Les surveillants des prisons d’Alsace en colère (Vidéo)

France 3 Régions – 3 mai 2012

« Ce mouvement social a démarré à Strasbourg. Les surveillants de prison manifestent depuis 2 mois maintenant dans toute la France pour dénoncer la dégradation des conditions de travail et le manque de moyens. La troisième force de sécurité de France se rebelle. »

Prison de Colmar : 1 gardien pour 70 détenus, plus personne pour surveiller la promenade…

Un ex-collaborateur met en cause Tron

Un ex-collaborateur met en cause Georges Tron en confortant le témoignage d’une des deux accusatrices de l’ancien ministre visé par une enquête pour agressions sexuelles, dans des déclarations au Parisien dimanche.

L’une des deux plaignantes « est venue me voir à l’époque. Elle m’a tout raconté à propos du harcèlement sexuel qu’elle subissait. (Elle) était ravagée par cette histoire avec Georges Tron. Je l’ai vue vrillée, anéantie [...]

Georges Tron convoquait (la plaignante) le soir, à n’importe quelle heure, et il s’enfermait avec elle dans son bureau », ajoute-t-il en affirmant qu’elle « était sous l’emprise de Georges Tron ». Pour François-Joseph Roux, « la seule manière de mettre fin à ça, c’était de porter plainte ». Lui dit être « parti à cause de ça » en 2009. « Georges Tron savait que je savais. Il m’a demandé de quitter la mairie, disant ne plus avoir confiance en moi.[...]

Le Figaro

Moissac : Après le massacre de Mohamed « le Moissagais » sa mère témoigne

Au sol, les traces de sang sont encore bien visibles devant la fenêtre du 1 rue du Pont, sur le quai Magenta qui borde le canal des Deux-Mers à Moissac et qui, ironie du mauvais sort, fait face à l’ancienne gendarmerie. à n’en pas douter les derniers stigmates de l’agonie de Mohamed Belhachemi, le Moissagais de 23 ans qui a perdu la vie dans la nuit de samedi à dimanche après avoir reçu plusieurs coups de couteaux, vont disparaître avec le temps. Pas la douleur qui étreint sa mère, Turkia.[...]

Elle entend alors du bruit à l’extérieur. « Je ne me suis doutée de rien, pensant que le bruit venait, comme d’habitude, du voisinage. Puis j’ai entendu des cris plus effrayants. » Turkia ouvre alors la fenêtre de son logement, situé au rez-de-chaussée et qui donne sur la rue. « J’ai vu l’agresseur jeter une bouteille de verre sur mon fils. Je n’ai pas cru tout de suite que c’était grave. J’ai ensuite entendu Mohamed crier éperdument « Maman ». Là j’ai compris. J’ai interpellé le tueur en lui criant : pourquoi ? Il m’a répondu en arabe par un mot qui laisse entendre que c’était un acte gratuit. Turkia sort alors de son domicile et va tomber sur un véhicule, une Clio noir, qui prend la fuite avec quatre personnes à son bord : le suspect, deux jeunes gens et une fille. Elle frappe contre une vitre et repose sa question. « Il m’a à nouveau répondu : « C’est comme cela, c’est comme cela »…»Pour Turkia comme pour ses amies, Mohamed s’est retrouvé au mauvais endroit au mauvais moment.[...]

Une chose est sûre, arrivée il y a six ans d’Algérie depuis son village natal d’Aintaya, dans la région d’Alger, la victime n’était pas connue des gendarmes. Ce que semblent confirmer les dires des jeunes gens rencontrés à proximité du lieu du drame hier matin, et ceux des cafetiers de la ville qui l’avaient déjà croisé sur les terrasses de leurs établissements [...]

La Dépêche

Dijon : Dans la peau d’un  » braqué  » « pour ne pas que ça se banalise ».

Josette Casas et son fils Aurélien ont été victimes d’un braqueur vendredi à Dijon. Ils témoignent, « pour ne pas que ça se banalise ».

Vous savez, mon fils a déjà vécu un braquage à Chenôve il y a 6 mois, et ici, c’est la 6 e fois que je me fais attaquer. Forcément, on en a ras-le-bol… »

Victimes vendredi après-midi d’un hold-up dont l’auteur a été interpellé par des passants courageux, et a écopé hier d’un an de prison (voir nos éditions d’hier et page 6 de cette édition) Josette Casas, buraliste depuis 27 ans place de l’Abbé-Chanlon, dans le quartier des Bourroches, à Dijon, et son fils Aurélien témoignent « parce que cela ne doit pas se banaliser. Ce sont des moments terribles… »[...]

Je me suis précipitée. J’ai vu le type avec la main dans la caisse ; je l’ai attrapé par le cou, j’ai serré le plus fort que je pouvais. Il s’est dégagé, on s’est bousculé, je l’ai repoussé. Je lui lançais des insultes, je le frappais comme je pouvais mais il avait toujours son arme. On se trouvait près de la sortie quand il a sorti une bombe lacrymogène et m’a aspergée. Il s’est enfui. » L’agresseur en fuite, Josette se lance à sa poursuite : « J’ai suivi dehors, pour le poursuivre. Mes yeux me brûlaient, j’ai appelé au secours. Deux passants ont accouru, l’ont pris en chasse, l’ont fait tomber. Puis la police est arrivée [...]

Le Bien Public

(Merci à Geoffroy)

Témoignage litigieux sur le Bondy Blog

Le Bondy Blog était vendredi dans ses petits souliers. Ce jour-là, sous le titre « Souleyman : « Je ne suis pas né délinquant », nous avons publié le témoignage d’un jeune homme de Clichy-sous-Bois qui prétendait avoir été sur les lieux du drame qui a coûté la vie à Zyed Benna et Bouna Traoré, le 27 octobre 2005. Or, selon des Clichois et les avocats des familles des deux victimes, ce récit ne correspondait pas aux faits qui se sont produits à cette époque. Dans le doute, nous avons décidé de retirer l’article.

Le Bondy Blog

Un témoin sous X absent au procès des tireurs de Villiers-le-Bel

La deuxième semaine d’audience du procès des émeutiers de Villiers-le-Bel a commencé ce lundi par un énorme coup de théâtre. Le témoignage très attendu du premier témoin sous X n’a pu avoir lieu comme prévu.

L’intéressé – qui devait témoigner masqué depuis un autre tribunal francilien – ne s’est pas présenté. C’est la procureure de la République de Pontoise, Marie-Thérèse de Givry qui a fait cette annonce vers 10h00. Les autres témoignages sous X seraient également compromis pour le même motif.

Autre coup de théâtre : Christopher, 21 ans, un des témoins qui avait prévu de témoigner cet après-midi à visage découvert pourrait ne pas se présenter cet après-midi selon son avocat Me Gilbert Collard qui pourrait faire une conférence de presse à ce sujet ce lundi après-midi.

Le Parisien

Le racisme™ selon Le Monde

Le journal Le Monde a lancé un appel à témoignage sur « le racisme tel qu’il est perçu par les lecteurs au quotidien ». Plusieurs témoignages ont été publiés . Tous illustrent le racisme supposé des Français blancs envers les personnes originaires d’Afrique.

Extraits :

  • « Quand ils voient ma tête de métèque, c’est « non, repassez, j’ai pas le temps ». Et puis tous les « tu es trop mate de peau », « tes cheveux sont trop noirs », « tu as trop de barbe », vous font penser que vous ne serez jamais assez « français ». Les choses évoluent, mais j’ai l’impression d’avoir ramé deux fois plus que les autres. »
  • « Pendant le ramadan, je jeûne. Il m’est donc arrivé de rester à mon poste de travail pendant ma pause. Bien sûr, je ne suis pas la seule, beaucoup d’autres employés restent à leur bureau pour déjeuner. Et pourtant ma manager m’a fait comprendre que ce n’était pas parce que je ne mangeais pas que j’avais le droit de rester dans les locaux. »
  • « Depuis des années, je porte le nom de mon mari, africain. A la recherche d’un travail, j’ai galéré pendant des mois car mon patronyme inspirait la méfiance. »
  • « Un soir, lors d’une fête d’entreprise, on me présente au directeur en tant que nouvelle recrue. Mon responsable donne mon nom à consonance arabe et s’empresse de préciser : « mais ne vous inquiétez pas, c’est quelqu’un de bien. »

Délinquance : des policiers et gendarmes témoignent

Le Monde a décidé de donner la parole aux policiers et aux gendarmes pour connaître leur sentiment sur leur travail, sur son évolution et sur leurs rapports avec la population. Entre lassitude et écœurement, quelques témoignages anonymes d’une profession qui subit de plein fouet l’aggravation de la délinquance dans des territoires de plus en plus incontrôlés.

Depuis plusieurs années, la délinquance est de plus en plus violente. La faute au système et aux parents qui pondent des gosses sans s’en occuper en les laissant libres d’aller et venir, sans trop se soucier de ce qui se passe. Mon droit de réserve m’oblige à ne pas citer de cas précis, mais il est assez facile pour quiconque de venir en banlieue et de regarder autour de soi. (A.)

Je suis gendarme depuis 15 ans. Je constate une aggravation régulière des relations avec la population des quartiers sensibles. Nous sommes littéralement haïs, nous entendons des horreurs, sur nous ou sur la France, à longueur de temps. Et nous sommes menacés physiquement. (…) Nous vivons dans la terreur de la bavure. Nous démissionnons tous les jours devant une espèce d’opinion publique bien pensante, souvent insensée. C’est totalement anormal, et c’est au profit de la délinquance. (S.)

Lire la suite