Nicole Yardeni (CRIF) regrette qu’il n’y ait «pas de leader musulman à Toulouse»

Un an après la tuerie de l’école Ozar Hatorah à Toulouse, Nicole Yardeni, présidente du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) en Midi-Pyrénées, a regretté sur Europe 1 l’absence d’interlocuteurs marquants dans la communauté musulmane toulousaine.

«A Toulouse, nous n’avons pas dans la communauté musulmane, et je le regrette, de leader charismatique comme il peut y en avoir dans d’autres villes. Nous faisons le vœu qu’il y ait des gens qui soient des responsables, qui soient capables de guider tous les jeunes vers quelque chose de plus positif et de plus constructif que les messages de haine parfois véhiculés par Internet ou certaines chaînes satellitaires.» […]

Le JDD

«Un des grands chocs de l’affaire Merah fut la découverte de groupes salafistes jusque dans la paisible Ariège»

Hélène L’Heuillet, philosophe et psychanalyste, tente de répondre à la question : «Qui était Mohamed Merah ?».

En visant deux musulmans d’origines marocaine et algérienne, Merah attaque une forme d’intégration particulièrement réprouvée par l’islamisme terroriste.

Albert Chennouf-Meyer, le père d’Abel Chennouf, abattu par Merah le 15 mars 2012, souligne, dans un livre récemment paru, Abel, mon fils, ma bataille (Editions du Moment, 168 p., 14,95 €), les proximités de son fils et de son assassin : proximité générationnelle, passions semblables pour le foot et les voitures, lien à l’Algérie. On pourrait ajouter un certain rapport à la guerre et à l’Afghanistan.

En rupture déclarée avec le nationalisme, le terrorisme inventé par Ben Laden est transnational, non seulement dans son recrutement mais dans son esprit.

Si ses partisans se donnent pour mission d’agir au niveau local, c’est précisément pour s’opposer à l’ouverture de sociétés qui tentent d’évoluer vers un multiculturalisme à peu près pacifié.

Le Monde

Toulouse : Le conseil municipal pour le vote des étrangers

Le conseil municipal de Toulouse s’est prononcé vendredi en faveur du droit de vote des étrangers aux élections locales, espérant peser sur les parlementaires de la région pour qu’ils prennent position. Ce vœu, proposé à l’initiative du maire PS Pierre Cohen au nom des élus socialistes, radicaux, communistes et verts, a été adopté par 53 voix contre 5, et 2 abstentions.

Le candidat françois Hollande avait déclaré qu’il «soutenait très fortement» cette idée, notant que les étrangers de l’Union européenne avaient déjà le droit de vote aux élections locales et qu’il s’agissait donc de «réparer une injustice».

Le gouvernement a examiné mercredi un programme de révision constitutionnelle a minima, n’incluant pas le droit de vote des étrangers au élections locales. […]

«Nous voulons que soit enfin reconnue l’évidence d’une participation à la vie de la cité à laquelle ont naturellement droit tous celles et ceux qui vivent ici, qui payent leurs impôts ici, qui travaillent ici et doivent donc pouvoir voter ici», a déclaré Pierre Cohen.

Le Figaro

Merah. Latifa Ibn Ziaten : «Lorsque j’étais dans le brouillard en France, c’est le Maroc qui m’a tendu la main»

Deux jours après la cérémonie en mémoire au jeune militaire franco-marocain Imad Ibn Ziaten tué il y a un an par Mohamed Merah à Toulouse, sa mère Latifa Ibn Ziaten a répondu aux questions de Yabiladi.

Je voudrais remercier les Marocains de leur soutien et rendre hommage au roi du Maroc. Le Maroc n’oublie pas ses enfants.

Latifa Ibn Ziaten a ensuite reçu la légion d’honneur à titre posthume par les mains du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian. «Cette cérémonie s’est très bien passée. Je l’ai passée au coté de l’armée française qui est aujourd’hui ma seconde famille. Elle a été non seulement une tristesse mais également une fierté. », déclare émue Latifa Ibn Ziaten contactée aujourd’hui par Yabiladi. […]

Pourtant, quelques jours après la mort de son fils, Latifa Ibn Ziaten a vécu un véritable calvaire en France. «Certains policiers m’ont humilié. Personne ne m’a prévenu lorsqu’on a fait une autopsie sur le corps de mon fils. Après la tragédie, le maire de Toulouse n’a pas envoyé un message de condoléances et de soutien à ma famille. J’ai trouvé ça extrêmement dur», confie-t-elle la gorge nouée.

Elle ajoute qu’elle a été extrêmement touchée de lire dans la presse, quelques heures après la mort de son fils, qu’il était décédé des suites d’un règlement de compte car un arabe venait de tuer un autre arabe. «Lorsque j’étais dans le brouillard à cette période, c’est le Maroc qui m’a tendu la main. Le Maroc m’a redonné courage pour me remettre debout et ça je ne peux pas l’oublier. […]», tient-elle à dire. […]

Latifa Ibn Ziaten sera au Maroc le 25 mars prochain, pour se recueillir sur la tombe de son fils inhumé, il y a un an à M’diq, ville d’origine de Latifa. Elle nous a également fait savoir qu’elle souhaitait qu’une place de la ville porte le nom de son fils. Le Wali de Tétouan lui aurait donné son accord. Cependant, depuis plusieurs jours, elle essaie de le contacter par téléphone mais il reste injoignable. Elle souhaiterait que cette place soit inaugurée lors de son passage au Maroc.

yabiladi

Les documents des renseignements français où Mohamed Merah apparaît dès 2006 ont été rendus publics

Des documents (notes et photos) établissent que Mohamed Merah était suivi par les services de renseignements français depuis 2006, alors qu’il avait 18 ans, et était qualifié de «djihadiste radical» dès début 2007.

INFO ET DOCUMENTS FRANCE 3 MIDI-PYRENEES – Les services de renseignements français suivaient Mohamed Merah depuis 2006 et une note de renseignement datée de mai 2007 le qualifie de «djihadiste radical». Notre journaliste Bruno Frédiani s’est procuré un premier document, émanant de la direction centrale des renseignements généraux et daté du 19 octobre 2006. L’objet du document est le suivi et l’identification d’Abdelkader Merah, son frère aîné, qualifié dès cette époque de «militant salafiste», membre du groupe d’Artigat, du nom d’une commune d’Ariège où réside Olivier Corel, un franco-syrien surnommé «l’imam blanc».

Voir l’ensemble des documents sur France 3 midi-Pyrénées

Toulouse/ Merah : Hommages aux victimes et nécessité «d’aller vers un Printemps de la République».

Toulouse et Montauban vivront ces prochains jours dans le souvenir de cette semaine de mars 2012 où Mohamed Merah a semé l’horreur, avec dès lundi des hommages rendus à la première victime du «tueur au scooter», le parachutiste Imad Ibn Ziaten du 1er régiment du train parachutiste (1er RTP).

Cette marche, rappelle la présidente régionale du Conseil représentatif des institutions Juives de France (Crif) à Toulouse, Nicole Yardeni, «n’est pas seulement un hommage aux victimes. Elle représente une nécessité que nous ressentons tous, celle d’aller vers un Printemps de la République».

Latifa Ibn Ziaten, la mère d’Imad, s’est engagée immédiatement dans la lutte pour la défense d’un islam sans violence, allant à la rencontre des jeunes des quartiers, puis créant une association et écrivant un livre, martelant son message: «L’Islam est pour la paix, l’amour, le partage, le respect. On ne mélange pas l’Islam avec la haine». Lundi, elle reviendra sur les lieux de l’assassinat de son fils, et participera en fin de semaine à la marche blanche, musulmane aux côtés des organisations juives qui défileront en souvenir des sept victimes de Merah. […]

Le Nouvel Obs

«Pour les Juifs de Toulouse, l’avenir est plus gris que rose»

La famille de Jonathan Sandler, le professeur de judaïsme assassiné par Mohamed Merah il y a un an à Toulouse avec ses deux enfants, s’est rendue aujourd’hui sur la tombe des trois victimes, pour marquer le premier anniversaire de leur inhumation à Jérusalem, selon la famille.

J’ai quitté Paris il y a longtemps et même si j’y retourne souvent, j’ai découvert à Toulouse beaucoup de changements, notamment dans la vie juive. Je ne m’attendais pas à tant d’antisémitisme dans les rues de cette belle ville. (Michael Grynspan)

«La France veillera sur le souvenir des victimes et sera digne de leur mémoire en agissant avec fermeté et vigilance pour empêcher d’autres drames», a assuré l’ambassadeur de France en Israël, Christophe Bigot, qui s’est incliné jeudi sur la tombe de Myriam Monsonego, également enterrée à Jérusalem.

Un documentaire israélien, «Toulouse, entre rose et gris», sur la communauté juive toulousaine après les meurtres, a été projeté jeudi soir à Jérusalem devant une centaine de personnes, dont plusieurs anciens membres de cette communauté. «Pour les Juifs de Toulouse, l’avenir est plus gris que rose», a commenté le réalisateur, Michael Grynspan.

Le Figaro. coolisrael

Toulouse : jugé deux fois aux assises en cinq jours

Semaine plutôt chargée pour Amor Boukehili, un jeune homme de 28 ans, ex-résidant du quartier Reynerie au Mirail et installé à Fenouillet, près de Toulouse. Condamné mercredi à 10 ans de réclusion criminelle pour une expédition punitive chez un cultivateur de cannabis, le 26 janvier 2010, à Fenouillet, ce maçon intérimaire est de retour dans le box des accusés. Cette fois, c’est pour le braquage de deux hôtels, à Blagnac et Ramonville le 28 septembre 2009. Et cette fois, les faits sont reconnus.

La Dépêche

Merci à Julien271