Tunisie : Flux de réfugiés, Djerba envahie

Quelque 8.500 Libyens se trouvent actuellement sur Djerba. Une situation proche de la crise règne sur l’île avec des flux incessants de réfugiés libyens fuyant la guerre. La situation inquiète et des voix appelent à une intervention rapide des organisations internationales pour prêter main-forte aux associations civiles locales en panne de moyens.

L’arrivée de nouvelles aides du Programme alimentaire mondial est prévue cette semaine. A Houmt-ssouk, des files de voitures s’allongent pendant des heures, chaque week-end, devant le siège du groupe tuniso-libyen d’aides humanitaires où des secours sont distribués au profit de centaines de familles libyennes. Les réfugiés libyens bénéficient également de services médicaux gratuits à l’hôpital régional de Houmt-ssouk ou dans une clinique privée de la région.

Cette situation risque de s’aggraver avec l’arrivée de nouveaux groupes de réfugiés. Un refus net des habitants et des autorités locales a été opposé à une demande d’installation d’un camp de réfugiés sur l’île. Les habitants arguant du fait que l’installation d’un camp de réfugiés sur l’île risque de provoquer un déséquilibre sur le plan sécuritaire. Des actes de violence ont été enregistrés récemment suscitant la crainte parmi la population qui a appelé à renforcer la sécurité intérieure.

La Presse de Tunisie

Clandestins tunisiens : France, fin du mythe de la terre promise ?

http://www.dailymotion.com/video/xjn8nd

Au lendemain de la révolution qui a renversé le président Ben Ali, 23 000 Tunisiens ont risqué leur vie en traversant clandestinement la Méditerranée jusqu’en Italie, dans l’espoir d’une vie meilleure en Europe. Que sont-ils devenus ? L’exil a-t-il rempli ses promesses ? France 24 a retrouvé certains de ces clandestins qui débutent une nouvelle vie en banlieue parisienne.

Selon Mokhtar, sans papier depuis 20 ans « les petits boulots faciles, c’est terminé, il y a beaucoup trop de sans papier en France, c’est l’enfer maintenant pour les nouveaux ».

Pour Alaeddine « Aubervilliers et le Nord de Paris, ce n’est pas la France, c’est la Tunisie, c’est pareil, c’est Tataouine »

« 1/3 des clandestins tunisiens auraient envie de rentrer au pays, mais le prix du billet et 300 euros, ce n’est pas assez incitatif, car ils ont dû payer au moins 1.000 euros à l’aller. »

Source : France24

Consolidation des investissements de France Telecom Orange en Tunisie

France Telecom Orange, dont la filiale tunisienne est actuellement détenue par le gendre et la fille de l’ex-président Ben Ali, continuera d’investir en Tunisie et créera 150 emplois, a annoncé son PDG Stéphane Richard samedi après un entretien avec le Premier ministre tunisien.

Interrogé par l’AFP sur l’avenir des parts (51%) de Marwan Mabrouk et Cyrine Ben Ali, gendre et fille du président déchu Zine El Abdine Ben Ali, Stéphane Richard a déclaré qu’il attendait l’aboutissement des travaux de la commission tunisienne chargée des confiscations des avoirs de la famille du président, qui rendra son rapport dans quelques mois.

Cette commission étudie «tous les actifs de Mabrouk et donc sa participation dans la société Investec» qui est actionnaire majoritaire d’Orange Tunisie. En attendant, «nous travaillerons avec le partenaire que nous aurons et si c’est l’Etat, nous travaillerons avec l’Etat», a-t-il insisté. Lancée il y a plus d’un an, Orange Tunisie a dépassé récemment le million d’abonnés. C’était le premier opérateur tunisien à obtenir une licence 3G. Le P.-D.G. de France Telecom Orange a, également, annoncé son souhait de «lancer une nouvelle activité en Tunisie, dès cette année 2011, avec 150 emplois dans le domaine de la maintenance informatique».

En mars, le site d’informations owni.fr avait accusé Orange d’avoir «monnayé» sa licence 3G en Tunisie avec le clan Ben Ali, des «informations erronées qui portent gravement atteinte» au groupe, selon l’opérateur. «Notre activité en Tunisie ne procède pas de la corruption, et ne procède que du résultat d’un appel d’offres international», s’était défendu Richard à l’époque, soulignant que son entreprise avait investi 260 millions d’euros en Tunisie pour déployer un réseau 3G.

Le Matin.ma

Clandestins tunisiens : France, terre d’accueil ? (vidéo)

Au lendemain de la révolution qui a renversé le président Ben Ali, 23 000 Tunisiens ont risqué leur vie en traversant clandestinement la Méditerranée jusqu’en Italie, dans l’espoir d’une vie meilleure en Europe. Que sont-ils devenus ? L’exil a-t-il rempli ses promesses ? France 24 a retrouvé certains de ces clandestins qui débutent une nouvelle vie en banlieue parisienne.

France 24 – 30/06/2011

Discrétion de la presse sur les invitations de journalistes français par Ben Ali

L’AFP ignore les révélations du Canard

Après les politiques complaisants, place aux journalistes. « Le gratin de la presse française bronzait aux frais de Ben Ali », assure Le Canard enchaîné de ce mercredi 29 juin. L’hebdomadaire dresse la liste des journalistes invités du régime tunisien ces dernières années : d’Etienne Mougeotte (Le Figaro) à Nicolas de Tavernost (M6) en passant par Françoise Laborde (membre du CSA), tous auraient bénéficié des largesses de Ben Ali. Pour l’heure, à l’exception du site du Nouvel Obs et de Rue89, aucun organe de presse n’a encore repris cette liste. L’AFP n’a encore rien fait. Quant à Reuters, l’agence n’a pas donné les noms de ces journalistes et a préféré insister sur une autre révélation du Canard : le conseiller spécial de Sarkozy, Henri Guaino, a lui aussi été l’invité du régime de Ben Ali. [...]

@si

L’Etat français condamné à verser 1.500 euros à un immigré tunisien de Lampedusa

Le tribunal administratif de Paris a condamné l’Etat à verser 1.500 euros à un Tunisien de 25 ans que les autorités françaises voulaient expulser alors qu’il disposait de papiers en règle pour séjourner en France, selon son avocate, confirmant une information du Parisien

Le tribunal a également annulé l’arrêté de reconduite à la frontière visant le jeune homme, qui était arrivé en février sur l’île italienne de Lampedusa, et ordonné à la préfecture de police de lui accorder un titre de séjour provisoire français, selon l’avocate, Me Samia Maktouf.

A son arrivée en Italie, le Tunisien avait obtenu un titre de séjour « humanitaire », « valable pendant six mois dans l’espace Schengen », avant de se rendre en France, a expliqué Me Maktouf. [...]

Au final, le tribunal a estimé que « ce n’était pas quelqu’un qui était en situation irrégulière, il était titulaire des documents nécessaires« , a souligné Me Maktouf.

De plus, « mon client était parfaitement capable de justifier d’un hébergement et de moyens financiers de vie en France », autre condition exigée par la loi française mais sur laquelle les policiers avaient oublié de l’interroger pendant sa garde à vue, a ajouté l’avocate.

« Je suis satisfaite car ce n’est que justice rendue à ce jeune migrant », a-t-elle déclaré, soulignant qu’il « s’est caché dans la terreur » jusqu’à la décision administrative, pour éviter l’expulsion.

Le Progrès

Les «Jeunes Euro-Maghrébins» militent pour le «Grand Maghreb»

L’ambition de l’association UJEM (Union des Jeunes Euro-Maghrébins) est la «construction d’un Maghreb unifié et démocratique». Entretien avec Sonia Mejri, la secrétaire internationale de l’association.

En tant qu’adhérent, nous avons 150 à 200 membres. Notre point commun est de se sentir à la fois maghrébin, euro- maghrébin et européen. On se considère tous comme des jeunes démocrates.

Vous militez pour une union économique des pays du Maghreb…

Un de nos objectifs est l’Union du Grand Maghreb, regroupant la Mauritanie, le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, la Lybie. Au fur et à mesure de nos conférences, on s’est rendu compte que l’un des aspects le plus important de la coopération est l’aspect économique. Il y a beaucoup d’échanges nord/sud et très peu d’échanges au sein même des pays du Maghreb alors que les besoins sont complémentaires.

Quels pourraient-être les points forts de cette union ?

Les échanges intra-maghrébins. Par exemple une part importante des échanges de la Tunisie se fait avec la France. Il faudrait avant tout diversifier les partenaires. Cela permettrait aussi de valoriser les atouts des pays. L’Algérie a beaucoup d’atouts énergétiques. Un point qui pourrait réduire la dépendance des pays maghrébins vis-à-vis des pays européens. […]

Saphirnews

Il n’y aura pas de rue Robespierre à Paris

Maximilien de Robespierre n’aura pas de rue ou de place à son nom dans la capitale, la majorité du Conseil de Paris ayant voté contre la demande présentée par Ian Brossat, président du groupe PC-PG. Une place au nom de Mohamed Bouazizi, du nom du jeune Tunisien dont le suicide par le feu a déclenché le soulèvement de la Tunisie, devrait être inaugurée prochainement dans le 14ème arrondissement.

L’élu communiste a défendu sa proposition visant à honorer «la figure la plus connue de la Révolution, celui qui le premier a parlé de ‘Liberté, Egalité, Fraternité’, celui qui s’est prononcé contre l’esclavagisme, pour le vote des juifs». La première adjointe, Anne Hidalgo, a répondu que «le sujet restait non consensuel», parce que Robespierre «est aussi l’homme de la Terreur». Elle a rappelé qu’après la guerre, la Ville de Paris avait attribué une place à Robespierre (du côté de la rue St Honoré) pour la débaptiser dès 1950. […]

Jean-Pierre Caffet (PS) est convenu que Robespierre était un personnage important auquel toutefois, étant lui-même profondément laïc, il ne pardonne pas d’avoir mis en place le culte de l’Etre Suprême. Une élue communiste a alors rappelé que le Conseil de Paris avait été moins laïc quand il s’était agi de donner à une rue le nom du pape Jean-Paul II, provoquant une double vague de réactions, rires d’un côté, indignations de l’autre.

Peu avant, le Conseil avait voté à l’unanimité le projet de donner le nom de Louis Aragon à la petite place triangulaire de la pointe ouest de l’Ile-Saint-Louis.

Le Figaro Europe 1

Saône-et-Loire : 300 000 euros pour les révolutionnaires de Sidi-Bouzid

Mais pourquoi donc les révolutionnaires tunisiens sont-ils venus jusqu’à Mâcon demandé quelque argent en soutien de leur révolution ?…

« Le président du Conseil général est venu à notre rencontre en Tunisie, à la fin du mois d’avril. Il a rencontré la jeunesse révolutionnaire. C’est le seul responsable politique français qui ait d’abord rencontré les membres de la société civile » relate Olfa Khalil Arem, coach tunisienne. Un geste fort qui les a séduit. Au point d’organiser un déplacement en France, à Mâcon, à l’occasion d’une session de l’assemblée départementale.

L’objectif de leur venue : convaincre les conseillers généraux de les soutenir, tant moralement que financièrement. « Notre révolution est celle de la société civile. Et nous ne voulons surtout pas qu’elle nous échappe. Nous avons besoin des pays amis pour construire la Tunisie démocratique de demain. »

Créer une radio libre, aménager les puits dans une région où l’agriculture est dominante, et soutenir et développer la diffusion de la culture de entrepreneuriat solidaire, voilà tout ce qui va occuper les révolutionnaires tunisiens dans les prochains mois. Et tout cela à un coût évidemment. Le Conseil général s’est engagé pour 300 000 euros. [...]

Certains se sont posé la question de savoir s’il fallait attendre avant d’aider les Tunisiens. La réponse a été donnée ce vendredi, une réponse, la même, de la gauche et de la droite : « Nous allons vous aider tout de suite. » Seule Mme Mignon, bien connue pour ses accointances avec l’extrême droite, aura émis quelques réserves. [...]

Infos-Chalon

(merci à Greg)

«La France c’est zéro, wallah !»

Face à l’ignorance des autorités, la peur, et même la faim, certains Tunisiens, arrivés en France après la révolution de janvier, préféreraient retourner dans leur pays.

La France les a tués. Assis dans les modestes locaux parisiens de France terre d’asile, Omar, Salim, Mansour, Walid, Lazhar et Mohamed confient leur désenchantement face à une nation qu’ils croyaient «fraternelle». (…)
Merci à Artichaud