Le festival Séries Mania présentera cette année à Paris de nombreux rendez-vous fiction gay.
• « The New Normal », qui a fait grand bruit aux Etats-Unis, suit les aventures de deux papas et de la mère biologique de leur futur bambin.
• « Mom and dads » est quant à elle une série israélienne qui se déroule à Tel Aviv. Un bambin naît entouré de ses deux futurs papas (Yiftach Klein et Yehuda Levi) et de sa mère biologique, une militaire (Mayan Dagan). Un trio aussi excité que paumé à l’idée de fonder une famille.
Vidéo : bande-annonce (en américain) de « The New Normal »
[extraits] Forte de trois films, la soirée hiphop de France ô démarre avec le documentaire « Les Héritiers du hip hop » qui narre le déploiement de cette odyssée dans l’Hexagone. Puis, elle braque les feux sur Kery James (…)
(…) Jeunes gens et jeunes filles qui aimez le rap, suggérez à vos darons et daronnes de regarder ce spécial Kery James ! Ils découvriront, peut-être, que, contrairement à ce que véhiculent la pensée dominante et sa cohorte de médias soumis, le hip hop ne se limite nullement au courant « gangsta » et bling bling, mais forme un mouvement artistique à part entière.
Le documentaire [évoque] la difficile vie des quartiers défavorisés, les galères, l’appel du hip hop, les tentations de la rue, la conversion à l’Islam (…)
Charles Aznavour a enregistre avec Kerry James le titre « A l’ombre du show business ». Le poète rebelle y scande : « Le rap est un art prolétaire / Alors les minorités sont majoritaires ». Moment fort, quand il parle du racisme qu’il a affronté dès son âge tendre.
Du rap, il fait une arme politique. Dans le générique, il a la délicatesse d’adresser des remerciements, entre autres, à la Fête de l’Humanité.
Après Ollivier Pourriol, c’est au tour de Solweig Rediger-Lizlow de raconter les coulisses du « Grand Journal » où elle a vécu una année de « calvaire » dans une ambiance « frigorifique ».
(…) Sur l’émission en elle-même, Solweig trouve que l’ambiance était « frigorifique ». « Ollivier Pourriol a très bien retranscrit l’ambiance frigorifique qui règne dans les bureaux, le cynisme de certains, la bêtise de l’un, l’arrogance de l’autre », dit-elle. L’ex-Miss météo explique ensuite que l’un de ses collègues était appelé « l’oeil de Moscou ». Son rôle ? « Rapporter chaque jour au producteur qui dit quoi sur qui », raconte-t-elle. Elle explique qu’Ariane Massenet « arrivait souvent en fin d’après-midi pour récupérer les questions que ses journalistes lui avaient préparées », que Michel Denisot « tire plus vite que son ombre » et que « personne ne se parle et ne se côtoie après l’émission ».
(…) Solweig Rediger-Lizlow, qui affirme n’avoir « aucun regret » et « aucun remord », raconte ensuite comment elle a eu l’interdiction de parler de DSK. « J’ai eu l’interdiction formelle de dire quoi que ce soit sur Dominique Strauss-Kahn dans une météo, après avoir désespérément cherché dans les archives du « Grand Journal » la vidéo d’une « Boîte à questions » : « Est-ce que sucer c’est tromper ? », ce à quoi DSK répond : ‘ça dépend qui suce qui’, cette archive avait mystérieusement disparu. »
[extraits] L’ex-chroniqueur du “Grand journal” raconte dans un livre les coulisses de l’émission de Canal+. Une expérience violente et douloureuse pour cet agrégé de philo, broyé par la puissance du format.
Ollivier Pourriol a été chroniqueur de livres 2011-2012 de l’émission vedette de Canal+. Ce philosophe raconte son expérience dans On/OFF, un livre qui fait grand bruit.
« J’avais besoin de me réparer tant l’expérience a été violente. Dans cette grande machine à laver le cerveau qu’est Le grand journal, je me suis retrouvé dispersé, psychiquement atomisé, désintégré. (…)
Quand on voit les animateurs et chroniqueurs intervenir à la télé, on a l’impression que ce sont des personnes. Tout le monde a l’air d’être cool, mais ne l’est pas du tout. Ce sont des rôles, des archétypes. (…)
Quand un grand écrivain est invité au Grand journal, ce qui compte ce n’est pas le mot « écrivain », c’est le mot « grand ». Il faut que ce soit un phénomène, qu’il y ait du bruit autour. Ce qu’il y a dedans, tout le monde s’en fout ! (…)
Tout ce que je suis m’a été nié, les yeux dans les yeux. Le système de valeur qui sous-tend tout ça, c’est la triche, la glorification du cancre.
Les salaires sont très élevés. Je gagnais 10 000 euros par mois, mais pour d’autres, ça peut être beaucoup plus. (…) J’ai essayé de m’adapter au système, pensant que je pourrais faire les choses à ma manière. J’ai échoué.
La plupart des gens dont je parle (producteurs, chroniqueurs, journalistes…) sont intelligents. Chacun remplit son rôle en toute conscience.
[Titre d'origine : La télévision française reflète toujours mal la diversité de la population]
[extrait]Minorités ethniques, handicapés ou ouvriers sont encore trop peu représentés à la télévision: c’est le constat du quatrième baromètre annuel de la diversité réalisé par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), qui compte auditionner prochainement les patrons de chaînes pour obtenir de nouveaux engagements.
(…) C’est principalement concernant la diversité des origines que « les résultats ne sont pas satisfaisants du tout », a indiqué Mme Hintermann.
« Seules 12% de personnes perçues comme “non blanches” sont présentes à l’écran. “Il y a quelque chose à changer dans notre système mental”, a-t-elle martelé, soulignant que “derrière ça, il est question d’intégration”. »
Le CSA a décidé de lancer un « plan d’action », qui passera notamment par des auditions des responsables des chaînes et des radios en mars et avril, « pour obtenir enfin des engagements fermes ».
La police indienne a exposé à la télévision cinq hommes arrêtés pour le viol collectif d’une touriste suisse dans le centre du pays alors que la victime et son mari étaient en train d’installer leur tente dans une zone boisée reculée.
Six hommes poursuivis pour le viol collectif d’une touriste suisse en Inde vont comparaître lundi devant un tribunal du centre du pays, a annoncé la police. « Nous avons arrêté les six personnes et elles seront présentées à un magistrat cet après-midi. Nous allons demander à ce qu’elles soient placées en détention préventive pour cinq jours », a déclaré un responsable local de la police, M.L. Dhody. [...]
Installant ce vendredi un « comité chargé de suivre l’évolution de la place des femmes dans le champ culturel et médiatique », la ministre de la Culture et de la Communication Aurélie Filippetti a fait part de son « constat très amer et très peu satisfaisant : la situation des femmes reste extrêmement défavorable, qu’il s’agisse des femmes dirigeantes des établissements culturels, des femmes qui sont dans les programmations artistiques ».
[...] Aurélie Filippetti a eu cette idée pour le moins étonnante : il faudrait calculer, a-t-elle lancé, le nombre « de femmes assassinées chaque semaine à la télévision dans les scénarii » de fiction, car cela donne, a expliqué la locataire de la rue de Valois, « des représentations parfois inquiétantes ».
Allons bon. Compter les femmes nues pour dénicher les clichés sexistes ou relever l’absence d’expertes interrogées par les médias, pourquoi pas ? Mais dénoncer la parité entre hommes et femmes assassinés à la télé… Libération a tenté sitôt l’annonce ministérielle de se lancer dans le décompte. [...]
Parce qu’elles sont sous-représentées à la télévision, le CSA compte modifier la loi pour imposer plus de femmes sur nos écrans.
La télévision, toujours aussi macho. Alors qu’elles représentent 52% de la population française, les femmes sont sous-représentées sur notre petit écran : 35% seulement des personnes qui passent à l’antenne ! Selon les domaines de compétence, l’expertise masculine est toujours privilégiée révèle le baromètre de la diversité TNS-CSA. Dans le sport, elles sont seulement 14%, 33% dans l’information, 34% dans les fictions, 35% dans les documentaires et magazines, 40% dans le divertissement.
Dans certaines émissions comme « C dans l’air » sur France 5, les invités sont quasi-toujours des hommes. Une aberration alors que le féminin « Elle » a récemment publié le guide des expertEs capables de faire aussi bien si ce n’est mieux que les hommes. Notons toutefois les efforts de certaines chaînes, comme France 2, qui a récemment imposé Céline Géraud à la tête d’un magazine qui sent pourtant fort la testotérone, « Stade 2″.
Sylvie Pierre-Brossollette, ex-rédactrice en chef au Point et désormais Sage au CSA souhaite inverser significativement la tendance. « Malgré toutes les bonnes résolutions des chaînes, rien ne bouge. C’est terrifiant de voir combien les femmes sont absentes des plateaux, où 20% d’expertes seulement sont conviées », déplore-t-elle dans Le Parisien/Aujourd’hui en France. Comment agir ? En inscrivant dans la loi audiovisuelle une obligation de parité.
La loi bientôt modifiée
« Il faut des obligations de résultats, détaille Sylvie Pierre-Brossolette. Nous allons proposer au gouvernement des modifications de la loi de 1986 pour donner plus de pouvoir au CSA (…) Il s’agirait d’ajouter dans la loi l’idée que le CSA veille à une juste représentation des femmes dans tous les programmes et à l’image de la femme qui est véhiculée ».
Grâce à cette modification, la Haute Aurorité aurait alors le pouvoir de sanctionner les chaînes, même de manière financière. « J’espère ne pas devoir en arriver là », explique l’ex-journaliste, pourtant bien décidée à féminiser le petit écran.