Triple A. Moody’s menace à son tour la France

PARIS, France – Un mois après le coup de tonnerre de Standard and Poor’s (SP), la France est menacée de perdre une deuxième fois son «triple A», auprès de l’agence Moody’s, un nouveau coup dur pour le gouvernement à 70 jours de la présidentielle.

À moins de dix semaines de l’élection, Moody’s a sanctionné lundi soir la France avec huit autres pays de l’Union européenne susceptibles, selon l’agence d’évaluation financière, d’être affectés «par les risques financiers et macroéconomiques grandissants émanant de la crise de la zone euro».

La note AAA de la France, la meilleure possible, qui permet d’emprunter à moindre coût, reste donc intacte pour l’instant. Mais Moody’s a abaissé sa perspective de «stable» à «négative», signifiant qu’elle pourrait dégrader la note elle-même à moyen terme.

L’agence emboîterait alors le pas à Standard and Poor’s, qui a privé le pays de son AAA le 13 janvier.

À la veille de la déclaration de candidature du président de la République à sa succession pour la présidentielle des 22 avril et 6 mai pour laquelle le candidat socialiste François Hollande est largement favori dans les sondages, le gouvernement s’est efforcé de minimiser la nouvelle.

La nouvelle a au contraire été accueillie comme «un désaveu cinglant pour Nicolas Sarkozy» par Delphine Batho, une des porte-parole du candidat socialiste.

Dans son communiqué, Moody’s évoque les «incertitudes» pesant sur les réformes institutionnelles et le cadre budgétaire et économique de la zone euro. Mais l’agence souligne aussi «la détérioration continue de la dette publique française», qui la place en mauvaise posture par rapport aux autres pays AAA, aux côtés des États-Unis et du Royaume-Uni, dont la note est également assortie d’une perspective «négative».

La perte éventuelle du «triple A» de la France serait la conséquence, selon elle, d’un dérapage budgétaire «aboutissant à un échec du gouvernement dans sa tentative de stabiliser et inverser la trajectoire de la dette». Une fragilisation ultérieure du système bancaire ou la nécessité de venir davantage en aide à des pays de la zone euro en cas d’aggravation de la crise «pourrait aussi déclencher une dégradation de la note».

Le journal de Québec

 

 

La France perd son « triple A » (Màj)

Addendum du 14/01/2012: La zone euro replonge dans la crise après la perte du AAA de la France

La sanction est d’autant plus nette que les quatre autres « triple A » de la zone euro, Pays-Bas, Luxembourg, Finlande mais surtout Allemagne, conservent cette distinction qui permet de s’endetter à moindre coût. (…)

Libération

La France ne récupérera pas son triple A avant cinq ans. »

Norbert Gaillard, spécialiste des agences de notation, explique que le délai minimum est de cinq à six ans, voire huit à dix ans pour retrouver la meilleure note possible. (…)

L’Expansion

Le 27 octobre dernier Nicolas Sarkozy expliquait l’importance du triple A

Avec le triple A nous sommes considérés comme un pays bien géré. »

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La France emprunte moins cher qu’il y a un an

Malgré la crise de la dette et les craintes de perte du triple A, les taux d’intérêt à dix ans ont baissé dans l’Hexagone en 2011. Il en va de même dans de nombreux pays européens et aux États-Unis.

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Sur le marché obligataire, le taux français à 10 ans a terminé vendredi à 3,10 %, ce qui reste nettement inférieur à la moyenne de ces dix dernières années (4,15 %).

Plusieurs explications à ce phénomène.

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Triple A : L’imposture française ?

Dans une étude publiée aujourd’hui, la France est la plus mal classée des six pays encore notés « AAA ». Sur les marchés, l’écart avec l’Allemagne se creuse.

L’imposture a assez duré. La France, discrètement terrée dans le club de plus en plus restreint des Triple A (ils ne sont plus que six…), doit maintenant sortir du bois ! L’invective vient tout droit d’un rapport Euro Plus Monitor rendu public mardi 15 novembre par la banque allemande Berenberg et le centre d’études européen The Lisbon Council. »

L’étude en question passe en revue les pays européens pour mettre en exergue leur capacité de résilience face à la crise. A la manière d’un maître d’école, les auteurs classent, notent, conseillent et réprimandent les élèves de la zone euro. Les matières au programme? Croissance, compétitivité, ou fiscalité, …

Aux côtés des petits pays épargnés par la crise de la dette, l’Allemagne (3) et les Pays-Bas (4) trustent le haut du classement général du baromètre Euro Plus Monitor, avec une note de 6,8/10. Les autres Triples A ne sont pas loin, Finlande (6) et Autriche (7) en tête.

Un vilain petit canard chez les Triples A

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Crise de la dette : La France craint d’être la prochaine victime

Après l’Italie, la France craint d’être la prochaine victime de la crise de la dette. Les marchés et Bruxelles ne semblent pas convaincus par le nouveau plan de rigueur du gouvernement face à la dégradation de la situation économique.

«Après la Grèce et l’Italie, la France ?», titrait vendredi le quotidien «Le Monde» en constatant que le taux des emprunts d’Etat à 10 ans de la France, 3,4%, est désormais près de deux fois supérieur à celui accordé à l’Allemagne, même s’il reste encore deux fois inférieur à celui de Rome.

Bien que France et Allemagne disposent toutes les deux de la meilleure note possible attribuée par les agences financières – un «triple A»-, la perception des deux pays par les investisseurs est de fait bien différente. «Ne nous faisons pas d’illusions : sur les marchés, la dette (française) n’est déjà plus AAA», a constaté Jacques Attali, ex-conseiller du président Mitterrand.

La diffusion «par erreur» jeudi d’une note de Standard et Poor’s sur un prochain abaissement de la note de la deuxième économie de la zone euro a accentué la nervosité sur les marchés. L’incident intervient quelques semaines après le coup de canif de l’agence Moody’s, qui s’est donné trois mois pour déterminer si la perspective «stable» attachée à la note de la France restait justifiée.

Plan de rigueur jugé insuffisant

La Commission européenne a accru le pessimisme ambiant en estimant jeudi que le nouveau plan de rigueur annoncé trois jours auparavant par le gouvernement français ne suffirait pas à ramener le déficit public à 3% du PIB en 2013 et a demandé à Paris des «mesures supplémentaires». [Lire la suite]

La Tribune de Genève.ch

L’agence de notation S&P dégrade la note de la France, par «erreur»

Standard and Poor’s (S&P), une des trois agences de notation qui font la pluie et le beau temps sur les marchés financiers, a invoqué «erreur technique» pour avoir diffusé à certains de ses abonnés un message indiquant que la France avait perdu son triple A.

Cette erreur, sur laquelle l’agence de notation a promis de faire la lumière, intervient alors que l’écart entre le taux des obligations à 10 ans de l’Allemagne et de la France sur le marché de la dette a atteint un nouveau record historique jeudi, au-delà des 170 points de base. Un écart qui reflète la différence de traitement entre les deux pays pourtant l’un et l’autre notés triple A.

Les Bourses européennes qui consultent régulièrement les notations des trois agences (Fitch, S&P et Moody’s) sur les finances des Etats et les comptes des entreprises n’ont semble-t-il pas eu le temps de paniquer après cette fausse annonce.

Le Parisien

Menace sur le triple A des banques françaises

L’agence de notation Moody’s menace d’abaisser la note des trois grandes banques françaises en raison de leur implication dans la dette grecque.

Le triple A des banques françaises est chahuté. L’agence Moody’s estime que le trio des plus grandes banques françaises est trop exposé à la dette grecque. L’agence de notation doit terminer, le 15 septembre, l’examen des notations des trois banques, BNP Paribas, Société générale et Crédit agricole, détaille La Tribune. Une dégradation ferait désordre et serait un nouveau coup dur pour ces banques qui s’efforcent de rassurer les marchés sur leur capacité à se refinancer.

L’agence assure que l’examen ne devrait pas entraîner d’abaissement de notation de plus d’un cran dans le cas de BNP Paribas et du Crédit agricole. Mais la note de la Société Générale pourrait descendre de deux crans.[...]

L’Express – 12/09/2011