DSK : « Je ne pense pas avoir de problème particulier avec les femmes »

Dominique Strauss-Kahn revient longuement sur l’affaire du Sofitel de New York dans l’entretien exclusif qu’il a accordé à CNN, dont la deuxième partie a été diffusée mercredi. L’ancien patron du FMI accordait là son premier entretien en anglais, enregistré à Paris, depuis sa démission forcée à la suite des accusations de viol lancées contre lui le 14 mai 2011 par la femme de chambre guinéenne Nafissatou Diallo.

L’ancien responsable admet qu’il a « certainement un problème pour n’avoir pas compris que ce que l’on attend d’un homme politique de très haut niveau est différent de ce que peut faire Monsieur Tout-le-Monde ». « Quelque chose est arrivé qui relevait de la vie privée et je pense toujours que ce qui s’est passé dans la chambre relève de la vie privée, à moins qu’un procureur vous dise que vous allez être inculpé pour avoir fait quelque chose et qu’il en a les preuves », poursuit-il. « Mais quand le procureur vous dit OK, finalement, nous n’avons pas de quoi vous inculper, cela veut dire que c’est une affaire privée, et personne n’a rien à dire là-dessus », avance DSK.

L’ancien patron du FMI indique également qu’il était « prêt à aller au procès (civil) », mais que ses avocats lui ont conseillé de ne pas le faire. « Mes avocats m’ont dit , ça va prendre quatre ans et ça va vous coûter plus cher en frais de justice que vous aurez à payer, même si vous gagnez. J’ai donc décidé d’un accord financier et de continuer ma vie », explique-t-il.

(…) le Parisien

Fin d’année. Tous à Marrakech ! Sarkozy, l’Emir du Qatar, Strauss Kahn, Messi, Debbouze, Zidane…

De nombreuses personnalités sont attendues à Marrakech pour les fêtes de fin d’année.

Nicolas Sarkozy et son épouse Carla Bruni, passeront les vacances de fin d’année à Marrakech, où ils devraient débuter leurs séjour à la résidence royale Jnane El Kébir. Le soir du nouvel an, l’ancien président français donnera une fête grandiose dans son palais, acheté il y a peu à Marrakech. De nombreuses personnalités devraient, selon les sources citées par le journal Al Akhbar, assister à la fête.

L’Emir du Qatar, cheikh Hamad ibn Khalifa Al Thani, et son épouse Sheikha Mozah, accompagnés du chef du gouvernement et du ministre des Affaires étrangères qataris, passeront également les fêtes au Maroc, où l’Emir du Qatar devrait rencontrer le Roi Mohammed VI.

Dominique Strauss Kahn, ancien directeur général du FMI mis en examen pour proxénétisme aggravé en bande organisée, sera lui aussi de passage à Marrakech où il est attendu dans son riad du quartier Sidi Mimoun.

Lionel Messi, international argentin et meilleur buteur du FC Barcelone, célèbrera les fêtes de fin d’année dans un Riad de Marrakech, où il a l’habitude de séjourner. Enfin, l’humoriste franco-marocain Jamel Debbouze et l’ancien international français d’origine algérienne Zinédine Zidane, seront également présents dans la ville ocre.

Bladi

Ménard a lu « Les Strauss-Kahn » : « Comme une nausée »

Avenue du Maréchal-Maunoury, chez les Sinclair, ou chez les Sarkozy, juste de l’autre côté de la Seine, les couples se lancent des invitations. “Plus souvent chez moi”, plaisante Nicolas Sarkozy. Ils se croisent ailleurs, chez Jacques Attali, qui a élu domicile juste en face de la mairie de Neuilly (…) Quand Alain Minc et sa femme dînent également autour de la table, le conseiller du Tout-Paris soupire souvent, moqueur : “En vous entendant, on se demande vraiment qui est le maire de Sarcelles et qui est le maire de Neuilly”. (…) 

Juste quelques lignes du livre de Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin, « Les Strauss-Kahn » (éditions Albin Michel).

Quelques lignes qui me donnent la nausée. (…)
Ils sont du même moule, un mélange d’arrogance et de fric.

Leurs étiquettes politiques n’ont aucune importance. Elles ne servent qu’à faire carrière. Elles se gèrent comme une part de marché. Et leurs divergences, tout juste un attrape-nigaud.

De droite comme de gauche, ils ne se soucient que d’eux. Leurs prises de position n’ont d’autres objectifs que de les servir.

(…)
Allez, encore trois lignes du même livre :

Quelques mois plus tôt, Hollande a lu dans Paris Match un portrait élogieux d’Anne Sinclair qui raconte tout à trac son bonheur de “jeune couple” à Washington. Là-bas, riait-elle, pas de “circonscription à visiter », pas de “Fête de la rose à Trifouillis-les-Oies…”

Quel mépris !

L’article complet 

Les Strauss-Kahn : « Nous nous aimons comme au premier jour », la phrase a été rédigée par un communiquant

Raphaëlle Bacqué, qui co-signe avec Ariane Chemin un récit-enquête très médiatique sur Les Strauss-Kahn, paru le 8 juin chez Albin Michel, a décrypté pour nous la stratégie de communication du couple et nous a expliqué de quelle façon Dominique Strauss-Kahn et Anne Sinclair étaient passés, en quelques années, de la couverture de Paris Match à la communication de crise.  (…)

Comment élaborent-ils une stratégie médiatique aussi bien ficelée ? Qui les conseille ?

A partir des années 2000, sont arrivés dans le sillage de DSK plusieurs stratèges de la communication. Le patron de l’agence mondiale de lobbying Euro RSCG Stéphane Fouks par exemple, Ramzi Khiroun ou encore Gilles Finchelstein vont prendre en charge la communication de Dominique Strauss-Kahn mais aussi au besoin celle du couple.

 

Lorsqu’au lendemain de l’affaire Piroshka Nagy, dans son blog, Anne Sinclair écrit « Nous nous aimons comme au premier jour », la phrase a été rédigée par un communiquant.

C’est tout de même très rare qu’un expert prenne en charge des aspects aussi personnels. C’est tout aussi rare de voir un responsable politique de si haut niveau aussi lié à une agence de communication au point que ses principaux conseillers en soient les salariés. (…)

DSK n’aime pas qu’on lui fasse des remarques sur sa vie privée. Dans son cabinet, on sait qu’il ne faut pas lui en parler. Stéphane Boujnah et Alain Bauer ont tenté de l’alerter sur l’incompatibilité qu’il pouvait y avoir entre son ambition de diriger une grande institution internationale ou d’accéder à la présidence de la république française et une absence de discipline personnelle, un libertinage, des fréquentations qui peuvent vous rendre vulnérable, faire de vous la proie de maîtres chanteurs. Cela s’est terminé en dispute.

Les plus proches alliés politiques comme Jean-Christophe Cambadélis ou Jean-Marie Le Guen, mais aussi comme les barons socialistes qui avaient vent de multiples rumeurs, ne disaient pas un mot car ils espéraient pour eux-mêmes des bénéfices ou des prébendes. (…)

My boox

DSK dépose plainte et réclame un million de dollars à Nafissatou Diallo

Tout juste un an après l’épisode qui a causé sa chute, Dominique Strauss-Kahn a déposé une plainte contre celle qui l’accuse, Nafissatou Diallo. Il lui réclame au moins un million de dollars.

Déposée alors que la procédure civile – celle qui pourrait coûter cher à DSK – n’est pas terminée, la plainte porte sur cinq chefs :

  • « poursuites calomnieuses » ;
  • « abus de procédure » ;
  • « emprisonnement déloyal » ;
  • « diffamation » ;
  • « provocation volontaire d’une souffrance émotionnelle ».

Tout cela parce que, DSK et ses avocats le répètent, les accusations de la femme de chambre du Sofitel de New York seraient fausses, la relation sexuelle étant selon eux consentie. (…)

Rue 89

Affaire du Sofitel : DSK croit au complot politique

Le journal « The Guardian » publie aujourd’hui une interview de Dominique Strauss-Kahn, qui évoque pour la première fois, concernant l’affaire du Sofitel, une manipulation orchestrée par ses adversaires politiques.

La thèse d’une manipulation avait déjà été avancée par le journaliste américain Edward Epstein. Mais, cette fois, l’accusation vient de Dominique Strauss-Kahn lui-même. Hier soir, le très sérieux journal britannique « The Guardian » a publié un long récit sur son site Internet dans lequel l’ancien patron du FMI révèle sa vision de l’affaire du Sofitel. Dans cet article, repris ce matin dans la version papier du quotidien, DSK n’emploie pas le mot de « complot » mais dit avoir été « peut-être naïf ». Et d’évoquer pour la première fois ouvertement le « rôle » joué par ses « opposants politiques » pour faire éclater une affaire privée en « scandale ».

Après avoir rappelé les faits, le journaliste l’assure : « DSK est désormais convaincu que sa chute ne peut pas être dissociée de son ambition présidentielle » pointant du doigt « ceux qui suivaient un calendrier politique » sans plus de précision. Premier argument, DSK dit avoir été placé sous surveillance. Le 13 mai, veille de l’agression sexuelle présumée, l’ex-patron du FMI arrive au Sofitel à l’improviste. Pourtant, « un employé de l’hôtel l’attend », affirme Epstein, qui enchaîne : « Strauss-Kahn me dit qu’il soupçonnait depuis longtemps ses téléphones d’avoir été placés sur écoute par ses opposants politiques. » En cause, un e-mail envoyé à sa femme « retrouvé coincé dans une photocopieuse du quartier général de l’UMP à Paris ».

L’épisode pousse DSK à demander le cryptage de ses appareils au printemps 2011. Une modification qui va entraîner une série de dysfonctionnements. « C’était tellement agaçant qu’au mois de mai il a demandé la suspension du cryptage », écrit Epstein. « J’étais peut-être naïf, commente DSK, mais je ne pouvais tout simplement pas envisager qu’ils iraient si loin. Je ne pensais pas qu’ils trouveraient quoi que ce soit qui puisse m’arrêter. » L’ancien ministre se met alors à évoquer « la rencontre » avec Nafissatou Diallo. Epstein raconte : « Il a expliqué qu’il sortait de la salle de bains et qu’il devait se dépêcher pour déjeuner avec sa fille. […] Lorsqu’il est sorti de la salle de bains, encore nu, il dit qu’il a été surpris de voir cette personne en tenue de femme de chambre qui le regardait. » Selon DSK, elle n’avait pas de produits de nettoyage, elle n’avait pas de chariot, assure-t-il. Ils échangent « des mots et des gestes » qui lui « font comprendre » qu’elle lui propose une « faveur sexuelle ». Pour l’ex-patron du FMI, ses opposants « ne sont pas allés jusqu’à organiser cette rencontre, mais ils ont joué un rôle, en interceptant les coups de fil, pour être certains que la femme de ménage allait appeler la police, et que ce rendez-vous privé deviendrait un scandale public », écrit Epstein. Qui sont les responsables? Au cours de l’interview, DSK ne nomme personne. Mais Epstein l’interroge : ces éléments troublants sont-ils liés? « Il y a plus dans tout cela que de la simple coïncidence », répond DSK.

Le Parisien

DSK mis en examen pour «proxénétisme en bande organisée» dans l’affaire du Carlton

L’ancien patron du FMI Dominique Strauss-Kahn a été mis en examen lundi soir pour «proxénétisme en bande organisée» par les juges en charge de l’affaire dite du Carlton de Lille.

«Il déclare avec la plus grande fermeté n’être coupable d’aucun de ces faits et n’avoir jamais eu la moindre conscience que les femmes rencontrées pouvaient être des prostituées», a déclaré l’un de ses avocats, Me Richard Malka, dont le client est ressorti peu après 22H00 du palais de justice de Lille.
A l’issue de deux journées et d’une nuit en garde à vue dans une caserne de gendarmerie à Lille il y a un mois, DSK s’était vu délivrer une convocation aux fins de mise en examen pour «complicité de proxénétisme aggravé en bande organisée» et «recel d’abus de biens sociaux».

Le Progres

Affaire DSK-Diallo : 2ème round

A partir du 28 mars la femme de ménage du Sofitel qui affirme avoir été l’objet d’une agression sexuelle va tenter d’obtenir le plus de dommages et intérêts possible.

Selon le juge Douglas McKeon, chargé du dossier, la motion des avocats de DSK demandant que la plainte pour agression sexuelle soit classée fera l’objet d’une première audience. Ses avocats affirment que M. Strauss-Kahn, en tant que directeur général du FMI, ne peut pas être poursuivi au civil, car il bénéficiait au moment des faits d’une immunité diplomatique totale.

S’il décide que M. Strauss-Kahn ne peut pas être poursuivi, « c’est la fin de l’affaire » selon ses termes. Si, à l’inverse, il retient les arguments des avocats de Nafissatou Diallo, selon lesquels DSK ne peut prétendre à cette immunité diplomatique, il devra ensuite se prononcer sur d’autres motions : notamment celle des avocats de l’ancien ministre français pour que soit retiré un paragraphe de la plainte de Mme Diallo évoquant d’autres agressions sexuelles présumées.

Commencera alors une phase dite de « discovery » (découverte). Habituellement, dans un procès civil, c’est le moment où sont recueillis les témoignages sous serment, « au minimum des deux parties », et éventuellement de témoins.

Une fois cette période terminée, le dossier est presque prêt pour le procès.

« Il y aura une période durant laquelle il y aura des discussions, peut-être sur un règlement amiable, et une date de procès sera fixée », ajoute le juge. (…)

Est républicain

Affaire DSK : dépôt de plainte en France pour subornation de témoin (Màj vidéo)

France 3 IdF le 27/08/2011

L’avocat Thibault de Montbrial, le représentant en France de Nafissatou Diallo, déposera aujourd’hui à Pontoise (Val-d’Oise) pour le compte de sa cliente une plainte pour tentative de subornation de témoin contre un adjoint au maire de Sarcelles.

En juillet, une habitante de cette ville se serait manifestée auprès de Kenneth Thompson après l’appel à témoins lancé par l’avocat de la femme de chambre à toutes les victimes potentielles de DSK. « Elle a apporté des précisions qui allaient dans le sens et l’intérêt de Mme Diallo et du parquet », affirme Me de Montbrial, qui refuse de donner l’identité de la personne. Kenneth Thompson aurait de son côté livré le nom de ce témoin au procureur Vance.

Début août, un proche de cette femme aurait reçu la visite d’un adjoint au maire de Sarcelles qui se serait demandé « ce que ça coûterait pour qu’elle se taise ». Il aurait alors précisé, toujours selon Thibault de Montbrial, qu’il était « envoyé par ses chefs ». La femme a ensuite refusé de témoigner formellement. (…)

Le Parisien

Pierre Moscovici : «Les Français savent que l’alternance passe en 2012 par le PS»

Après les derniers sondages, Pierre Moscovici affirme qu’«un 21 avril n’est plus écarté» et pense que la question d’un candidat unique se posera peut-être en mars 2012. Dominique Strauss-Kahn a, selon lui, toutes les qualités pour être ce candidat.

Il faut tout faire pour éviter un 21 avril, qu’il soit à l’endroit – évidemment c’est dramatique – mais aussi à l’envers.

[...] Et je continue de penser que Dominique Strauss-Kahn continue à sortir du lot, pour une raison très simple. Il est le mieux à même à apporter des réponses sur les questions économiques et sociales.[…]

Sur l’Islam et la laïcité, Nicolas Sarkozy joue-t-il avec le feu ?

Nicolas Sarkozy est imprudent depuis 2007. Il a gagné sa campagne en asséchant le vote du FN. Mais à trop rester sur le terrain identitaire, à esquiver les questions économiques et sociales, à cliver et brusquer sans arrêt, à lancer des débats mal préparés, il a sans aucun doute nourri le FN. La pompe aspirante qui attirait les électeurs du FN vers l’UMP est devenue une pompe refoulante qui pousse les électeurs de la droite républicaine vers l’extrême droite. […]

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