(CCIF : Collectif contre l’Islamophobie en France)
terrorisme
Hakim Benladghem abattu sur l’A8 : un véritable arsenal militaire découvert chez lui (+vidéo)
Add. 28/03/13 : La police fédérale belge a présenté aux médias un échantillon de l’impressionnant arsenal militaire retrouvé au domicile du Franco-algérien qu’elle a abattu mardi sur une autoroute dans le Hainaut.
Hakim Benladghem, l’homme qui a été abattu mardi après-midi sur l’autoroute A8, rappelle, par certains aspects, Mohamed Merah, qui a semé la mort, il y a un an en France, avant de mourir sous les balles de l’escadron d’intervention. Comme lui, il avait de nombreuses armes à son domicile.
[...] Le 21 mars, ce Français d’origine algérienne, avait braqué un restaurant d’Anderlecht. Pas pour de l’argent mais pour des armes que le propriétaire possédait en grand nombre. Par le passé, il avait aussi proféré des menaces à l’égard de policiers. Il voulait tuer des policiers. [...]
(Merci à LaurentL et Tacsin)
Abdelkader Merah reste en prison

Abdelkader Merah, l’un des frères de Mohamed Merah, mis en examen notamment pour complicité d’assassinats, est maintenu en détention mais les juges envisagent sa libération à l’avenir avec bracelet électronique, a-t-on appris jeudi auprès de son avocat.
Olivier Morice, avocat de la famille d’une des victimes de Mohamed Merah, a de son côté estimé que « s’il n’y avait aucun élément susceptible de le mettre en cause, il aurait été remis en liberté. »
« S’il est maintenu en détention, c’est que les juges n’ont pas cru devoir le libérer avec un bracelet électronique. Pour la suite, nous verrons bien », a-t-il dit à Reuters.
Abdelkader Merah, 30 ans, a reconnu devant les enquêteurs être au courant des déplacements en Afghanistan et au Pakistan de l’auteur des tueries de Montauban et de Toulouse de mars 2012 mais nie avoir été informé de ses intentions criminelles.
Il a été mis en examen pour complicité d’assassinats, association de malfaiteurs en vue de la préparation d’actes de terrorisme et complicité d’assassinats avec circonstances aggravantes en raison de l’appartenance de victimes à une race ou à une religion. Il est incarcéré depuis mars 2012.[...]
Djihad : «La France est une nouvelle Andalousie émettrice d’islam»
Tribune de Jean-Luc Marret (maître de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique) : «Les trois défis de l’antiterrorisme»
L’ «affaire Merah» est retentissante en raison du nombre et de la qualité des victimes.
Il y a un lien entre cette violence sur le territoire national et ce que nous pouvons appeler les formes diasporiques d’islam. Il s’agit ici de n’être ni naïf – «Rien n’est culturel, tout est social» – ni instrumental – «Tout est de la faute de l’islam». Les deux propositions sont des positions partisanes qui ne correspondent pas à la réalité telle que de nombreux travaux scientifiques l’ont montrée : le djihadisme «made in France» prospère sur un terreau social en général très défavorisé.
Selon nos études, plus de 90% des djihadistes étaient des chômeurs de longue durée ou des RMIste, sans guère de diplômes. Donc, oui, il y a des raisons socio-économiques, au moins dans notre pays. […]
Pour autant, d’autres facteurs jouent : l’âge, le sexe, l’intégration et l’opposition au pays d’accueil pour se construire individuellement, que la sociologie des migrants observe dans de nombreux pays entre la première génération et les générations suivantes. […]
Osons une formule : on serait presque djihadiste aujourd’hui comme on était Action directe dans les années 1970.
Mais encore une fois, pas de récupération : dire que l’islam est égal au terrorisme est une stupidité. C’est aussi oublier que la France actuelle est en train de produire une forme syncrétique d’islam occidentalisé qui, par les diasporas, influence les pays d’origine. Ainsi, la France est une nouvelle Andalousie émettrice d’islam et qui n’est pas seulement victime du salafisme ou du djihadisme. […]
Le Monde (Merci à atochix)
Royaume-Uni: trois hommes plaident coupables pour activités liées au terrorisme
Trois hommes ont plaidé coupables vendredi à Londres d’avoir préparé des actes terroristes entre juillet 2010 et juillet 2012, notamment en se rendant au Pakistan pour y suivre un entraînement.
Richard Dart, un Britannique converti à l’islam âgé de 29 ans, Imran Mahmood, 21 ans et Jahangir Alom, 26 ans, sont apparus par visio-conférence devant un juge du tribunal de l’Old Bailey à Londres.
Les trois hommes sont accusés de s’être rendus au Pakistan pour s’entraîner au terrorisme, d’avoir voyagé à l’étranger pour commettre des actes terroristes et d’avoir transmis des informations sur la façon de se rendre dans ce pays pour ces raisons. (…)
Les services de police français ne peuvent pas se brancher sur le réseau de Skype
Les conversations Skype continuent d’échapper aux grandes oreilles de la France. Malgré plusieurs relances, le service de téléphonie sur Internet refuse de respecter la loi. Les services de police ne peuvent pas se brancher sur le réseau de Skype [...]
Marignane (13) : Deux interpellations pour terrorisme islamiste. Un attentat était «imminent» (MàJ)
Addendum 12/03/13
Les voisins de Y.M, le présumé apprenti terroriste de Marignane, avaient signalé à la police des agissements inquiétants de la part du jeune homme àgé de 21 ans. Pas moins de 14 plaintes avaient été déposées.
Tirs de coups de feux, exhibitions de drapeaux « jihadistes », port de vêtement avec des inscriptions insultantes envers la France, Y.M. était loin de se faire discret dans le quartier. Le procureur de la république de Paris a d’ailleurs précisé qu’Y.M n’avait pas le profil-type du « jhihadiste » radicalisé qui en général applique ce qu’on appelle la « Takkia » qui consiste à dissimuler la pratique d’une religion.
Les trois hommes arrêtés jeudi et vendredi à Marignane, tous trois de nationalité française, ont été mis en examen lundi pour leur participation à un groupe djihadiste présumé qui était en mesure de commettre un attentat, a-t-on indiqué mardi de source judiciaire.
Si le premier a été écroué, le débat sur le placement en détention provisoire du deuxième a été différé à jeudi. Le juge des libertés et de la détention a cependant décidé de libérer sous contrôle judiciaire le troisième suspect, un prothésiste dentaire né en 1986 qui avait été présenté par le parquet comme le « chimiste » de la bande.
Le parquet, qui demandait la détention pour les trois, a fait appel de ce contrôle judiciaire.
11/03/13
Deux jeunes gens de 18 et 20 ans au profil incertain mais qualifiés de « potentiellement dangereux » ont été interpellés ce matin à Marignane (Bouches-du-Rhône) par la police antiterroriste. Ils étaient « prêts à passer à l’action et à se procurer et fabriquer des explosifs« .
Addendum 11 03 : Le groupuscule islamiste démantelé à Marignane (Bouches-du-Rhône), jeudi dernier, s’apprêtait à frapper la France de manière imminente.
Lors d’une conférence de presse tenue lundi au palais de justice de Paris, le procureur de la République, François Molins, a révélé que les individus interpellés allaient «commettre, à très court terme, probablement dans les jours à venir, un attentat à la bombe sur le sol français».
Lors de leur garde à vue, les suspects n’ont livré aucune précision, expliquant juste avoir acquis un tel arsenal explosif en raison de leur «intérêt pour la chimie».
«Un véritable laboratoire de confection d’engins explosifs improvisé», a résumé François Molins. Les artificiers du laboratoire central de la police de Marseille ont estimé que 150 kilos de ce mélange «auraient pu conduire à des dégâts considérables, sur un rayon de plusieurs centaines de mètres».
Le Figaro (Merci à Zatch et Stormisbrewing)
La police avait été alertée la semaine dernière car un des deux hommes avait installé un drapeau supposé islamiste au-dessus de sa maison
Les suspects qui ont été placés en garde à vue, et chez qui des perquisitions ont été menées toute la matinée, ont été arrêtés à l’aube par les policiers de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), qui les avait repérés sur Internet.
Mises en scène djihadistes sur Facebook
Leur « dangerosité » a amené les policiers de la DCRI à « intervenir rapidement », a dit la source, aidés du Raid, l’unité délite de la police, en raison de ces éléments et de la possibilité qu’il y ait des explosifs chez eux.
Lire la suite sur La Provence
(Merci à Pythéas)
Nice: des Tchétchènes suspectés d’être des combattants d’Allah
« Ils ont entre vingt et trente ans, ce sont des bosseurs. Tous avaient un travail. Des petites copines. Mon cousin devait même se marier le 3 juillet, confie Magomed les yeux rougis par la peine. Le week-end ils faisaient la fête, sortaient en boîte. Comme n’importe quel jeune de leur âge. » Rien à voir donc, selon plusieurs membres de la communauté tchétchène de Nice, avec le profil d’islamiste radical qu’on leur prête aujourd’hui.
Pourtant, c’est bien à la porte de leur appartement, au troisième étage d’une barre du quartier Saint-Charles, à l’Est de la ville, que les policiers encagoulés de l’antiterrorisme sont venus frapper mardi matin. Sans ménagement : réveil en sursaut pour les huit occupants qui partageaient ce logement, « histoire de réduire les frais ». Pour Magomed, c’est sûr : « Mon cousin a dû penser que les Spetsnaz [les forces spéciales russes] l’avaient poursuivi jusqu’à Nice ». Il a sauté par la fenêtre.
« Ils partaient faire la guerre… »
Aslan en est mort. Alors même que ce jeune homme n’était, semble-t-il, pas visé par le coup de filet de la direction centrale du renseignement intérieure (DCRI). On ne peut pas en dire autant de deux autres membres de cette petite communauté de vie tchétchène qui s’était installée boulevard Louis-Braille. L’opération antiterroriste aurait également visé d’autres ressortissants boulevard de la Madeleine. L’imam Ramzan Magamadov, haut représentant de la communauté dans le département, a même été convoqué hier par les enquêteurs et entendu pendant plusieurs heures.