Le président allemand : « La démocratie directe peut parfois constituer un grand danger »

Le président allemand Joachim Gauck a estimé mardi à Berne que la démocratie directe, base du système politique suisse, peut parfois constituer un « danger », au cours d’une conférence de presse à l’occasion de sa visite officielle à Berne.

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Joachim Gauck et Didier Burkhalter

L’Allemagne respecte le « oui » au vote suisse du 9 février dernier contre « l’immigration de masse », mais la démocratie directe peut parfois constituer « un grand danger », a souligné M. Gauck.

Le président allemand a également indiqué avoir avancé sa visite pour témoigner l’amitié de l’Allemagne à la Suisse. Il ne souhaite pas et ne peut s’imaginer qu’un pays comme la Suisse, aussi diversifié et « qui n’a jamais connu de dictature », s’éloigne de l’Europe. [...]

La démocratie directe en Suisse est comme « le sang dans le corps », a rétorqué son hôte, le président Burkhalter. Il a appelé à du pragmatisme pour trouver un compromis avec l’Union européenne après la votation. Mais « la Suisse n’a pas entièrement compris » l’interruption européenne de la coopération en matière de formation et recherche, qui a été décidée par Bruxelles en réaction du vote du 9 février. La libre circulation est toujours en vigueur, a encore rappelé M. Burkhalter, jusqu’à l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation sur l’immigration prévue dans 3 ans. [...]

7sur7

La présidente des Femen demande l’asile à la Suisse. MàJ : la Suisse rejette la demande

Addendum du 27/03/14:

La demande d’asile d’Anna Hutsol, fondatrice du mouvement féministe Femen, a été refusée. L’activiste, au bénéfice d’un visa Schengen délivré par la France, doit quitter la Suisse.

L’Office fédéral de la migration (ODM) a rejeté la demande d’asile de l’Ukrainienne Anna Hutsol. La fondatrice du mouvement Femen, connu pour ses manifestations seins nus, dispose d’un visa Schengen de la France où elle sera en sécurité, justifie l’ODM.

L’annonce du refus de la demande d’asile, révélée par le quotidien Südostschweiz, a été confirmée jeudi par la porte-parole de l’ODM.

Anna Hutsol a fui l’Ukraine l’année passée. L’activiste a déposé une demande d’asile en Suisse car sa soeur y vit. Elle a été placée dans un centre d’accueil en attendant que sa demande soit traitée. Maintenant qu’elle a été rejetée, la jeune femme doit quitter la Suisse.

RTS, merci à Chantecler

                                                            

Craignant toujours pour sa sécurité en Ukraine, la militante féministe Anna Hutsol se trouve dans un centre de requérants à Rapperswil après avoir demandé l’asile à la Suisse, a appris la RTS samedi.

C’est du centre pour requérants d’asile de Rapperswil (SG), où Anna Hutsol loge depuis un mois, que la présidente et cofondatrice du mouvement féministe Femen observe les événements qui bouleverse son pays, l’Ukraine.

L’activiste de 31 ans a déposé fin octobre 2013 une demande d’asile en Suisse, confie-t-elle dans un entretien accordé à la RTS.

Alors que les autres Femen sont à Paris au bénéfice d’un visa accordé par la France, Anna Hutsol a souhaité venir en Suisse pour vivre près de sa soeur qui réside à Winterthour (ZH).

« J’ai un visa français et je tombe ainsi sous le coup des accords de Dublin. J’ai envie de vivre en Suisse, de travailler ici, mais je pourrais être renvoyée en France », craint-elle.

RTS

Suisse : l’UDC veut interdire le voile à l’école

Le parti suisse UDC (droite populiste) veut interdire le port du voile islamique dans les écoles du canton du Valais, a annoncé aujourd’hui le député UDC Jean-Luc Addor, président local. [...]

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Pour Jean-Luc Addor, il y a un danger d’une « islamisation plus ou moins rampante de l’Europe, de la Suisse, et aussi du Valais ».  Il s’agit selon lui d’une question « de défense de notre civilisation et de notre identité chrétienne. [...]

Le Figaro

Suisse : droite et extrême droite s’allient pour que les « étrangers criminels » fassent leurs valises

En dépit du droit international, les députés de droite et d’extrême droite ont voté ensemble le renvoi des « étrangers criminels ».

Le procès-verbal de la session de printemps du Conseil national (l’Assemblée nationale suisse) ne parle plus des « délinquants étrangers », mais carrément des « étrangers criminels ». Le ton est donné : par 104 voix contre 71, les députés suisses ont choisi de mettre en application l’initiative de l’Union démocratique du centre (UDC) réclamant l’expulsion systématique des étrangers auteurs de meurtre, de brigandage, de trafic d’êtres humains, mais aussi d’abus en matière d’aide sociale et d’assurances sociales.

En novembre 2010, les Suisses votent à 52,9 % pour l’expulsion des délinquants étrangers. Une initiative uniquement défendue par l’extrême droite. Depuis, le Conseil fédéral et les autres partis politiques, de droite comme de gauche, freinaient des quatre fers pour l’application de ce vote. En effet, l’expulsion automatique des délinquants étrangers est inconciliable avec le droit international. La Suisse risque de se faire durement taper sur les doigts par la Cour européenne des droits de l’homme.

Devant les blocages, l’UDC menace alors de lancer une autre initiative dite de « mise en oeuvre » de cette expulsion des délinquants étrangers. Une initiative que le parti populiste est pratiquement certain de gagner.

Pour éviter une nouvelle votation, la droite suisse (Parti libéral radical et démocrates-chrétiens) vient donc de rendre les armes et de s’aligner sur les positions de l’extrême droite en ce qui concerne le renvoi des délinquants étrangers. Alors que cette même droite combattait jusqu’ici l’initiative de l’UDC au nom du droit international. (…)

Le Point

Suisse : Les peines des mineurs sont trop courtes

Le droit pénal suisse n’est pas assez strict, estiment plusieurs politiciens. «Les délinquants sont de plus en plus jeunes et violents. L’Etat doit faire en sorte que des personnes présentant un fort risque de récidive ne puisse pas être libérées», affirme Natalie Rickli (ZH/UDC).

Martin Killias, expert en droit pénal, est du même avis. Les deux plaident pour des sanctions plus sévères à l’égard des mineurs. Selon eux, les peines prononcées à l’encontre des jeunes délinquants en Suisse sont «extrêmement courtes» par rapport aux autres pays européens.

20min.ch

Une histoire vraie d’horloger, qui se termine à plat ventre, avec une fusillade sur un parking…

Il y a quelques jours, la nouvelle d’un échange de coups de feu sur un parking commercial de la banlieue parisienne n’avait fait que quelques lignes dans Le Parisien : c’est devenu si banal que plus personne n’y prête attention. Et, pourtant, il y avait un horloger derrière cet épisode…
(…) genevoisrienvenir

Suisse : L’islam devrait entrer à l’université de Fribourg cet automne

L’Université de Fribourg espère ouvrir cet automne son Centre suisse Islam et société. L’activité démarrerait avec quelques modules pilotes, avant le lancement des premiers programmes de formation continue au printemps 2015.

Le programme académique proprement dit commencerait à l’automne 2015, a détaillé jeudi le recteur de l’Université, Guido Vergauwen. Il s’exprimait lors du colloque «Vers un centre islam et société», deuxième du genre organisé à Fribourg.

Le public ciblé : imams, enseignants religieux, assistants spirituels, bénévoles dans des communautés (par exemple centre pour femmes, centre de jeunesse). Du côté non musulman, le centre peut intéresser des collaborateurs de services étatiques: directeurs d’école, enseignants en religion, personnel soignant, cadres de l’armée, ou encore domaine carcéral. Pourraient s’y ajouter des travailleurs du secteur privé (responsables du personnel dans les entreprises, ou encore hôtellerie-restauration).

Tribune de Genève

 

Suisse : un politologue propose au Parlement de contourner le vote des Suisses sur l’immigration

Le politologue et spécialiste de l’UE, Dieter Freiburghaus, juge «très probable» que l’initiative ne sera jamais mise en oeuvre. «Ce serait la meilleure solution», a-t-il dit .

Selon lui, l’initiative ne doit pas être mise en oeuvre. «Le Parlement a le droit d’interpréter le texte de l’initiative et à d’agir dans l’intérêt du pays  ».

Une deuxième option serait une mise en oeuvre selon une interprétation assez large, qui n’aurait pas d’impact. «On arrive au même résultat, soit une non-mise en oeuvre.»

www.20min.ch/ro/ via Suzydesouche

Suisse : Le délinquant «Carlos» séjourne dans un hôtel avec sauna et piscine

Sorti de prison jeudi dernier, le délinquant Zurichois a été conduit aux Pays-Bas, où il séjourne dans un hôtel Spa et pratique à nouveau les sports de combat.

Le nouvel encadrement de «Carlos» ne coûtera «que» 19’000 francs par mois. Ainsi en a jugé la semaine dernière le Tribunal fédéral.

Mais pas question pour le délinquant de 18 ans de purger sa peine en Suisse. Selon des informations du journal alémanique NZZ, «Carlos» séjourne actuellement dans un Hôtel Spa… aux Pays-Bas. L’établissement est doté notamment d’une salle de fitness, d’un sauna et d’une piscine.

Conduit en voiture

Pour éviter que le jeune homme soit reconnu dans le train ou dans l’avion, c’est en voiture qu’il a été conduit jusqu’à son nouveau lieu d’hébergement à 750 km de Zurich.

Autre élément troublant: sur place, «Carlos» continue de pratiquer les sports de combat dans le centre sportif du manager de son ancien coach Shemsi Beqiri.

La semaine passée, assailli de questions, le conseiller d’Etat zurichois en charge de la justice Martin Graf avait assuré que les sports de combat ne feraient plus partie de l’encadrement du jeune délinquant, et que celui-ci devrait s’entraîner durant son temps libre, après ses heures de travail et de formation.

TdG.ch

En savoir plus sur l’ »Affaire Carlos »

(Merci à Chantecler)

L’islam veut être une religion suisse

[extraits] La Fédération d’organisations islamiques de Suisse veut obtenir une reconnaissance officielle de l’islam.

«Nous remplissons tous les critères pour être reconnus d’intérêt public», estime Pascal Gemperli, président de l’Union vaudoise des associations musulmanes. (…)

«Il ne s’agit pas de faire entrer la charia par la petite porte. L’école n’introduira pas le ramadan » rassure Christophe Monnot, sociologue des religions. (…)

Une reconnaissance induit aussi des contraintes, comme l’égalité hommes-femmes. [quel aveu... NDLR]

Le Matin