«Je sortais de boire un verre avec un ami après avoir bien dîné. Et là, juste devant moi, une jeune fille se fait arracher son téléphone par un jeune type qui part en courant. C’était place du Capitole. Je n’ai pas réfléchi. Je me suis à courir derrière lui !»
Verres de gaillac et cassoulet, «excellent», n’y changent rien. Malgré ses 53 ans, Erik Bielderman, grand reporter à «L’Equipe Magazine», rattrape le voleur. «Je criais : Arrêtez-le, arrêtez-le ! Un étudiant solide a eu le réflexe de se retourner et de tendre les bras pour le bloquer. J’ai sauté sur le voleur, qui s’est retrouvé à terre, hurlant que le téléphone lui appartenait. Nous avons récupéré le portable avec l’aide d’une autre personne. L’ado en survêtement devait avoir 15 ans. On le tenait.»
La scène se passe en fin de semaine dernière «sur la droite de la place du Capitole, dans une rue peu éclairée. Je ne sais pas laquelle. Il était environ 21h30». En quelques secondes, l’ambiance change. «Je tenais mon voleur mais très vite, j’ai été encerclé par un groupe de jeunes maghrébins, ses amis. [...]
(merci à Baptiste M.)
Quelques minutes après les cris, les voisins ont aperçu un homme de race noire s’enfuir par derrière. Et très vite, devant le domicile de la victime, les policiers interpellent Frédéric Sapotille, aujourd’hui âgé de 40 ans. C’est l’ancien compagnon de Christelle. Et quoi qu’il en dise, la fin de leur relation en juillet 2008 a été compliquée. «Il harcelait Christelle», affirme la famille de la victime relayée par leur avocate Me D’Arrigo. D’ailleurs Christelle Castillon avait déposé une main courante au commissariat pour se plaindre de son ex-amant deux jours avant sa mort.