Paris : 85 Syriens arrêtés à la descente du train gare de Lyon

D’ordinaire, ils arrivent en France isolés ou par petits groupes, aussi discrètement que possible. Mais jeudi, ce sont 85 réfugiés syriens qui ont débarqué à Paris, prenant de court les autorités.

Un afflux imprévu qui, selon nos informations, a mobilisé près d’une centaine de fonctionnaires de la police de l’air et des frontières (PAF) à la gare de Lyon, afin d’étudier leurs situation. C’est au moment du passage du train en Franche-Comté que leur présence a été détectée et les services compétents ont été prévenus à Paris.

La plupart de ces réfugiés, parmi lesquels se trouvaient 41 mineurs, se sont vu remettre un arrêté de reconduite à la frontière, lequel leur laisse un mois pour quitter le territoire. Certains n’ont pas attendu ce délais. Ce vendredi, plusieurs ont tenté cette fois depuis Paris, de rallier l’Allemagne. Ils en ont été empêchés à la frontière, et refoulés vers la France.

En raison de la guerre civile, les Syriens ont été l’an dernier les plus nombreux à demander l’asile au sein de l’Union européenne. Au total, la crise syrienne, en trois ans, a déjà fait 2,5 millions de déplacés, dont une majorité a pris la route du Liban voisin. Ce chiffre pourrait doubler en 2014. L’automne dernier, François Hollande avait déclaré que la France était prête à accueillir 500 de ces demandeurs d’asile. En 2013, un peu plus de 1000 syriens ont officiellement déposé une demande d’asile en France.

Le Parisien

Djihadistes français en Syrie: «La possibilité d’attentat en France n’a jamais été aussi grande»

Aujourd’hui, les instances dirigeantes de l’EIIL (Etat islamique en Irak et au Levant) n’ont pas donné d’ordre en ce sens. Leur objectif reste la construction d’un Etat transnational entre la Syrie et l’Irak. [...] Le groupe est préparé pour mener des attaques en France et en Europe en cas de besoin, c’est-à-dire si des actes de la part des autorités françaises suscitent leur réprobation.

Mais cela ne veut pas dire que des «loups solitaires» ne perpétreront pas d’attentat en France, bien au contraire. On est même déjà dans cette phase-là, comme l’a montré l’annonce mercredi de l’arrestation d’un jeune à Mandelieu. Selon mes sources, il a combattu dans les rangs de l’EIIL et était rentré en essayant de masquer son retour, en passant par la Grèce et l’Italie. Et ce qui a été retrouvé dans l’appartement de Mandelieu prouve que certains de ces jeunes sont déjà dans la préparation d’attaques en France. Ils sont animés des mêmes intentions que Mohamed Merah, et quand ils passeront à l’attaque, ils le feront de la même façon, sur le modèle du djihad individuel.

La DCRI l’a pourtant interpelé avant une telle action. C’est un signe positif, non?

L’épisode de Mandelieu montre au contraire que la DCRI est dépassée par les événements. Comment trois jeunes, dont les noms ressortaient dans l’affaire de la cellule dite de Cannes-Torcy, ont pu en toute tranquillité quitter le territoire national pour rejoindre Al-Qaida en Syrie? Selon les chiffres officiels, 700 Français se trouvent en Syrie aujourd’hui. Or, tous les djihadistes que j’ai interrogés m’ont indiqué être partis avec l’assentiment des autorités françaises.

20 minutes

Le quotidien de jihadistes « français » en Syrie (vidéo)

C’est un document rare que s’est procuré BFMTV. Deux journalistes français ont pu récupérer, auprès de sympathisants de l’Armée syrienne libre, qui combat les jihadistes en Syrie, des vidéos filmées par des jihadistes français et belges engagés depuis plusieurs mois dans le pays. [...]

Pendant plusieurs jours, à la mi-février, ces jeunes gens ont filmé leur quotidien, celui du jihad. Le sourire aux lèvres, ils semblent prendre cette guerre sainte comme un jeu. Mais les images témoignent de l’atrocité de la situation: on y voit notamment de jeunes jihadistes parlant français traîner, jusqu’à une fosse commune, les corps de civils et de rebelles tués lors de violents combats. [...]

Vidéo choquante

BFMTV

Un attentat islamiste sans doute déjoué sur la Côte d’Azur

Le 17 février, 900 grammes d’explosifs avaient été trouvés dans un immeuble près de Cannes…

L’antiterrorisme français est convaincu d’avoir déjoué un projet «imminent» d’attentat sur la Côte d’Azur, fomenté par un homme de retour du jihad en Syrie, a annoncé ce mercredi à l’AFP une source proche du dossier.

Cette certitude est née de la découverte le 17 février dans un immeuble de Mandelieu-La-Napoule, près de Cannes, de quelque 900 grammes d’explosif.

Explosif réparti dans trois canettes

Les résultats des expertises ont montré qu’il s’agissait de TATP, un explosif rudimentaire qui peut être fabriqué à domicile, déjà utilisé par le passé dans des attentats, comme à Marrakech en 2011.

L’explosif était réparti dans trois canettes, dont l’une était entourée de vis et de clous fixés avec du scotch.

Une arme et du matériel informatique ont également été saisis dans un local technique de cet immeuble, qui avait été le point de chute d’un homme de 23 ans interpellé quelques jours plus tôt et lié à la cellule dite de Cannes-Torcy, a précisé la source.

Attentat à la grenade à Sarcelles

Il s’agit d’un des hommes originaires du Cannet (Alpes-Maritimes), qui avaient échappé à la vague d’interpellations à l’automne 2012 dans le vaste coup de filet ayant conduit au démantèlement de la cellule de Cannes-Torcy.

Le procureur de la République de Paris, François Molins, l’avait alors décrite comme le groupe le plus dangereux depuis la vague d’attentats du milieu des années 1990.

Plusieurs des membres de ce groupe sont soupçonnés de l’attaque à la grenade d’un commerce juif à Sarcelles (Val-d’Oise) en septembre 2012. Lors de cette vague d’interpellations, avait été découvert du matériel pouvant servir à la fabrication d’une bombe dans un box utilisé par un leader présumé du groupe.

20minutes.Fr

Hollande adopte plan de lutte contre le djihad des Français

François Hollande a adopté aujourd’hui lors d’un conseil de Défense restreint un plan de lutte contre les filières djihadistes qui acheminent des combattants de France en Syrie, ont indiqué les services de la présidence.

« Une stratégie a été adoptée et un plan d’actions a été décidé », écrit l’Elysée dans un communiqué qui précise que leur contenu serait présentés « ultérieurement ». Ce plan d’action vise aussi à aussi lutter contre « la radicalisation violente », précise la présidence française.

Plusieurs candidats au djihad ont été écroués ces derniers mois en France pour « association de malfaiteurs en vue de la préparation d’actes de terrorisme ». Certains avaient commis des vols à main armée pour tenter de financer leur voyage. Fin janvier le ministre de l’Intérieur Manuel Valls avait promis des mesures, comme la mise en place d’un service d’alerte pour les familles, afin de faire face au phénomène des départs de jeunes Français vers la Syrie pour y combattre Bachar al Assad. Manuel Valls avait alors estimé que 250 Français ou résidents étaient en Syrie et 21 déjà morts sur place.

L’exode des jeunes Français candidats au djihad en Syrie s’est accéléré avec le retour d’une première génération qui s’efforce d’embrigader ses proches, a récemment déclaré à Reuters le juge antiterroriste Marc Trévidic.

Le Figaro

Elle demande le statut d’otage pour sa fille, emmenée par son père en Syrie

Le combat de Meriam Rhaiem pour retrouver sa fille continue. Le jeune femme de 25 ans a exhorté ce samedi les autorités françaises à reconnaître le statut d’otage pour sa fille Assia, que son mari a emmenée en Syrie, où il est parti combattre aux côtés d’un groupe jihadiste.

« Je veux que le gouvernement français reconnaisse Assia, jeune Française âgée de 23 mois, comme la plus jeune otage française, car oui, c’est une otage », a lancé Meriam Rhaiem, lors d’une conférence de presse empreinte d’émotion à Lyon. « Je veux qu’elle ait ce qualificatif d’otage au même titre que les autres otages, journalistes ou religieux », a ajouté la maman de la fillette, en présence de son avocat Me Gabriel Versini-Bullara.

(…) Le Parisien

Un étudiant californien converti à l’islam voulait faire sauter le métro de Los Angeles

Un étudiant californien accusé de vouloir aider un groupe terroriste et de s’unir à Al-Qaïda en Irak, ainsi que d’avoir évoqué une attaque contre Los Angeles, a été interpellé lundi à la frontière américano-canadienne.

Le suspect, converti à l’islam, avait échangé l’an dernier des messages avec un informateur du FBI, dans lesquels il demandait comment obtenir un «feu d’artifice» pour une attaque planifiée contre le métro de Los Angeles aux environs du Nouvel An.

Nicholas Teausant, 20 ans, a été accusé de tentative de soutien à une organisation terroriste étrangère. Ce réserviste de la Garde nationale a été arrêté aux premières heures de la matinée à Blaine, dans l’Etat de Washington (nord-est), a déclaré le procureur fédéral Benjamin B. Wagner.

Selon l’acte d’accusation de 23 pages, Nicholas Teausand se rendait à la «frontière canadienne avec l’intention de continuer à voyager en direction de la Syrie pour se joindre à l’Etat islamique d’Irak et de Syrie, une organisation terroriste étrangère plus largement connue sous le nom d’Al-Qaïda en Irak».

Nicholas Teausand encourt 15 ans de prison et 250.000 dollars d’amende en cas de condamnation, selon le quotidien The Los Angeles Times.

SudInfo et le Los Angeles Times

Syrie : Les djihadiste imposent le retour de la dhimmitude aux chrétiens

Le groupe djihadiste État islamique en Irak et au Levant (EIIL) impose un retour de la «dhimmitude» à la population chrétienne. La dhimmitude impose aux minorités non musulmanes un statut inférieur «en échange de leur sécurité». Les femmes en général n’ont plus le droit de se promener seules, elles doivent être couvertes de la tête aux pieds et être accompagnées d’un homme de la famille. L’EIIL est un des groupes djihadistes les plus durs composé essentiellement de combattants étrangers venus combattre en Syrie. Il mène un combat non seulement contre le régime, mais aussi contre d’autres groupes de l’opposition syrienne.

Relent d’ottomanisme en Syrie. Le groupe djihadiste État islamique en Irak et au Levant (EIIL), dont le projet est d’établir un grand califat au Moyen-Orient régi par la charia, a publié un communiqué, daté du 22 février sur des forums djihadistes, dans lequel l’EIIL dévoile le contenu d’un « pacte » imposé par son émir Abou Bakr al-Bagdadi aux habitants chrétiens de la ville syrienne de Raqqa (Nord), un bastion du groupe.
Ainsi, ce groupe originaire d’Irak, qui tente depuis plusieurs mois de supplanter les autres rebelles syriens en lutte contre le régime du président Bachar Al Assad, affirme que la vie, les biens, les propriétés, et les lieux de culte des chrétiens seront protégés tant que ces derniers respecteront les 12 règles du pacte.

Parmi celles-ci, figure notamment le versement d’un impôt annuel pour chaque personne de sexe masculin, équivalent, pour les personnes aisées, à 17 grammes d’or pur, pour les classes moyennes, à la moitié de cette somme, et pour les plus pauvres, le quart. Sachant, précise le pacte, que l’impôt peut être versé en deux fois.

En outre, les djihadistes interdisent strictement la construction d’églises et de monastères, ainsi que la restauration des édifices déjà existants dans la ville et ses environs. Ils exigent également que les chrétiens ne se montrent pas avec «une croix ou toute chose de leur Livre dans les marchés ou les endroits où il y a des musulmans», s’abstiennent de «célébrer leurs rituels (…) hors de l’église», ainsi que d’ «utiliser des haut-parleurs pour faire entendre leurs prières».

La Croix

Djihad en Syrie : « C’est par vagues entières que ça part de France » (vidéo)

Aujourd’hui, la menace s’accentuerait avec le retour en Europe de jeunes radicalisés, partis combattre en Syrie. 700 « djihadistes » français seraient actuellement sur le sol syrien. Ces derniers jours, huit personnes, âgées de vingt à trente ans, soupçonnées de vouloir faire le djihad en Syrie ont été arrêtées à Paris et dans le Val-de-Marne. Une partie du groupe aurait été en lien avec un groupe affilié à Al-Qaïda.

« Depuis maintenant quelques années, particulièrement avec le conflit syrien, on essaie même de les arrêter avant qu’ils ne partent tellement on n’est pas sur de pouvoir bien les traiter au retour, vu le nombre ».

Marc Trevidic, Juge d’instruction – Pôle anti-terrorisme

C Dans l’Air du 13/03/2014 (merci à vlcsnap)

Trois candidats au jihad condamnés à des peines de 2 à 4 ans ferme

L’avocat général avait requis des peines de 2 à 6 ans ferme. La défense avait plaidé la relaxe ou des peines avec sursis.

Le tribunal a condamné Youssef Ettaoujar, 26 ans, présenté comme «l’émir du groupe», à 5 ans de prison dont un avec sursis, Salah-Eddine Gourmat, 24 ans, à 4 ans dont 1 avec sursis et Fares Farsi, 21 ans, le seul à avoir reconnu le projet jihadiste du groupe, à 4 ans dont 2 avec sursis.

Le seul des trois condamnés a avoir été placé en détention provisoire, Youssef Ettaoujar, a refusé d’être extrait de sa cellule pour entendre le jugement. Le président a par ailleurs délivré un mandat d’arrêt à l’encontre de Salah-Eddine Gourmat qui ne s’est pas présenté à l’audience.

Les trois jeunes gens étaient poursuivis pour «association de malfaiteurs en vue de la préparation d’actes terroristes», accusés d’avoir voulu se rendre sur une terre de jihad comme la Syrie pour se procurer des armes, suivre un entraînement militaire et combattre.

Ils avaient été interpellés le 14 mai 2012 au comptoir de l’aéroport d’Andrézieux-Bouthéon (près de Saint-Étienne), alors qu’ils s’apprêtaient à prendre un vol pour Gaziantep en Turquie, via Istanbul. Dans leurs bagages, les policiers avaient retrouvés des holsters, gilets tactiques, jumelles nocturnes et des caméscopes achetés quelques jours avant le départ.

Le Progrès

(Merci à Maxb007)

Grenoble : Bilel, jihadiste français de 23 ans a été tué en Syrie

Un jihadiste grenoblois de 23 ans, parti « aider le peuple syrien », est mort mi-février à Homs, en Syrie, d’une balle dans le coeur, a fait savoir sa famille. Bilel, étudiant en licence d’économie et pompier volontaire, avait quitté Grenoble en voiture le 5 juillet 2013 avec d’autres jeunes Français partis combattre en Syrie, a expliqué sa soeur, Oumaïna, 22 ans, étudiante en BTS.

« Mon frère avait la tête sur les épaules. Il disait qu’il voulait aider le peuple syrien en apportant des médicaments et de la nourriture et aussi en combattant le régime de Bachar al-Assad », a précisé sa soeur, qui ne porte pas le voile. Issu d’une famille de musulmans modérés, le jeune homme s’était peu à peu radicalisé à la suite d’une rupture amoureuse.

(…) Le Parisien

Merci à Beygon

Nouvelles perquisitions dans le dossier des combattants belges en Syrie

Des enquêteurs de la police judiciaire fédérale ont effectué vendredi de nouvelles perquisitions à cinq adresses dans le cadre du dossier relatif à l’envoi de combattants en Syrie. Deux personnes ont été interpellées pour être entendues et seront présentées dans la journée à un juge d’instruction, a fait savoir le parquet fédéral [...].

Mohamed et Ottman A., deux frères parmi les douze personnes sous mandat d’arrêt, sont suspectés d’avoir organisé, en qualité de dirigeants, l’envoi de personnes résidant en Belgique vers la Syrie pour se joindre au Jihad armé, ont expliqué les avocats de ceux-ci, Me Sébastien Courtoy et Me Henri Laquay. Ils sont aussi suspectés d’avoir envoyé de l’argent et du matériel [...].

RTBF