«L’islamophobie touche l’ensemble du spectre politique» (Vidéo)

Interview de Sébastien Fontenelle, auteur de Les briseurs de tabous.Intellectuels et journalistes «anticonformistes» au service de l’ordre dominant (La Découverte. 2012).

Le musulman a remplacé le communiste de naguère. […] Le musulman fait un dérivatif bien utile par temps de crise.

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Présentation de l’éditeur :

Dans cet essai au lance-flammes, mais rigoureusement documenté, Sébastien Fontenelle décortique les stupéfiants amalgames et les incessantes tricheries au fondement de ces discours «anticonformistes» sur l’immigration, la colonisation, les «Arabes» et, surtout, l’islam. Il explique comment ces falsificateurs, alors même qu’ils disposent d’un accès illimité aux médias dominants et que leurs idées sont reprises, à droite comme à gauche, par les plus hauts responsables politiques, se sont fait une spécialité de se poser en «dissidents» d’un système dont ils sont en réalité les premiers garants. En l’espace d’une décennie, dénonçant une imaginaire «pensée unique», ils ont en effet assuré, par un constant truquage de la réalité, la perpétuation d’un vrai conformisme, érigeant le rejet de l’«Autre» (pauvre, étranger, immigré, musulman) en vertu cardinale d’un nouveau «réalisme».

mediascritique

Norvégiens, tabous et hystéries

« Le Soir » lance une enquête sur les tabous de la société belge. Un sujet fort à-propos. Des petites incivilités aux grands conflits de civilisations, il ne se passe plus trois jours sans que surgisse une polémique sur la liberté d’expression et ses limites.

Pour faire court, on dirait qu’il y a deux camps : d’une part ceux qui estiment que le discours public doit être bridé par une morale interdisant que soient dits un certain nombre de choses, au nom de la lutte contre la discrimination, le sexisme ou même au nom du respect de confessions ou de convictions.

Ceux-ci nourrissent en général une vision de la société en castes, issue de la lutte des classes, dépeignant la société en rapports de forces entre dominants et dominés. Ils sont souvent idéologiquement nappés dans un égalitarisme débridé et hurlent à la discrimination, à la première déclaration qui pourrait être vue comme une attaque vis-à-vis de n’importe quel groupe minoritaire.

D’autre part, il y a ceux qui estiment que tout, absolument, peut être dit ; que toute vérité est bonne à dire ; toute réalité bonne à décrire, même celle qui repose sur des arguments fumeux et populistes, quitte à conduire à l’amalgame au nom d’une liberté dévoyée. Ceux-là se retrouvent parfois à stigmatiser, avec un humour fin comme du bitume, des  « Norvégiens », même là où rien n’atteste leur présence, et tentent même de hisser la réprobation publique de leur petit racisme ordinaire en sacrifice de la pensée libre contre le gauchisme moralisant.

Et au milieu, il y a, je crois, des tas de gens qui ne se reconnaissent dans aucune des deux postures, comptent les points et essaient de s’accrocher à deux-trois convictions.(…)

Rtbf.be

 

Ivan Rioufol : «La droite bien élevée osera-t-elle aborder les sujets inconvenants ?»

Lu sur le blog d’Ivan Rioufol.

 » […] le bilan est lourd, pour ceux-là qui n’ont eu de cesse d’en appeler à la diversité, à la non-discrimination, à l’autoflagellation d’une France raciste et islamophobe

La droite bien élevée osera-t-elle aborder les sujets inconvenants ? Si elle veut réduire la fracture civique qui voit le peuple dépité s’éloigner des partis, elle s’oblige à renouer avec une politique qui s’adresse aux gens. Or ceux-là ne parlent pas le politiquement correct. Ils répètent notamment, sondages à l’appui, que l’islam et l’immigration, ces thèmes que les bonnes manières rejettent, sont des problèmes pour une nation quand elle se désintéresse d’elle-même.

Le réveil des peuples d’Europe, ces mal embouchés, ne peut plus être ignoré des dirigeants en mal de légitimité. La clef de leur survie les invite à écouter ces nouveaux résistants. Nicolas Sarkozy est-il prêt à suivre ce populisme qu’il méprise ? [|…]

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« Sauvons nos emplois: délocalisons Pascal Lamy ! »

L’hebdomadaire Marianne nous offre un article pertinent du Prix Nobel d’Économie Maurice Allais, où ce dernier, dans une « lettre aux Français, » lance son cri d’alarme « contre les tabous indiscutés. »

Alors que nous traversons une crise importante, le seul Français Prix Nobel d’économie, écarté de la plupart des médias comme un éternel casse-pieds inclassable, n’est jamais sollicité pour donner à ses concitoyens ses explications des phénomènes dramatiques que nous vivons.

Quand, lors du dernier sommet du G20, nos dirigeants appellent à conclure au plus vite le cycle de Doha de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en faveur d’une dérégulation accrue, Allais évoque leur « ignorance criminelle ». Car pour lui, « les échanges, contrairement à ce que pense Pascal Lamy, ne doivent pas être considérés comme un objectif en soi, ils ne sont qu’un moyen. »

Lamy, affirme Allais, « ne comprend rien, rien, hélas ! Face à de tels entêtements suicidaires, ma proposition est la suivante : il faut de toute urgence délocaliser Pascal Lamy, un des facteurs majeurs de chômage ! »

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