. La fin de la «droite honteuse» : «Mission impossible» ?

Analyse de Jean-Yves Camus, chercheur associé à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), sur la situation à l’UMP. Il y voit l’opposition entre un «courant libéral» et un «pôle identitaire» qui n’étaient unis que par le «charisme et la personne» de Nicolas Sarkozy.

Dans cette course-poursuite entamée depuis déjà vingt ans au moins, la quatrième droite des années 2000, nationale-populiste, néo-étatiste, oscillant entre laïcisme assimilationniste et ethno-différentialisme, le parti de Marine Le Pen donc, conserve l’avantage de l’antériorité et de la non-participation au système. La porosité des électorats UMP et FN est avérée.

Toutefois, sur la sécurité, les électeurs les plus droitiers préféreront le rétablissement de la peine de mort à la tolérance zéro. Sur l’immigration, son arrêt total, voire l’inversion des flux migratoires, à la simple maîtrise des flux.

Et sur l’identité nationale, l’affirmation de la fracture ethnique au nationalisme républicain et autoritaire de la Droite forte. Elaborer un nouveau «logiciel» idéologique susceptible de ramener la quatrième droite nationale-populiste à un étiage de l’ordre de 10 % est, pour l’UMP, un impératif.

M. Fillon ne pouvant s’accorder avec M. Copé sur les moyens d’y parvenir, sans doute Nicolas Sarkozy voit-il pour lui une seconde chance d’y arriver.

Il faudrait alors qu’il décide de briser le monopole frontiste sur une des trois idées phares qui rapprochent la base des deux partis : la préférence nationale, la limitation légale de la liberté de culte de l’islam ou l’immigration zéro. Autant dire : mission impossible.

Le Monde

Morin : « interdits de Vichy déverrouillés » (Vidéo)

Le président du Nouveau centre, Hervé Morin, estime qu’un certains nombre d’interdits liés au régime de Vichy ont été « déverrouillés », conduisant à « une droitisation, non pas de l’UMP, mais de la société française ». « On arrive dans une génération qui est déverrouillée d’un certain nombre d’interdits », a constaté l’ancien ministre de la Défense dans un entretien mardi à TV5 Monde.

« Vichy avait créé des interdits et la droite française, grosso modo, ne pouvait pas se permettre d’être sur un certain nombre de thèmes brutaux que l’on peut retrouver à travers l’idée de Nation, d’étrangers, de frontières et qui avaient des relents de cette période de l’histoire », explique-t-il. « Mais aujourd’hui, une grande partie de l’électorat, tant dans les milieux populaire que bourgeois, s’est affranchie de cette période parce que c’est loin, que cela fait partie de l’histoire », a-t-il jugé. [...]

Le Figaro

Et Hervé Morin connait bien cette époque, puisque selon ses dires, il a assisté de ses yeux au débarquement en Normandie :

Racisme: Hortefeux définitivement relaxé

La relaxe de l’ancien ministre UMP Brice Hortefeux après sa sortie sur un militant d’origine arabe en 2009 est devenue définitive aujourd’hui, la Cour de cassation ayant rejeté le pourvoi du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap).

La polémique était née en septembre 2009, avec la diffusion par lemonde.fr d’une vidéo où l’ancien ministre de l’Intérieur tenait des propos ambigus en posant avec un jeune militant, Amine, né de père algérien, lors de l’université d’été de l’UMP à Seignosse (Landes).

Le Figaro

«Il n’y a franchement pas de quoi se réjouir de la chute de la maison UMP»

Pour Philippe Sage, «sympathisant d’extrême-gauche», c’est le Front national qui devrait avant tout tirer profit du duel Copé – Fillon. Il s’inquiète de la tournure prise par les évènements.

Si l’UMP implose, comment ne pourrait-elle pas l’être, tant personne d’un tant soit peu sérieux, ne voit l’UDI devenir, demain, un rempart à la formation lepéniste. Et voilà pourquoi, quand on se dit républicain, il n’y a franchement pas de quoi se réjouir de la chute de la maison UMP. Tant elle est lourde de conséquences pour l’avenir même de notre pays.

Ainsi donc, Dominique Reynié avait vu juste, quand il y a plus de deux ans déjà, dans une tribune publiée par le quotidien «Le Monde » en date du 3 août 2010, il écrivait que »la droite était menacée d’un séisme en 2012».

Soit une implosion de l’UMP, avec – je le cite – «la renaissance d’un parti centriste plus fort qu’aujourd’hui, récupérant une partie des forces passées à l’UMP en 2002» (ce que nous observons avec, donc, l’UDI de Jean-Louis Borloo) et comme de bien entendu, un grand vainqueur, voire même le seul, j’ai nommé : le Front national. […]

La pédagogie, ça veut dire prendre son temps. Le temps d’expliquer. Mais quand on a pour seul but la victoire aux élections, quelles qu’elles soient, parce qu’il en va de la survie de sa formation politique, on s’en passe, n’est-ce pas ! […] Mais c’est bien cette politique-là, en pratique depuis trente ans, qui rend effectivement, et à terme, la victoire du Front national structurellement inéluctable. Continuez donc sur ce chemin qui n’en est pas un, et demain, elle l’aura enfin sa victoire, éclatante parce que par les urnes, l’extrême-droite française.

Le Nouvel Obs

Seine-Saint-Denis. Vote des étrangers : la gauche s’impatiente

C’était l’engagement n° 50. « J’accorderai le droit de vote aux élections locales aux étrangers. » La promesse du candidat Hollande résonne sans doute avec plus de force en Seine-Saint-Denis, dont un habitant sur cinq est un étranger en situation régulière. Mais François Hollande, aujourd’hui président, a repoussé la mesure à plus tard.

Ici, associations et élus de gauche ne veulent plus attendre et multiplient les initiatives. Depuis deux mois, le Parti radical de gauche (PRG) fait signer une pétition, comme vendredi à Aulnay. « Nous avons déjà recueilli 5000 signatures », souligne Ahmed Laouedj, élu aulnaysien et patron du PRG 93. D’autres idées émergent. Jeudi, les élus Europe Ecologie du conseil régional ont milité pour une large « votation citoyenne », procédé cher à la Ligue des droits de l’homme.

Au Parti communiste, la revendication est ancienne. Depuis 2004, la sénatrice Eliane Assassi a défendu au moins à cinq reprises un amendement en ce sens dans l’Hémicycle. Et des référendums locaux ont déjà eu lieu à Stains ou à La Courneuve. « Ce sera l’un des axes pour les municipales de 2014 », promet Hervé Bramy, secrétaire départemental du PC.

Dans les rangs du PS, après Mathieu Hanotin et Razzy Hammadi, un autre député s’empare du sujet. Daniel Goldberg, député de la 10e circonscription, vient d’écrire à des élus du centre et de la droite. Son objectif : gagner quelques soutiens supplémentaires à un éventuel projet de loi.

« Peut-être avons-nous en Seine-Saint-Denis une responsabilité plus importante qu’ailleurs. La question est sensible, auprès des fils et petits-fils de ceux qui sont arrivés en France et sont encore privés du droit de vote. Cela permettrait que les maires soient élus par plus de monde, cela renforcerait la cohésion sociale », argumente Daniel Goldberg.

(…) Le Parisien