Le Roundup donne naissance à de « super mauvaises herbes » !

De même que la lourde utilisation d’antibiotiques a contribué à l’apparition de «supermicrobes» résistant aux médicaments, [un article du New York Times nous apprend que] l’utilisation intensive, par les fermiers américains, du désherbant «Roundup» [marque de l'herbicide dénommé glyphosate, initialement breveté par Monsanto et commercialisé, depuis 2000, par d'autres firmes, sous d'autres noms], a mené à la croissance rapide de nouvelles «super mauvaises herbes», extrêmement tenaces, que le poison industriel n’arrive plus à éradiquer.


De plus en plus de fermiers américains sont confrontés à cette situation, partout, dans l’Est, le Midwest et le Sud du pays, et sont donc conduits à vaporiser leurs champs avec des herbicides encore plus toxiques.

C’est la course folle en avant dans l’empoisonnement des denrées, mais aussi des sols et de l’eau.

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W. Reymond : « La malbouffe, c’est de la bouffe toxique »

« Au milieu des années 1980, sans aucune raison apparente, près de 20 millions d’Américains sont, brusquement, devenus trop gros. » Ainsi s’exprime William Reymond, journaliste français vivant aux États-Unis, au cœur de ce laboratoire géant de la malbouffe. Diabète, cancers, maladies cardio-vasculaires, tout y passe. Ce n’est plus un cours de cuisine, mais de médecine ! Quand la « junk food » – le mot anglais pour malbouffe – se transforme en « toxic food »…

Entretien publié dans le n° 37 (mai 2010) du magazine Le Choc du mois, qui vient de paraître. En kiosques ou à commander ici.

Le Choc du mois : Vous pensez qu’il ne faut plus parler de malbouffe, mais de « toxic food », pour reprendre le titre de votre dernier livre ? Pourquoi ?

William Reymond : La « junk food » (malbouffe) est un terme réducteur qui nous installe dans un mensonge : celui de croire que la malbouffe, c’est ce que mange l’autre. Alors qu’en réalité, elle correspond aujourd’hui à 80 % de notre alimentation, soit la part de l’industrie agroalimentaire dans nos dépenses de table.

Et elle est d’autant plus toxique qu’elle ne nous rend pas que gros. Car cette alimentation, surchargée en gras, sel et sucre, tous facteurs d’obésité, est aussi un vecteur essentiel dans le développement de certains cancers et des maladies cardio-vasculaires et cérébrales, l’obésité n’étant que la face visible de l’iceberg.

Est-ce la raison pour laquelle vous avancez que la nourriture industrielle sera la cigarette du XXIème siècle ?

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