Le député Alain Marsaud sur l’Ukraine et BHL lors d’une commission à l’assemblée nationale (vidéo)

Le député Alain Marsaud lors d’une série de questions de députés pendant l’audition de Laurent FABIUS par la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale.

« je voulais vous poser une question concernant la responsabilité d’un de nos amis (…) monsieur Bernard-Henri Lévy dans les opérations de Kiev, mais je ne la poserai pas compte tenu de la présence de la presse »


source : extrait de l’émission Travaux en Séance sur LCP diffusée le 16 04 2014

TV Libertés : entretien exclusif avec le président du parlement russe, la Douma (Vidéo)

TV Libertés a pu mener cet entretien exceptionnel avec Serguei Narychkine, président de la Douma et numéro 3 du régime russe.

Principaux sujets : La mémoire russe de la première guerre mondiale, le devenir des relations franco-russes et la crise ukrainienne.

Bagarre à la nouvelle assemblée d’Ukraine (vidéo)(màj)

mise à jour du 9 avril 2014


Serhiy Sobolev, l’auteur du projet de loi, est issu de Batkivchtchina (Patrie), le parti du président par interim et du Premier ministre. “Nous avons aussi renforcé, les peines punissant la trahison, les attaques contre les institutions de l‘État, et les tentatives de renverser le gouvernement. Les peines de base vont de 5 à 8 ans d’emprisonnement et de 15 ans à la prison à la perpétuité pour la trahison.”

source : euronews

Ukraine : Un journaliste et militant du parti nationaliste Svoboda retrouvé mort

Un journaliste et militant du parti nationaliste ukrainien Svoboda (Liberté) a été retrouvé mort, portant des traces de tortures, un jour après avoir été enlevé, a annoncé le parti dimanche.

Le corps de Vassili Serguïenko, un journaliste militant d’extrême droite, a été retrouvé samedi dans un bois près du village de Vygraïev, dans le centre du pays, à quelque 120 km au sud-est de Kiev, selon un communiqué du parti.

Vassili Serguïenko présentait « des traces de tortures » et de blessures au couteau et avait « le crâne enfoncé », selon Svoboda, qui précise qu’il avait été enlevé devant chez lui vendredi soir par trois inconnus qui l’avaient fait monter de force dans une voiture.

Le parquet local a confirmé la découverte du corps du journaliste, sans donner plus de précisions en raison de « l’enquête en cours ».

Selon Svoboda, Vassili Serguïenko avait récemment fait état de menaces à son encontre, et son meurtre pourrait être lié à des articles qu’il avait écrits au sujet d’un puisant homme d’affaires de la région, que le parti ne nomme pas.

Outre ses activités journalistiques, il était un militant actif de Svoboda et avait participé aux manifestations pro-européennes de Kiev qui ont débouché sur la chute du régime ukrainien pro-russe fin février.

Sud Ouest

Guerre économique USA vs Russie en Ukraine/Crimée (vidéo)(màj)

mise à jour du 7 avril 2014 :

La Suisse qui ne s’associe pas aux sanctions internationales contre la Russie :

source : rts.ch


fermeture (temporaire) des Mac Do en Crimée :

source : euronews – 4 avril 2014

augmentation de 80% des prix de Gazprom en Ukraine :

source : euronews – 5 avril 2014

bonus : un jeune nationaliste membre du Secteur Droit, se restaurant :

L’Ukraine accuse Ianoukovitch et la Russie d’être impliqués dans la tuerie de Maïdan (màj)

Mise à jour du 04 avril à 01 H 05

Le procureur général, le ministre de l’intérieur et le chef des services de sécurité ukrainiens ont présenté, jeudi 3 avril, les premières conclusions de l’enquête sur les tueries qui ont lieu sur Maïdan, la place de l’Indépendance, pendant le soulèvement qui a abouti à la chute du président Viktor Ianoukovitch. Au plus fort des violences, du 18 au 20 février, près de 90 personnes avaient été tuées.

Membres des Berkout, dont certains avaient été « filmés par des médias en train de tirer à balles réelles, y compris au fusil à lunette, sur la foule » (source : La Presse.ca, 26.02.2014)

Selon Valentin Nalivaïtchenko, chef des services de sécurité ukrainiens, « des agents du FSB [les services secrets russes] ont participé à la planification et à la mise en œuvre de la soi disant opération anti-terroriste ». M. Nalivaïtchenko a également précisé que Viktor Ianoukovith « a donné l’ordre criminel (…) autorisant l’usage des armes contre les manifestants ». « Tout a été coordonné par des membres des forces de l’ordre » a insisté le ministre de l’intérieur, Arsen Avakov.

Le FSB a immédiatement démenti implicitement avoir été impliqués dans ces tueries, selon l’agence publique Ria Novosti. (…)

Plus tôt dans la matinée, douze membres des anciennes forces spéciales antiémeutes, les « Berkout », principaux acteurs de la répression, avaient été interpellés. « Il s’agit d’une unité baptisée ‘unité noire’, dédiée aux opérations spéciales, qui a distribué des armes, dont des fusils de snipers » , a déclaré le procureur général d’Ukraine, Oleg Makhnitski.

Le Monde


Mise à jour du 30 mars à 18 H 45

Le site américain The Daily Beast affirme détenir des documents visuels qui démontreraient que les tueurs de la place Maïdan, en février 2014, étaient des membres de l’unité Alpha du SBU (Service de sécurité d’Ukraine), formés par les forces spéciales russes.

« (…) La plupart des photographies qui accompagnent cet article ont été prises le 20 février, et elles paraissent révéler la vérité sur qui a effectué des tirs sur la place de l’Indépendance ce jour-là (…). Les photos partagées exclusivement avec The Daily Beast montrent une unité d’élite anti-terroriste connue sous le nom de l’équipe Alpha dans la cour du quartier général du redouté Service de sécurité de l’Ukraine, le SBU, se préparer pour la bataille. Le siège du Service, haut de sept étages, occupe un bloc urbain entier et se trouve à seulement trois rues de la place Maïdan.

La SBU est le successeur de la branche ukrainienne du KGB de l’époque soviétique et il maintient toujours des liens exceptionnellement étroits avec Moscou. Pendant de nombreuses années « les fonctionnaires dirigeants du SBU sont venus du KGB », dit Boris Volodarsky, un ancien officier du renseignement militaire russe, auteur du livre L’usine à poison du KGB. Il ajoute que les services de renseignement de la Russie, maintenant connus sous le nom du FSB, ont fait en sorte de maintenir, au cours des années, une infiltration en profondeur de leur homologue ukrainien et de veiller à ce que leurs « agents et associés restent en place ». Cela a été facile à faire pendant la présidence Ianoukovitch, pro-russe.

Une source du renseignement américain dit que « depuis l’éclatement de l’Union soviétique, les services de sécurité occidentaux ont considéré Kiev comme étant le territoire du FSB ». Des instructeurs des forces spéciales russes ont formé des unités Alpha. (…) »

Article complet : The Daily Beast

Quelques photographies : The Daily Beast


Mise à jour du 14 mars à 12 H 55

  • Alexandre Iakimenko, ex-directeur du service de sécurité ukrainien (SBU), auteur des accusations relayées par les médias russes, est un membre du clan Ianoukovitch. Il est visé par les sanctions économiques décrétées par l’Union européenne.

« Tous les avoirs et toutes les ressources économiques détenus ou contrôlés par des personnes reconnues responsables de s’être approprié illégalement des fonds publics ukrainiens ou violé les droits de l’homme en Ukraine doivent être gelés », lit-on dans un communiqué diffusé par l’UE.

Source : RIA Novosti

  • Les avoirs et comptes bancaires d’Alexandre Iakimenko ont été gelés par la Suisse.

Source : ATS (via Arcinfo.ch)

  • En février 2014, Alexandre Iakimenko lançait « une opération antiterroriste en Ukraine » contre les protestataires anti-Ianoukovitch. Les policiers ukrainiens étaient autorisés à tirer à balles réelles.

Source : RIA Novosti 1 et RIA Novosti 2

  • En cette occasion, des « opérations spéciales » baptisées « Bumerang » et « Hvylya » étaient planifiées, auxquelles étaient alloués des snipers.

Source : Ukraine Investigation

(Merci à @Ambact)


Mise à jour du 13 mars à 16H50

L’ex-directeur du service de sécurité ukrainien (SBU) Alexandre Iakimenko a expliqué mercredi sur la chaîne Rossia 24 qui avait tué les manifestants et les policiers dans le centre de Kiev pendant les émeutes, écrit jeudi le quotidien Rossiïskaïa gazeta.

« Les coups de feu ont été tirés du bâtiment de la Philharmonie, supervisé par un coordinateur du Maïdan, Andreï Paroubi. Personne ne pouvait pénétrer dans le bâtiment sans son autorisation. Le 20 février, des tireurs d’élite et des hommes avec des fusils automatiques ont tiré depuis ce bâtiment. Ils ont soutenu l’action de force contre les policiers, qui étaient déjà démoralisés et fuyaient car on leur tirait dessus comme des lapins », a déclaré Alexandre Iakimenko.

« Le feu a été ouvert sur ceux qui attaquaient les policiers. Ils ont également commencé à subir des pertes. Et tout cela venait du bâtiment de la Philharmonie. Quand la première vague de tirs a cessé, des témoins ont vu 20 personnes en tenue spéciale sortir de ce bâtiment. Ils portaient des sacs spéciaux pour le transport d’armes, y compris des fusils à lunette. Les spécialistes l’ont remarqué. Tous possédaient des fusils AK avec visée optique », a poursuivi l’ex-directeur du SBU.[...]

Article complet : Ria Novosti


Mise à jour du 6 mars à 16 H 50

Un ou plusieurs snipers ayant tiré sur les manifestants d’Euromaïdan s‘étaient installés dans le siège de la banque d’Ukraine, à Kiev. Les enquêteurs y ont découvert des douilles correspondantes aux balles retrouvées dans les corps des victimes. Ce sont par ailleurs les mêmes balles qui ont servi pour attaquer les forces anti-émeutes et les opposants. Mais qui a fait appel à ces tireurs ?

Dans un entretien piraté entre les chefs de la diplomatie estonienne et européenne, Urmas Paet fait part à Catherine Ashton d’une rumeur qui accuse les membres de l’actuelle coalition d’avoir commandité ces attaques.

Article complet : Euronews


Les tireurs d’élite qui ont tiré sur les manifestants et la police à Kiev auraient été embauchés par les dirigeants Maidan, selon une conversation téléphonique entre le chef des affaires étrangères de l’UE, Catherine Ashton, et le ministre des Affaires étrangères estonien, qui a vient d’être mise en ligne. (…)

RT.com

Ukraine : le Parlement vote le désarmement des milices paramilitaires (vidéo)(maj 5)

mise à jour du 2 avril 2014 à 22H00 :

Ukraine : l’étau se resserre autour des groupes paramilitaires

Le Parlement a voté ce mardi le désarmement des groupes paramilitaires qui ont participé à la chute du président Viktor Ianoukovitch en février. Parmi les groupes visés figure Pravy Sector, le mouvement d’extrême-droite, dont le leader est candidat à la présidentielle du 25 mai.


source complète : euronews.com


mise à jour du 29 mars 2014 à 20H15 :

Les partisans du mouvement nationaliste paramilitaire ukrainien Pravy Sektor ont continué vendredi matin de manifester devant le parlement. Ils exigent la démission du ministre de l’Intérieur après la mort d’un de leurs responsables lors d’une fusillade avec la police.


source : 20 minutes


mise à jour du 26 mars 2014 à 16H00 :

Article complet : Le chef du groupe d’extrême droite Pravy Sektor tué en Ukraine sur Euronews


mise à jour du 25 mars 2014 à 16H00 :

Il y a quelques jours le 16 mars, Alexander Mouzitchko annonce dans cette vidéo qu’il figure sur une liste noire d’opposants à éliminer et qu’il va surement mourir.

(merci à dinulipatti)


article original :


source : Russia Today

Olexandre Mouzitchko, dit Sachko Le Blanc, a été tué dans la nuit de lundi à mardi dans l’ouest du pays, selon les déclarations du service de presse de la police locale à l’agence russe Itar-Tass mardi. Ce responsable régional du mouvement d’extrême droite ukrainien Pravy Sektor aurait été tué lors d’une fusillade avec les policiers, selon le ministère de l’Intérieur, cité par l’AFP. « Olexandre Mouzitchko a été tué à minuit heure locale dans le café Dzhereltse du village de Barmaki, à Rivne, non loin de son domicile », a rapporté la police. « Beaucoup de monde se trouvait dans le café, une enquête est en cours afin de collecter des témoignages. Personne n’a encore été interpellé », d’après Itar-Tass. Un conflit aurait éclaté entre plusieurs groupes dans l’établissement, avant de se poursuivre dans la rue, où ce leader nationaliste a été abattu de plusieurs balles. D’après l’AFP, citant le ministère de l’Intérieur, Olexandre Mouzitchko aurait toutefois été tué par des policiers venus l’arrêter.

article complet : sudinfo.be


source : pravyi.sektor.europa

Ukraine : un sondage ne corrobore pas l’image présentée des leaders jusqu’à présent (vidéo)


sources : socis.kiev.ua et pour la traduction points-de-vue-alternatifs.com

Vitali Klitshko renonce à la présidentielle :

source : Sipa Media

Petro Porochenko sur wikipédia Fr , En et Ru :
- Selon le magazine Forbes, il serait le 13e homme le plus riche d’Ukraine, avec une fortune estimée à 1,8 milliard de $ en 2013.
- Il est l’un des principaux financiers de la Révolution orange.
- À la suite de l’élection de Viktor Iouchtchenko à la présidence, Porochenko est nommé secrétaire du Conseil national de sécurité et de défense d’Ukraine. En septembre 2005, à la suite de la crise de confiance consécutive aux soupçons de corruption dans le milieu politique ukrainien, ce poste lui est retiré par le président Iouchtchenko. Le gouvernement de Ioulia Tymochenko, rivale de Porochenko, doit également démissionner.
- En mars 2006, Petro Porochenko est réélu au parlement au sein de la coalition Notre Ukraine. Il préside la Commission des finances et des banques.
- Depuis février 2007, il préside le Conseil de la Banque nationale d’Ukraine
- Le 7 octobre 2009, il est proposé au poste de ministre des Affaires étrangères par le président Iouchtchenko11, et est officiellement nommé par le Parlement deux jours plus tard. Le 12 octobre 2009, le président le réintègre dans le Conseil national de sécurité et de défense. Poroshenko soutient la candidature de l’Ukraine à l’OTAN.
- Bien que son portefeuille de ministre lui soit retiré par le président Viktor Ianoukovytch le 11 mars 2010, ce dernier déclare vouloir coopérer avec Porochenko à l’avenir.
- Il a participé au financement de la révolution de l’Euromaïdan.

Ukraine : Timochenko prête à « mettre une balle dans la tête de ce salaud » de Poutine (vidéo)

Une communication entre Ioulia Timochenko et un député du Parti des régions datant du 18 mars a été interceptée puis diffusée sur internet. « Je suis prête à prendre une mitraillette et tirer une balle dans la tête de ce salaud », dit-elle, probablement à propos de Vladimir Poutine. [...]

TF1 News

Alain Duhamel : «Le parfum aigre des années 30»

Extraits d’une tribune de Alain Duhamel intitulée «Le parfum aigre des années 30» évoquant «cette régression démocratique, cette rechute nationaliste dégagent une sale odeur d’années 30». Le 27 mars 2013 il avait publié une tribune : «L’aigre parfum des années 30»

PS ou UMP, les deux principaux partis sont semblablement atteints et déconsidérés à travers les figures mises en cause ou démasquées. L’effet est dramatique, parce qu’il ouvre la voie aux populismes et à la démagogie. Il est consternant, parce que la démocratie française ne parvient décidément pas à se montrer vertueuse.

Depuis que l’on observe une montée incontestable des populismes et de l’extrême droite en Europe, la comparaison avec les années 30 suscite un débat. Les uns insistent sur la parenté des deux périodes, les autres jugent le rapprochement exagéré, voire artificiel. Les derniers événements donnent cependant manifestement raison aux tenants de la ressemblance. Un parfum aigre des années 30 ne cesse de se renforcer. La crise économique en constitue le décor décisif. Elle avait fait des ravages au tournant des années 30. […]

La technologie moderne noircit encore plus le climat que jadis Gringoire, Candide ou l’Action française.

La longueur de la crise, sa dureté suscitent un périlleux désenchantement : à travers les alternances et les spécificités nationales, le sentiment de l’impuissance du politique s’enracine. Ils essaiment en Europe, notamment en Europe méditerranéenne et dans les Balkans, ils triomphent en France, plus qu’ailleurs. Le scepticisme vis-à-vis du personnel politique et souvent le mépris s’intensifient. La tentation de l’abstention ou de l’extrémisme se renforce. Le pessimisme devient le premier caractère national, le ressentiment le suit de près. Personne ne peut raisonnablement en douter : la démocratie française est malade et seules les institutions empêchent que la dégradation ne s’amplifie encore. Ce dernier point constitue d’ailleurs une des rares différences positives avec les années 30. […]

On pouvait espérer, jusqu’à ces derniers mois, qu’au moins l’Europe constituerait un stabilisateur et un rempart. Il faut déchanter. Comme durant les années 30, la montée des populismes et des extrémismes s’accompagne mécaniquement d’une montée des protectionnismes, des nationalismes et des xénophobies. Dans une première phase, on a pu croire qu’il s’agissait de phénomènes avant tout internes.

Ils ont néanmoins permis à l’extrême droite ou au populisme de participer à un moment ou à un autre au gouvernement en Autriche, aux Pays-Bas, en Slovaquie, en République tchèque, aujourd’hui en Serbie et surtout en Hongrie. On constate maintenant que des tensions croissantes entre Etats se manifestent, qu’une agressivité nouvelle affleure, que des prétentions territoriales apparaissent.

La Russie n’appartient certes pas à l’Europe démocratique mais l’Ukraine, si. On l’ampute de la Crimée avec un argument ethnique et culturel qui reproduit dramatiquement celui qui était employé avant la Seconde Guerre mondiale.

Libération

Crimée : Des blindés russes attaquent une base aérienne. «Nous sommes au bord de la Troisième Guerre mondiale» (MàJ vidéo)

Reportage de France 2 sur le violent assaut des forces russes :

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Ancien patron du SBU, les services secrets ukrainiens, et ancien colonel du KGB lorsque l’Ukraine appartenait encore à l’Union soviétique, Igor Smeshko connaît tous les secrets militaires des deux pays. Il estime que l’Ukraine doit répondre militairement à l’agression russe.

Les blindés russes sont intervenus samedi contre la base aérienne à Belbek dans l’Ouest de la Crimée. Dans la matinée, quelque deux cents hommes pro-russes, sans armes, ont envahi la base. Aux cris de « Russie ! Russie ! » les assaillants ont pénétré dans la base et ont commencé à casser les fenêtres. Des militaires ukrainiens se sont barricadés à l’intérieur des bâtiments et ont lancé des fumigènes sur les intrus depuis les toits. […]

Igor Smeshko est un homme en colère. Contre Poutine bien sûr. «Il fait prendre à l’Europe le risque de la Troisième Guerre mondiale», dit-il. Mais aussi contre l’actuel gouvernement ukrainien au pouvoir depuis la chute de Victor Ianoukovitch qui, selon lui, n’a rien fait pour éviter l’annexion de la Crimée par la Russie et pour montrer à Poutine que l’Ukraine était en mesure de se défendre. Un étonnant coup de colère dans un pays où le gouvernement de coalition tente justement de montrer que le pays est soudé. […]

L’ancien colonel du KGB a gardé de nombreux liens avec les officiers russes des renseignements. Il met en garde ses anciens camarades. «Il y a des centaines d’officiers de renseignement russes sur le sol ukrainien. Nous savons très bien qui et où ils sont car jusqu’à une date récente, ils se cachaient à peine. Il suffirait d’en arrêter quelques-uns pour montrer à Vladimir Poutine que l’Ukraine n’est pas aussi affaiblie qu’il le pense. D’autant que Poutine n’a pas compris une chose importante : la Russie reste puissante grâce à son arme nucléaire. Mais ses forces conventionnelles ne sont pas prêtes à un conflit majeur avec une armée de résistance comme la nôtre. Ce qui s’est passé dans le Caucase le prouve. Il était peut-être facile pour lui de faire la guerre à la petite Géorgie. Mais l’Ukraine compte 40 millions d’habitants, et les mères russes ne laisseront pas partir leurs fils pour une guerre qui n’est pas juste et qui sera douloureuse en pertes humaines.» […]

«Poutine ne fait ça que parce qu’il a eu peur de Maïdan. Il veut éviter la même chose en Russie. Mais ce qu’il a fait en Crimée va se retourner contre lui. Il perdra le pouvoir à cause de ce qu’il a fait en Crimée, parce que tout le monde comprend maintenant qu’il a perdu le sens commun.»

Le Point : 1 ; 2