Le port du voile et du turban dans le football approuvé officiellement (màj)

Addendum

La Fédération Française de Football (FFF), soucieuse de respecter la « laïcité » qui prévaut en France, maintient « l’interdiction du port de tous signes religieux ou confessionnels » et donc du voile, a-t-elle indiqué samedi dans un communiqué transmis à l’AFP. [...]

Morandini

________________________________

Le port du voile et du turban dans le football a été approuvé officiellement aujourd’hui par l’International Football Association Board (Ifab), organe garant des lois du jeu, après 20 mois d’essai.

Hebergeur d'image«Il a été décidé que les joueuses pouvaient avoir la tête couverte pour jouer», a déclaré en conférence de presse le secrétaire général de la Fifa, Jérôme Valcke, ajoutant que les hommes avaient aussi désormais cette possibilité. [...]

Morandini

Signes religieux : Nouvelle règle dans l’armée US

L’armée américaine a dévoilé aujourd’hui de nouvelles instructions visant à libéraliser le port de signes d’appartenance religieuse à condition que cela n’affecte pas la « cohésion » des unités ni l’exercice de leurs missions, a annoncé le Pentagone. C’est la première fois que la département de la Défense met en place une politique générale sur cette question, a observé le capitaine de corvette Nathan Christensen, un porte-parole du Pentagone.

Ces changements font notamment suite à la plainte d’un Américain de confession sikh qui reprochait à l’armée de ne pas lui autoriser le port de la barbe et du turban.

La règle prévoit que les différentes branches de l’armée accèdent aux demandes d’autorisation de militaires d’arborer un signe (barbe, tatouage, piercing) ou un vêtement reflétant leur appartenance religieuse «à moins que ces derniers aient un effet néfaste sur la capacité opérationnelle, l’accomplissement de la mission, la cohésion de l’unité ou l’ordre et la discipline», a-t-il expliqué. L’autorisation sera accordée par le commandant d’unité «au cas par cas». Les instructions se cantonnent à fixer des lignes directrices sans préciser ce qui autorisé ou ne l’est pas.

Les vêtements ou objets qui empêchent l’utilisation en toute sécurité et efficacité d’une arme, sont susceptibles de poser un risque pour la santé du militaire ou d’interférer avec le port d’un uniforme camouflé ou d’un gilet par-balles sont proscrits. «En promulguant ces nouvelles instructions, nous pensons améliorer la capacité des commandants à promouvoir le climat nécessaire pour maintenir l’ordre et la discipline et réduire les cas, avérés ou ressentis, de discrimination» religieuse, a fait valoir Nathan Christensen.

Le Figaro

Québec : Tous les signes religieux ostentatoires bientôt bannis des institutions publiques ?

Le ministre des Institutions démocratiques et de la Participation citoyenne, Bernard Drainville, doit présenter sa charte des «valeurs québécoises», un enjeu sensible, dans environ un mois. Le ministre Drainville refuse de commenter les informations selon lesquelles son gouvernement souhaite interdire le port du turban, du voile intégral, de la kippa et autres signes religieux ostentatoires des institutions publiques.

Une telle charte provoquerait des divisions profondes, selon M. Taylor. «Ça exclut des gens de la société québécoise à part entière» (Charles Taylor, coprésident de la commission sur les «accommodements raisonnables»)

Selon des informations du Journal de Montréal, le gouvernement du Québec s’apprête à interdire le port du turban, du voile intégral, de la kippa et autres signes religieux ostentatoires. Les écoles privées seraient toutefois épargnées, tout comme les garderies non subventionnées et les services de garde en milieu familial.

«Le gouvernement a clairement dit qu’il souhaitait ramener le principe de l’égalité homme-femme, de faire en sorte de clarifier ces situations-là; pour le reste, M. Drainville est au clair», a commenté le président du Conseil du Trésor, Stéphane Bédard.

L’opposition n’a pas tardé à dénoncer la position du gouvernement dans cet épineux dossier. «Le Parti québécois tente de faire diversion», avance le député du Parti libéral du Québec (PLQ), Raymond Bachand. Il reproche au gouvernement de tenter de détourner l’attention de la situation de l’emploi et des finances publiques en braquant les projecteurs sur un autre sujet.

Sur le fond, M. Bachand estime que le projet de charte des valeurs québécoises, tel que décrit dans le Journal de Montréal, va trop loin. «On va attendre de voir le projet, mais ce qu’on lit dans le Journal de Montréal dépasse ce qui est raisonnable.» […]

Radio Canada (Merci à Zatch)

Signes religieux à l’école : «La France est ankylosée sur des concepts débiles de la laïcité»

La loi du 15 mars 2004, qui interdit le port de signes religieux dans les établissements scolaires publics, est perçue comme discriminante pour une majorité de musulmans et de sikhs. le Comité des Droits de l’Homme de l’ONU qui, dans une note rendue publique en décembre 2012, a donné raison à Bikramjit Singh, viré de son lycée en raison de son turban invite la France à offrir réparation à M. Singh et à réviser la loi. Pour l’avocat lyonnais Gilles Devers cette loi est donc «nulle».

«C’est un rapport de force qui commence», commente Gilles Devers, qui estime toutefois que la France doit se plier aux recommandations de l’ONU.

Si cette décision sonne comme une victoire pour les jeunes hommes sikhs qui portent le turban mais aussi pour les jeunes filles voilées musulmanes, le silence autour de cette décision est assourdissant en France. Un signe manifeste qu’elle ne songe pas à modifier la loi du 15 mars 2004.

Le Comité ne peut menacer d’aucune sanction la France pour l’obliger à modifier sa législation, qui viole l’article 18 sur la liberté de religion du Pacte des droits civils et politiques des Nations Unies que la France a pourtant signé. Sans menace de sanctions, difficile de faire reculer la France sur cette loi, adoptée en 2004 et qui visait particulièrement les élèves musulmanes voilées. […]

«La France a signé un traité pour reconnaître la jurisprudence du Comité de l’ONU qui lui dit que la loi du 15 mars 2004 est nulle. L’Etat doit s’y soumettre sauf s’il prend le profil d’un Etat voyou. La France doit respecter sa signature», insiste-t-il. […]

saphirnews

Cour européenne : Une hôtesse de l’air a le droit d’arborer un signe chrétien, trois autres chrétiens déboutés

La Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) a condamné la Grande-Bretagne pour discrimination envers une hôtesse de l’air de British Airways. Celle-ci s’était vu refuser le droit d’arborer une croix chrétienne.

La cour relève que des employés d’autres religions pouvaient au même moment porter un foulard islamique ou un turban sikh et que la croix chrétienne, comme l’étoile de David, ont été finalement autorisées pour les hôtesses de l’air à partir de 2007.

La cour estime que les tribunaux britanniques, qui ont débouté cette hôtesse anglo-égyptienne de ses recours contre son employeur, n’ont pas ménagé un juste équilibre entre son désir de manifester sa foi et la volonté de la compagnie d’imposer un code vestimentaire. […]

Trois autres chrétiens britanniques, qui s’estimaient également victimes de discrimination dans leur vie professionnelle, ont en revanche été déboutés […] dont une femme officier d’Etat civil qui refusait de célébrer les partenariats civils entre personnes homosexuelles et une troisième femme, qui refusait de conseiller les couples homosexuels au sein d’une association qui le formait comme psycho-sexothérapeute. […]

Romandie (Merci à Vandenberghe)

New-York : hijab et turban autorisés pour les employés du transport

Le réseau de transports de New-York a rendu publique sa décision d’accepter que ses employés sikhs et musulmans se couvrent la tête. D’après Reuters, ce nouveau règlement n’imposerait plus le logo de la société sur l’habit religieux de ces travailleurs.

Un règlement judiciaire change la donne

Les femmes musulmanes employées par le réseau de transports New-Yorkais auront à présent le droit de porter le hijab. Dans le bus ou le métro, ces femmes seront protégées par un règlement judiciaire déposé ce mercredi à la cour fédérale de Brooklyn.

Ce règlement met un terme à la politique de ségrégation « brand or segregate » du New York City Transit Authority mise en place après les attentats du World Trade Center en septembre 2001. Les sikhs et les musulmans pourront de nouveau travailler en harmonie avec leurs pratiques religieuses. Les femmes musulmanes ne seront plus obligées de choisir entre le logo de la société et leur pudeur. D’après les documents judiciaires, la seule condition de cette tolérance : que le foulard ou le turban soit de la même couleur que l’uniforme, c’est à dire bleue. La contrainte est autant dire inexistante. [...]

ajib.fr

(merci à Zatch)

Policiers sikhs en turban aux USA : une « leçon de laïcité éclairée » (oumma.com)

Quand la leçon de laïcité éclairée nous vient des Etats-Unis, terre de contrastes, capable du pire comme du meilleur, la conception laïcarde de la France, ou qui feint de l’être au nom d’intérêts supérieurs, paraît plus étriquée que jamais, recroquevillée dans ses certitudes sans éclat, et désespérément sans hauteur de vue.

Washington ouvre la voie de la tolérance religieuse au sein de sa police, à travers une grande première dont se félicite sa responsable en chef Cathy Lanier : les agents de police sikhs de la capitale sont désormais autorisés à porter le turban, et pas plus tard que début août, le premier policier sikh prendra ses fonctions, arborant barbe et turban. Quand on sait l’importance que revêtent ces deux symboles essentiels dans la construction identitaire des hommes sikhs, on mesure la formidable ouverture consentie par les Etats-Unis pour favoriser leur intégration dans la société.

On imagine sans mal le retentissement d’une telle nouvelle dans le microcosme politico-médiatique hexagonal, où la philosophie de comptoir a supplanté, en l’espace de quelques années, et avec l’émergence des chaînes d’informations en continu, la réflexion distanciée, lumineuse et profonde. Nul doute que la vision de policiers barbus et enturbannés sur le sol national susciterait une avalanche de commentaires, mais par le petit bout, tout rabougri, de la lorgnette…

oumma.comLe Monde

Note aux rédacteurs d’oumma.com : La religion sikh interdit formellement la consommation de viande halal.

Naturalisation : pourquoi pas moi ?

Gurdial Singh est un Sikh. Arrivé en France dans les années 80, il possède une PME du BTP florissante. Bien intégré économiquement, patriarche de sa communauté pour laquelle il fait construire un temple à Bobigny, il ne comprend pas que sa demande de nationalité française lui ait été refusée deux fois.

En 2004, le parlement promulgue la loi sur l’interdiction des signes religieux à l’école. Le turban de trois jeunes Sikhs, au cœur de la polémique, ne rentre plus dans le nouveau cadre de l’école publique. Jusqu’à cette date, ses deux fils aînés avaient pu suivre leur scolarité avec leur couvre-chef traditionnel.

Il décide donc d’ouvrir un lycée qu’il considère laïc, car ouvert à tous, sans interdiction du port de signes religieux.  Il devrait faire sa première rentrée en septembre 2011.

« Je suis un 3 en 1 ! » lâche-t-il avec humour. Seul point douloureux de son parcours : les deux refus de nationalité française qu’il a essuyés.
Lire la suite

L’Inde demande à la France de lever l’interdiction du turban sikh sur les photos d’identité

L’Inde demande à la France de lever l’interdiction du port du turban sur les photos d’identité de la communauté sikh vivant en France, mettant en avant l’enregistrement d’informations inexactes par les autorités françaises, rapporte lundi The Times of India.

« La France prend des photos et des empreintes digitales comme des marqueurs d’identité. Or si les sikhs sont photographiés sans turban, alors elle enregistre des données inexactes car normalement un sikh porte toujours un turban », déclare la secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, Preneet Kaur, citée par le quotidien. « La question est étudiée et nous avons bon espoir qu’elle soit résolue », a-t-elle poursuivi.

Selon la secrétaire d’Etat, la visite en France en juillet 2009 du premier ministre indien Manmohan Singh, lui-même sikh, est un « message fort » selon lequel Paris n’est pas hostile au port du turban. De nouvelles normes relatives aux photographies sur les documents français d’identité tels que les passeports, les cartes d’identité, les permis de conduire et les titres de séjour pour les étrangers interdisent depuis 2005 le port de couvre-chefs. Depuis la loi française sur la laïcité de mars 2004 interdisant les signes religieux « ostensibles » dans l’éducation, des élèves sikhs portant le turban ont été exclus d’établissements scolaires publics.

Suite

(merci à Yann)