Maroc : 41,5 milliards d’euros transférés en 10 ans par les Marocains de l’étranger

Les transferts de Marocains résidant à l’étranger (MRE) ont atteint 464,5 milliards de dirhams entre 2000 et 2010 (41,5 milliards d’euros environ), soit une moyenne de transfert annuelle de 46,45 milliards de dirhams, constituaient 9% du PIB en 2010.

A fin septembre dernier, les Marocains résidant à l’étranger ont transféré 44,1 milliards de dirhams vers le Maroc, soit une hausse de 8,2%, comparée à la même période en 2010.

Deuxième source de devise du Maroc après le tourisme, les transferts qui s’étaient élevés à 54,1 milliards de dirhams en 2010, sont dédiés à 70% aux familles restées au Maroc.

Après un léger déclin en 2008 et 2009 de l’ordre de 3,5% et 5,4%, les transferts de fonds des Marocains du monde vers le Maroc ont repris de plus belle, et ce même si la crise qui sévit dans les principaux pays d’accueil des MRE, notamment la France, l’Italie et l’Espagne, n’est pas totalement dissipée.

bladi (Merci à Zatch)

Krach obligataire : déjà ?

Après la Grèce, le Portugal… le scénario de contagion est en marche.” Cela sent le roussi sur le marché obligataire. Si certains doutaient encore que la dette souveraine serait le problème majeur de 2011, cette nouvelle dégradation – et la baisse des marchés qui l’accompagne – devraient les convertir au krach obligataire.

Que s’est-il passé ces derniers jours ? L’agence de notation Fitch a dégradé la note de long terme du Portugal pour ses déficits et sa solvabilité, qui passe ainsi de “AA” à “AA-.” Ce n’est pas vraiment une surprise, puisque le Portugal fait partie des fameux PIGS, ou PIIGS, ou Club Med qui sont sous le feu de la rampe depuis les ennuis grecs. L’euro est de nouveau le grand perdant puisqu’il est repassé cette semaine sous les 1,33 dollar, pour la première fois depuis 10 mois.

Dubaï, puis la Grèce et maintenant le Portugal… est-ce le début d’un effet boule de neige sur le marché obligataire ? En tout cas, la Fed avait, il y a quelques jours, publiquement exprimé ses inquiétudes. “La Fed craint que la crise grecque ‘affecte’ l’économie américaine.

Suite et commentaires sur Fortune

Le krach de 2010 : la crise systémique

Par Paul Bara (ancien trader, économiste de marché puis directeur financier, il a parallèlement enseigné l’économie et la finance à Paris X et à l’ENA)

Hokusai, La grande vague de Kanagawa (1831)

La crise actuelle n’est pas une crise comme celles que nous avons connues depuis 1945. La croissance au quatrième trimestre 2009, en France et aux États-Unis, n’est due (en partie) qu’à un facteur technique transitoire, le moindre déstockage des entreprises. Nous ne sommes pas dans un enchaînement cyclique normal.

Suite et commentaires sur Fortune