Angers / Cholet (49) : la CFDT organise des rencontres entre des patrons d’entreprises et des jeunes « discriminés »

En février à Angers, une rencontre va être organisée entre des patrons d’entreprises et des jeunes des quartiers populaires. « C’est une action que nous mènerons aussi à Cholet, au cours de l’année 2012 », précise le syndicaliste.

« La couleur de peau, le nom à consonance étrangère, posent toujours des problèmes », explique Didier Motard, représentant de la CFDT choletaise, en charge des discriminations raciales.

Les jeunes diplômés et salariés, Français issus de l’immigration, sont « les principales victimes de la discrimination à l’embauche », souligne-t-il. [...]

Ouest-France

François Chérèque : «…l’avenir des jeunes Tunisiens est avant tout dans leur pays»

Attendu, accueilli et acclamé par les syndicalistes, François Chérèque s’est prêté, à la fin de la journée, à l’exercice des questions/réponses avec l’assemblée. Rêvant d’un avenir radieux, les militants CFDT ont relayé les problèmes dont souffre la société française dans son ensemble.

(…) Critiquant de manière acerbe « le climat nauséabond et le discours populiste » véhiculé par le gouvernement, François Chérèque n’a pas manqué de regretter que les immigrés soient redevenus « des bouc-émissaires ». Le printemps arabe a massivement exilé nombre de jeunes que la France et l’Italie refusent d’accueillir. « Un comportement inacceptable »,pour le secrétaire général,qui a sauté sur l’occasion pour rappeler que la Tunisie, elle, avait accueilli 300 000 Libyens.

Mais loin de lui l’idée de faire de la France une terre d’asile professionnel. « En Pologne, quand tous les ouvriers qualifiés ont quitté leur pays, ce fut une véritable catastrophe »,a-t-il remémoré. Le rôle de la France et de l’Europe, au contraire, serait, à terme, dit-il, de réorganiser les relations commerciales avec la Tunisie. « Car l’avenir des jeunes Tunisiens est avant tout dans leur pays ».

La voix du nord

Merci à Socrate

Un 1er mai syndical à résonance anti-FN

L’affirmation de «l’égalité des droits» entre travailleurs français et étrangers et le pouvoir d’achat devraient dominer le 1er mai organisé ensemble par cinq syndicats. Un défilé qui leur permettra d’opposer «leurs valeurs» à celles du Front national, dont les militants et sympathisants défileront le même jour.

On ne laissera pas la rue au Front national sur les questions sociales. (Nadine Prigent, CGT)

Dans une période de reflux des grandes luttes sociales après l’échec des mobilisations de l’automne, impuissantes à bloquer la réforme des retraites, l’édition 2011 ne s’annonce pas comme un grand cru. «On ne va pas être dans un 1er mai exceptionnel», estime Annick Coupé, porte-parole de Solidaires, à la différence de 2009 lorsque tous les syndicats s’étaient mobilisés ensemble contre l’hécatombe des plans sociaux, au plus fort de la crise. […]

Dans ce contexte qui offre peu de perspectives aux salariés, on assiste à «une course à la défense des classes populaires», observe-t-il. Les syndicats sont confrontés à l’offensive de l’extrême droite vers la classe ouvrière.

Outre un sondage, aux données toutefois fragiles, sur la position flatteuse qu’occuperait Marine Le Pen dans cette fraction de l’électorat, le «coming out» de quelques syndicalistes s’affichant comme candidats du Front national aux élections cantonales du mois de mars a été perçu par comme un signal d’alerte par les confédérations, qui ont réagi par un texte commun contre «la préférence nationale». L’un des mots d’ordre étant de «lutter pour l’égalité des droits et contre toutes les discriminations, notamment concernant les travailleurs migrants».

Le Point (Merci à Vincent)

Procédure d’exclusion à Toulouse d’un adhérent de SUD candidat du FN

Le syndicat SUD des collectivités territoriales de Haute-Garonne a annoncé jeudi sa décision d’entamer une « procédure d’exclusion » à l’encontre d’un adhérent de la mairie de Toulouse, candidat pour le Front national dans un canton de Haute-Garonne.Franck Pech a obtenu 22,37% des voix et est arrivé deuxième derrière le candidat socialiste, élu avec 53,67% des suffrages à Rieux-Volvestre dans le sud du département

Notre syndicat considère que cette candidature est en contradiction totale avec les valeurs, les pratiques et les statuts de SUD » indique le syndicat dans un communiqué intitulé « pour Sud, le FN est l’ennemi des salariés-e-s ».

Le syndicat cite un chapitre de son règlement intérieur qui permet de refuser l’adhésion ou d’exclure « un individu qui ferait du prosélytisme pour une organisation d’extrême droite ou pour une organisation politique qui développerait des thèses racistes ou fascistes »

Le Parisien

(merci à Greg)

Poissy : FO propose un calendrier musulman aux ouvriers de Peugeot Citroën

Décidément, on ne recule devant rien pour accroître sa représentativité chez les syndicats ! On avait remarqué que la CGT, comme la FSU, surfaient sur les vagues du soutien aux sans-papiers, élément essentiel, comme chacun sait, de la défense des salariés qu’ils sont censés représenter, mais il manquait ce monument que nous vous présentons ci-dessous : le calendrier 2011 proposé par FO métaux du Val de Seine.

Riposte Laïque

(Merci à rage)

Des syndicats de police « indignés » par des propos de Nicolas Bedos sur Canal +

Les deux principaux syndicats de police ont exprimé lundi leur « indignation » après les propos d’un chroniqueur de Canal +, Nicolas Bedos, qui a dépeint dimanche midi dans l’émission « Tout le monde il est beau » les policiers travaillant de nuit comme des personnages « odieux« , dotés du « QI d’un poulpe mort.« 

Le flic de la nuit, le patrouilleur, est un abruti, c’est un voyou en uniforme, c’est une racaille tombée du bon côté.»

Les Échos

(Merci à Solando)

FIDL : le bureau de tête

La Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL) est un syndicat lycéen fondé en 1987 suite au mouvement contre le projet de loi Devaquet.

Le co-fondateur de l’association est l’homme politique Julien Dray, l’un des principaux animateurs à cette époque du groupe de réflexion politique Question socialiste situé sur l’aile gauche du Parti socialiste.

Organigramme du bureau de tête qui dirige le Bureau National de la FIDL :

FIDL

Le programme officiel de l’association est de favoriser l’expression des lycéens et de promouvoir les droits et devoirs des lycéens. Elle se donne pour but de traiter de thèmes divers et variés, tels que l’égalité et la mixité, les rythmes d’études, l’orientation, la violence scolaire ou encore la vie et la démocratie lycéennes. Parallèlement, elle aborde différents thèmes de société comme la citoyenneté, la santé, la culture, les discriminations, et les lycéens étrangers en situation irrégulière.

La FIDL revendique sa présence dans la quasi-totalité des régions de France (DROM compris). Elle revendique entre 6 000 et 7 000 adhérents [sur un total de  1.400.000 lycéens dans l'enseignement général et 700.000 dans l'enseignement professionnel ]. Wikipedia

Syndicats enseignants : mieux vaut être Rom que prof !

Le SE–UNSA (Syndicat des enseignants du premier degré et du second degré d’Education) appelle à la grève le 7 septembre pour manifester à nouveau contre le projet gouvernemental sur les retraites.

Si cette invitation est légitime de la part d’un syndicat soucieux de l’avenir des enseignants et adhérents qu’il représente, ce qui l’est moins, en revanche, c’est l’« appel citoyen : face à la xénophobie » que le SE–UNSA lance dans la même lettre d’information.

Pourquoi donc mêler la question des retraites à celles des Roms ou de la politique du gouvernement en matière d’immigration ? On voit bien là encore la volonté d’aveugler les enseignants.

Oser « lier immigration et insécurité », quelle horreur ! Quelle hérésie ! Et pourtant, comme « deux et deux font quatre », force est de constater qu’il y a bien aujourd’hui un lien entre les nouvelles formes de violences scolaires et l’immigration. La montée des communautarismes en est un exemple parmi d’autres. »

Que les syndicats dans leur ensemble arrêtent donc de faire de l’angélisme quand ils parlent des Français issus de l’immigration ou faisant partie de « la diversité ». Car là, ils se comportent en démagogues incapables de regarder la réalité en face. (…)

Comme un certain nombre de politiques, ils culpabilisent le « Français moyen » en l’accusant de tous les maux alors qu’ils mettent sur un piédestal le « Français issu de la diversité » et se montrent désireux de le dédouaner quand il commet un acte de délinquance, arguant de la pauvreté ou de la discrimination pour le défendre. »

Véronique Bouzou

(Merci à Biffin)

La crise va aggraver la délinquance

La politique d’austérité liée à la crise économique entraînera une hausse quasi automatique de la délinquance en France et le gouvernement aurait tort de réduire les moyens et les effectifs des forces de l’ordre: tel est le message de Nicolas Comte, réélu mardi à la tête du premier syndicat de police de France, Unité/SGP/Police.

« Les plans de rigueur auront pour conséquence une hausse irrémédiable de la délinquance, il ne faut pas baisser la garde, » a-t-il dit mercredi. « Quand vous avez des taux de chômage extrêmement élevés, notamment dans des classes d’âge, chez les jeunes, cela a des conséquences sur le front de la sécurité, » ajoute-t-il.

Les policiers s’inquiètent à la fois du gel des dépenses annoncé par le Premier ministre François Fillon face à la crise de l’euro et de la poursuite de la révision générale des politiques publiques (RGPP). Celle-ci doit entraîner la suppression d’environ 10.000 postes entre 2007 et 2012 en prenant en compte les recrutements prévus qui n’ont pas été réalisés, selon le syndicat. La police emploie environ 120.000 fonctionnaires.

Pour Nicolas Comte, il est clair que le métier de policier « va traverser une zone de tempête liée à la crise économique. On nous dit: ‘Nous ne pouvons pas toucher à la RGPP’. Mais la crise impose que l’ordre règne en France, » explique-t-il.

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La CGT a-t-elle viré capitaliste ?

Achat d’une entreprise, « facturation » du service syndical, gestion autoritaire du personnel : la centrale se convertit aux méthodes libérales. Ce qui ne va pas sans heurts…

A la CGT, Jean-Pierre Delannoy s’est fait une spécialité : « décoder » les discours des camarades dirigeants. « On ne comprend rien à ce qu’ils racontent, » déplore ce militant qui, lors du dernier congrès de la CGT, à Nantes, s’était opposé au leader Bernard Thibault. Quand ils évoquent les retraites, ils parlent de « négociations systémiques, d’ »obsolescence » ou de « comptes notionnels. » Il faut suivre ! » La CGT qui prendrait des accents libéraux ? Concédons-le, le mouvement est timide. Mais il existe ! Chez les « réformistes, » on ne parle plus de lutte des classes, mais de compromis.

Des sujets longtemps tabous, comme l’actionnariat salarié ou la participation, ne le sont plus. Et des structures gérées par la CGT se retrouvent à la tête de groupes privés, comme la Compagnie internationale André Trigano (Ciat), une société cotée en Bourse. Ce mouvement pourrait s’accentuer. Car la CGT veut conquérir le monde de l’entreprise.

Quitte à emprunter les méthodes de l’ennemi honni, le grand capital. Enquête.

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Retraites : la réforme est lancée

Eric Woerth reçoit à partir de ce lundi les partenaires sociaux.

C’est parti pour plusieurs semaines d’intenses négociations. Le ministre du Travail, Eric Woerth, reçoit à partir d’aujourd’hui les partenaires sociaux pour trouver une solution au financement du système des pensions.

Nouvelles recettes

Avec un déficit du régime général de la branche vieillesse de la sécurité sociale de 9,5 milliards d’euros en 2009 et 11 milliards d’euros prévus pour 2010, le gouvernement est à la recherche de nouvelles recettes pour assurer la pérennité du système.

Il n’a pas prévu de dévoiler son projet avant la « fin mai, début juin, » pour déposer un texte au Parlement en septembre. Mais ces premières réunions seront l’occasion d’évoquer les différentes pistes de réformes.

Prélèvement spécifique

En pleine polémique sur le bouclier fiscal, les syndicats de salariés reprochent à Nicolas Sarkozy de focaliser les débats sur les efforts à demander aux salariés. La semaine dernière, l’Élysée a évoqué la possibilité de créer un « prélèvement spécifique sur une catégorie de population, » vraisemblablement les ménages aisés, pour une réforme plus juste.

Le Journal du Dimanche a d’ailleurs avancé hier l’hypothèse d’une CRDS additionnelle exclue du bouclier fiscal pour financer les retraites.

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