Viande halal : Les bouchers d’Ile-de-France demandent un étiquetage mais la France s’y oppose

Les Artisans bouchers d’Ile-de-France ont demandé hier la mise en place d’un étiquetage obligatoire mentionnant l’abattage halal des animaux, une mention non autorisée au regard du droit européen, fait valoir le ministère de l’Agriculture.

Le mode d’abattage n’est pas une mention obligatoire et la France s’y oppose «afin de ne pas stigmatiser les communautés»

L’information au consommateur et les mentions obligatoires qui doivent lui être fournies relèvent de la réglementation européenne et non pas nationale, souligne-t-on au ministère de l’Agriculture. L’objectif est d’éviter que chaque pays décide de son propre mode d’étiquetage, rendant ainsi son marché inaccessible aux autres Etats membres.

Au titre des mentions obligatoires prévues par la réglementation européenne figurent par exemple la date limite de vente, la composition des produits, etc. Le mode d’abattage procède en fait d’une certification privée, c’est-à-dire répondant à un cahier des charges, explique-t-on.

Les Artisans bouchers franciliens, qui défendent la pratique de l’étourdissement préalable avant la mise à mort de l’animal, demandent par ailleurs à ce que les abattages rituels «restent une pratique exceptionnelle

L’Est-éclair (Merci à Juan)

Un mal luxembourgeois (màj)

C’est une situation confuse que révèle l’évaluation des discriminations raciales au Luxembourg par la Commission européenne contre le racisme et l’intolérance (ECRI).

De loin, le tableau pourrait séduire: seules onze plaintes pour violences racistes ont été déposées à la police entre octobre 2009 et juin 2010, et le Centre pour l’égalité de traitement créé en 2008 n’a reçu que seize plaintes pour actes racistes entre début 2010 et juin 2011. Le Luxembourg serait-il un eldorado de la tolérance et de l’entente parfaite entre les peuples?

La réalité semble malheureusement tout autre. Le rapport de l’ECRI énumère sur une trentaine de pages les divers accrocs relevés au Grand-Duché, de l’emploi à l’éducation en passant par le traitement des Roms et des demandeurs d’asile. Pour conclure à un racisme «latent» de la population.

Si aussi peu de plaintes sont enregistrées, c’est certainement parce que les victimes ne savent pas vers qui se tourner. L’ECRI voit d’un mauvais œil le fait que plusieurs institutions soient dotées de compétences dans la lutte contre la discrimination: le Centre pour l’égalité de traitement, le médiateur, la Commission consultative des droits de l’Homme, l’Office luxembourgeois de l’accueil et de l’intégration et la peu connue commission permanente spéciale contre la discrimination raciale du Conseil national des étrangers.

Toutes ces entités partagent un manque criant de visibilité voire de moyens. Et celle qui devrait être le fer de lance de la lutte contre les discriminations, le Centre pour l’égalité de traitement, ne peut même pas agir en justice. Un «manque de volonté politique» selon le Comité de liaison des associations d’étrangers (CLAE).

Le Quotidien

Le pays a fait des progrès mais des préoccupations demeurent…

Dans un rapport publié ce mardi, la Commission européenne contre le racisme et l’intolérance (ECRI) demande au Luxembourg de poursuivre ses efforts pour lutter contre les inégalités. Des inégalités qui sont là et que l’organe européen ne manque pas de pointer du doigt. Selon l’ECRI, «l’acquisition de la nationalité luxembourgeoise est entravée par la nécessité de réussir une épreuve d’évaluation de la langue luxembourgeoise parlée», un test jugé «difficile pour un certain nombre d’étrangers».

Il souligne également que «le taux d’abandon de l’école est particulièrement élevé parmi les élèves étrangers»et enfin que, parfois, «les mandats et les compétences des organes de lutte contre la discrimination raciale se chevauchent». Mais le gouvernement n’est pas seul à devoir se réformer.

L’ECRI souligne ainsi le rôle des médias qui «continuent de mentionner l’origine ethnique ou l’expression linguistique d’une personne arrêtée sans que cela soit nécessaire pour la compréhension de l’information».

L’Essentiel

 

Les Etats-Unis pour l’entrée de la Serbie dans l’UE

Les Etats-Unis ont félicité aujourd’hui la Serbie pour avoir conclu un accord avec le Kosovo prévoyant la participation de Pristina aux réunions régionales dans les Balkans, et ont affirmé leur soutien à l’intégration future des Serbes dans l’Union européenne.

Les négociateurs sont notamment tombés d’accord aujourd’hui pour laisser Pristina prendre part aux conférences concernant les Balkans sans pour autant que Belgrade reconnaisse l’indépendance du Kosovo. [...]

Le Figaro

UE : vers un gel des fonds pour la Hongrie

La Commission européenne proposera demain de suspendre les versements du Fonds de cohésion pour la Hongrie à partir de 2013, en raison du manque de progrès de Budapest dans la réduction de son déficit budgétaire, montre un document de l’exécutif européen. Ce fonds est destiné aux pays les moins développés de l’Union européenne, afin de les aider à rattraper plus vite leur retard économique.

« Il faut remarquer également que cette décision doit être pour la Hongrie une incitation à corriger son déficit excessif (et non un châtiment) et que la suspension peut être levée si la Hongrie prend des initiatives suffisantes », lit-on dans ce document obtenu mardi par Reuters.

Le montant qui sera gelé ne sera discuté que mercredi, ajoute la CE.

Le Figaro

Les migrants, cibles de l’extrême droite à Athènes

À Athènes, des groupes d’extrême droite patrouillent dans certains quartiers et passent à tabac les migrants, accusés de contribuer à l’insécurité et de voler le travail des Grecs. Sous le regard indifférent de la police.

« Ils étaient douze. Huit marchaient devant moi, quatre derrière moi. J’étais en train de rentrer, tout seul. J’ai d’abord reçu une bouteille d’eau dans le dos, alors je me suis mis à courir. Mais je n’ai pas pu m’enfuir. Ils m’ont attrapé, puis ils m’ont frappé la tête à coup de batte. Quand j’ai été à terre, ils ont continué à me frapper jusqu’à ce que j’arrête de bouger. » Ce récit est celui de Reza Jholam, un jeune Afghan de 16 ans.

En octobre, il a croisé le chemin du groupuscule d’extrême droite « Chryssi Avyi » (« Aube dorée ») qui sème la terreur dans certains quartiers d’Athènes. Leur cible : les migrants. (…)

Reza, adolescent un peu farouche arrivé l’été dernier en Grèce via l’Iran puis la Turquie, se confie dans les locaux de la Communauté afghane de Grèce. L’association se charge de donner quelques cours de grec aux nouveaux arrivants, de leur expliquer la culture du pays et ses règles élémentaires, de les orienter vers des ONG comme Médecins du Monde ou la Croix-Rouge. Désormais, elle les informe également des risques d’agressions racistes. « Nous leur distribuons une carte des quartiers d’Athènes où il vaut mieux éviter de marcher seul », explique son président Yunus Mohammadi. (…)

« Ce genre de violences est devenu un phénomène très commun ici, surtout depuis le début de la crise. Certaines personnes nous accusent de voler le travail des Grecs et nous tiennent pour responsables de l’insécurité », assure-t-il.

Jeudi 16 février encore, trois Bangladeshi ont été attaqués. Ils sont aujourd’hui hospitalisés. « C’est de pire en pire, poursuit l’homme. Le plus inquiétant, c’est que ça se répand dans toute la ville, et même dans tout le pays : il y a quelques jours, on m’a rapporté une agression similaire sur l’une des îles grecques ».

France 24

 

 

Portugal : 300 000 manifestants, à Lisbonne aussi, on attend la troïka dans la rue

Environ 300 000 personnes ont manifesté contre l’austérité, le 11 février, au Terreiro do Paço, dans la capitale portugaise « pour montrer à la troïka » qu’il n’y aura pas « de réddition », écrit Diário de Notícias

Il s’agissait de la plus grande manifestation jamais organisée depuis 30 ans par le CGTP, le principal syndicat portugais.

Ces manifestations ont eu lieu 4 jours avant l’arrivée de la troïka (BCE, FMI, UE) Lisbonne pour évaluer la conformité des plans d’austérité portugais avec l’accord signé en 2011 pour un sauvetage de 78 milliards d’euros.

Les Portugais sont sortis dans la rue pour manifester contre le chômage (actuellement à 13,6% et en hausse constante), le gel des salaires minimums, les changements dans les allocations chômage, les coupes dans les congés payés et les primes de Noël pour les fonctionnaires et les retraités, ainsi que contre la hausse de la TVA sur les biens de première nécessité. Dans son éditorial, le quotidien lisboète écrit :

la nouvelle ère qui arrive, portée par une austérité extrême, est un signe inquiétant que le gouvernement ne devrait pas ignorer. […] La pauvreté et le désespoir grandissants ne sont pas des pleurnicheries [une allusion à la remarque faite par le Premier ministre selon laquelle les Portugais devraient arrêter d’être "gnangnans"] . C’est un signe qu’une action urgente est nécessaire.

Selon le CGTP, 300 000 personnes sont descendues dans la rue à Lisbonne samedi sans désordre ou aucun signe de violence […] Mais rien, vraiment rien, ne garantit qu’il en sera toujours ainsi. Pour cette raison, l’exemple grec ne devrait pas, ne doit pas, être ignoré.

Presseurop

Grèce : 100.000 manifestants, incidents et bâtiments en flammes

Environ 100.000 personnes, selon la police, ont participé dimanche à des manifestations en Grèce, émaillées d’incidents entre policiers et groupes de manifestants alors que des bâtiments et des magasins étaient saccagés ou en flammes à Athènes, a constaté l’AFP.


Dans la capitale grecque, la police a recensé près de 80.000 manifestants en fin soirée tandis qu’à Salonique, deuxième ville grecque dans le nord, leur nombre a atteint 20.000.

Des dizaines de milliers de manifestants ont commencé à affluer à 15H00 GMT sur la place Syntagma devant le Parlement à Athènes et continuaient d’occuper les lieux à 18H00 GMT malgré les gaz lacrymogènes tirés par la police pour disperser la foule.
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Grèce : Le Premier ministre met en garde contre le «chaos» (Vidéo)

Les nouvelles mesures d’austérités demandées jeudi aux Grecs par l’Union européenne et le Fonds Monétaire International (FMI) suscitent un rejet chez les citoyens mais aussi dans la classe politique. Alors que le centre d’Athènes est paralysé par une grève générale de 48 heures, l’unité de la coalition au pouvoir s’est fragilisée ce vendredi.

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Le parti d’extrême droite Laos a retiré son soutien au plan d’économies drastiques. Les quatre ministres de ce parti ont démissionné. La ministre socialiste des Affaires européennes leur a emboîté le pas. En début de soirée, le Premier ministre Lucas Papademos a mis en garde contre le risque de «chaos incontrôlé» sans accord sur la dette du pays qui place la Grèce dans un «moment de responsabilité historique». Dimanche, en effet, les parlementaires doivent voter ces mesures et notamment une baisse de 22% du salaire minimum. [...]

La véritable épreuve sociale doit se jouer dimanche, quand les contestataires de tous bords sont appelés à affluer devant le parlement avant le vote nocturne du plan d’austérité.

Le Parisien

Les policiers grecs menacent les représentants de l’UE et du FMI

Le principal syndicat de policiers en Grèce menace de réclamer des mandats d’arrêt contre les émissaires de l’Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI) imposant la mise en oeuvre de mesures d’austérité fortement impopulaires.

Dans une lettre dont Reuters a eu connaissance vendredi, la Fédération de la police grecque accuse ces représentants des bailleurs de fonds internationaux de la Grèce de « chantage, tentatives de subrepticement abolir ou ronger la démocratie et la souveraineté nationale ».

Cette lettre précise que l’une des personnalités visées est Poul Thomsen, le principal représentant du FMI en Grèce. La missive a aussi été adressée à Klaus Masuch, chef de la délégation de la Banque centrale européenne (BCE), et à Servaas Deroos, ancien inspecteur en chef de la Commission européenne en Grèce. [...]

Yahoo News / Reuters

(merci à FiatLux)

Grèce : « Nous retournons aux années 1950 »

La Grèce entre neige et feu. Aussi bien le climat atmosphérique que politique.(…)

(…) Donc entre temps, chez nous tout peut se jouer… à la grecque. Dans un rapport récent de la police, alors présumé connu de la presse, les officiers se déclarent très inquiets car ils se disent incapables de contenir la foule, durant les émeutes à venir, soulevant même désormais le manque de volontarisme de leurs subordonnés dans leur besogne. Les hauts gradés de la police se disent persuadés que le temps des révoltes est proche.

Ils notent avec désarroi qu’il n’y a plus « en face » un mouvement organisé, syndicaliste, ou alors politiquement connu et balisé – celui de la gauche communiste par exemple. Ni même celui des indignés, comme durant l’été dernier. Donc il peut y avoir autre chose. Les policiers font également partie de la société. Ils ont des amis, des parents, alors ils sentent ce qui pourrait se passer. Ils se disent très préoccupés des éventuelles réactions brusques de ces citoyens ayant perdu tout revenu, tout repère et tout espoir, finalement en moins de deux ans.  (…)

Mon ami Sakis l’instituteur a aussitôt ironisé : « Il fallait y penser bien avant espèce de bougres, maintenant que les médecins ont tous acheté des Mercedes, les avocats des BMW et les architectes ces deux marques à fois, le pays ne produit plus rien, ils n’ont plus de clientèle et ainsi ils souffrent aussi …. qu’ils aillent crever dans leurs bagnoles …. ! »

(…) Finalement l’Europe n’a jamais été une affaire simple. Sauf pour les bancocrates.

Marianne 2

La Bosnie fait un pas vers l’UE

La Bosnie a adopté aujourd’hui deux lois cruciales pour la reprise de son rapprochement avec l’Union européenne (UE), conformément à un récent accord des leaders politiques locaux, après de longs mois de blocage.
Les députés des deux chambres du Parlement ont adopté la loi sur le recensement de la population et la loi sur les aides publiques, notamment des subventions, sur lesquelles insistait l’UE.

L’adoption de ces lois figurait parmi les conditions imposées à la Bosnie par Bruxelles pour recevoir sa demande de candidature à l’adhésion au bloc européen.

Pour pouvoir demander le statut de candidat à l’adhésion, la Bosnie devra également prouver avoir entamé un processus « crédible » pour amender sa Constitution, jugée discriminatoire par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) à l’égard des minorités juive et rom.

Le Figaro