Marathon bancaire en Grèce

Les Grecs au guichet pour retirer leur argent. La situation de la Grèce angoisse ses habitants qui ont déjà retiré auprès des quatre principales banques environ 10 milliards d’euros. Les banques demandent à l’État de les aider, au moment où les taux obligataires sont au plus haut.
Le siège de la National Bank of Greece. Natixis a fortement dégradé cette société cotée en Bourse.

Sur les seuls deux premiers mois de l’année, les Grecs ont retiré de leurs comptes bancaires environ 4,5 % du total de l’argent dans le système bancaire du pays, d’après la Banque centrale grecque.

Les quatre plus grosses banques grecques – National Bank of Greece, EFG Eurobank, Alpha Bank et Piraeus Bank – déplorent l’évaporation d’environ 10 milliards d’euros des comptes de dépôts, et implorent le gouvernement de les aider, rapporte le Financial Times dans son édition de jeudi.

George Papaconstantinou, le ministre des Finances, a indiqué mercredi que l’ensemble des banques avaient demandé les 28 milliards d’euros restants du plan de soutien financier apporté par l’État aux banques au plus fort de la crise en 2008.

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L’or, gage de liberté et d’efficacité économiques

La thèse selon laquelle le libéralisme, voire « l’ultralibéralisme » serait à l’origine de tous nos maux ne résiste pas à l’examen. Les interventions systématiques et répétées des autorités publiques dans la vie économique et sociale montrent que l’étatisme est au moins aussi important.

Que ce soit la socialisation des pertes du système bancaire ou les politiques de relance de l’activité, les dernières initiatives du gouvernement américain ont de quoi faire enrager les libéraux. Pour comprendre pourquoi et comment les États (et derrière eux, l’oligarchie financière) ont pu pervertir à ce point le fonctionnement des économies, un article écrit par Alan Greenspan en 1966, et bien connu des défenseurs de l’or, est éclairant.

Surtout qu’en amont, la crise financière elle-même a été causée par une politique monétaire expansionniste : c’est à une stimulation artificielle du crédit et de l’endettement que l’on doit les célèbres bulles spéculatives dont l’éclatement a provoqué le krach Internet en 2000 et l’énorme collapsus de la fin 2008. Il faut bien l’admettre : les manipulations monétaires engendrent des crises financières et, par voie d’entraînement, économiques, de plus en plus rapprochées.

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