Chômage : Les risques de troubles sociaux augmentent en Europe

Plus de 26 millions d’Européens sont sans emploi. L’Organisation internationale du travail avertit que les risques de troubles sociaux augmentent en même temps que le chômage de longue durée.

Honoré Daumier, La barricade, huile sur toile (1852-1858)

La situation de l’emploi s’est détériorée depuis l’introduction des politiques d’assainissement budgétaire. Au cours des six derniers mois, un million de personnes ont perdu leur emploi dans l’Union européenne (UE), a indiqué l’OIT dans un rapport publié à l’occasion de l’ouverture d’une conférence régionale européenne à Oslo.

Dix millions de personnes supplémentaires sont sans emploi en Europe par rapport au début de la crise en 2008. Le taux de chômage dans l’UE atteignait en février 10,9%, celui de l’eurozone un niveau historique de 12%. Seuls cinq pays de l’UE sur 27 (Allemagne, Autriche, Hongrie, Luxembourg et Malte) ont des taux d’emploi supérieurs aux niveaux d’avant la crise.

Les plus durement touchés

Suite et commentaires sur Fortune

Il n’y a pas qu’en Grèce que ça grince

Depuis huit semaines, la crise de l’État grec domine la discussion publique avec l’ar­rière-pensée que celle-ci risque d’entraîner une crise de l’euro. Les deux sont exagérés.

Le produit social brut de la Grèce n’est pas plus élevé que celui du Land de Basse-Saxe, elle est donc marginale pour l’espace euro. Et la Grèce ne mettra en danger l’euro que si les eurocrates ne laissent pas la Grèce s’assainir elle-même et se précipitent au secours de la Grèce en toute hâte et avec trop de zèle. Dans ce cas, la Grèce deviendrait un modèle pour d’autres pays faibles, tels l’Espagne, le Portugal, la Lettonie, l’Italie et la France et constituerait en fait un danger substantiel pour l’euro.

Ce n’est pas par hasard que les USA crient que la Grèce représente une menace pour l’euro. Cela pourrait être une manœuvre de diversion pour que les investisseurs de fonds du monde entier cessent de fuir le dollar, qui est en déclin, pour aller vers l’euro parce que celui-ci leur semble plus stable.

Le cas de la Grèce représente quand même un tournant pour l’Europe : l’excès d’argent qui est parti des États-Unis par le raz-de-marée financier de la FED et l’augmentation de placements toxiques, auraient dû entraîner l’effondrement des banques fautives, mais l’agent principal Paulson, ancien directeur de banque et ministre des finances américain, a provoqué la crise des fi­nances d’État en injectant aux banques la plus grande somme de tous les temps.

Tout ceci est dissimulé et caché actuellement, rien que parce que la FED submerge le marché d’argent bon marché à 1% et maintient ainsi la liquidité des banques et des États risquant la faillite.

Suite et commentaires sur Fortune

Crise : l’Asie exposée au risque de troubles sociaux

L’Asie, même si elle montre la voie de la reprise mondiale, reste exposée à un fort risque de troubles sociaux liés à la montée du chômage et des inégalités. Si la plupart des économies asiatiques affichent de nouveau d’impressionnants taux de croissance, des experts préviennent que l’année 2010 n’est pas à l’abri de mauvaises surprises.

La stabilité des économies pourrait pâtir cette année de pressions déflationnistes, de nouvelles bulles spéculatives et « de la menace d’une augmentation de la fréquence et de l’intensité des troubles sociaux et politiques. » Ceux-ci seront entretenus par un chômage accru, une faible croissance et des mesures d’austérité budgétaires dans de nombreux pays.

La plupart de ces risques, ajoutent ces experts, sont concentrés en Asie. L’EIU classe ainsi la Chine dans une catégorie « à haut risque« , ainsi que la Thaïlande, l’Indonésie, les Philippines, le Sri Lanka, le Cambodge, le Bangladesh et la Corée du Nord.

Suite et commentaires sur Fortune