Djihad en Syrie : « C’est par vagues entières que ça part de France » (vidéo)

Aujourd’hui, la menace s’accentuerait avec le retour en Europe de jeunes radicalisés, partis combattre en Syrie. 700 « djihadistes » français seraient actuellement sur le sol syrien. Ces derniers jours, huit personnes, âgées de vingt à trente ans, soupçonnées de vouloir faire le djihad en Syrie ont été arrêtées à Paris et dans le Val-de-Marne. Une partie du groupe aurait été en lien avec un groupe affilié à Al-Qaïda.

« Depuis maintenant quelques années, particulièrement avec le conflit syrien, on essaie même de les arrêter avant qu’ils ne partent tellement on n’est pas sur de pouvoir bien les traiter au retour, vu le nombre ».

Marc Trevidic, Juge d’instruction – Pôle anti-terrorisme

C Dans l’Air du 13/03/2014 (merci à vlcsnap)

Trois candidats au jihad condamnés à des peines de 2 à 4 ans ferme

L’avocat général avait requis des peines de 2 à 6 ans ferme. La défense avait plaidé la relaxe ou des peines avec sursis.

Le tribunal a condamné Youssef Ettaoujar, 26 ans, présenté comme «l’émir du groupe», à 5 ans de prison dont un avec sursis, Salah-Eddine Gourmat, 24 ans, à 4 ans dont 1 avec sursis et Fares Farsi, 21 ans, le seul à avoir reconnu le projet jihadiste du groupe, à 4 ans dont 2 avec sursis.

Le seul des trois condamnés a avoir été placé en détention provisoire, Youssef Ettaoujar, a refusé d’être extrait de sa cellule pour entendre le jugement. Le président a par ailleurs délivré un mandat d’arrêt à l’encontre de Salah-Eddine Gourmat qui ne s’est pas présenté à l’audience.

Les trois jeunes gens étaient poursuivis pour «association de malfaiteurs en vue de la préparation d’actes terroristes», accusés d’avoir voulu se rendre sur une terre de jihad comme la Syrie pour se procurer des armes, suivre un entraînement militaire et combattre.

Ils avaient été interpellés le 14 mai 2012 au comptoir de l’aéroport d’Andrézieux-Bouthéon (près de Saint-Étienne), alors qu’ils s’apprêtaient à prendre un vol pour Gaziantep en Turquie, via Istanbul. Dans leurs bagages, les policiers avaient retrouvés des holsters, gilets tactiques, jumelles nocturnes et des caméscopes achetés quelques jours avant le départ.

Le Progrès

(Merci à Maxb007)

Grenoble : Bilel, jihadiste français de 23 ans a été tué en Syrie

Un jihadiste grenoblois de 23 ans, parti « aider le peuple syrien », est mort mi-février à Homs, en Syrie, d’une balle dans le coeur, a fait savoir sa famille. Bilel, étudiant en licence d’économie et pompier volontaire, avait quitté Grenoble en voiture le 5 juillet 2013 avec d’autres jeunes Français partis combattre en Syrie, a expliqué sa soeur, Oumaïna, 22 ans, étudiante en BTS.

« Mon frère avait la tête sur les épaules. Il disait qu’il voulait aider le peuple syrien en apportant des médicaments et de la nourriture et aussi en combattant le régime de Bachar al-Assad », a précisé sa soeur, qui ne porte pas le voile. Issu d’une famille de musulmans modérés, le jeune homme s’était peu à peu radicalisé à la suite d’une rupture amoureuse.

(…) Le Parisien

Merci à Beygon

Nouvelles perquisitions dans le dossier des combattants belges en Syrie

Des enquêteurs de la police judiciaire fédérale ont effectué vendredi de nouvelles perquisitions à cinq adresses dans le cadre du dossier relatif à l’envoi de combattants en Syrie. Deux personnes ont été interpellées pour être entendues et seront présentées dans la journée à un juge d’instruction, a fait savoir le parquet fédéral [...].

Mohamed et Ottman A., deux frères parmi les douze personnes sous mandat d’arrêt, sont suspectés d’avoir organisé, en qualité de dirigeants, l’envoi de personnes résidant en Belgique vers la Syrie pour se joindre au Jihad armé, ont expliqué les avocats de ceux-ci, Me Sébastien Courtoy et Me Henri Laquay. Ils sont aussi suspectés d’avoir envoyé de l’argent et du matériel [...].

RTBF

 

«Les chrétiens du Moyen-Orient vivent leur période de déclin la plus spectaculaire, et c’est irréversible»

Selon le président de la Fondation syriaque-orthodoxe d’Istanbul, Sait Susin, plus de 5 000 d’entre eux sont arrivés en Turquie puis, de là, sont partis en Europe. Un exemples parmi d’autre de la fuite des communautés chrétiennes du Moyen-Orient.

Louis Bandak a pris la décision de partir au printemps 2013, lorsque des combattants étrangers ont contrôlé ses papiers et l’ont accusé de collaboration avec l’État sur la seule foi de son nom à consonance non musulmane.

L’église et le couvent des capucins de Deir Ezzor en Syrie, détruits le 15 avril 2013 (Photo: leveilleurdeninive.com)

Quand Louis Bandak a fui les violences en Syrie, il a trouvé refuge dans le pays que son grand-père avait dû abandonner il y a 90 ans presque jour pour jour. Louis Bandak et sa famille ont rejoint la cohorte, de plus en plus grande, de ces chrétiens qui ont traversé la frontière au Nord pour rejoindre la Turquie et laisser derrière eux une guerre qui a déjà fait plus de 140 000 victimes. «Même si je n’y étais jamais allé, je ne m’y sens pas étranger. Ici aussi, c’est chez moi», affirme-t-il à l’entrée du monastère Mor Abrohom, un vestige du Ve siècle, à une cinquantaine de kilomètres au nord du dernier village syrien. […]

S’ils ont quitté leur maison, c’est en partie parce que la communauté chrétienne, considérée comme un soutien du pouvoir de Bachar el-Assad, s’est sentie menacée par la rébellion. Les chrétiens, qui représentaient environ 10 % de la population du pays avant le conflit, se sont pourtant tenus à l’écart des affrontements entre des rebelles souvent sunnites, d’un côté et, de l’autre, Bachar el-Assad, qui appartient au clan alaouite, et ses alliés chiites. «Les chrétiens sont pris pour cible parce qu’ils sont vus comme des alliés d’Assad, mais aussi parce qu’ils représentent une cible naturelle pour les fondamentalistes», explique l’historien William Dalrymple, spécialiste des communautés chrétiennes du Moyen-Orient.

Jusqu’au déclenchement du conflit, la Syrie était un havre de paix relatif pour les chrétiens à l’image de ce que pouvait être l’ensemble du Moyen-Orient, plus tolérant il y a 50 ans, selon William Dalrymple. «Les chrétiens du Moyen-Orient vivent leur période de déclin la plus spectaculaire, et c’est irréversible », ajoute-t-il, en soulignant que l’Irak a perdu près de 70 % de sa population chrétienne depuis l’intervention américaine en 2003. […]

L’Orient Le Jour (Merci à antibarbare)

Grenoble. Une ado en route pour le djihad interceptée, le procureur veut la « protéger contre elle-même »

Une adolescente de 14 ans qui avait été signalée en fugue par ses parents a été interceptée mardi dans le Rhône alors qu’elle était sur le point d’embarquer vers la Turquie « pour rejoindre le djihad. »

L’adolescente, originaire de la région grenobloise, a été interpellée mardi en fin d’après-midi alors qu’elle se trouvait à l’aéroport de Lyon Saint-Exupéry, à l’embarquement d’un vol pour la Turquie. D’après les premiers éléments de l’enquête, l’adolescente a acheté elle-même un aller simple pour la Turquie moyennant une somme en liquide qu’elle a retirée de son propre compte en banque. Elle possédait également un passeport.

La jeune fille avait été signalée en fugue lundi soir par ses parents, inquiets de ne pas la voir rentrer du collège grenoblois où elle est scolarisée. Pour l’instant, aucun défèrement n’est envisagé pour l’adolescente grenobloise. La priorité est « de la protéger contre elle-même » d’après Jean-Yves Coquillat, le procureur. Selon Bernard Godard, attaché au bureau central des cultes au ministère de l’Intérieur, le phénomène « est en train de prendre de l’ampleur » et touche quelque 700 personnes en France, dont au moins 40 sont actuellement en Syrie.

(…) Le Figaro

Djihadisme européen, attention danger !

(…) l’Occident aurait tort de se désintéresser de ce qui se passe outre-Méditerranée, notamment en Libye ou en Syrie. Un phénomène prend en effet aujourd’hui de l’ampleur qui pourrait, si on ne l’endigue pas rapidement, se retourner contre l’Europe elle-même.

Au cours de ces dernières années, ce sont en effet plusieurs milliers de jeunes hommes issus des banlieues françaises, belges, britanniques ou encore allemandes, souvent d’origine immigrée mais parfois aussi des convertis récents, a avoir rejoint les rangs des différents groupes extrémistes musulmans qui entendent, ici ou là, imposer leur loi et instaurer des Etats islamiques.

Ces djihadistes européens étaient finalement assez peu nombreux au plus fort des conflits afghan et irakien. Ils commencent toutefois à l’être aujourd’hui en Libye et surtout en Syrie. Dans ce dernier pays, ils seraient ainsi quelque 2.000 à avoir rejoint la guérilla, essentiellement le Front Al Nosra et l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), tous deux proches d’Al-Qaïda. Parmi eux, on estime que les Français en représentent près d’une moitié…

Beaucoup de ces djihadistes ne reviendront pas de leur croisade syrienne. D’autres en réchapperont et rejoindront leurs foyers européens, certains d’entre eux aspirant retrouver une vie calme et pacifiée.

Pour autant, on ne peut exclure que d’autres, rompus à la guérilla urbaine et aux combats violents, endoctrinés, entendent poursuivre leur combat, cette fois-ci en Europe. Il y a en effet une corrélation forte entre le retour chez eux de combattants islamistes européens et la montée des risques terroristes.

Or, là où l’on arrivait à surveiller et à maîtriser tant bien que mal ces terroristes en puissance, il est fort à craindre qu’eu égard à leur nombre croissant, les autorités européennes ne soient rapidement débordées et que nombre de djihadistes européens ne sortent des radars officiels. (…)

Le nouvel Economiste

Désinformation : Marwan, réfugié de 4 ans, n’était pas seul dans le désert syrien

Seul au beau milieu du désert, haut comme trois pommes, un sac en plastique à la main, l’image du petit Marwan, 4 ans, présenté comme un réfugié syrien traversant seul la frontière avec la Jordanie, a été largement diffusée avec des titres tragiques, lundi 17 février.

« Fuir la guerre en Syrie à 4 ans », « Un enfant de 4 ans retrouvé seul errant dans le désert« , « Un enfant de 4 ans perdu dans le désert suscite l’émotion« . Plusieurs articles ont relayé l’histoire de ce petit garçon pris en charge par le Haut-Commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR).

(…)

Face à la viralité de la photo, Andrew Harper a publié de nouvelles photos, mardi, pour les remettre dans leur contexte et où, précise-t-il : « On voit Marwan à l’arrière du groupe, il est séparé des autres, mais pas seul. » Le cliché montre d’ailleurs plusieurs autres enfants non accompagnés autour de lui.

 

‘(…) Big Browser

Un djihadiste en Syrie : « Si je veux je rentre en France et je fais tout péter »

Très actifs sur les réseaux sociaux, Abou Chaak, converti à l’islam et âgé de 24 ans, et Abou Dahouk, 26 ans, deux musulmans originaires de la région parisienne, se trouvent actuellement à Alep, dans le nord de la Syrie. Ils combattent au sein de l’Etat islamique en Irak et au Levant, l’un des groupes les plus radicaux.

Via Skype, ils se sont confiés durant plus de trois heures et ont évoqué leurs familles, leur vie en Syrie, leur religion et leur pays, la France, où ils rêvent de faire une massacre.

Abou Dahouk, 26 ans :

« Ici, y a énormément d’Européens qui viennent, et tu te rends compte qu’ils sont bilingues, trilingues, quadrilingues desfois. Ils ont des BTS.

Moi, j’ai fait des études de banque, j’avais un BTS banque, je travaillais à la Société générale. Ensuite, la religion, elle a pénétré dans mon cœur et j’ai délaissé ça (…)

Rue 89

Nora, djihadiste à 15 ans (Vidéo)

Pour ses parents et pour ses professeurs, Nora était une lycéenne de seconde sans histoire. Mais cette adolescente de 15 ans cachait un autre visage.

Celui d’une jeune fille qui se serait radicalisée en secret, notamment à travers les réseaux sociaux, au point de quitter Avignon pour la Syrie afin de faire le djihad. C’est son frère Fouad qui a signalé sa disparition il y a dix jours.

Des familles désemparées, des adolescents qui se radicalisent en quelques semaines, le phénomène des ados djihadistes prend de l’ampleur.

Abou Faris (Sharia4Belgium) , leader radical, tué en Syrie

Sharia4Belgium a perdu l’une de ses figures de proue, le week-end dernier, en Syrie. Pas Fouad Belkacem, bien entendu, mais Fayçal Yamoun, 30 ans, alias Abou Faris.

C’est cet homme qui, en coulisses, tirait les ficelles du mouvement dont Belkacem serait plutôt le porte-parole extrémiste. Et, selon la justice, Abou Faris aurait recruté des dizaines de jeunes Anversois pour les envoyer combattre sur le front syrien.

Selon Younes Delefortrie, membre lui aussi de Sharia4Belgium qui a lui aussi atterri en prison, il est clair qu’Abou Faris coordonnait les départs vers la Syrie. «Lorsque Fouad Belkacem a été envoyé en prison, c’est Abou Faris qui a endoctriné des dizaines de jeunes musulmans», dit-il. Des jeunes à qui, une fois radicalisés, il proposait de partir se battre en Syrie puisque leurs plans étaient contrecarrés à Anvers.

 Sudinfo.be

Un djihadiste ‘français’ en Syrie : « Il n’y a de liberté que dans l’islam » (RMC)

Dans un reportage de RMC, un terroriste musulman parti combattre en Syrie parle avec son coeur de l’islam et fustige la France.

« Vivre son islam dans une démocratie, c’est impossible. C’est impossible, c’est incompatible ! » – Abou Shaheed