Un « street-artiste français » tué d’une balle dans la tête aux Etats-Unis

Selon Le Monde , Bilal Berreni, alias Zoo project, street-artiste français de 23 ans a été retrouvé mort, tué d’une balle dans la tête aux USA. Il a réalisé de nombreuses oeuvres sur les murs en France, puis aux USA.

Hebergeur d'imagePendant des semaines, il était également parti en Tunisie où il a peint sur les murs le portrait en pied et grandeur nature des martyrs de la révolution tunisienne, avant de partir immortaliser à la frontière libyenne le visage des milliers de réfugiés arrivés en Tunisie depuis la Libye.

Le jeune artiste a été retrouvé mort à Détroit, dans le Michigan, aux Etats-Unis, rapporte le Detroit Free Press. [...]

Hebergeur d'imageMorandini

LICRA : « La bête se cache derrière des visages d’anges »

Leurs tags racistes et haineux sur les murs de Chamalières, en juin, ont créé l’émoi. À la barre du tribunal de Clermont-Ferrand, trois jeunes viennent de comparaître pour apologie de crime ou délit.

Ils ont 18, 19 et 23 ans. Et sont domiciliés à Clermont-Ferrand, Sallèdes et Ceyrat (*). Pas de tatouage apparent, pas de cheveux rasés. Le parcours scolaire est bref mais il a le mérite d’exister. Et puis, il y a quelques mois, fans de hard-rock, ces trois jeunes atterrissent dans des soirées « déguisées où l’on fait des signes qui marquent très clairement l’appartenance à l’extrême droite » décrit Nadine Valiergue, la présidente de l’audience.

Le 9 juin, vers 22 h 40, la police interpelle, dans les anciens entrepôts frigorifiques de Chamalières, les trois prévenus. Dans leurs véhicules, deux bombes de peintures, une matraque télescopique, une chaîne, un couteau, des cagoules et un pistolet à douille… Oui, ils voulaient tagger. Mais « c’était pas prévu du tout d’écrire ça » répond l’un. « Je ne savais pas que j’avais marqué ça. C’est venu comme ça » ajoute l’autre.

En fait, ils baignent dans ce milieu. Dans leurs ordinateurs, les enquêteurs trouvent des photos de saluts nazis, un gâteau d’anniversaire avec une croix gammée en chocolat…

La présidente insiste : « Pour beaucoup de personne cela rappelle l’horreur, c’est choquant. » Silence à nouveau. Tous les trois disent regretter, expliquent avoir compris. « C’était de l’humour noir. Il n’y avait rien de sérieux. » Le plus âgé explique : « C’était plutôt pour leur montrer que j’étais capable d’avoir ça moi aussi. » Son grand-père maternel a été déporté à Auschwitz. « Je le savais mais j’y pensais pas. »

« C’est incompréhensible, s’exclame Hervé Lhomme, le procureur de la République. Les bras m’en tombent. » La ville de Chamalières s’est portée partie civile. Son avocate, M e Anne Marion, ne croit pas à l’erreur de jeunesse. « Ils savaient sciemment ce qu’ils faisaient ». Elle présente deux factures, presque 2.000 € et demande 1 € symbolique.

Pour la Licra (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme), M e Céline Bommelaer reconnaît : « On aura aimé l’inconscience collective… Mais il y a les cagoules, la chaîne, la matraque… Des inscriptions multiples et variées. Celle qui fait froid dans le dos : « On va rallumer les fours ». Cela interroge. L’inquiétude monte à la lecture de ce dossier. Ils sont dans cette revendication-là. Ils ont conscience de ce qu’ils font. Ce n’est pas tolérable. Ce n’est pas soutenable. » La Licra sollicite 3.000 € d’indemnisation.

« Effectivement, la bête se cache derrière des visages d’anges ! Des gens sont morts pour vous assurer la vie. Il y a le sens des mots, le sens des actes » leur dit, droit dans les yeux, avec puissance, Hervé Lhomme, le procureur de la République. Il requiert 500 € d’amende pour la jeune fille, 100 jours-amendes à 10 € pour l’un des garçons et six mois de prison avec sursis mis à l’épreuve pour le plus âgé. Et un stage de citoyenneté.

La jeune fille est condamnée à 500 € d’amende. Les deux garçons : 800 € d’amende pour l’un et 120 jours amendes 10 € pour le second.

La Montagne

RER A : un tagueur en état de mort cérébrale

« La victime aurait passé la tête hors du train, par une fenêtre, pour réaliser un tag et aurait heurté l’entrée du tunnel », a expliqué une source policière. Un sac rempli de bombes de peinture a été découvert à proximité du corps. L’incident s’est produit en queue de train. Aucun témoin n’a assisté directement à la scène.

Le trafic a aussitôt été interrompu entre les deux stations jusqu’à la fin du service, soit plus de trois heures. Les RER ont toutefois continué à circuler sur le reste de la ligne.La victime, dont l’identité n’a pas été révélée mais dont on sait simplement qu’elle a des antécédents judiciaires, a été déclarée en état de mort clinique à 21 h 10, puis transférée à l’hôpital du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne).

Le Parisien

Toulouse. Tags de «l’ultra-droite». Valls : «Tout est mis en œuvre» pour identifier les auteurs (MàJ)

Addendum 17.02.2014 : Valls : «Tout est mis en œuvre» (Valls)

Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a assuré aujourd’hui que tout était fait pour identifier et juger les auteurs de croix gammées et d’inscriptions antisémites et homophobes qui ont suscité une large indignation à Toulouse.

L’Intérieur parle d’actes «lâches et insoutenables (…) qui ne peuvent que nous révulser» et qui «salissent la ville de Toulouse». Les auteurs ont «délibérément visé les symboles de ce qui fait notre vie en collectivité. Tout est mis en oeuvre afin de les identifier et de les interpeller pour qu’ils répondent de ces agissements coupables». Ces mots répondent au vif émoi et aux appels à punir les auteurs qu’ont suscités les tags.

Relire Paris. Des tags sur l’église Saint-Jean-Baptiste de Belleville : «La seule église qui illumine est celle qui brûle»

Pour Arc-en-Ciel, association de défense des homosexuels en Midi-Pyrénées, ces actes sont « aussi odieux qu’insupportables » et « rappellent les heures les plus noires de notre histoire ».

Arc-en ciel dit voir là la manifestation d’un «climat de haine et de violence libéré par les manifestations contre le Mariage pour tous de l’an dernier», et «renvoie chaque responsable politique et religieux à ses responsabilités, particulièrement en cette période de campagne électorale municipale».

La gauche et la candidate UDI, Christine de Veyrac, ont exprimé leur inquiétude devant le climat ambiant, à la suite du maire. Depuis quelque temps déjà, celui-ci s’alarme d’un déferlement de haine qui rappellerait les années 30 et menacerait la République: «il est de notre responsabilité de ne pas laisser s’installer ce climat délétère aux relents des années noires », a-t-il dit après les faits du week-end. […]

Son challengeur UMP aux municipales, Jean-Luc Moudenc, a condamné «avec la plus grande vigueur» les inscriptions. Comme d’autres, il a réclamé la condamnation des auteurs et affirmé la nécessité de protéger les communautés visées.

Le Figaro

Des tags ont été peints sur l’Espace des diversités et de la laïcité, qui a pour vocation d’accueillir les victimes de discriminations et qui héberge en particulier un centre LGBT (lesbiennes, gays, bi et transsexuels) ainsi que le local de campagne du candidat du Parti de gauche aux municipales, celui du Front de gauche, le cinéma art et essai Utopia, l’entrée de l’Université Toulouse 1 Capitole et le cimetière de Salonique, selon des sources municipales et policières. Tous sont situés dans le centre à peu de distance les uns des autres.

« Comment est-ce que ça va se terminer? Ça pourrait être une mosquée, une synagogue. On n’a pas envie que ça se termine à la Clément Méric » (Myriam Martin, Parti de Gauche)

Partout ont été peintes des croix celtiques, emblèmes de l’ultra-droite. Les inscriptions s’en prennent au Crif (Conseil représentatif des institutions juives), assimilent juifs et homosexuels, s’attaquent aux francs-maçons. L’inscription « Toulouse nationaliste » a été couchée sur le trottoir devant le local du Front de gauche.

« Les investigations risquent d’être compliquées par le fait que les victimes se sont empressées de faire disparaître les inscriptions, faisait observer un policier.

La municipalité et la liste du candidat du Parti de gauche, Jean-Christophe Sellin, ont indiqué avoir porté plainte. Le maire socialiste Pierre Cohen, qui s’inquiète régulièrement de la montée des haines en France depuis environ deux ans, s’est dit «profondément choqué» et a pressé la police «de faire la lumière le plus rapidement possible sur cette affaire». « Ces messages de haine sont un danger pour notre République. Il est de notre responsabilité de ne pas laisser s’installer ce climat délétère aux relents des années noires», s’est-il ému dans un communiqué. […]

Le Figaro

Paris. Des tags sur l’église Saint-Jean-Baptiste de Belleville : «La seule église qui illumine est celle qui brûle»

Mercredi matin à 8 heures, le curé Stéphane Esclef a une nouvelle fois découvert des inscriptions haineuses sur les trois pans de murs de l’église Saint-Jean-Baptiste de Belleville (19e). Il a déjà déposé une dizaine de plaintes, en vain.

«Ce n’est un secret pour personne, il y a des attroupements la nuit, des jeunes qui fument… La délinquance est visible, mais rien n’est fait.»

Les messages, écrits dans la nuit de mardi à mercredi du côté de la rue Fessart, sont sans équivoque et visent les catholiques directement : «Curé sale poukave, bouffe ta soutane ou ta morale…» «Tous les pouvoirs sont assassins, ni dieu, ni maître»…

« La seule église qui illumine est celle qui brûle »

Sous le choc, le curé Stéphane Esclef s’étonne que ces faits puissent encore se produire. « Je suis à l’église Saint-Jean-Baptiste de Belleville depuis un an et demi, dit-il. Ça fait près de dix fois que nous avons droit à ce genre d’insultes et ça va crescendo. » Les paroissiens ont en effet déjà essuyé de nombreuses injures. […]

Dans un communiqué, le maire PS du 19e, François Dagnaud, a condamné « fermement cette agression insupportable » et a demandé «au préfet de police de renforcer sans délai la protection de l’église». Plus tard, le maire de Paris, Bertrand Delanoë, a dénoncé des insultes qui trahissent la lâcheté et la bêtise de leurs auteurs», souhaitant qu’ils soient rapidement interpellés.

Métro

Orléans : À la barre du tribunal, il revendique des tags anti-islam

Fabrice, 44 ans, assure ne pas être extrémiste. Mais combat une religion qui, à ses yeux, « représente un danger ». Ce sympathisant du Bloc identitaire, groupuscule d’extrême droite, était jugé hier pour dégradations et provocation à la discrimination raciale.

Le 8 août 2013, il a tagué à une dizaine de reprises ces deux mots : « Fuck islam ». Sa cible : des bâtiments publics du quartier de la Source ainsi que des boucheries halal et des commerces ethniques.

Les policiers, qui ont repéré les inscriptions le soir-même, n’ont pas tardé à retrouver l’auteur des faits. Au moment de son interpellation, l’agent de sécurité avait rangé ses bombes de peinture et collait des affichettes, avec des amis, renvoyant vers le site du Bloc identitaire.

À sa sortie de garde à vue, il a pris contact avec la mairie pour réparer financièrement les dégâts. Ce qui ne l’empêche pas, à la barre du tribunal correctionnel d’Orléans, de revendiquer son acte. « L’islam est une religion dangereuse, qui fait beaucoup de mal à notre pays et à notre laïcité », explique-t-il, crâne rasé, tête haute….

Habitué de ce genre de dossier, Me Jospeh Scipilliti défend la « liberté de critiquer une religion ». « Il ne s’agit pas d’une provocation à la haine mais d’une hostilité légitime à une religion. S’il avait marqué « Fuck le pape » ou « Fuck le christianisme », il ne serait pas là », assure le conseil du prévenu. S’appuyant sur la « jurisprudence Houellebecq » – l’écrivain avait été relaxé après avoir qualifié l’islam de « religion la plus con » dans une interview – il demande la relaxe de son client.

L’affaire a été mise en délibéré au 28 janvier.

La Rep, merci à Zatch

Cognac : une mosquée vandalisée. (Màj : « Insupportable ! » pour Najat Vallaud-Belkacem)

Addendum 22 août : màj vidéo : Réaction de Najat Vallaud Belkacem.

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La mosquée de Cognac (Charente) a été la cible de graffitis islamophobes dans la nuit de lundi à mardi, a indiqué aujourd’hui Abdallah Zekri, président de l’Observatoire contre l’islamophobie.

Une source proche de l’enquête a confirmé la présence de ces graffitis, sans autre détail ni commentaire. Le parquet d’Angoulême devait communiquer sur cette affaire plus tard dans la journée.

Selon Abdallah Zekri, le mot « mosquée » a été effacé de l’écriteau apposé devant la mosquée Es-Salem de Cognac, et les auteurs de cette action ont laissé des mentions comme « bougnoules, dégagez », et peint une croix gammée et une croix chrétienne. [...]

Le Figaro

« Mohamad le profet était un cochon » : un Italien arrêté à Avignon pour des tags « islamophobes »

Plusieurs inscriptions à caractère islamophobe ont été relevées aujourd’hui dans la ville d’Avignon, notamment sur le Palais des papes et un tagueur, soupçonné d’en être l’auteur, a été arrêté dans la nuit.

« Mohamad le profet était un cochon », était écrit en lettres rouges près de l’entrée du palais et au moins sept autres inscriptions, du même acabit, ont été observées en divers lieu de la ville, selon un communiqué de la mairie d’Avignon. [...]

Lire la suite sur Le Figaro

France Info

Gironde : une salle de prière taguée

Une petite salle de prière musulmane de Lesparre-Médoc, en Gironde, a été la cible dans la nuit de vendredi à samedi de tags de croix gammées, pour la deuxième fois en quatre jours, selon une source proche de l’enquête.

Des croix gammées ont été peintes sur la façade de la maison, utilisée depuis plus de dix ans comme salle de prière, et d’une capacité d’une trentaine de personnes maximum, selon la même source, confirmant une information de sudouest.fr.

Dans la nuit de mardi à mercredi, ce lieu de prière avait déjà fait l’objet d’un début d’incendie et d’un tag de croix gammée. [...]

Le Figaro

Tags islamistes sur l’église de Bourgoin (+maj : des jeunes identitaires Berjalliens réagissent)

MàJ du 22/06 :

Dauphiné Libéré

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Samedi matin, un paroissien a découvert des tags dans l’enceinte de l’église Saint-Jean-Baptiste de Bourgoin-Jallieu.

Il s’agit d’inscriptions injurieuses contre la religion catholique et contre la France, à la gloire de l’Islam et de Ben Laden.

Elles ont été réalisées au marqueur sur deux piliers, ainsi que sur une affiche située sur le panneau au fond de l’église. Les messages sont signés du GIA, qui pourrait faire penser au groupe islamique armé. (…)

Le Dauphiné

Le CFCM s’inquiéte des «actes anti-musulmans et de la cyberhaine»

Le Conseil français du culte musulman (CFCM) s’inquiète de la recrudescence des actes anti-musulmans et d’une «forte hausse de la cyberhaine».

«Ce sont 50 actes anti-musulmans qui ont été enregistrés auprès des services de police et de gendarmerie pour le 1er trimestre 2013, contre 40 pour la même période en 2012, soit 25% d’augmentation», selon un bilan de l’Observatoire contre l’islamophobie. [...]

«La montée d’un certain radicalisme islamique qui nuit d’abord aux citoyens français de confession musulmane» mais aussi «la promotion de discours franchement populistes de certains leaders d’opinion», sont notamment à l’origine des actes islamophobes, analyse le président de l’Observatoire, Abdallah Zekri, qui note une «forte hausse de la cyberhaine».

«La cyberhaine, notamment via les courriels en chaîne, est à l’origine d’une propagation de mensonges envers les musulmans et l’Islam», dénonce-t-il en remarquant que «dans un grand nombre de ces courriels, l’Islam est associé exclusivement au terrorisme, à l’extrémisme et à une menace pour d’autres cultures».

Abdallah Zekri appelle une nouvelle fois le président François Hollande à «déclarer la lutte contre l’islamophobie cause nationale, comme il l’a fait pour la lutte contre l’antisémitisme».

Le Nouvel Obs

Des croix gammées taguées sur un local PS des Hauts-de-Seine

Trois croix gammées ont été taguées dimanche sur le local de la permanence du parti socialiste à Asnières-sur-Seine. Le député-maire Sébastien Pietrasanta annonce qu’il va porter plainte.

Hebergeur d'image

Trois croix gammées ont été taguées dimanche après-midi sur le local de la permanence du parti socialiste à Asnières-sur-Seine, dans les Hauts-de-Seine. Ce local est aussi celui de la permanence parlementaire du député-maire PS de la commune, Sébastien Pietrasanta. [...]

TF1 News