Strasbourg (67) : une jeune femme poignardée à mort en pleine rue par une ado de 15 ans. (Màj)

Addendum : L’adolescente de 15 ans, suspectée d’être l’auteur des coups mortels portés à une jeune femme de 19 ans, a été hospitalisée après son interpellation pour recevoir des soins. Elle était blessée à la main. Selon les premiers éléments communiqués, elle n’a pas d’antécédent judiciaire.

(…) DNA

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Une jeune femme de 20 ans a été tuée à l’arme blanche lundi soir dans une rue de Strasbourg (Bas-Rhin). La victime, morte sur place, présentait « de multiples plaies au niveau de la gorge », selon les pompiers. Les faits se sont produits vers 20 heures 30, dans le quartier de la gare. Peu après, la police a interpellé une adolescente d’une quinzaine d’années, soupçonnée du meurtre. Le mobile et les circonstances sont pour l’heure encore indéterminés.

(…) Le Parisien

A Strabourg : « Le tribunal, c’est notre quotidien » (Majid, Fed et Bilal)

Dans le public clairsemé, deux potes de son quartier sont là, encore ensommeillés, emmitouflés dans leur doudoune, dont un, hasard du calendrier, est jugé à la même audience mais se présente libre. Il s’appelle Fed. L’autre Bilal. Le second est venu épauler le premier pour son procès. Aucun des deux ne savait que Majid passait au tribunal aujourd’hui ; c’est en apercevant sa mère parmi les spectateurs qu’ils ont compris que leur copain de la cité du Marais, à Schiltigheim, était retourné en taule.

Majid Rafa, 30 ans, comparaît en appel pour conduite sans permis après avoir déjà purgé un mois de prison. De la salle, Fed et Bilal lui font un petit signe de bienvenue mêlé d’étonnement.

Cinq mois plus tôt, on l’avait déjà accompagné au tribunal par un bel après-midi d’été, côté public cette fois, pour assister au procès du « frère d’un ami ». Un type que Majid connaissait à peine, originaire de Hautepierre, l’un des quartiers populaires de Strasbourg. Tout un petit groupe de garçons de la cité était venu épauler le prévenu. La fréquentation des tribunaux, côté public ou comme prévenu, est devenue une banalité pour certains jeunes des quartiers difficiles.

« C’est une question de solidarité entre nous, avait dit Majid. Aller voir nos potes du quartier se faire juger, c’est un peu notre quotidien. Et quand ce n’est pas eux, c’est nous, devant les juges. »

Majid s’avance à la barre. La présidente lui lit son dossier : « Vous avez été condamné en mars 2013 pour conduite sans permis et défaut d’assurance. Vous avez été interpellé à la suite d’un contrôle dans le métro à Paris. Vous avez dix-huit condamnations à votre actif. »

Sur le banc, Fed fait la grimace : « Putain, dix-huit condamnations, c’est chaud ! Miskin, j’ai appris tard que Majid était au heps . Il a dit qu’il partait à Paris. J’avais pas de nouvelles depuis. Je croyais qu’il était encore là-bas, moi. » Bilal, comme pour justifier le grand nombre de condamnations : « Les comparutions immédiates, c’est comme le “drive” de McDo. Tu viens, tu prends ta peine et puis tu pars. »

Beaucoup de jeunes de cités pensent que la justice est instrumentalisée à dessein contre eux. Un sentiment généralisé du « eux contre nous » ravageur dans les rapports entretenus avec le reste de la société. « L’iniquité des jugements prouve à leurs yeux que la justice est à la fois une justice de classes et raciste », écrit le sociologue Didier Lapeyronnie dans Ghetto urbain (Robert Laffont, 2008) au sujet des jeunes des quartiers. Pour ceux vivant dans les cités, « ce sont plus les habitants d’un quartier pauvre et arabe qui sont condamnés que des individus particuliers ».

Les séances express de comparution immédiate combinées au manque de moyens de la justice alimentent la défiance. Avant Majid, ce jour-là, cinq autres personnes ont été condamnées en moins d’une heure. « C’est une usine à condamnations. Les juges ne cherchent jamais à savoir ce qu’on a fait, nous avait dit Majid cinq mois plus tôt lorsqu’il était côté public. A partir du moment où tu as un casier, tu es toujours coupable. »

Alors que Majid est renvoyé en cellule, Fed reçoit sa peine : quatre mois de prison dont deux ferme pour un délit de fuite à scooter et dissimulation de ses plaques d’immatriculation. Il se rassoit, indifférent à la perspective d’être enfermé. On s’étonne de le voir si serein. Bilal se fait conseiller juridique comme s’il connaissait le code pénal par coeur : « S’il ne fait pas de conneries, il n’ira pas au placard. Il fera des TIG ou on lui mettra un bracelet. C’est toujours comme ça que ça se passe. »

Majid Rafa s’est rendu au tribunal si souvent que les imposantes colonnes grecques en pierre de taille, les animaux de granit sculptés en bas des escaliers et les allégories de la Justice sur les murs ont perdu toute solennité pour lui. Un lieu banal associé à l’attente et à l’ennui. « Y a une odeur de malheur, ici. »

En tout, il estime s’y être rendu vingt ou trente fois pour assister à des procès de copains de cité. Il y a eu celui de potes cambrioleurs en 2004 et 2007 ; celui d’amis qui ont frappé un policier aux alentours de 2003 et leur procès en appel ensuite ; le procès aux assises d’un autre copain aux assises de Nanterre pour homicide. Et puis des amis tombés pour outrage et rébellion, défaut de permis, arnaque à l’assurance, vol, violences… A quoi il faut ajouter ses dix-huit condamnations à lui.

Le Monde

Strasbourg : La médiathèque Malraux envahie par les demandeurs d’asile

Plus de 1 700 demandeurs d’asile se sont présentés l’an dernier à Strasbourg. Les centres d’accueil n’ont que 600 places. Du coup, d’autres services publics prennent en charge une partie de l’accueil de ce public, dont les médiathèques.

Dans les centres (CADA), les demandeurs d’asiles attendent. Ils attendent encore et encore. L’administration française a besoin de 18 mois en moyenne pour accorder, mais la plupart du temps refuse, le statut de « réfugié ». Dans les CADA, des animations et des sorties sont parfois organisées à destination des quelques 600 demandeurs d’asile qui y sont hébergés à Strasbourg. Mais comme ils ont été 1 700 à débuter cette démarche en 2013, beaucoup n’y ont pas accès. Ceux là vivent leur attente dans des institutions publiques qui offrent des distractions, des lieux qui deviennent, à leur tour, des salles de transit dans un provisoire qui dure.

Médiathèque Malraux, mardi après-midi, il est 14h et les portes s’ouvrent enfin. Impatients, des petits groupes de personnes se faufilent avec hâte vers les ordinateurs et les guichets pour recevoir les casques qui leur permettront de regarder la télé, comme ce jeune couple de Yougoslaves qui vient tous les jours, dès l’ouverture. D’autres se dirigent vers la salle « musique » pour y choisir un CD et l’écouter, confortablement assis. Certains se sont dit bonjour et ont échangé quelques mots, à l’entrée de la médiathèque, mais chacun vaque à ses occupations une fois à l’intérieur.

[...] J’aime bien aller sur Internet pour regarder des clips et parler à des gens. On trouve tout sur Internet, c’est bien !  [...].

Sachet plastique à la main, faisant office de valise de fortune : chargeur de téléphone, courrier de la préfecture et brosse à dents, Ali (tous les prénoms ont été changés), un Pakistanais de 22 ans, est un habitué des lieux. Il est dehors depuis 8h du matin, depuis que l’ami qui l’héberge est parti travailler.

Les bibliothécaires ont l’habitude de voir défiler ce public en quête d’occupation journalière, après des nuits parfois passées dehors. L’un d’eux raconte : « Ils sont nombreux à venir pour avoir accès à Internet et à la télévision. L’abonnement est gratuit.

Rue 89

 

 

Strasbourg : un rassemblement contre la tentation du djihad

Un collectif d’associations et d’habitants de Strasbourg a organisé ce samedi un rassemblement contre l’endoctrinement djihadiste, après le départ pour la Syrie d’une douzaine de jeunes de leur quartier. Deux d’entre eux sont déjà morts. Arborant une banderole « Ne touchez pas à nos jeunes ! Rassemblement pour le refus de l’endoctrinement » une soixantaine de personnes se sont réunies en fin d’après-midi dans un centre socioculturel de la Meinau, un quartier populaire de la capitale alsacienne.

Le porte-parole de ce collectif, Mohamed Benazouz, habitant lui-même le quartier, a d’abord pris la parole sur le parvis de la salle de réunion, sous une pluie battante. « Si nous sommes là aujourd’hui, c’est parce que des enfants ont été trompés, des familles ont été brisées, toute une ville a été traumatisée » a-t-il dit.

L’assistance a également observé une minute de silence « en hommage aux deux jeunes morts. » Le rassemblement devait se prolonger avec une rencontre-débat avec un politologue, un imam ainsi qu’un psychanalyste, pour réfléchir sur les raisons conduisant des jeunes Français à s’engager dans la « guerre sainte » contre le régime de Damas.

Une douzaine de jeunes Strasbourgeois sont partis se battre dans les rangs djihadistes en Syrie ces derniers mois, selon une source proche du dossier. L’un d’entre eux a pu être récupéré in extremis par son père alors qu’il s’apprêtait à prendre l’avion en Allemagne. La mort en Syrie de deux d’entre eux a été confirmée, tandis que le sort des autres est très incertain.

(…) Le Point

Marché de Noël de Strasbourg. La police mobilisée contre les pickpockets, les réseaux roumains particulièrement surveillés

C’est le dernier week-end avant Noël, et les marchés de la région vont faire le plein ces prochains jours. Mais qui dit foule dit risque de vols à la tire. Cette année, des réseaux de Roumains notamment ont été identifiés.

Un policier venu de Roumanie accompagne les équipes francaises sur le terrain. Objectif: gagner du temps. Mais attention, pas question pour autant de stigmatiser une certaine population.

(…) France 3 Alsace

Strasbourg : Farid M’Hanni et 12 trafiquants condamnés

Treize personnes ont été condamnées aujourd’hui à des peines allant jusqu’à sept ans de prison pour leur implication dans un réseau de trafic international de drogue à Strasbourg, dans un quartier proche de la frontière franco-allemande. Farid M’Hanni, le chef présumé du réseau, âgé de 29 ans, a été condamné à sept ans de prison et 150.000 euros d’amende.

Il était à la tête d’une bande organisée, familiale et hiérarchisée, impliquée dans un trafic international de stupéfiants qui passait par l’Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique et le Maroc, selon une source proche de l’enquête. D’autres membres du réseau ont été condamnés à des peines allant de quatre mois de prison avec sursis à six ans de prison. [...]

Le Figaro

Strasbourg : à 13 ans, il tente un braquage

Un garçon de 13 ans a été placé sous contrôle judiciaire aujourd’hui pour vol avec violence après avoir tenté, muni d’un pistolet factice, de braquer une pharmacie et une voiture, selon le parquet de Strasbourg. Il « va être poursuivi pour vol avec violence. Sans antécédent, il a été placé sous contrôle judiciaire », selon le parquet des mineurs.

Lundi, cet habitant du Blanc-Ménil en Seine-Saint-Denis, en vacances en Alsace, avait fait irruption dans une pharmacie à Ostwald, dans la banlieue de Strasbourg, armé d’un faux pistolet, pour réclamer la caisse. La pharmacienne lui ayant signalé que la caisse était vide, il avait alors pris la fuite. Hier, à quelques mètres de là, le jeune garçon avait fait une autre tentative en menaçant cette fois, toujours avec la même arme, une automobiliste à travers la vitre de sa voiture, à qui il avait intimé l’ordre de quitter son véhicule. [...]

Le Figaro

Strasbourg : une nuit dehors avec les demandeurs d’asile

Ils sont plusieurs dizaines à dormir chaque nuit sur les pelouses des parcs strasbourgeois. Des demandeurs d’asile, pressés de se présenter à l’ouverture des portes de la préfecture, et obligés de dormir dehors faute de place dans les centres d’hébergement. Nous avons passé une nuit avec eux.

(…) france 3 Alsace

Strasbourg : ils volent les économies d’une femme de 96 ans

Deux hommes de 18 et 21 ans ont été mis en examen, dimanche à Strasbourg, avant d’être écroués. La justice leur reproche d’avoir dérobé, vendredi dans la ville, le sac à main d’une vielle dame de 96 ans contenant 16 000 € destinés à son placement dans une maison de retraite.

Vers 9 h 30 rue de Kircheim les policiers interviennent pour venir en aide à une vieille dame qui vient de se faire arracher son sac. La nonagénaire choquée, explique qu’elle s’était rendue à la Caisse d’Epargne en compagnie du concierge de son immeuble afin de retirer la somme de 16.000 € dans le but d’intégrer une maison de retraite. Arrivée devant son domicile, un inconnu lui avait volé son sac à main avant de prendre la fuite à bord d’une Ford Fiesta grise.

Les enquêteurs retrouvent la voiture et surtout son propriétaire de 21 ans qui est interpellé samedi à son domicile avant d’être placé en garde à vue. Lors de la perquisition, ils mettent la main sur 502 g de cannabis, une moto cross dont le numéro de série était limé et 830 €. Les images de vidéosurveillance et l’étude de la téléphonie permet aux policiers d’identifier un complice qui avait entendu la dame passer commande de cette somme dans la banque deux jours avant l’agression. Ce jeune homme de 18 ans est interpellé et rejoint son ami en garde à vue au commissariat de Strasbourg. Lors des auditions, ils sont passés aux aveux. Le premier avait volé le sac tandis que l’autre conduisait la voiture. L’argent n’a pas été retrouvé par la police.

Le Parisien