Djihad en Syrie : Hakim est bien intégré, « il commémore même le 14 novembre » (vidéo)

Le père d’Hakim, 15 ans et candidat au Djihad, s’est exprimé pour la première fois en exclusivité sur i>TELE après le retour en France de son fils et de l’ami avec qui il s’est rendu en Syrie. Dans la première partie de cet entretien avec Olivier Galzi, il revient notamment sur les raisons du départ de son fils.

Syrie : Héroïque défense de Saidnaya par les milices Chrétiennes (vidéo)

800px-Seidnaya(js)2.jpg

(Photo : monastère Notre-Dame de Saidnaya fondé au VIème siècle)

Le militant des droits des chrétiens et ex musulman Walid Shoebat a traduit le 27 janvier les témoignages des valeureux miliciens ayant défendu la ville chrétienne de Saidnaya (Notre-Dame en syriaque) déjà endeuillée l’année dernière par des massacres commis par les rebelles djihadistes :

« Nous allons faire des tombes pour les terroristes dans ce pays. Ce sont nos lieux saints, et ces églises ont des milliers d’années, nous ne leur abandonnerons jamais. S’ils pensent qu’ils vont  pouvoir venir détruire et piller, nous ne leur permettront pas, nous allons tenir le coup jusqu’à ce que nous achevions le dernier d’entre eux. S’ils pensent que l’argent qui vient du monde arabe va les aider, ils se trompent. Nous sommes les propriétaires de cette terre, pas eux. « 

L’armée syrienne avait placé un char pour défendre l’église, que les terroristes ont fait sauter (vidéo). Mais les Chrétiens ne s’avouèrent pas vaincus pour autant.

Le milicien  témoigne de la suite:

« La bataille a duré 7 heures. l’attaque était redoutable, mais nos hommes étaient très désireux de combattre. Aucun des djihadistes n’était en mesure de venir à proximité de l’église. Les djihadistes se cachaient derrière un gros rocher. Et nos héros ont fait leur devoir. Nous avons eu quatre martyrs et six blessés. » 

(…) Observatoire de l’Islamisation

« Pour faire les vendanges, on a dit à mon fils qu’ils ne prenaient pas les arabes » (RMC)

Dans les GG de RMC, une auditrice craint de voir son fils partir en Syrie faire le jihad. Elle estime que son fils est victime de racisme en France. Avec Marie-Anne Soubré, Didier Giraud et Pascal Perri.

« Dans le lycée de mon fils à Versailles, il y a des convertis qui sont plus virulents que les musulmans de culture ! Quand mon fils a postulé pour faire les vendanges, un ami converti -qui a changé de prénom etc- lui a dit ‘il a bien fait de ne pas te prendre, c’est interdit de toucher à la vigne et tout ce qui touche au vin.’ » – Nadia

« On est parti aux Etats-Unis, les gens portent le foulard, les autres portent leur turban, les gens se retrouvent avec des étiquettes, avec leur prénom et leur pays d’origine. Et on parle dans leur langue si on connait la langue ! [...] En France, faut que tout le monde se ressemble ! [...] Mon fils est brun, il ne va pas se peindre en blond ! Il est brun, il est typé maghrébin, il va pas s’épiler les sourcils ! » – Nadia

La Belgique rapatrie « en toute sécurité  » deux femmes belges enceintes parties rejoindre leurs maris djihadistes en Syrie

L’épouse d’un leader de Sharia4Belgium combattant en Syrie à un stade avancé de sa grossesse: le gouvernement l’aide à rentrer

Deux femmes belges parties en Syrie soutenir leurs maris qui combattent sont revenues à Anvers. A un stade avancé de leur grossesse, elles avaient besoin de soins médicaux. Les autorités belges les ont aidées à rentrer en toute sécurité.

RTL.be

L’Elysée pilote des tractations secrètes avec le régime syrien

La France, comme d’autres pays européens, s’est rapprochée du chef de la Sûreté générale Ali Mamelouk afin d’obtenir des informations sur ses 400 ressortissants partis se battre en Syrie.

Des réunions secrètes ont eu lieu entre des émissaires français et l’un des serviteurs les plus dévoués du système de terreur mis en place par le régime syrien afin d’obtenir des informations sur les quelque 400 Français qui sont allés se battre dans le pays et sur le sort des quatre otages français disparus dans le nord du pays, selon des informations obtenues par Libération.

L’interlocuteur des Français est le général Ali Mamelouk, chef de la Sûreté générale, qui surpervise tout l’appareil répressif. A ce titre, il fait l’objet de sanctions des Etats-Unis et de l’Europe et la Suisse a gelé ses avoirs. Le Liban, le 4 février 2013, a émis à son encontre un mandat d’arrêt international pour assassinat. C’est pourtant ce terroriste en chef que sollicitent à présent les agences de renseignements européennes, fussent-elles britannique, allemande, espagnole et donc française qui ont dépêché des officiers à Damas pour le rencontrer. Objectif: chercher des informations sur les quelque 1000 à 2000 jeunes Européens qui sont allés se battre en Syrie, la plupart aux côtés d’Al-Qaeda…

Libération

Syrie. Jean-Pierre Willem : «80% de djihadistes» dans la rébellion

Il a connu de nombreuses zones de conflit. Le Dr Jean-Pierre Willem, fondateur de l’association Les médecins aux pieds nus (et auteur du livre Mémoires d’un médecin aux pieds nus» (ed. Albin Michel), a vécu Septembre noir en Jordanie, la guerre d’Irak ou encore les guerres du Liban. De fin décembre à début janvier, il a accompagné l’association SOS Chrétiens d’Orient sur un autre point chaud : la Syrie, où il a pu constater les persécutions dont sont victimes les membres de la communauté. 

Quelle est la situation des chrétiens dans ce pays ?

Les histoires qu’on m’a rapportées sur les massacres de chrétiens m’ont attristé.

Les rebelles islamistes ont mis des bonnes sœurs dans un four à pain et ont mis le feu, ils ont décapité des médecins chrétiens dans certains villages…

Quelle est selon vous la part des jihadistes dans la résistance ?

D’après les témoignages que j’ai pu recueillir sur place, elle est composée à 80% de djihadistes. Et je suis très étonné de voir le nombre de jeunes qui partent en Syrie : on compterait en réalité près de 5000 jeunes européens au sein de la rébellion. Mais ils ne sont pour la plupart pas armés. Ils font des tâches ménagères, et sont parfois utilisés comme bombes humaines.

Quelles ont été vos impressions sur place ?

J’ai pu aller discuter avec les gens, le soir. Ceux que j’ai pu rencontrer soutenaient tous Bachar al-Assad, et on sentait que la victoire des troupes gouvernementales étaient proches. J’ai pu me faire une idée de la situation en rencontrant des gens, mais au bout d’un moment, ma tête a été mise à prix à 5 millions de dollars par la rebellion.

Direct Matin

Assad accuse Paris d’être le vassal de Doha et de Ryad sur le dossier syrien

DAMAS – Le président syrien Bachar al-Assad a accusé la France, qui soutient la rébellion dans son pays, d’être devenue un pays vassal du Qatar et de l’Arabie saoudite en échange des pétrodollars.

La France est devenue un pays vassal qui exécute la politique du Qatar et de l’Arabie saoudite. Comment les pétrodollars peuvent-ils pousser certains responsables occidentaux, notamment en France, à échanger les principes de la Révolution française pour quelques milliards de dollars ?, a-t-il dit dans une interview exclusive à l’AFP réalisée dimanche à Damas.

La France a pris fait et cause pour la coalition de l’opposition, qu’il fut parmi les premiers pays à reconnaitre et a appelé à plusieurs reprises au départ du chef de l’Etat.

Pour le chef de l’Etat syrien, après 2001 et les attaques terroristes du 11 septembre à New York, il n’y a pas de politique européenne, il y a seulement une politique américaine en Occident, et que certains pays européens exécutent.

Je ne pense pas que l’Europe, surtout la France qui dirigeait jadis la politique européenne, soit capable de jouer le moindre rôle en Syrie dans l’avenir. Et peut-être même dans les pays voisins, a-t-il souligné lors de l’entretien qui s’est déroulé au palais du Peuple, un vaste édifice perchée sur une colline dominant la capitale.

Je ne pense donc pas que la France aura un rôle à jouer dans le proche avenir, à moins qu’elle ne change totalement et fondamentalement de politique, et qu’elle ne devienne un Etat indépendant dans ses prises de positions, comme ce fut le cas dans le passé, a-t-il insisté faisant allusion à la politique indépendante du général de Gaulle très appréciée par les pays arabes.

A Paris, le porte-parole adjoint du ministère des Affaires étrangères, Vincent Floreani, a qualifié les accusations de M. Assad de provocations que la France n’a pas vocation à commenter.

Romandie

500 à 600 djihadistes français passés en Syrie : «Des bombes à retardement potentielles»

La guerre civile syrienne attire un nombre important de jeunes Français fascinés par le Jihad. Plusieurs centaines de Français sont partis se battre en Syrie. Souvent, leur profil est le même : jeunes, de 18 à 25 ans, plutôt désoeuvrés, originaires des banlieues des grandes villes du nord et de l’est de la France ou bien de la région toulousaine. Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, évoque le chiffre de 200 départs, mais un haut responsable du renseignement estime qu’il y aurait en réalité 500 à 600 djihadistes français passés par la Syrie.

Ces jeunes sans casier judiciaire ni appartenance claire à un réseau extrémiste sont difficiles à identifier. Ils seraient, pour près d’un quart, de nouveaux endoctrinés, récemment convertis à l’islam. Les autres sont souvent binationaux ou d’origine nord-africaine.

A la DCRI, on considère en avoir identifié 382. La propagande est bien faite : vidéos, sites Internet, etc. Ce qui explique la croissance arithmétique des départs depuis un an, même en l’absence de tout réseau structuré. Ils rejoignent le groupe islamiste Djabhat Al-Nosra ou la faction locale d’Al-Qaïda, l’EIIL (Etat islamique en Irak et au Levant). Un groupe d’au moins dix jeunes ont quitté la région de Strasbourg en décembre, indiquant à leurs parents qu’ils partaient en vacances.

En octobre, un jeune Strasbourgeois se faisant appeler Abou Al-Qaaqaa trouvait la mort près d’Alep, dans un attentat-suicide. […] Pour ceux qui franchissent le pas, la Syrie s’avère souvent une terre de désillusion. «Les recrues européennes, et donc françaises, sont utilisées comme chair à canon», expliquent deux officiels du renseignement. On s’en sert comme kamikazes. Au moins 17 Français ou binationaux sont déjà morts en Syrie, et près de 80 sont revenus en Europe depuis le début de l’insurrection, en 2011. «Le problème n’est pas tant qu’ils partent, c’est quand ils reviennent, explique un haut responsable. Ils sont formés idéologiquement et capables de passer à l’action où et quand ils veulent. Des bombes à retardement potentielles.»

Paris Match