Sevran (93) : des enfants se piquent avec des seringues dans la cour de récré. (màj vidéo JT F2 et interview au Grand Journal C+)

Addendum 17.04.2013: Interview au Grand Journal C+/ BFM / France 2 17.04

01’34 « On est dans une société qui s’effondre globalement [...] Nous on est un peu en avance, on est dans des territoires ou les ruptures ont déjà eu lieu…[...] ce sont des territoires qui ont été delaissés par l’état, par un peu tout le monde…

03’55 Apathie: « Il faut davantage de policiers ? » [...] Gatignon: « Philosophiquement je suis pas un adepte du bleu marine… »

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Plusieurs enfants de l’école Emile-Zola, dans le quartier des Beaudottes à Sevran (Seine-Saint-Denis), ont été dirigés vers l’hôpital après s’être piqués avec une seringue dans la cour de récréation ce mardi, peu après midi. Une réunion de crise a aussitôt été déclenchée à l’école.

Le premier adjoint au maire et une inspectrice de l’éducation nationale se sont rendus sur place, aux côtés des enseignants et des parents extrêmement inquiets. Ces derniers réclament un dépistage de tous les enfants. Des seringues avaient déjà été retrouvées dans le parking des enseignants de cet établissement situé au coeur d’un quartier miné par le trafic de drogue.

(…) Le Parisien

Sevran (93) : Manuel Valls répond à l’appel au secours des habitants

Le ministre (PS) de l’Intérieur, Manuel Valls, a passé deux heures à Sevran ce vendredi, répondant à l’appel au secours des habitants des Beaudottes exaspérés par les dealeurs.

La visite a été décidée ce matin et annoncée par le ministre sur France Info. Manuel Valls s’est d’abord rendu au commissariat, puis en mairie où il a rencontré des habitants de la résidence des Marguerites, contraints d’occuper leur hall tous les soirs afin d’empêcher le squat. Il s’est ensuite déplacé allée Lapérouse, ce haut lieu du trafic de cannabis à Sevran. Mardi soir, au numéro 2, des locataires étaient descendus chasser les dealeurs. Plusieurs d’entre eux, victimes de représailles de lendemain, avaient manifesté devant la mairie.

Aux habitants inquiets comme au maire (EELV) Stéphane Gatignon qui lui a écrit cette semaine, le ministre a annoncé le retour des CRS dans le quartier.

(…) Le Parisien

Cités de Marseille : après la police, le social

La 2e phase des opérations « globales » dans les quartiers sensibles engagée. L’exemple de Bassens et de la Paternelle

À la Paternelle, les CRS ont levé le camp. Des opérations chirurgicales vont être menées pour dissuader les trafiquants. Place désormais aux acteurs sociaux.

À quoi aspirent les habitants de Félix-Pyat (3e), de Bassens (15e), du Clos la Rose (13e), la Paternelle (15e) ou la Solidarité (15e) ? Dans leur grande majorité, à mener une existence paisible, à nourrir honnêtement leur famille et à ne pas subir les pressions du petit groupe de trafiquants qui tire leurs cités vers le bas. En clair, sortir de leur précarité sociale. En initiant les opérations « globales » dans la Zone de sécurité prioritaire (ZSP), c’est bien vers cet objectif que les pouvoirs publics se sont tournés.

Une mission très ambitieuse lorsque tous les indicateurs sont au rouge, qu’il s’agisse d’emploi, de niveau de vie ou de l’image déplorable dont jouit l’État dans certains quartiers. La sécurité est le préalable.

Depuis le mois de janvier, les cités désignées pour inaugurer la méthode globale, qui comprend des phases de répression et de resocialisation, ont vécu les descentes de police, les dealers arrêtés et ont vu les CRS occuper le terrain, contrôler les allées et venues, afin d’éviter que les trafics ne se réinstallent

Marie Lajus, préfète déléguée à l’égalité des chances, supervise le volet social de l’opération menée dans les cités. Elle livre les grandes lignes de l’action de l’État en matière de réinsertion professionnelle et d’amélioration du cadre de vie.

Comment initier l’action de l’État dans ces zones sensibles ?
Marie Lajus : À partir du moment où la sécurité est rétablie, l’action sociale peut s’exprimer. Maintenant, il faut aller au-delà et aider la population à franchir cette étape. Dans certaines cités, les travailleurs sociaux ne vont plus, où les dealers les empêchent d’intervenir. Dans ces cas-là, c’est une catastrophe.

Quelles sont les étapes que vous allez mettre en oeuvre ?
M.L. : Dès que l’opération policière est lancée, nous assurons une présence plus forte des éducateurs. Puis, dans les jours qui suivent, nous réunissons l’ensemble des acteurs sociaux, dans chaque cité. Ensuite, l’idée, c’est de mettre en oeuvre tout de suite des actions très visibles. Le bâilleur va murer des caves ou des appartements squattés par les dealers et les rénover pour les rendre à la population.[...]

La Provence

Bagarres forcées et filmées dans les toilettes d’un lycée de Cluses

“L’ambiance tendue que nous avons constatée fin 2012 au lycée professionnel de la vallée de l’Arve tend à se durcir sur fond de bagarres répétées. Des faits graves ont été commis.” [...]

Hebergeur d'image

La classe « football » du lycée Paul Béchet

“Les 21 et 22 janvier, des bagarres ont été organisées dans les toilettes de l’établissement. Des jeunes en situation de faiblesse (des premiers de classe) ont été obligés de se battre. Les scènes ont été filmées.” C’est d’ailleurs ce qui a permis d’identifier les auteurs. [...] Les blessures comprennent des traumatismes faciaux. Les jeunes ont été frappés violemment à coups de poing et de pieds. Les ITT sont inférieures à 8 jours. Les cinq jeunes organisateurs seront convoqués prochainement au tribunal de Bonneville pour répondre de “violences aggravées”.

Le proviseur du lycée reconnaît de son côté “avoir quelques soucis de gestion quotidienne” : “Dans un établissement, des gamins font des bêtises… Une enquête est en cours et le sujet va être géré. Les faits de cette nature restent exceptionnels.” Cette situation interviendrait après une vague d’interpellations fin 2012 qui ont déstabilisé les réseaux de trafic de drogue dans la vallée de l’Arve.[...]

Le Dauphiné Libéré

Merci à antibarbare

Leers : un employé de mairie soupçonné de trafic de drogue

Un employé de la mairie de Leers (Nord), situé non loin de Roubaix, vient d’être mis en examen avant d’être placé en détention provisoire.

L’homme, âgé de 34 ans est soupçonné de s’être livré à un important trafic de drogue pendant plusieurs années. A son domicile, les policiers ont saisi 100 g d’herbe de cannabis ainsi qu’une liste de clients et 8 000 € en argent liquide. [...]

Le Parisien

Merci à Zatch

Lyon – La Duchère. Des agents de sécurité pris à partie, avec injures raciales

Alors que la Duchère dans son ensemble présente moins de faits de délinquance, le secteur du Château connaît des problèmes, notamment de trafic de stupéfiants. C’est dans ce contexte que huit agents employés par les bailleurs sociaux qui patrouillent de nuit ont été pris à partie, dans la nuit de jeudi à vendredi.

Une dizaine d’individus armés de bâtons et de couteaux, ont lancé des bouteilles en direction des agents et ont proféré des menaces de mort. Des injures raciales ont été lancées à l’encontre de plusieurs d’entre eux, noirs.

(…) Lyon capitale

Merci à Martin

« Ils sont six à être venus de France pour démarrer un trafic de drogue en Suisse et se lancer dans le cambriolage »

Ils sont six à être venus de France pour démarrer un trafic de drogue en Suisse et se lancer dans le cambriolage. «Le Matin Dimanche» a pu rencontrer Talel, l’un des coupables, aujourd’hui en prison. Et l’une de ses victimes.

(…) «Le Matin Dimanche» a pu rencontrer l’un de ces cambrioleurs qui ont violenté Lahodovets une nuit de novembre. Son nom? Talel A. Son histoire, banale, est celle d’un groupe de jeunes qui commencent par chaparder une pomme et finissent derrière les barreaux.

L’histoire d’une course folle, des banlieues de Nice aux quartiers zurichois, qui a mené ce Français tout droit à la prison de Lenzbourg.

Sa carrière de voleur a commencé dans la cité de L’Ariane, près de Nice. Agé d’à peine 13 ans, le petit Talel s’éclipse du domicile familial la nuit, rencontre des copains et vole son premier scooter. «Rien de plus simple, raconte-t-il, assis dans la salle des visites de la prison. Il faut juste sortir le bon câble, appuyer sur le kick et voilà!» Avec l’argent, il s’achète des Nike et un ensemble Lacoste.

Après le lycée, il se met à chercher du travail, en vain. Il passe quelque temps dans l’armée puis quitte le Sud pour l’Alsace en s’installant à Saint-Louis, près de Bâle. Il déniche finalement une place au service bagages de l’aéroport de Mulhouse, pour 1300 euros par mois.

C’est là que tout bascule: il est arrêté en Suisse début 2008 et soupçonné de vol à main armée. L’enquête conclura qu’il a été accusé à tort, mais il a perdu son emploi. Par contre, quand on l’arrête une seconde fois en 2008, le vol et le recel sont tous deux prouvés par la justice suisse. Il est renvoyé en avion vers Paris et tombe sous le coup d’une interdiction de séjour en Suisse – dont il dira plus tard ne pas avoir eu connaissance.

Il semble que, depuis 2007 déjà, germait dans son esprit le «business model» de ses futurs méfaits: piller des plantations illégales de cannabis pour se faire de l’argent. L’idée lui semble brillante, car qui va se plaindre à la police d’un tel cambriolage? Lorsqu’il revient à Zurich en toute illégalité, à l’été 2009, il a 22 ans.

Là, il entre en contact avec un groupe de Français originaires d’Afrique du Nord.

Certains ont un permis de séjour en Suisse, d’autres, comme lui, sont clandestins. L’avocat de Talel dira aux juges, pendant son procès: «Ils étaient tous dangereusement persuadés que les autres étaient les seuls responsables de leur misère.» (…)

Le Matin

Thionville (57). Stupéfiants : de 2 à 5 ans de prison pour les dealers

La juridiction répressive de Thionville a évacué, hier, un nouveau gros dossier de stupéfiants. Des peines lourdes ont été prononcées à l’encontre d’individus âgés de 19 à 35 ans et qui, de mars 2010 à juin 2011, avaient monté une véritable petite entreprise à but très lucratif sur la cité sensible.

Lors du procès, les magistrats ont maintes fois tenté d’évoquer avec les prévenus quelques scellés significatifs comme une mitraillette, des revolvers avec leurs cartouches, 6 kg d’héroïne, 13 kg de cannabis, 300 g de cocaïne, 11 000 € de numéraires. Cette procédure fleuve laissait apparaître des gains frôlant les 1 500 € par jour pour la revente des stupéfiants. Peine perdue. Après un an d’instruction, les mis en cause avaient visiblement tous été frappés d’une amnésie précoce. Elle ne leur a pas empêché, hier, les douches froides à répétition. Cinq ans de prison ferme avec maintien en détention ont été prononcés à l’encontre de Mohamad Ali Ayad, Haamar Fewzi Bouhenni et Halim Karim Ouchache ; quatre ans de prison ferme avec maintien pour Alexandre Moreau, Mostefa Soualmi, Ali Benabdelhak et Mohamed Hadi. La peine de ces deux derniers comprend du sursis avec mise à l’épreuve ; trois ans pour Ali Aoudia dont un avec sursis ; deux ans pour Mourad Hindam avec mandat de dépôt, neuf mois pour Rebecca Schuhmacher et hui mois contre Bilel Bechiri avec maintien en détention. huit et onze mois de prison avec sursis ont été réservés aux deux derniers prévenus. La plupart se sont vus signifier une interdiction de paraître sur le territoire mosellan durant trois ans.

Républicain Lorrain

(Merci à Dr Bazooka)