Printemps arabe : les Tunisiennes émigrent pour être exploitées sexuellement dans les pays arabes

Les Tunisiennes ne peuvent plus voyager librement
Pour sortir du pays, les femmes doivent fournir une autorisation signée par un tuteur masculin.

De nouvelles instructions parvenues aux aéroports stipulent que les femmes de moins de 35 ans ne peuvent plus quitter le pays sans une autorisation de sortie du territoire signée par leur mari, leur père ou leur tuteur.

Un temps démenties par les sites d’information tunisiens, ces restrictions ont été confirmées par le directeur de la police des frontières, joint par Baya. Elles ne s’appliqueraient qu’à certaines destinations, précise l’article: Algérie, Maroc, Jordanie, Egypte, Libye, Turquie ou encore la Syrie.

Cette nouvelle disposition serait justifiée par la menace sécuritaire, indique le site. Il s’agirait en effet de freiner le trafic de jeunes filles tunisiennes envoyées au Liban pour y être prostituées ou recrutées pour satisfaire les besoins sexuels des combattants islamistes syriens, explique l’article. [...]

Slate Afrique, merci à Zatch

 

L’imam de Drancy dénonce son agression

L’imam de Drancy (Seine-Saint-Denis), Hassen Chalghoumi, a dénoncé hier soir son agression et celle de sa famille près de Tunis, expliquant avoir été violemment frappé et insulté par un homme en raison de sa proximité avec la communauté juive.

Hebergeur d'image

L’imam a expliqué que son agresseur l’avait suivi alors qu’il regagnait hier avec son épouse et deux de leurs enfants leur hôtel à Gammarth, en Tunisie, où ils se trouvent en vacances.

« Il m’a insulté, m’a traité de sioniste, de collaborateur. Il m’a donné un coup de poing dans le coeur. En quelques secondes, il m’a mis à terre », a expliqué l’imam, cible de violentes critiques, relayées sur internet, pour ses prises de position contre la burqa et contre les manifestations pro-palestiniennes et ses rapports d’amitié avec la communauté juive. Il a précisé que l’agresseur, qui s’est adressé à lui en français, s’en est aussi pris à sa femme et à ses enfants, qui ont reçu des coups, avant que l’homme ne soit maîtrisé par le service de sécurité de l’hôtel puis interpellé par des policiers. « C’est un vrai choc », a commenté l’imam. [...]

Le Figaro

Boris Boillon, ancien ambassadeur et conseiller de Sarkozy, interpellé avec 350.000 euros en liquide gare du Nord

Boris Boillon, ancien ambassadeur de France en Irak puis en Tunisie, réputé proche conseiller de Nicolas Sarkozy lorsque celui-ci était à l’Élysée, a été interpellé, le 31 juillet à la gare du Nord, en possession de 350.000 euros et 40.000 dollars, en liquide, alors qu’il s’apprêtait à prendre un train en direction de la Belgique, révèle ce vendredi 30 août Mediapart.

L’ancien diplomate, reconverti dans les affaires, interrogé par les douaniers, avait indiqué ne pas transporter de devises, selon Mediapart. La loi interdit ce type de transport sans déclaration préalable.

Le site d’information publie une copie de la « quittance de consignation des sommes en liquide transportées par Boris Boillon », qui détaille par le menu les coupures transportées par l’ancien diplomate :

3190 billets de 100 euros,
32 billets de 500 euros,
100 billets de 50 euros,
50 billets de 200 euros

Au cours de son audition dans le cadre de l’enquête conduite par le service de police judiciaire de la Douane, il a expliqué « gagner 500.000 euros par an », précise le site d’information, et a assuré que les sommes transportées ce jour-là étaient le résultat de rémunérations pour ses prestations de consultant :

Il s’agit de sommes que j’ai touchées cette année dans le cadre de mes activités en Irak qui correspondent aux prestations que j’effectue avec des sociétés irakiennes (…).En l’absence de système bancaire développé en Irak, ces entreprises m’ont réglé à Paris en numéraire.

Le Lab Europe1

Amina Sboui quitte les Femen: « Je ne veux pas que mon nom soit associé à une organisation islamophobe »

Pourquoi vous avez décidé de quitter le mouvement Femen?

Je ne connais pas les sources de financement du mouvement. Je l’ai demandé à plusieurs reprises à Inna (Inna Shevchenko, leader ukrainienne du mouvement, ndlr) mais je n’ai pas eu de réponses claires. Je ne veux pas être dans un mouvement où il y a de l’argent douteux. Et si c’était Israël qui finançait? Je veux savoir. Et puis, je ne veux pas que mon nom soit associé à une organisation islamophobe. Je n’ai pas apprécié l’action où les filles criaient « Amina Akbar, Femen Akbar » devant l’ambassade de Tunisie en France, ou quand elles ont brûlé le drapeau du Tawhid devant la mosquée de Paris. Cela a touché beaucoup de musulmans et beaucoup de mes proches. Il faut respecter la religion de chacun.

C’étaient pourtant des actions pour appeler à votre soutien quand vous étiez en prison. Ne les avez-vous pas perçues comme telles?

Je les remercie de m’avoir soutenue. Surtout Joséphine, Marguerite et Pauline qui ont dû faire de la prison ici. Il y a eu de bonnes actions mais pas toutes. Elles auraient dû se renseigner auprès de mes avocats avant de faire certaines actions. Cela a aggravé mon cas. Un autre chef d’inculpation, « association de malfaiteurs », a été émis à mon encontre alors que j’étais en prison.

(…) Huffington Post

Un islamiste tunisien expulsé.

Le ministère de l’Intérieur a annoncé ce soir l’expulsion d’un ressortissant tunisien. Agé de 36 ans et résidant à Gentilly (94), il a été interpellé et expulsé en raison de son implication dans plusieurs projets d’action violente.

« Ce ressortissant Tunisien qui résidait depuis plusieurs années en situation irrégulière sur le sol Français, proche de la mouvance islamiste radicale, a également manifesté à plusieurs reprises sa volonté de partir en Syrie pour participer au djihad en combattant au sein du groupe Jabhat al-Nursa qui a récemment prêté allégeance à al-Qaida », précise-t-il. Mathieu Guidère, universitaire et islamologue, a précisé que ce mouvement est le « principal groupe jihadiste syrien »

Depuis mai 2012, une dizaine d’islamistes présumés ont été expulsés de France. En octobre dernier, un imam tunisien, Mohamed Hammami, accusé d’appel au « jihad violent », à la violence contre les femmes et à l’antisémitisme par l’Intérieur, avait été expulsé de France. Mohamed Hammami officiait régulièrement à la mosquée Omar, dans le XIe arrondissement de Paris.

Article complet sur LeFigaro.fr

Un Français suspecté d’avoir tué les deux opposants tunisiens

Boubakeur El Hakim, c’est ce Parisien, condamné en France en 2008 pour avoir organisé une filière de recrutement de jeunes envoyés faire le jihad en Irak, qui est suspecté d’avoir assassiné en Tunisie Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi.


Uploaded with ImageShack.us

Boubakeur El Hakim, qui aura 30 ans le 1er août, est né à Paris. Il avait été condamné à sept ans de prison ferme, assortis d’une période de sûreté des deux tiers. Remis en liberté en janvier 2011, il ne fait depuis lors l’objet d’aucune enquête en France. Considéré comme l’un des organisateurs d’une filière jihadiste vers l’Irak où il s’était rendu pour combattre, il s’était illustré en appelant, dans plusieurs reportages réalisés en Irak par des médias français, ses «frères» du XIXe arrondissement de Paris à le rejoindre.

(…) Le Parisien

Des Tunisiennes enrôlées pour « le jihad sexuel » en Syrie

Au moins treize jeunes Tunisiennes auraient rejoint les rebelles du nord de la Syrie. Leur projet ? S’offrir comme travailleuses sexuelles pour les combattants de l’opposition. Depuis des mois, la presse tunisienne dénonce ce phénomène de prostitution déguisée, qui conduit des filles, plus ou moins consentantes, à participer au jihad à travers le sexe. Une fatwa, attribuée à un chef radical saoudien, Mohamed al-Arifi, et diffusée sur internet, légitime cette forme d’esclavagisme sexuel au nom de « la guerre sainte ». Face à l’inquiétude, le ministre tunisien des affaires religieuses a demandé aux Tunisiens de ne pas succomber aux sirènes des prêcheurs islamistes étrangers, qui tentent d’enrôler les filles. Il a vivement condamné cette fatwa, qui n’est pas reconnue par les institutions religieuses.

Les filles seraient en réalité recrutées par des pseudo-associations caritatives et envoyées sur le « front » syrien. Et les rumeurs circulent, alimentant la tension. Celle par exemple, jamais vérifiée, du couple qui a divorcé pour se rendre en Syrie, et permettre à la jeune séparée de s’engager sexuellement auprès des moudjahidins, est largement relayée. Par ailleurs, une vidéo, partagée sur les réseaux sociaux, a beaucoup ému. Les parents de Rahmah, 17 ans, racontent comment leur fille a disparu un matin. Ils ont appris plus tard qu’elle avait voyagé jusqu’en Syrie pour rejoindre le « jihad sexuel ». Depuis, Rahmah est retournée dans sa famille, qui la tient hors de vue. Ses parents affirment qu’elle n’était pas une fanatique, mais qu’elle a été influencée par des étudiants salafistes. Ils lui auraient fait subir un lavage de cerveau.

(…) Le Parisien

Merci à Joyeux Luron

Printemps arabe : L’échec de la démocratie en Orient ?

Par Alexandre Latsa

L’armée égyptienne est finalement intervenue pour déposer le président Mohamed Morsi, pourtant premier président démocratiquement élu du pays. Le printemps arabe, né en Tunisie fin 2010, a atteint Égypte dès le début 2011 et a abouti au départ du président Moubarak qui dirigeait l’Égypte depuis trente ans.

Les revendications d’une grande partie de la jeunesse égyptienne qui a mené cette révolution dite du Nil ou du Papyrus sur la place centrale du Caire (la place Tahrir) ont abouti à des élections libres qui ont vu une déferlante islamique.

En effet, aux premières élections législatives de l’après Moubarak, qui a vu une participation de 55%, les frères musulmans ont obtenu 44.6 % des voix, concurrencés seulement par les plus radicaux qu’eux, les salafistes, qui ont obtenu 22,5% des voix, le premier parti pseudo libéral obtenant seulement 7,8% des voix.

A l’élection présidentielle de 2012, la scission du pays en deux (Islamo-conservateurs contre réformistes) était palpable et l’élection s’est résumée à un duel politique entre un homme de l’époque Moubarak et le candidat des frères musulmans, le scientifique Mohamed Morsi, qui a notamment étudié aux États-Unis. Celui-ci remportera l’élection avec 51,73 % des voix (la participation s’élevant à seulement 45%) et sera investi en juin 2012.

Un an plus tard, il sera donc déposé par l’armée après de nouvelles et immenses manifestations (plusieurs millions de personnes) place Tahrir et ailleurs en Égypte. Les opposants lui reprochent principalement sa piteuse gestion de la situation économique du pays.

Ce week-end, plusieurs centaines de milliers de partisans du président déchu sont eux aussi descendus dans la rue, invoquant eux à juste titre le respect des urnes et la démocratie. Les manifestations ont tourné à l’affrontement entre partisans de Mohamed Morsi et l’armée et en ce 10 juillet 2013 on parle déjà de dizaines de morts et de centaines de blessés.

Il y a là des dilemmes visiblement insolubles pour Égypte, pour les pays du printemps arabe et pour la communauté internationale.

La démocratie du printemps arabe a vu l’émergence et la prise de pouvoir de mouvements islamo-conservateurs (principalement les frères musulmans) qui étaient soit interdits, soit tenus à l’écart de la vie politique par les anciens pouvoirs laïcisants issus de la guerre froide. Ce retour au pouvoir des clergés et d’un Islam politique a accentué les batailles d’influences trans-territoriales entre confréries, menant à la situation que l’on connaît par exemple en Syrie.

Ce pays fait en effet face à une guerre au niveau régional et confessionnel, ou le courant sunnite régional le plus radical tente de mettre à mal le croissant chiite en s’attaquant à sa composante la plus hérétique selon lui mais aussi la plus laïque selon les critères occidentaux. La Syrie est ainsi devenue le champ de bataille par ricochet d’une coalition Russo-chiite qui est en conflit ouvert avec un axe Occidentalo-sunnite.

Le mythe d’un Islam compatible avec la démocratie semble remis en cause.

Les victoires électorales des Frères musulmans en Égypte, en Tunisie ou en Libye, qui auraient pu amener à des cohabitations entre charia et démocratie, ne semblent plus viables. Il y a une crise culturelle profonde qui traverse les sociétés arabo-musulmanes. Les nouveaux régimes issus des élections semblent avoir du mal à bien intégrer la pluralité, qu’elle soit ethnico-culturelle, religieuse ou comportementale.

Hormis en Tunisie ou les islamistes composent, la situation économique de tous les pays concernés par ces nouveaux régimes est d’ailleurs plus que catastrophique et qui semble inévitablement génératrice de protestations dans un avenir proche, comme c’est le cas en Égypte aujourd’hui.

Les coups d’état militaires et les juntes au pouvoir ont toujours été fermement condamnés par les pays occidentaux, que ce soit en Birmanie, en Grèce ou en Argentine. La mollesse des réactions occidentales face au coup d’état militaire en Égypte démontre bien le dilemme, entre armée et islamisation. Le chef de la diplomatie turque Ahmet Davutoglu a lui tenté d’empêcher une intervention de l’armée contre le président égyptien, en avertissant les capitales européennes hébétées mais cela a échoué.

L’armée apparaît pourtant de plus en plus comme un nouveau pouvoir (ou contre pouvoir) seul à même de maintenir une forme d’équilibre national et de protéger l’équilibre communautaire (et les minorités) face à une islamisation à outrance des pays concernés. Cette tendance n’est pas nouvelle.

En Algérie, la victoire des islamistes fut annulée en 1991, plongeant le pays dans une guerre civile de 10 ans durant laquelle l’Armée affronta, jusqu’à sa victoire en 2002, divers groupes islamistes.

En Turquie, Recep Erdogan, depuis son élection en 2003, a lui mené d’intensives campagnes pour désactiver l’armée et faire mettre en prison les officier qui auraient pu s’opposer à l’islamisation lente que le pays connaît, entrainant l’inquiétude des minorités et des laïcs qui ont manifesté récemment. En Syrie, l’armée parait être aujourd’hui le seul garant du rétablissement de l’ordre constitutionnel mis à mal.

Parmi les nombreux manifestants égyptiens place Tahrir, certains brandissaient aussi des drapeaux syriens et des portraits de Bashar-El-Assad, traduisant ainsi leur bonne compréhension des événements géopolitiques régionaux mais aussi peut être leur profonde intuition que Syrie et Égypte doivent être unis et non en guerre. Il faut se souvenir qu’historiquement, Égypte et Syrie ont déjà été un seul et même état, pour faire face a la menace communiste d’un coté (qui n’existe plus aujourd’hui) et américaine de l’autre.

Est-ce la raison pour laquelle de nombreux manifestants place Tahrir brandissaient également des pancartes dénonçant le soutien américain au candidat Morsi?

Il est certain que des groupes radicaux ne vont pas tarder à menacer l’armée égyptienne d’un conflit pour le rétablissement du pouvoir islamique arrivé au pouvoir par les urnes. On peut se poser la question de savoir si Égypte va désormais connaître une guerre civile larvée sur le modèle de l’Algérie quand les élections de 1991 ont été annulées par l’armée.

Alors que le monde arabo-musulman risque de traverser au cours de ce siècle sa grande guerre interne, politique, confessionnelle et générationnelle. Pour les américains, il semble que l’agenda de remodelage du grand moyen orient soit remis aux calendes grecques. Il faut maintenant essayer d’imaginer quelles seront les conséquences directes des ces bouleversements pour les états de la région, et les conséquences possibles et imaginables pour la France, l’Europe et la Russie.

Ria Novosti

Solweig, l’activiste Femen interpellée à Toulouse témoigne

A Toulouse, trois collectifs féministes avaient appelé jeudi dernier à se rassembler devant le Consulat de Tunisie, en solidarité avec la militante Femen tunisienne Amina Sbouï, en détention provisoire dans son pays. Solweig, l’une des manifestantes, torse nu, avait été placé en garde à vue.

Juste après l’interpellation de la jeune femme, une manifestation torse nu spontanée a eu lieu. Une cinquantaine de femmes s’étaient ensuite regroupées devant le commissariat pour attendre leur camarade. Elles avaient également dévoilé leur poitrine en signe de protestation contre la garde à vue de Solweig. Celle-ci témoigne et reste déterminée dans son combat féministe. Elle évoque « un geste politique », pas une exhibition.

(…) France 3 Midi Pyrénées

Tunisie : François Hollande annonce 500 millions d’euros de prêts et dons

Alors que se déroule une grave crise en Egypte, François Hollande veut aider la Tunisie (où il est en visite depuis jeudi) dans sa transition démocratique. Le président a annoncé ce vendredi à Tunis la conversion d’une partie de la dette tunisienne (qui s’élève à environ un milliard d’euros) en investissements et l’octroi d’un demi milliard de prêts et de dons. [...]

Dans une volonté supplémentaire d’apaisement, alors que Paris avait soutenu presque jusqu’au bout le régime de Ben Ali renversé par la révolution de 2011, il a souligné que «l’islam et la démocratie étaient compatibles», accordant ainsi sa confiance au gouvernement tunisien dominé par le parti islamiste Ennahda. [...]

Le Parisien

François Hollande confond l’Egypte et la Tunisie (MàJ vidéo)

(Merci à Electron Libre pour la vidéo)

Interrogé, ce jeudi 4 juillet, sur le regard de la France sur les événements en Egypte, François Hollande commet une gaffe diplomatique :

La France a pris acte de la situation en Tunisie …

Perdu, c’est évidemment d’Egypte que voulait parler le chef de l’Etat. Mais le président de la République s’en rend compte dans les secondes qui suivent et corrige lui même ses propos. [...]

Le Lab / Europe 1