Un réfugié, combien ça coûte ?

Cela varie grandement en fonction de sa situation. Un réfugié sri-lankais qui habite en région parisienne n’a pas les mêmes besoins que l’un des 400.000 réfugiés somaliens qui habitent dans les camps géants du nord-est du Kenya.

Dans les pays riches, le coût des réfugiés fait l’objet de polémiques. En France, 520 millions d’euros ont été dépensés sur l’asile par le gouvernement en 2011 pour 60.000 demandeurs (le budget initialement prévu était de 327,55 millions d’euros), soit 8.666 euros dépensé par demandeur d’asile.

Là encore, ce calcul est purement théorique, et ne prend pas en compte les aides aux personnes qui ont obtenu l’asile, ni le budget des associations qui travaillent en parallèle du gouvernement.

Sur ce budget, 334 millions d’euros (soit 64%) sont dédiés à l’hébergement. En comparaison, le logement ne représente que 4,7% de l’aide internationale prévue pour les réfugiés syriens de Jordanie.

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Hollande a reçu BHL à l’Elysée pour parler de la Syrie

François Hollande a reçu Bernard-Henri Lévy la semaine dernière à l’Elysée pour évoquer le dossier syrien en compagnie du ministre des affaires étrangères Laurent Fabius. Dans une interview au Parisien parue cet été le philosophe s’était déclaré «déçu» par le chef de l’Etat (pour qui il avait appelé à voter à la présidentielle) avant de lui demander un rendez-vous.

Comme Nicolas Sarkozy, le philosophe réclame une intervention militaire contre le régime de Bachar Al-Assad et une plus grande pugnacité de la France sur le plan diplomatique. Mais Hollande maintient sa position : pas d’action armée hors du cadre de l’ONU (sauf si le pouvoir syrien utilise ses armes chimiques). L’entretien entre François Hollande, Laurent Fabius et Bernard-Henri Lévy a duré environ une heure confirme une source au Quai d’Orsay.

Le Parisien

Fabius : une frappe contre l’Iran « se retournerait » contre Israël

Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a estimé lundi 3 septembre qu’une éventuelle frappe israélienne contre l’Iran pourrait « se retourner contre Israël » et préconisé un renforcement des sanctions pour empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire.

« Je suis absolument hostile au fait que l’Iran ait l’arme nucléaire mais je pense que s’il y avait une attaque israélienne, malheureusement ça se retournerait contre Israël et [placerait] l’Iran en situation de victime », a déclaré Laurent Fabius sur BFM-TV et la radio RMC.
(…)Le Nouvel Obs

Syrie : « ce ne sont pas des choses qu’on ébruite », des Français candidats au jihad

Dans l’ombre de la révolution syrienne, des dizaines de Français chercheraient à se former au jihad dans des camps secrets. « Ils reçoivent une formation d’infanterie légère. Pour une action terroriste dans le but de semer le trouble en banlieue, c’est largement suffisant », racontent les spécialistes.

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C’est l’un des dommages collatéraux de la révolution syrienne qui inquiète les organisations anti-terroristes françaises : et si la Syrie attirait de jeunes Français motivés par le jihad, la guerre sainte ?

Ils seraient déjà quelques dizaines à chercher à entrer sur le territoire syrien ou déjà à se battre dans le pays.

« N’importe quel français peut se rendre en Tunisie, en Algérie ou en Egypte avec un visa touristique. Une fois sur place, il y a des réseaux organisés qu’ils rencontrent dans les mosquées pour qu’ils puissent rejoindre les réseaux combattants via la Jordanie, le Liban, ou passer directement par la frontière turque », raconte Eric Denécé, le directeur du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R). « Ils reçoivent une formation basique d’infanterie légère.

Pour une action terroriste urbaine dans le but de semer le trouble en banlieue, c’est largement suffisant, même si ça n’en fait pas des professionnels de l’action clandestine ».

La première question est de savoir qui sont vraiment ces combattants sur place : « Est-ce qu’ils partent d’abord pour lutter contre le régime de Bachar Al-Assad, ou au contraire ne vont-ils là-bas que pour recevoir un entrainement avec l’arrière-pensée de revenir en France et créer de nouvelles cellules terroristes, s’interroge-t-il.

C’est un peu le cas de l’affaire Mohamed Merah qui avait été lui-même dans des camps à l’étranger et considéré comme non dangereux à son retour, donc ce n’est pas une science exacte ».

Selon Fabrice Balanche, spécialiste de la Syrie et directeur du Groupe de recherches et d’études sur la Méditerranée et le Moyen Orient, de jeunes jihadistes français auraient déjà été arrêtés au Liban.

« Ce ne sont pas des choses qu’on ébruite, explique-t-il, car la France soutient l’opposition syrienne, alors si en plus on a des gens du pédigrée de Merah qui vont se battre en Syrie avec l’opposition, ça fait le plus mauvais effet ». (…)

RMC

Crise syrienne : Un Occident «économiquement opportuniste»

Le patriarche syro-catholique Youssef III Younan est interrogé sur Terra Santa.

L’un des paradoxes de la crise syrienne est que les monarchies du Golfe, qui sont majoritairement sunnites, cherchent à renverser le régime syrien pour des raisons religieuses. Et les pays occidentaux, au lieu de refuser le sectarisme et de tenter une médiation, soutiennent les pays de Golfe à cause du pétrole. Nous devons nous demander pourquoi l’Occident – une communauté de pays qui se disent laïcs, composée de sociétés fondées sur les droits de l’homme et qui fait fi de la foi des citoyens – accepte sans réserve qu’au XXIe siècle, l’Organisation de la Conférence Islamique – composée de 57 pays musulmans ayant la même appartenance à une religion commune – tienne un sommet en Arabie Saoudite pour prendre des décisions politiques !

Vous avez parlé d’ «opportunisme économique» …

Bien sûr, parce que le langage de l’Occident est politiquement correct alors que les grandes puissances ne veulent pas affronter les contradictions des pays qui siègent à l’ONU et qui refusent de donner les mêmes droits à tous les citoyens, quelle que soit la religion à laquelle ils appartiennent. On critique par exemple la Chine pour les traitements réservés aux dissidents politiques, mais pas un mot sur les dépenses de l’Arabie Saoudite, à cause du pétrole. C’est une attitude que je n’hésite pas à définir d’économiquement opportuniste. […]

Terra Santa via Le Salon beige

Conflit en Syrie : la France et le Qatar «veulent coordonner leurs efforts»

(…) «Convergence de vues» entre la France et le Qatar. François Hollande et l’émir du Qatar, cheikh Hamad Ben Khalifa Al-Thani, ont constaté mercredi leur «convergence de vues» sur la Syrie et «décidé de coordonner leurs efforts» pour une «afin qu’une transition politique ait lieu de manière ordonnée et dans les plus brefs délais», a déclaré la présidence française dans un communiqué.

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Le chef de l’Etat français a également «exprimé sa volonté de renforcer le partenariat solide, confiant et ambitieux que la France et le Qatar ont établi de longue date».

Cette rencontre était en l’espace de trois jours la troisième consacrée au dossier syrien par François Hollande. (…)

Le Parisien

Syrie. Abou Zeid, jihadiste « free-lance » au service de la rébellion à Alep

Un combattant rebelle revient du front à Alep, dans le nord de la Syrie, monte le son de la télévision, allume une cigarette, sans oublier de vérifier sa coiffure dans un vieux miroir brisé. Abou Zeid est Tunisien, tireur d’élite et jihadiste « free-lance ». Le conflit syrien a attiré des dizaines d’étrangers comme lui avec des motivations diverses et des interprétations parfois très personnelles du jihad (guerre sainte). Abou Zeid, qui dit avoir déjà combattu l’année dernière pour aider les rebelles libyens à mettre fin au régime de Mouammar Kadhafi, se décrit comme un jihadiste « freelance », sans aucune affiliation.

« Bachar al-Assad et ses gens sont chiites, et il est de mon devoir d’aider à restaurer le véritable islam, l’islam sunnite » explique-t-il, en référence au président syrien, qui appartient à la communauté alaouite, une branche dissidente du chiisme. « Je quitte mon pays quand il le faut, pour faire le jihad, et ensuite je rentre. C’est ma décision personnelle, je n’ai pas besoin de drapeau pour mon combat, j’apporte juste mon expertise à quiconque en a besoin » explique-t-il, en buvant un jus d’orange avant le coucher du soleil. Compte tenu de son observance tout relative du jeûne du ramadan, il risque cependant de mal s’intégrer dans les groupes islamistes radicaux qui accueillent la plupart des combattants étrangers.

L’Armée syrienne libre (ASL), composée de déserteurs et d’opposants civils ayant pris les armes, est une alliance de brigades aux liens plutôt lâches, opérant théoriquement sous le commandement d’officiers réfugiés en Turquie, qui ont condamné l’émergence des groupes jihadistes. Mais sur le terrain, beaucoup de combattants de l’ASL font valoir qu’ils ont besoin d’aide, d’où qu’elle vienne. Ces groupes disposent de « combattants expérimentés qui sont comme des troupes d’élites de commandos de la révolution » explique Abou Haidar, un coordinateur syrien de l’ASL dans le quartier de Seif al-Dawla à Alep. « Le reste du monde ne nous aide pas, eux oui » insiste ce combattant en allumant cigarette sur cigarette. « Ils n’appartiennent pas tous à Al-Qaïda, beaucoup sont seulement des volontaires qui veulent que la Syrie soit libérée. » (…)

Peu après, un jeune combattant légèrement blessé à une main se présente. Personne le connaît. Il vient d’Azerbaïdjan, parle turc et pas arabe, et a été séparé de son unité pendant des combats. « J’ai vu des images de la guerre à la télévision, et j’ai décidé de venir ici pour aider les Syriens à combattre Bachar. C’est la première fois que je fais ça » explique-t-il.

Un peu plus tard, un combattant turc arrive à son tour pour une légère blessure. Les deux hommes passeront la nuit à discuter et repartiront ensemble le lendemain matin.

Parfois, les raisons qui ont conduit certains en Syrie sont encore plus obscures.

Ainsi, personne ne comprend pourquoi Abou Mohamed, un Néerlandais d’origine irakienne, a laissé sa femme et ses deux enfants aux Pays-Bas il y a quelques semaines pour venir se battre à Alep.

Vêtu de la longue robe blanche traditionnelle arabe, il dit n’appartenir à aucun groupe, reste seul la plupart du temps et ne parle à personne. Il passe seulement au centre de soins pour profiter de la climatisation, pour se reposer ou lire le Coran. « J’aime travailler seul, c’est tout. Mais parfois, je fatigue, alors je viens ici. Je n’ai pas envie d’en parler » se contente-t-il de lâcher, avant de reprendre sa kalachnikov et de remonter péniblement les escaliers du sous-sol. (…)

Yahoo !

La Syrie empoisonne, une fois de plus, le climat politique français

La question syrienne tourne à la polémique entre l’opposition et la majorité présidentielle. La guerre qui fait rage dans ce pays, ainsi que le rôle de la Syrie dans les délicats équilibres de la région, interdit toute solution simpliste.

La Syrie est, une fois de plus, au cœur de la vie politique française. Depuis près d’un siècle, ce pays est au cœur de nos déchirements.

Ces différends ont même tourné à l’affrontement fratricide durant la Seconde Guerre mondiale, quand les forces gaullistes et les troupes de Vichy s’affrontèrent dans cette région du monde.

La violence de la guerre au Liban entre 1975 et 1990 et le rôle clé joué par la Syrie dans ce conflit ont aussi eu des répercussions en France.

La question des otages français à Beyrouth fut l’un des points culminants de ces querelles politiques, aiguisées par la cohabitation entre Jacques Chirac et François Mitterrand.

La tragédie qui se déroule depuis seize mois en Syrie et le drame humanitaire qui en découle expliquent que ce conflit vire à l’affrontement entre l’ancien président de la République et son successeur.

Tout a commencé mardi dernier, quand Nicolas Sarkozy a eu une conversation téléphonique avec le chef du Conseil national syrien, À l’issue de cet entretien, l’ancien chef de l’État et M. Abdel Basset Sayda ont publié un communiqué commun. Dans ce texte, les deux hommes insistaient sur « la nécessité d’une action rapide de la communauté internationale pour éviter des massacres ». Selon les deux signataires, « il y a de grandes similitudes avec la crise libyenne » de 2011. (…)

L’Alsace