Dérapages sur Twitter : Comment Najat Vallaud-Belkacem veut faire plier le réseau social

Afin de lutter contre les messages à caractère raciste, antisémite ou homophobe aperçu ces derniers mois sur Twitter, le gouvernement français a décidé d’agir. Si elle n’a pas caché la difficulté de sa mission, la porte-parole du gouvernement et ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, a expliqué les raisons de sa démarche lors de la conférence ReputationWar, consacrée à l’e-réputation, qui se tenait ce vendredi à Paris.

«Il y a une différence d’appréciation de la liberté d’expression, mais Twitter intervient sur un certain nombre de principes internationaux (appel au meurtre, pédophilie, etc.), on peut trouver un moyen pour que le réseau social s’adapte aux pays dans lesquels il se trouve».

«Grosse utilisatrice d’Internet et des réseaux sociaux», Najat Vallaud-Belkacem s’est dit «particulièrement sensible» à la question de la lutte contre les discriminations. «Le sujet est grave, on est dans une société loin de s’être débarrassée de tous les rejets», a-t-elle insisté, pointant du doigt, avec les associations, «la tribune exceptionnelle» qu’offre Internet pour «quelques groupuscules».

Pour la ministre, Internet n’est pas «une zone de non-droit» et les propos haineux «sont des délits, c’est le Code pénal qui le dit». «Twitter permet à des individus de commettre des délits», a-t-elle accusé. Or, «les utilisateurs de Twitter ne sont pas des personnages de fiction, ce sont des justiciables comme les autres», a-t-elle encore appuyé. […]

20 minutes

Twitter : « la liberté d’expression avant tout »

Des représentants du réseau social et de plusieurs associations se sont retrouvés au Tribunal de Grande instance de Paris lors d’une audience en référé sur les tweets #unbonjuif et #unjuifmort. Si les messages ont été supprimés, Twitter refuse de communiquer les données des utilisateurs susceptibles d’être poursuivis devant la justice française. Décision attendu le 24 janvier prochain.

Si les messages antisémites publiés sous le mot clé #unbonjuif et #unjuifmort ont été retirés du site de microblogging, cela ne suffit pas pour l’Union des étudiants juifs de France, « J’accuse – action internationale pour la justice », SOS racisme et la Licra. Les avocats de ces associations et un représentant de Twitter avaient rendez-vous ce mardi devant le Tribunal de Grande instance de Paris pour une audience en référé.

L’enjeu ?

  1. Que Twitter mette en place un dispositif destiné à signaler les contenus illicites « tombant sous le coup de l’apologie des crimes contre l’humanité et de l’incitation à la haine raciale« .
  2. Obtenir les coordonnées des auteurs de messages litigieux.

Sur le premier point,  Twitter refuse de mettre en place un système de modération au nom de la liberté d’expression et assure d’ailleurs ne pas avoir les moyens de le faire dans ses conditions d’utilisation : « Twitter n’est pas en mesure de surveiller ou de contrôler les contenus postés au travers des services, et ne peut engager sa responsabilité vis-à-vis de ces contenus« .

La liberté d’expression avant tout

Un peu plus loin, le réseau social explique que « Twitter ne vérifie pas les contenus et nous ne supprimons pas les contenus potentiellement offensants. sauf si ces contenus constituent une violation de nos conditions« . Or, ces conditions et ces bonnes pratiques ne bannissent en fait que la pornographie.

C’est également au nom du principe de la liberté d’expression que Twitter refuse de communiquer les données personnelles de ses utilisateurs potentiellement condamnables en France.

« Notre position sur la liberté d’expression nous pousse également à protéger celle de nos utilisateurs. Ainsi nous leur permettons de contester les requêtes d’accès à leurs données privées. Cela signifie donc que malgré les demandes d’information que la loi nous contraint à exécuter, nous faisons de notre mieux pour en notifier les concernés à l’avance afin de leur donner la possibilité de faire appel à ces requêtes s’ils le souhaitent. » (Twitter) (…)

France info

Il n’existe pas de formule scientifique pour déterminer ce qu’est un « discours haineux »

Chroniqueur du Guardian, Jason Farago a salué l’intervention de la ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, demandant au réseau social Twitter d’aider le gouvernement français à criminaliser les idées qui lui déplaisent.

Décrétant « les tweets haineux […] illégaux », Farago ajoute avec enthousiasme que la ministre française n’a pas l’intention de se contenter de poursuites judiciaires et compte à présent « obliger Twitter à prendre des mesures pour pénaliser les messages de haine » en modifiant « tout le système opératoire » du réseau et en demandant « la mise en place d’alertes et de mesures de sécurité » pour empêcher la publication de tweets jugés haineux par les autorités.

Voilà qui est formidable, s’exclame mon confrère qui – reprenant l’argument de tous les tyrans et de toutes les censures – estime que les nouvelles technologies rendent la liberté de parole bien trop dangereuse :

« Si seulement nous vivions encore au 18e siècle ! Hélas, nous ne pouvons plus croire aujourd’hui que la liberté de parole est le privilège de parfaits citoyens réunis dans un merveilleux salon des Lumières où tous les points de vue sont écoutés et où le plus noble s’impose naturellement. (…)

A aucun moment de son plaidoyer pour la censure Jason Farago ne considère la possibilité que l’Etat puisse interdire des idées que lui-même approuve et pas seulement celles qu’il désapprouve.

Les partisans de la censure sont tellement convaincus de leur bien-fondé et de l’incontestable justesse de leurs opinions qu’il ne leur vient même pas à l’esprit que certaines de leurs propres opinions puissent un jour figurer sur la liste noire.

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Scandale : « quand les Verts toulousains (re)tweetent Laurent Ozon »

Les voix de Twitter sont parfois impénétrables. Elles peuvent en tout cas amener à des apparentements fâcheux. Ainsi de la mésaventure de la section toulousaine d’Europe écologie les Verts (EELV) qui a malencontreusement retweeté, le 12 décembre dernier, une conférence de l’Action française, un mouvement maurassien, nationaliste, antisémite et antirépublicain, s’affichant clairement à l’extrême-droite, qui accueillait un certain Laurent Ozon, un ancien militant du Front national… se piquant aussi d’écologie politique.

En mai 2012, pour éviter toute confusion avec cet exalté qui milite pour «la langue, le sol et le sang», la direction nationale d’EELV avait pourtant alerté ses ouailles sur «le parcours politique pour le moins tourmenté de Laurent Ozon, ancien conseiller de Marine Le Pen, localiste, néopaïen, et amateur de solstice». Comment dans ces conditions les Verts toulousains ont-ils pu retweeté une vidéo sur laquelle les fleurs de lys en arrière-plan, ne laissent pas de doute sur les choix politiques du conférencier ?

Interpellée par plusieurs twittos, Europe écologie a dans un premier temps assumé et assuré ne s’intéresser qu’aux propos «écologistes» d’Ozon.

Mais, Sophie Nicklaus, l’une des responsables de la section toulousaine des Verts, sollicitée par l’hebdo les Inrockuptibles, a ensuite assuré qu’il s’agissait là «d’une erreur due à une veille automatisée sur les mots-clé sécologie politique». (…)

La Dépêche

Johnny Hallyday s’invite dans la polémique Depardieu… en image

Le chanteur a réagi à l’agitation médiatico-politique qui entoure le départ de l’acteur pour la Belgique à travers un photomontage posté sur Twitter, samedi. « Gégé » y est représenté en Manneken-Pis, urinant sur… François Hollande. [...]

Hebergeur d'image

TF1 News

Homophobie et racisme sur Twitter

Le Parti socialiste français a interpellé aujourd’hui les responsables de Twitter au sujet du « déferlement de propos homophobes » qu’a entraîné l’ouverture sur le réseau social d’un mot clef #SiMonFilsEstGay.

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Ce hashtag, qui figurait parmi les plus utilisés hier, a suscité immédiatement une vague de tweets très violemment hostiles aux homosexuels, puis, rapidement, un nombre tout aussi important d’autres tweets s’indignant de cette homophobie.

Ce midi, le hashtag #SiMaFilleRamèneUnNoir, avait pris le relais dans les tendances les plus populaires répertoriées sur le réseau social. (…)

Le Figaro

One Direction : Harry Styles flirte avec le racisme sur Twitter ?

Le 20 décembre, Harry Styles a publié une photo retouchée sur Twitter qui fait débat auprès des tweetos. Heureusement qu’il peut compter sur le soutien inconditionnel de ses fans et de sa chérie Taylor Swift ! (…)

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Le 20 décembre, Harry Styles a publié une photo de lui sur son compte Twitter (en bas à droite). Il s’agit en réalité d’un montage réalisé avec des amis pour rigoler. Ce montage de photos est amusant pour certains mais alarmant pour d’autres puisque sur l’une des photo, le jeune chanteur est déguisé en Noir avec une casquette sur la tête, une grosse bouche, un grill et des chaînes en or autour du cou. L’inscription HIP HOP est ajoutée sur cette illustration. Vous l’aurez compris, Harry Styles incarne le stéréotype du rappeur noir américain. Cette image a choqué certaines personnes qui se sont plaintes que cette image était insultante envers la communauté noire. Tous les Noirs n’adhèrent pas au hip hop et ne s’habillent pas ainsi. Harry Styles a de l’humour mais ce n’est apparemment pas un humour approuvé par tous. Dommage… (…)

Staragora

#unbonjuif : l’UEJF assigne Twitter

L’Union des étudiants juifs de France (UEJF) a assigné en référé Twitter afin de contraindre la plate-forme de microblogging à lui communiquer les données permettant d’identifier les auteurs de tweets antisémites ou racistes.

Une audience est prévue le 8 janvier au tribunal de grande instance de Paris, selon Me Stéphane Lilti. L’UEJF demande également à la justice d’ordonner à Twitter de mettre en place un dispositif permettant de signaler des contenus illicites au regard de la loi française.

Le Figaro

Sur Twitter, « AntiNoir » devient un mot-clef… antiraciste

Après la polémique provoquée par les tweets antisémites associés au mot-clé (« hashtag ») #UnBonJuif, Twitter serait-il devenu le lieu prévilégiée du racisme anonyme ? Lundi 12 novembre et mardi matin, le mot-clé  »#AntiNoir«  a longtemps été en tête des trending topics [les mots-clé les plus utilisés] des utilisateurs francophones.

Et depuis mardi matin, des centaines d’utilisateurs s’indignent de l’existence même de ce « hashtag » et du racisme qu’il véhicule.

Mais, à y regarder de plus près, #AntiNoir est surtout utilisé… pour s’indigner de l’existence même du mot-clé. Autrement dit, plus les utilisateurs de Twitter dénoncent l’existence de ce hashtag, tout en l’utilisant, plus il est présent sur le réseau.

En analysant les tweets de cette nuit, on trouve tout de même quelques tweets racistes – au moins un compte a été effacé par les modérateurs de la plateforme de micoblogging – et quelques plaisanteries pleines de mauvais esprit.

Si l’origine du « hashtag » est difficile a retracer, il semble qu’il soit en fait parti d’une plaisanterie au goût douteux de la part d’un adolescent qui affirme aujourd’hui s’être fait pirater son compte par l’un de ses amis. Les réponses indignées à ce tweet raciste, en plein milieu de la nuit, ont visiblement suffit à faire remonter le mot-clé en tête des hashtags les plus utilisés dans la twittosphère francophone. [...]

Le Monde

Une carte localise les tweets racistes sur Obama

Un blog britannique a créé une carte interactive sur laquelle sont géolocalisés des messages haineux visant le président des Etats-Unis publiés sur Twitter. Au cours de la dernière semaine de la campagne présidentielle, les tweets les plus nombreux venaient du Sud du pays et d’États républicains.
[...]

Hebergeur d'image

Alertés par la publication d’un post du site américain Jezebel («Twitter racists react to «that nigger getting reelected») – vu près de six millions de fois en deux jours – à propos du nombre important de messages racistes à l’égard du président américain, FloatingSheep a eu l’idée de mettre en place une carte interactive des États-Unis qui localise les messages racistes tweetés entre le 1er et le 7 novembre, au cours de la dernière semaine de la campagne présidentielle. En utilisant son propre outil de géolocalisation, Dolly, développé en 2011, ces Britanniques ont pu mesurer le nombre de messages à caractère raciste, au prorata du nombre total de tweets dans chaque Etat. [...]

Sur la carte, les points rouges symbolisent la localisation d’un ou plusieurs messages. Le code couleur représente le ratio de tweets de ce type, par rapport au nombre total de messages. Le jaune indique ainsi les Etats qui ont un faible taux, les couleurs vertes -du plus clair au plus foncé- dévoilent ceux qui ont un pourcentage positif. Les Etats grisés sont ceux dans lesquels aucun «hate tweet» n’a été repéré. [...]

Le Figaro