Le scrutin majoritaire permet à l’oligarchie de conduire des politiques contraires aux intérêts de la plupart des Français

Tribune libre de Paysan Savoyard

Sur le plan du fonctionnement des institutions, le bilan de M. Sarkozy se place sous le signe de la continuité : le nombre des députés et sénateurs poursuit sa croissance ; ces messieurs-dames peuvent continuer à cumuler les mandats ; l’absence de proportionnelle permet d’évincer de l’assemblée des courants d’opinion importants ; l’absence de référendum populaire autorise les partis « de gouvernement » à poursuivre au fil des alternances la politique immigrationniste, européiste et mondialiste rejetée pourtant, si l’on en croit les enquêtes, par une partie croissante de l’opinion.

M. Sarkozy a fait procéder à une réforme constitutionnelle par une loi du 23 juillet 2008. Elle comporte des modifications assez nombreuses mais limitées dans leur portée. Les prérogatives du président ont été réduites à la marge, celles du parlement légèrement accrues (par exemple le président ne pourra désormais effectuer plus de deux mandats ; le parlement peut désormais s’opposer à la majorité des 3/5e aux nominations prononcées par le président ; le parlement pourra disposer d’une certaine maîtrise de son ordre du jour ; les possibilités qu’a le gouvernement de recourir au dispositif du 49-3 sont quelque peu réduites).

En outre la révision étend le rôle du conseil constitutionnel, qui, sur recours d’un justiciable, pourra être amené à se prononcer sur la constitutionnalité d’une loi déjà en vigueur. Un défenseur des droits remplace le médiateur de la république et regroupe plusieurs autres institutions jusqu’ici autonomes, telles que la HALDE. »

Au-delà de ces modifications limitées on peut mettre l’accent sur quatre évolutions intervenues dans ce domaine des institutions :
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Italie : Silvio Berlusconi a remis sa démission au chef de l’État

Le président du conseil italien, Silvio Berlusconi, a présenté sa démission au chef de l’État, Giorgio Napolitano, qui l’a acceptée. Un nouveau gouvernement pourrait être formé dès dimanche. Hué à la sortie du conseil des ministres, puis à son arrivé au palais du Quirinal, Silvio Berlusconi s’est déclaré «peiné» par cet accueil.

Dans une ambiance survoltée, les députés ont voté le texte par 380 voix pour, 26 contre, et deux abstentions. Le principal parti d’opposition, le Parti démocrate, n’a pas pris part au vote pour ne pas entraver l’adoption de ces mesures cruciales. «Aujourd’hui le rideau tombe sur une page longue et douloureuse de notre histoire», a déclaré Dario Franceschini, député du Parti démocrate, le principal parti d’opposition. […]

La démission de Silvio Berlusconi est un événement majeur pour l’Italie et l’Europe: depuis 1994, il a dirigé à trois reprises le gouvernement (1994-1995, 2001-2006 et depuis 2008). À 75 ans et après avoir profondément marqué la vie politique italienne des 17 dernières années, le magnat des médias est accusé d’avoir miné la crédibilité de son pays. La perte de majorité à la Chambre mardi a précipité sa chute.

Selon certains politologues, le nouveau gouvernement pourrait être annoncé dès dimanche soir, avant l’ouverture des marchés. Mais la tâche est ardue. L’actuelle majorité se déchire sur la position à adopter vis-à-vis d’un gouvernement «technique» ou «technico-politique». […]

L’enveloppe de mesures promises à l’UE porte, notamment, sur des cessions d’actifs publics, les retraites, les libéralisations, la simplification des procédures administratives ou les incitations à l’embauche. […]

Le Figaro

«L’Europe finira-t-elle comme l’Union soviétique ?»

Pour François Heisbourg, conseiller spécial à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), les «processus de la déliquescence» de L’UE et de l’URSS sont comparables. La FRS est une institution française de type «think tank» fondée par Pierre Joxe en 1992-1993.

Que l’euro meure et l’Union mourra. Et si l’euro revit et prospère, l’Union n’est pas assurée de survivre.

Ceux qui ont eu à analyser pendant les années 1980 le déclin puis la chute de l’empire soviétique ne peuvent qu’être frappés par certaines analogies avec la situation qui prévaut dans l’Union européenne. […]

Contrairement aux craintes exprimées par le président Sarkozy lors de son discours aux ambassadeurs en août, la fin de l’euro et de l’Union ne signifierait pas le retour aux guerres du passé. Celles-ci découlaient des prétentions hégémoniques portées par des puissances européennes dynamiques et non de la faiblesse d’Etats sur le déclin. Si l’horreur devait être au rendez-vous, ce serait plutôt celle des Balkans des années 1990.

Nos peuples, instruits par les expériences désastreuses du XXe siècle, ne se livreraient pas à ce type de tragédie. Leur sort serait plutôt celui du déclin et de la dépendance. La sécurité et la prospérité de nos pays seraient subordonnées aux exigences des grandes puissances, anciennes ou émergentes. […]

Le Monde

«L’éclatement de l’Europe est un risque réel»

Pour Mark Leonard, directeur exécutif du European Council on Foreign Relations (Conseil européen des relations étrangères), deux dangers menacent, «la technocratie et le populisme», qui pourraient conduire à «l’éclatement de l’Europe».

Aux yeux [des populistes], l’UE veille au bien-être du grand négoce et des banques, mais pas à celui des gens ordinaires ; elle lève le contrôle des frontières ; et promeut la mondialisation plutôt qu’elle ne protège ses citoyens des conséquences de celle-ci.

[…]Deux tendances contradictoires mais qui se renforcent l’une l’autre ont défini l’intégration européenne : la technocratie et le populisme. [….] Mais au moment où l’Union européenne (UE) gagnait en maturité comme projet politique, c’est son succès même en tant que phénomène bureaucratique qui a alimenté une réaction populiste. Cette dernière a commencé au Royaume-Uni avec Margaret Thatcher, mais est devenue aujourd’hui une force paneuropéenne qui comprend des figures et des groupes de gauche et de droite, tels Geert Wilders aux Pays-Bas, les Vrais Finlandais, et Marine Le Pen. […]

Le Monde

UE : la Turquie et les aides financières de la France à la préadhésion (vidéo)

Richard Mallié, Claude Bodin et plus d’une cinquantaine de députés ont déposé deux amendements au projet de loi de finances 2012 qui ont été discutés lundi 24 octobre en fin d’après-midi afin de supprimer les 130 millions d’euros accordés à la Turquie en vue de l’adhésion à l’UE !

http://www.dailymotion.com/video/xlxn7m

Chaque année, la France verse à la Turquie près de 130 millions d’euros en vue de son adhésion, soit près de 900 millions d’euros sur sept ans (2007-2013) ! Sachant que tous les sondages réalisés en France vont dans le même sens (oui à un partenariat privilégié avec la Turquie, non à une adhésion turque), il est paradoxale de continuer à verser des fonds qui servent à atteindre un objectif souhaité ni par les Français, ni par les Turcs. Compte tenu de la situation financière dans laquelle se trouve notre pays, il est important de mettre fin à ce « paradoxe politico-budgétaire » !

Député Richard Mallié

«Le départ de Papandréou est une question d’heures» (Màj vidéo)

Addendum du 02/11/2011

Grèce : les socialistes appelent Papandréou à démissionner

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George Papandréou a-t-il signé sa fin politique en soumettant par référendum l’accord européen conclu la semaine dernière? Oui, estime Georges Prévélakis, professeur de Géopolitique à l’Université Paris 1 et spécialiste de la Grèce, contacté par le JDD.fr.

Le mouvement social actuel est davantage causé par la perte de légitimité du gouvernement que par l’austérité. Il y a un sentiment d’humiliation.

Pourquoi George Papandréou a-t-il décidé de soumettre l’accord européen à un référendum populaire ?

C’est une nouvelle fuite en avant, probablement sa dernière puisque le gouvernement est en train d’être renversé : les défections se multiplient dans la majorité socialiste depuis cette annonce du Premier ministre. Un groupe supplémentaire d’une dizaine d’élus du Pasok pourrait également se désolidariser. George Papandréou est donc à bout. Peut-être espérait-il gagner encore un peu de temps. Mais il était probablement condamné d’une manière ou d’une autre.

A-t-il joué son va-tout ?

Son départ est une question d’heures. Il n’aura plus la majorité au Parlement lors du vote de confiance prévu vendredi. On s’oriente donc vers des élections législatives anticipées. Le chef de l’opposition a estimé que ce référendum était suicidaire et qu’il ferait tout pour l’empêcher. Or le meilleur moyen pour cela est de renverser le gouvernement actuel.

Il y aura donc une nouvelle majorité en Grèce ?

Selon les sondages, il y aurait difficilement une majorité absolue mais on peut s’attendre à un vote utile, qui serait favorable au parti de centre-droit, la Néa Dimokratia, d’Antonis Samaras. Le parti socialiste sera quant à lui probablement écrasé et aura du mal à se maintenir comme la deuxième force politique du pays.

Donc le référendum n’aura probablement pas lieu ?

Non, c’est certain. Papandréou a probablement sous-estimé l’effet de son annonce sur les marchés, ainsi que les réactions des dirigeants politiques européens. Jusqu’à maintenant, l’avantage du Premier ministre était celui d’être considéré comme la moins mauvaise solution pour la Grèce. Là, son opportunisme devient évident. […]

Le JDD

Les millions perdus de l’Europe (Vidéo)

Les aides financières attribuées par Bruxelles ont parfois des utilisations détournées qui mettent en jeu des millions d’euros.

L’enquête commence sur une petite île danoise où un agriculteur a construit des pistes de ski sur ses terres grâce aux subventions européennes. Elle se poursuit en Normandie où le responsable d’une laiterie a été mis en examen pour une fraude de plusieurs millions d’euros.

De cette escroquerie portant sur un commerce de beurre frelaté on remonte jusqu’à la mafia italienne qui fabriquait la matière grasse chimique. En Calabre, on découvre un chantier d’autoroute financé par l’argent européen, dont l’achèvement est repoussé d’année en année depuis quinze ans… Mais que peut faire l’Europe pour lutter contre ces fraudes et ces abus ? À Bruxelles, les réalisateurs constatent que d’anciens commissaires européens se reconvertissent dans le conseil d’entreprises privées, ce qui soulève la question des conflits d’intérêt.

Un documentaire sans concession sur les vices de forme de certains règlements et sur l’absence de contrôle efficace. »

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