Toulouse (31) : les élections algériennes suivies avec grand intéret

Jamel * (P.) affiche 55 ans, dont 28 passés en France. Aujourd’hui patron d’une petite entreprise de BTP en Haute-Garonne, il continue régulièrement à faire l’aller-retour entre Toulouse et le sud de l’Atlas algérien où vivent ses parents. Féru d’histoire, il veut suivre les élections avec impatience.

Pour les expatriés d’Algérie, les élections durent jusqu’à jeudi. Êtes-vous allé poser votre bulletin ? – J’y suis allé samedi à la première heure ! Pour moi, c’est un acte sacré. Le droit de vote, c’est la liberté, la démocratie. Cela représente le choix des hommes et des idées.

Et puis, ce sont des élections importantes, car, même si Bouteflika est réélu, je pense que ce seront les dernières élections de ce type. Dans cinq ans, le scrutin sera sans doute plus ouvert.

Comment voyez-vous ces élections se dérouler ? – Je trouve que, en Algérie en tout cas, les échanges sont plus importants. Il y a du débat, notamment sur les chaînes de télé où les gens discutent et expliquent leurs désaccords. Avant, à la télé, tout le monde était content ! Ça prouve que l’on s’avance vers un embryon de démocratie. C’est positif. Après, ici à Toulouse, je regrette le manque de mobilisation des jeunes Algériens. Ils se sentent moins concernés. Sans doute parce que, contrairement à la communauté noire américaine, ils ne se sont pas battus pour le droit de vote…

[...]

La Dépêche

Toulouse (31) : La femme voilée finit au commissariat

Une jeune femme musulmane a été verbalisée hier midi à Toulouse, pour port du voile intégral. Les services de police ont voulu la contrôler, vers midi, à un arrêt de bus, boulevard Lascrosses, à Compans-Cafarelli, dans le centre-ville.

Celle-ci a accepté de présenter une pièce d’identité mais a refusé d’ôter son niqab de sorte que les policiers n’ont pas pu s’assurer de son identité. Face à son inflexibilité, les forces de l’ordre ont conduit cette personne, une femme âgée de 20 ans, au commissariat central. Présentée à une femme policier, elle a finalement accepté de se dévoiler et de montrer son visage. Après avoir été entendue par les services de police, elle a pu ressortir libre du commissariat mais a écopé d’une amende de 150 €.

«À Toulouse, ce type de contravention est extrêmement rare, expliquait-on hier au sein de la police. Cette personne n’a pas du tout été coopérative.» Depuis la loi du 11 octobre 2010, il est interdit de porter une tenue dissimulant le visage. Ainsi, le voile intégral ou niqab est prohibé dans les lieux publics. Les personnes récalcitrantes s’exposent à 150 € d’amende et/ou un stage de citoyenneté.

En avril 2011 déjà, une femme portant le niqab avait été conduite au commissariat central de Toulouse. Un rassemblement de soutien à cette personne avait été organisé.

La Dépêche du Midi

Un Toulousain qui portait le sweat-shirt Manif pour tous s’est vu refuser l’accès au vote (vidéo)(maj)

Lors du premier tour des élections municipales, le président d’un bureau de vote du centre ville de Toulouse a demandé à Bruno, 54 ans, d’aller se changer s’il voulait voter. Ce qu’il a fait.

Le port du sweat-shirt de La Manif pour tous est décidément devenu l’acte le plus subversif de ces derniers mois.

Après avoir conduit au poste de police de nombreux promeneurs qui le revêtaient dans les rues lors du débat sur le Mariage pour tous – ce qui leur avait valu moult amendes pour «port d’une tenue contraire aux bonnes mœurs» ou bien «gêne à la tranquillité des promeneurs par affichage ostentatoire d’éléments relatifs à une manifestation interdite» - le sweat-shirt sans slogan, représentant les silhouettes d’un homme et d’une femme tenant deux enfants par la main, est aujourd’hui un motif de refus d’accès au vote.

Dimanche, Bruno, Toulousain de 54 ans, a été interdit d’urnes pour les municipales car il portait ce sweat-shirt. Pierre Vanicat, le président du bureau de vote n°20, dans le centre de la ville rose, l’a empêché de voter pour «port ostensible d’un signe politique». Après 10 minutes d’explications et l’intervention d’autres votants choqués par cette «entrave à la liberté de penser et de voter», à ce «déni de démocratie», s’indigne André-Joseph, témoin de la scène, Bruno est reparti chez lui pour se changer. Après quoi il a pu voter…

La scène a été filmée par son épouse et mise sur Youtube. Bruno a voulu faire consigner l’incident au PV des opérations de vote mais aucun des délégués du bureau de vote de droite, vers qui il s’était tourné, n’a accepté sa requête. Bruno, qui ne s’attendait pas du tout «à une telle réaction», se «réserve le droit de porter plainte», après vérification de ce qu’il estime être un «abus d’interprétation du droit». Juristes et avocats sont à l’œuvre pour faire avérer cette liberté prise avec le code électoral. Un autre avocat a également été saisi pour un cas similaire concernant Emmanuel, un habitant de Limoges. (…)

Le Figaro

Toulouse : Action de Génération identitaire avec des silhouettes pendues en face du Capitole

pendus

Communique de Génération identitaire :

Des silhouettes pendues au Capitole.

22/03/2014. Toulouse. Ce matin des silhouettes ont été pendues par les militants de Génération Identitaire dans le square Charles de Gaulle. Ces silhouettes représentent de jeunes Toulousains victimes d’agressions mortelles.

Cette action a pour but de dénoncer les nombreuses agressions, plus ou moins médiatisées, dont sont victimes les habitants. La dernière en date relatée, est celle de la nuit de mercredi à jeudi dernier, au cours de laquelle un policier a été blessé à l’arme blanche par un homme d’origine congolaise qu’il interpellait. Celui-ci errait dans les rues de Toulouse, invectivant les passants et les menaçant d’un couteau sous prétexte qu’il « n’aime pas les blancs ».

Cet événement est symptomatique de l’insécurité croissante que subissent les Toulousains depuis plusieurs années. Génération Identitaire Toulouse dénonce la violence de la racaille, son impunité et le laxisme des autorités. Se croyant tout permis, elle pavane dans les rues de Toulouse et agresse pour une cigarette refusée, un regard de travers ou un style qui dérange.

Nous refusons de subir plus longtemps cette violence quotidienne. Les Toulousains de Génération Identitaire, s’inscrivant dans la campagne Génération Anti-Racailles, font et feront preuve de vigilance et de solidarité face à celle-ci. Nous proposons dans ce but des initiations à l’auto-défense. Nous demandons par ailleurs à la municipalité et au futur maire de s’investir d’avantage pour assurer la sécurité des Toulousains et éviter de nouveaux drames.

Face à la racaille, tu n’es plus seul !

Génération Identitaire Toulouse

GI

Toulouse: un policier blessé par un homme qui « n’aime pas les blancs »

L’homme âgé de 41 ans errait dans le centre-ville peu après minuit aujourd’hui. Il menaçait les passants en brandissant un couteau et en déclarant qu’il « n’aimait pas les Blancs », selon la même source. Lorsque les policiers sont venus l’interpeller, l’un d’entre eux a été blessé au genou. Sa blessure est superficielle, a-t-on ajouté de même source. L’homme, qui a déclaré être d’origine congolaise, a été placé en garde à vue. Alliance, le 2e syndicat des gardiens de la paix, a dénoncé à cette occasion la « dégradation des conditions de travail » des policiers.

Le Figaro

Toulouse (31) : vol de scooter à mains armées

Deux garçons de 20 ans viennent d’être incarcérés pour un vol de scooter avec violence et une agression. À chaque fois ils avaient menacé leurs victimes avec une arme de poing.

«On avait emprunté de l’argent à un copain et on a eu la mauvaise idée de commettre ces vols pour le rembourser.» Nour El Islam Benlahcene et Khalil Nouisri, viennent d’être jugés devant le tribunal correctionnel de Toulouse, en audience de comparution immédiate, pour deux vols de scooter sous la menace d’une arme commis fin novembre et début décembre.

[...]L’affaire a rebondi le 3 décembre, lorsqu’un accident a impliqué ce même scooter et une fourgonnette. «Je vois ce scooter arriver à pleine vitesse, a relaté le conducteur de l’utilitaire. La collision est violente. [...] J’ai couru pour les retrouver et je leur ai demandé s’ils allaient bien et si on pouvait faire le constat.»

Virulent, l’un d’entre eux pointe alors une arme sur la tempe de la victime. «Casse-toi fils de pute». Et de lui demander de remettre tout l’argent qu’il a sur lui. «Je n’avais rien. Je ne comprends pas ces jeunes. Au moment où je me préoccupe de leur santé, je me fais braquer…»

[...] Le procureur a requis 4 ans de prison à l’égard de Khalil Nouisri et 3 ans pour Nour El Islam Benlahcene. Les deux hommes ont écopé respectivement de 18 mois et 12 mois de prison ferme.

La Dépêche

Serge Laroze (FN) : 120 millions d’euros attribués à diverses associations par la mairie de Toulouse (vidéo)

Court extrait du débat sur TLT pour les élections municipales avec Serge Laroze, candidat de la liste Toulouse Bleu Marine (19/03/14).

Sur les 800 millions du budget municipal de Toulouse, 120 millions sont attribués à des associations « culturelles ».

« Un chiffre énorme : 120 millions d’euros à titre des subventions à diverses associations, dont 375 associations qui se disent culturelles … »

Serge Laroze FN

Toulouse. L’ado tente de voler une voiture avant d’être torturé par ses victimes qui écopent de 3 ans de prison (MàJ)

Addendum 17.03.2014 :

Zinab, 34 ans, a été condamnée à trois ans de prison ferme avec mandat de dépôt à l’audience. La peine de trois ans prononcée contre son compagnon Mohamed, 26 ans, a été assortie d’un an de sursis. Ils étaient poursuivis pour avoir frappé Arnaud à coups de poing, de cutter, de bouteilles de bière, de sabre d’ornement et de cric parce qu’ils le soupçonnaient d’avoir roulotté leur voiture avec un complice. Le jeune garçon, absent à l’audience, a également raconté avoir été brûlé avec une cigarette.

Jugés en comparution immédiate pour séquestration et violences, les deux prévenus ont démenti s’être acharnés et avoir fait usage d’une quelconque arme contre l’adolescent, un voisin qu’ils accusent de leur avoir déjà volé une moto par le passé et de les narguer dans leur quartier.

L’expertise médicale a relevé de nombreuses «lésions traumatiques», des traces de coups et des hématomes «non incompatibles avec les faits» relatés par la victime.

Arnaud a raconté aux enquêteurs qu’après avoir roulotté la voiture avec un ami qui avait réussi à s’enfuir, le couple l’avait retrouvé et forcé à monter dans le coffre. Ils l’ont ensuite conduit à leur domicile, dans une résidence populaire dans un quartier du sud de Toulouse, où ils ont continué à le frapper avant de le relâcher six heures plus tard en caleçon, sans ses vêtements ni son portable.

Le Figaro


Une enquête a été ouverte, le mercredi 12 mars, après l’hospitalisation d’un adolescent de 14 ans, victime de violences à Toulouse. Avant d’être pris en charge par les médecins dans un état sérieux, le jeune garçon a expliqué avoir été séquestré puis frappé et torturé par un couple auquel il avait tenté de voler sa voiture.

Selon ses déclarations, le jour des faits, vers 14 h 30, l’adolescent aurait tenté de dérober une voiture de marque BMW, non loin de son domicile avant d’être surpris par le couple de propriétaires. Ces derniers l’auraient alors frappé à coups de démonte-pneu avant de l’enfermer dans le coffre de leur véhicule. Ils auraient ensuite roulé plusieurs minutes avant de le conduire à leur domicile.

Toujours selon les déclarations de l’apprenti-voleur, ces agresseurs l’auraient ensuite attaché sur une chaise avant de le brûler avec une cigarette et de lui infliger plusieurs coupures à l’aide d’un cutter. Après avoir été retenu plusieurs heures par ses «geôliers», l’adolescent, inconnu des services de police, a été libéré avant de se réfugier à son domicile.

(…) Le Parisien

Manuel Valls : «L’antisémitisme et le racisme : mes combats»

Après l’affaire Merah, les épisodes de jeunes jihadistes partis pour la Syrie, et les récents tags antisémites sur les murs de la ville, peut-on dire qu’il existe à Toulouse et dans sa région des foyers islamistes ?

Distinguons bien : un tag antisémite et partir faire le jihad, ce sont deux choses très graves, mais ne relevant pas du même registre. Toulouse et sa région, comme la plupart des grandes agglomérations françaises, sont touchées par la radicalisation. Mais une spécificité existe : la mouvance islamiste y est anciennement ancrée. Dès les années 1990 et 2000, il y avait des filières vers l’Irak puis l’Afghanistan. Et le terrorisme a meurtri la région avec les crimes de Merah. À ce jour, une vingtaine d’individus du bassin toulousain sont impliqués dans les filières syriennes sur les 700 Français détectés, dont 240 présents sur place et 23 tués. Ces filières concernent 2 000 à 3 000 individus en Europe : c’est sans doute la menace actuelle la plus préoccupante. Voici quelques jours, deux membres de la cellule qui avait agi contre une épicerie casher de Sarcelles, en septembre 2012, ont été interpellés. On a trouvé des explosifs chez l’un d’eux : c’est la première fois que l’on arrête des individus revenus de Syrie en France avec, de toute évidence, un projet d’action….

Quand ferez-vous vos propositions au président de la République pour lutter contre l’embrigadement de jeunes jihadistes français ? Et quelles sont les pistes à l’étude ?

Je ferai de nouvelles propositions dans les quinze jours qui viennent. Il s’agit de traiter plus efficacement des cas individuels concernés par la radicalisation. Il y a la réponse judiciaire, indispensable, mais il faut aussi entraver les déplacements des jihadistes. Nous devons être plus audacieux dans les mécanismes de prévention et développer le suivi individuel et la réinsertion de ceux qui reviennent. Certains réalisent, bien tard, que le «combat» qu’ils croyaient mener n’est qu’une illusion mortifère. Et il faut aider les parents concernés qui appellent à l’aide. Nombre d’entre eux, et je les encourage à continuer de le faire, nous signalent la radicalisation de leur enfant souvent sur Internet.

L’antisémitisme a-t-il augmenté en France ?

Soyons précis : les actes antisémites mais aussi anti-musulmans ont augmenté de manière significative après les assassinats de Merah. Pour l’année 2013, en tendance, les actes antisémites sont en baisse, mais cette diminution s’explique par la violence de l’année 2012.

En revanche, le climat a changé : s’ils sont statistiquement moins nombreux, les actes et les propos antisémites sont aujourd’hui revendiqués, assumés, clamés comme on l’a vu à Paris dans la rue, sur Internet, ou ici, à Toulouse, avec les inscriptions sur les murs. Je suis inquiet de ces propos, de ces actes antisémites, anti-musulmans, anti-chrétiens, homophobes, de ces profanations de cimetières, de lieux de cultes, de ce racisme latent. Ce sont des atteintes profondes à nos valeurs. C’est pourquoi il faut être vigilants, réactifs et ne rien laisser passer.

C’est ce que vous direz à la communauté juive à Toulouse lors du dîner du Crif Midi-Pyrénées ?

Oui, même si, à travers la communauté juive, je veux aussi m’adresser à la société française dans son ensemble. Ce soir, je dirai que cette ville de Toulouse est très importante pour le judaïsme de France et que c’est aussi une terre de brassage, de laïcité, de tolérance. Je redirai également la détermination de l’État à lutter contre l’antisémitisme, le négationnisme, le racisme. Je connais l’inquiétude de la communauté juive de Toulouse, mais elle sait ma conviction et mon engagement total dans ces combats.

À Toulouse, certains Juifs voulaient aller porter la contestation à Dieudonné lors de son récent spectacle. Était-ce judicieux ?

….Si je n’avais pas pris l’initiative d’une interdiction, avec le soutien du président de la République, au mois de décembre, Dieudonné M’Bala M’Bala aurait continué sa tournée de la haine. Aujourd’hui, il a dû changer son spectacle. De plus, cette initiative a permis de mettre en lumière les actions judiciaires et fiscales à son encontre. Le rôle du politique et des ministres notamment, c’est de dire ce qui est possible et ce qui ne l’est pas. Dieudonné n’est pas un humoriste. Il tient un discours antisémite, ce qui est un délit puni par la loi. Si c’était à refaire, je le referai cent fois, car il s’agit des principes essentiels de notre République….

La Dépêche

 

Le CRIF conspué lors d’une manifestation à Toulouse contre….. l’antisémitisme

Deux mille personnes, selon la police et les organisateurs, ont participé samedi à Toulouse à une manifestation censée dénoncer les discriminations homophobes et antisémites mais durant laquelle des représentants de la communauté juive ont été conspués par une partie du cortège.

Deux mille personnes, selon la police et les organisateurs, ont participé samedi à Toulouse à une manifestation censée dénoncer les discriminations homophobes et antisémites mais durant laquelle des représentants de la communauté juive ont été conspués par une partie du cortège.

La manifestation était organisée à l’initiative d’Arc-en-Ciel, association de défense des homosexuels en Midi-Pyrénées, pour dénoncer des inscriptions antisémites et homophobes taguées sur plusieurs bâtiments du centre de Toulouse au cours du week-end passé, et qui ont provoqué une vive émotion.

Peu après le départ du défilé, devant un bâtiment qui abrite entre autres le centre LGBT (Lesbiennes, gays, bi-et transsexuels) visé par les tags, des participants au cortège s’en sont pris avec virulence à Nicole Yardeni, présidente du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) de Midi-Pyrénées.

« Yardeni casse-toi, le Crif, fascistes, sionistes, cassez-vous », ont-ils crié tandis que le service d’ordre retenait les manifestants les plus agressifs.

« On ne s’attendait absolument pas à cet accueil, on vire des juifs d’une manifestation qui s’exprime contre l’antisémitisme », s’est exclamée Mme Yardeni. « On a l’impression qu’une partie de ce cortège a fait de l’antisionisme son identité » sans voir la complexité de la société israélienne, a-t-elle dit.

Peu auparavant, le candidat UMP aux municipales, Jean-Luc Moudenc, ancien maire de Toulouse, avait également été pris à partie par des manifestants. Il était venu, a-t-il dit, pour dénoncer « des attaques inacceptables » contre les « valeurs de la démocratie » mais a également renoncé à défiler.

Outre le centre LGBT, le local de campagne du candidat du Parti de gauche aux municipales, celui du Front de gauche, un cinéma Art et essai, l’entrée de l’université Toulouse 1-Capitole et un cimetière avaient été tagués de croix gammées, de croix celtiques, emblèmes de l’ultra-droite, et d’inscriptions s’en prenant aux juifs, aux homosexuels ou aux francs-maçons…

TV5 monde

 

 

Municipales à Toulouse : la candidate transgenre et le principe de parité

La liste EELV constituée en vue des municipales à Toulouse se retrouve face à un cas d’école. Une candidate transgenre, Florence Bertocchio, y figurait jusqu’à présent en 31e position, entre deux femmes. Or, la parité est l’une des nouveautés de ce scrutin 2014. Dans les villes de plus de 1.000 habitants, l’alternance homme/femme sur les listes est obligatoire. Voilà les écologistes toulousains contraints de réorganiser leur liste !

A l’origine de la confusion, l’obtention par Florence Bertocchio de la transcription de son changement de sexe sur son état civil en juillet dernier. Lors des élections régionales de 2010, elle figurait déjà sur la liste EELV mais en tant que « François Bertocchio dite Florence Bertocchio », son changement de sexe n’étant pas encore pris en compte par l’administration.

« Au moment où mes camarades bâtissent la liste et font cet exercice lié à la parité, je suis persuadée qu’ils sont au courant de la transcription, mais en en fait ils en sont restés à la situation de 2010 », explique la candidate.

(…) Le Parisien

Toulouse. Tags de «l’ultra-droite». Valls : «Tout est mis en œuvre» pour identifier les auteurs (MàJ)

Addendum 17.02.2014 : Valls : «Tout est mis en œuvre» (Valls)

Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a assuré aujourd’hui que tout était fait pour identifier et juger les auteurs de croix gammées et d’inscriptions antisémites et homophobes qui ont suscité une large indignation à Toulouse.

L’Intérieur parle d’actes «lâches et insoutenables (…) qui ne peuvent que nous révulser» et qui «salissent la ville de Toulouse». Les auteurs ont «délibérément visé les symboles de ce qui fait notre vie en collectivité. Tout est mis en oeuvre afin de les identifier et de les interpeller pour qu’ils répondent de ces agissements coupables». Ces mots répondent au vif émoi et aux appels à punir les auteurs qu’ont suscités les tags.

Relire Paris. Des tags sur l’église Saint-Jean-Baptiste de Belleville : «La seule église qui illumine est celle qui brûle»

Pour Arc-en-Ciel, association de défense des homosexuels en Midi-Pyrénées, ces actes sont « aussi odieux qu’insupportables » et « rappellent les heures les plus noires de notre histoire ».

Arc-en ciel dit voir là la manifestation d’un «climat de haine et de violence libéré par les manifestations contre le Mariage pour tous de l’an dernier», et «renvoie chaque responsable politique et religieux à ses responsabilités, particulièrement en cette période de campagne électorale municipale».

La gauche et la candidate UDI, Christine de Veyrac, ont exprimé leur inquiétude devant le climat ambiant, à la suite du maire. Depuis quelque temps déjà, celui-ci s’alarme d’un déferlement de haine qui rappellerait les années 30 et menacerait la République: «il est de notre responsabilité de ne pas laisser s’installer ce climat délétère aux relents des années noires », a-t-il dit après les faits du week-end. […]

Son challengeur UMP aux municipales, Jean-Luc Moudenc, a condamné «avec la plus grande vigueur» les inscriptions. Comme d’autres, il a réclamé la condamnation des auteurs et affirmé la nécessité de protéger les communautés visées.

Le Figaro

Des tags ont été peints sur l’Espace des diversités et de la laïcité, qui a pour vocation d’accueillir les victimes de discriminations et qui héberge en particulier un centre LGBT (lesbiennes, gays, bi et transsexuels) ainsi que le local de campagne du candidat du Parti de gauche aux municipales, celui du Front de gauche, le cinéma art et essai Utopia, l’entrée de l’Université Toulouse 1 Capitole et le cimetière de Salonique, selon des sources municipales et policières. Tous sont situés dans le centre à peu de distance les uns des autres.

« Comment est-ce que ça va se terminer? Ça pourrait être une mosquée, une synagogue. On n’a pas envie que ça se termine à la Clément Méric » (Myriam Martin, Parti de Gauche)

Partout ont été peintes des croix celtiques, emblèmes de l’ultra-droite. Les inscriptions s’en prennent au Crif (Conseil représentatif des institutions juives), assimilent juifs et homosexuels, s’attaquent aux francs-maçons. L’inscription « Toulouse nationaliste » a été couchée sur le trottoir devant le local du Front de gauche.

« Les investigations risquent d’être compliquées par le fait que les victimes se sont empressées de faire disparaître les inscriptions, faisait observer un policier.

La municipalité et la liste du candidat du Parti de gauche, Jean-Christophe Sellin, ont indiqué avoir porté plainte. Le maire socialiste Pierre Cohen, qui s’inquiète régulièrement de la montée des haines en France depuis environ deux ans, s’est dit «profondément choqué» et a pressé la police «de faire la lumière le plus rapidement possible sur cette affaire». « Ces messages de haine sont un danger pour notre République. Il est de notre responsabilité de ne pas laisser s’installer ce climat délétère aux relents des années noires», s’est-il ému dans un communiqué. […]

Le Figaro