Marseille : reprise du trafic TER après l’agression d’un contrôleur

« On n’a pas souhaité bloquer la situation mais nous sommes insatisfaits des moyens mis en oeuvre par la direction » concernant la sécurité à bord des TER, a pour sa part déclaré un syndicaliste SUD-Rail de la région Paca. Un contrôleur avait été agressé mardi après-midi à la gare de la Blancarde (Marseille) par un couple avec un tesson de bouteille. Le couple avait également asséné des coups de poing, a précisé le syndicaliste. « Le contrôleur a quelques contusions à la main », a-t-il ajouté. Les contrôleurs avaient fait valoir leur droit de retrait, provoquant mardi et mercredi matin de fortes perturbations du trafic des TER dans la région Paca.

LCI

Bruxelles : 4 délits sur 5 dans les transports publics sont classés sans suite

Les affaires concernaient principalement des faits de trouble de l’ordre public et de la sécurité publique.

Sur les 19.120 affaires portées à la connaissance du parquet de Bruxelles durant la période allant de 2008 à 2011 pour des délits commis dans les transports publics de la capitale, 15.082 (78,9%) avaient été classées sans suite en date du 10 janvier 2012. Une citation ou une décision après une citation avaient été prises pour 2.251 cas, a indiqué la ministre de la Justice Annemie Turtelboom en réponse à une question écrite de Karl Vanlouwe (N-VA).

Les affaires concernaient principalement des faits de trouble de l’ordre public et de la sécurité publique (27,08%), de vol et extorsion (25,68%), de stupéfiants (11,35%), et de coups et blessures (10,02%). [...]

DH

(merci à Chris38)

Pas une semaine sans que le tramway clermontois soit caillassé

Les transports clermontois sont de plus en plus caillassés, notamment le week-end. À Saint-Jacques, les riverains évoquent « un climat invivable ».

Ce vendredi, vers 21 heures, un tramway a été caillassé dans le quartier Saint-Jacques. Bilan : une vitre brisée. L’auteur n’a pas été arrêté. Une semaine plus tôt, rue Moinier, un Clermontois de 36 ans, ivre, a lancé une canette en verre sur la vitre latérale du tramway, explosant celle-ci. Interpellé à 3 heures du matin place Gaillard, le trentenaire sera jugé en janvier prochain.

Les colonnes des faits divers de La Montagne font de plus en plus souvent état de caillassages opérés sur le tramway. Et pour cause. Ces actes sont en constante augmentation. La T2C confirme. « Malgré une légère accalmie en 2010,

les faits d’insécurité ont progressé d’environ 25 % par an ces dernières années

et, notamment, depuis la mise en oeuvre du nouveau réseau bus et tram depuis fin 2006 […] 40 % des faits relèvent de causes extérieures au véhicule, de type jet de projectiles par exemple. »

C’est le quartier Saint-Jacques qui concentre ces tensions.

Les riverains sont de plus en plus nombreux à dénoncer non seulement les jets de pierres, mais aussi les voitures qui brûlent.

« C’est devenu invivable : on vit dans la peur. Les porches sont occupés et des habitants ont peur de sortir,

assure Alain (1). Mardi dernier, il y a eu une grosse intervention policière : depuis on a eu le calme. Mais lundi soir, le grand n’importe quoi a recommencé ( N.D.L.R., deux véhicules ont été incendiés rue Henri-Pourrat et boulevard Claude-Bernard). »

Au SMTC, les politiques commencent à s’emparer de la question. Hervé Prononce, président du groupe Alternance républicaine à Clermont communauté et membre du

comité syndical du SMTC, évoque une explosion des faits, « passant de 100 en 2007 à 300 en 2011 »

. Le maire UMP du Cendre réclame une police des transports et l’installation de caméras sur la ligne du tramway.

La Montagne

Arles (13) : caillassages et incivilités se succèdent, les chauffeurs de bus exercent leur droit de retrait

Une gifle, deux caillassages, un contrôleur pris à partie, le tout allant crescendo depuis une semaine: c’en était trop pour les chauffeurs de bus du réseau « Envia ». [Vendredi] vers 16heures, ils ont décidé d’exercer leur droit de retrait, et se sont tous retrouvé boulevard Clémenceau pour faire le point de la situation.

« Depuis une semaine, les incivilités se succèdent, témoigne Mohamed Bouaziz, délégué FO. Mais le coup-de-poing dont a été victime une conductrice au Trébon ce vendredi après-midi, c’était l’incident de trop. » [...]

« Mais cet acte intervient après deux caillassages, complète David Guise, délégué CGT. Le premier mardi au Trébon, le second jeudi à 16heures devant le collège Morel, alors que des passagers étaient présents! » [...]

La Provence

(Merci à Latine)

Besançon: un chauffeur de bus agressé

Un conducteur de bus du réseau Ginko de Besançon a été frappé cet après – midi vers 14 h 30 par un passager,

Un conducteur de bus du réseau Ginko de Besançon a été frappé cet après – midir vers 14 h 30 par un passager, a-t-on appris en soirée de source syndicale. L’agression s’est produite vers 14 h 30, peu après l’arrêt Chaudanne, entre les «408» et Chamars, sur la ligne B qui fonctionne le dimanche et après 20 h.

«Le véhicule a eu un souci mécanique qui a déclenché l’arrêt d’urgence», explique Mickaël Mouette, élu UNSA. «Il faut ensuite réinitialiser tout le bus, ce qui prend une à deux minutes». Un client l’a mal pris et a intimé l’ordre au conducteur de démarrer, ce dernier a protesté qu’il était en panne. Une passagère a pris la défense du conducteur, mais le client irascible a levé la main sur elle, provoquant la réaction verbale du conducteur qui avait recommencé à rouler : «ça suffit!» Il a alors reçu deux coups de poings au visage. Le conducteur s’est arrêté et a actionné l’appel d’urgence, provoquant l’arrivée des agents de maîtrise de Ginko puis de la police. Mais entre-temps, l’agresseur a pris la fuite. Selon Didier Gautier (CGT), c’est la quatrième agression d’un chauffeur du réseau cette année. (…)

EstRépublicain

(Merci à 9MM)

Béziers : cinq mineurs agressent une jeune femme dans le train

Mardi 30 août, en fin de journée, les policiers du commissariat de Béziers sont alertés pour intervenir à l’arrivée d’un train qui vient de Montpellier en direction de Narbonne. À son bord, sept jeunes seraient en train d’agresser une jeune fille âgée de 18 ans. Pour “passer le temps”, ils lui tripotent les cuisses, les bras, jettent des morceaux de billets de train entre ses seins, lui lance des propos obscènes. Bref, c’est un calvaire pour la jeune victime qui reste pétrifiée et impuissante face à cette bande d’énergumènes qui terrorise l’ensemble de la rame.

Midi Libre

(Merci à reset et ruru)

Renaud Camus sur « la gratuité de fait des transports en commun pour les jeunes colonisateurs »

Sur la gratuité de fait des transports en commun pour les jeunes colonisateurs

Le parti de l’In-nocence espère que les nombreux incidents récents dans les transports en commun auront au moins le mérite d’attirer l’attention sur un phénomène hautement significatif de la colonisation en cours, à savoir que bon nombre, sinon la plupart, des jeunes colonisateurs s’estiment dispensés par statut de s’acquitter du tarif des transports en commun, qu’il s’agisse du métro parisien, des autobus marseillais, du R.E.R., de la plupart des trains de banlieue et, dans une moindre mesure, des trains de grande ligne. À cet égard il n’y a plus lieu d’appeler “tolérance”, de la part de l’autorité publique, ce qui n’est qu’impuissance apeurée.

Le parti de l’In-nocence est bien sûr familier du discours semi-officiel du complexe médiatico-politique selon lequel les colonisateurs, les Sensibles des quartiers sensibles, appelés par convention “jeunes des cités”, ne paieraient pas leur billet ou ticket parce qu’ils sont pauvres, parce qu’un chômage endémique sévit dans leurs zones de résidence habituelle, parce qu’ils sont victimes de ségrégation raciale et sociale et parce qu’il est normal qu’ils se dédommagent en petite partie des injustices quotidiennes qu’ils subissent. Lui croit plutôt qu’ils sont pauvres — pour ceux qui le sont en effet —, parce qu’ils ne paient pas leurs titres de transport, parce qu’ils se dérobent ostensiblement au pacte social, parce qu’ils reconstituent dans leur colonie le type de société qui a cours dans les métropoles dont ils sont issus : sociétés de la resquille et de la parole sans effet, sociétés incapables de développement (et, semble-t-il, de démocratie, d’État de droit et de liberté) pour ces raisons mêmes. La même pauvreté qui a poussé les colonisateurs à quitter leur pays pour coloniser le nôtre, c’est celle qu’ils s’ingénient à imposer à leur conquête en cours.

Le parti de l’In-nocence serait au demeurant curieux de savoir ce que le gouvernement a l’intention de faire pour mettre fin à une inégalité criante et caractérisée, clairement observable tous les jours par tous, non seulement entre communautés, entre colonisateurs et colonisés, mais aussi entre jeunes et vieux, l’exercice du droit de non-paiement des titres de transport exigeant souvent, lors du franchissement de tourniquets, une souplesse qui n’est pas de tous les âges.

Béziers : Agressée dans le bus sur la ligne 16 par deux hommes

Encore une fois la ligne 16 de Béziers Méditérranée transports fait parler d’elle. Samedi, en fin de journée, une femme a été agressée à la sortie de ce bus qui va de Béziers à Valras. Là, deux hommes l’ont insultée, frappée. Ils lui ont retourné deux doigts. Tout ça devant sa fille âgée de 13 ans.

La victime a déposé une plainte hier à la gendarmerie de Valras.Tout débute à Sérignan, à la montée du bus. La victime refuse d’enjamber un chien qui est confortablement installé en travers de l’allée. Elle demande à son propriétaire de le faire bouger. Ce dernier s’y résout non sans râler.Quelques instants après, les insultes fusent, mais la femme ne se laisse pas faire. Elle répond alors que sa fille reste médusée devant de tels agissements. Toutes les deux vont alors descendre du véhicule.

Un des deux hommes m’a sauté dessus. Il m’a frappé, tiré les cheveux et jeter de la bière dessus. Personne n’a bougé. C’est ma fille qui a appelé les gendarmes [...]
Ils sont facilement reconnaissables, ils font peur et sont très sales. En plus, ils puent énormément tant est si bien que tout le monde s’écartent quand ils prennent le car.

Selon le témoignage de la victime, il semble que le chauffeur de bus soit resté courageusement accroché à son volant.

Il m’a répondu qu’il avait sa tournée à terminer quand je lui ai demandé pourquoi il n’avait rien fait.[...]

Le Midi Libre

(merci à parciparla)

Angoulême : Nouvelle agression à la STGA, pas de bus jeudi

Jeudi, la société de transport du GrandAngoulême a décidé de suspendre toute son activité suite à une nouvelle agression, lundi vers 16h30.Ce n’est pas un grain sable dans l’engrenage, mais un pavé sur la main d’un conducteur qui provoque l’arrêt complet de la machine STGA. Jeudi, la société de transport du GrandAngoulême a décidé de suspendre toute son activité suite à une nouvelle agression, lundi vers 16h30.

Le chauffeur, qui circulait vitre ouverte à cause de la chaleur, a reçu une pierre grosse comme deux téléphones portables sur la main, alors qu’il était à l’arrêt Jardin Vert, avenue Wilson. Il a été conduit à l’hôpital et même si la main n’est pas cassée, il est arrêté 8 jours.

La STGA n’était pas forcément la cible des tirs», précise la STGA, «puisque d’autres voitures avaient subi des jets de pierre. Mais cet incident s’ajoute à de nombreuses autres incivilités dont les chauffeurs sont victimes .

Fin avril, une conductrice avait été braquée avec une arme de poing factice ce qui avait d’ailleurs déclenché un arrêt partiel du transport le 22 avril. «Cette fois, ce sera une journée blanche complète», prévient la société de transport qui espère que des mesures soient prises pour que la sécurité de ses chauffeurs soit garantie.

La Charente Libre

Angoulême : les chauffeurs de bus en grève « Les conducteurs ne sont pas là pour se faire canarder »

Après un nouvel incident sur une ligne de bus hier, les conducteurs de la STGA ne circulent pas aujourd’hui. Ils appellent à l’aide. »Les conducteurs ne sont pas là pour se faire canarder.» Les mots choisis par José Moreau, le directeur adjoint de la Société de transport du Grand-Angoulême (STGA), forcent volontiers le trait. Pour tirer la sonnette d’alarme et dire stop. Stop aux incidents qui émaillent le quotidien des conducteurs de bus. Contre les jets de pierres, les insultes, les bagarres (lire CL d’hier), les syndicats et la direction ont décidé qu’aucun bus ne circulera aujourd’hui entre 9 heures et 17h30.

C’est un fait divers de plus qui a mis le feu aux poudres. Mercredi vers 16h30, un conducteur de la ligne 2 quitte le terminus de la cité scolaire de Ruelle. Il roule la fenêtre ouverte quand un caillou l’atteint en plein front.

Ça va, il a une égratignure, mais il est choqué», relaite Michel Berthé, délégué CGT à la STGA, en précisant qu’à quelques centimètres près, c’est l’oeil qui était touché.

En arrêt maladie, le conducteur va porter plainte. «Immédiatement nous avons coupé les lignes 1 et 2 au niveau de la place des Ormeaux à Ruelle pour éviter tout autre incident», détaille José Moreau. Dès le lendemain matin, les bus circulaient à nouveau normalement. La même journée, un chahut a perturbé un trajet dans le quartier de Basseau.[...]

La Charente Libre