Le trader qui priait ouvertement pour le krach (vidéo)

Un homme présenté comme trader à Londres a provoqué mardi un buzz sur internet en affirmant qu’il « rêvait » toutes les nuits d’une récession, des propos qui ont suscité l’indignation mais aussi des interrogations sur l’identité du jeune individu.

Les gouvernements ne dirigent pas le monde. Goldman Sachs (banque d’affaires américaine) dirige le monde. Goldman Sachs s’en fiche de ce plan de sauvetage, tout comme les importants fonds spéculatifs.»

http://www.dailymotion.com/video/xlc9qy

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L’alliance des marchés et de l’Union Européenne

Beaucoup, notamment à gauche, voient dans l’Europe le moyen de dompter les marchés et pour cette raison, ils sont partisans de « plus d’Europe » ou d’une Europe sociale. Ils n’ont pas compris que cette Europe n’a jamais servi que les intérêts du marché et qu’elle ne fera jamais rien d’autre.

Jean-Claude Trichet, président de la BCE

Il est tout de même assez incroyable de pouvoir encore croire que cette Union Européenne pourrait être un moyen de domestiquer les marchés alors que depuis 25 ans au moins, elle démontre systématiquement le contraire. Juste en raisonnant par l’absurde, on serait bien incapable de citer aujourd’hui un seul exemple concret de protection.

Les plans d’austérité européens démontrent bien aujourd’hui que cette Europe ne nous protège ni de la crise, ni de la spéculation. »

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La citoyenneté corse pour enrayer la spéculation foncière

Forts de leur poussée historique aux élections territoriales de mars, les indépendantistes corses ont exprimé dimanche, aux Journées internationales de Corse, leur volonté d’obtenir la citoyenneté pour enrayer la spirale de la spéculation foncière et immobilière.

« Le peuple corse est aujourd’hui menacé de disparition sur sa terre. La citoyenneté doit permettre de le rétablir dans ses droits », a lancé le chef de file du parti indépendantiste Corsica Libera, Jean-Guy Talamoni, devant plus de 500 personnes réunies à l’université Pascal Paoli.

« La citoyenneté doit être la première d’une série de réformes destinées à stopper le rouleau compresseur de la spéculation. Tous les pays européens comparables à la Corse utilisent une notion s’apparentant à la citoyenneté », a-t-il ajouté.

L’élu territorial Paul-Félix Benedetti a stigmatisé « la multiplication des résidences secondaires qui ouvre le marché spéculatif, accentue la pression de la logique mafieuse et de celle d’anéantissement par l’Etat de la revendication nationaliste au profit d’une logique affairiste« .

La responsable de l’association de défense de l’environnement ABCDE, Michèle Salotti, qui a obtenu, dans le sud de la Corse, l’annulation devant la justice administrative de plans locaux d’urbanisme et de permis de construire illégaux, a elle plaidé pour le développement de « l’action légale immédiate pour éviter que la situation ne s’aggrave très vite« .

Le Point


Le Royaume-Uni peut-il rebondir ?

Surendettement des ménages, envolée de la dette publique…, le nouveau gouvernement britannique en voie de constitution aura beaucoup de mal à redresser l’économie du pays.

Certes, tous les pays européens sont plongés, eux aussi, dans la panade mais celle dans laquelle patauge le Royaume-Uni est particulièrement gratinée: le pays est un de ceux qui se sont le plus laissés aller à l’argent facile et à l’endettement à tout-va, un de ceux où la bulle immobilière a pris les proportions les plus fantastiques, un de ceux dont le secteur financier a été le plus atteint et, enfin, un de ceux où les finances publiques sont les plus dégradées.

C’est pourquoi, après avoir fait si longtemps figure de modèle, on se demande aujourd’hui plutôt si le pays ne serait pas appelé à connaître prochainement un sort analogue à celui de la Grèce.

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Comment éviter une catastrophe chinoise ?

Par Michel Santi

Le modèle de croissance chinois construit sur du crédit outrancier a vécu. Les autorités chinoises ont aujourd’hui la hantise d’un ralentissement brutal de leur économie, qui ne sera atténué que par la grâce d’un (très lourd) endettement d’entreprises et de collectivités territoriales, détenu par des intérêts chinois.

Le naguère miracle chinois tourne aujourd’hui à la calamité, car le crédit produit de moins en moins de croissance.

Ainsi, alors que 1,5 Renminbi de crédit résultait en 1 Renminbi de croissance en 2000, ce rapport est actuellement à 6 contre 1 !

Alors qu’il a été de bon ton de dénoncer la propension plus qu’excessive au crédit des consommateurs américains, l’effondrement spectaculaire de la productivité (ou de l’efficience) du crédit en Chine atteint des proportions inégalées et ouvre des perspectives effrayantes.

Permettant et stimulant la spéculation sur les terrains et sur l’immobilier haut de gamme, ainsi que la surproduction de marchandises destinées à être stockées, les crédits consentis par les banques chinoises atteignent 130% du P.I.B. du pays !

Sur la seule année 2009, les montants prêtés par les établissements financiers chinois ont ainsi été équivalents à 40% du P.I.B. de leur pays et, à cet égard, les collectivités locales et régionales se retrouvent – du fait d’un endettement de l’ordre de 11.000 milliards de Renminbi, ou 1.600 milliards de dollars – en pleine tourmente.

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La gauche entre l’Agence Fitch et les classes moyennes de Grèce et d’ailleurs

La radicalisation de la situation en Grèce fait peu réagir les dirigeants socio-démocrates européens et français. Il leur faudra pourtant bientôt choisir leur camp : soit obéir à l’agence Fitch qui menace de baisser la note de la France et [de] la Grande-Bretagne, soit affaiblir son pouvoir en légiférant contre le pouvoir des marchés financiers.

Dans son livre « La dernière bulle », publié cet automne, Jean-Michel Quatrepoint avait parfaitement prévu ce qui se déroule sous nos yeux : les masses financières des banques, renflouées par les plans de relance, vont permettre aux traders de spéculer sur la dette des Etats. Les CDS ont été l’instrument de ces manipulations. Et quand les chefs d’Etat de l’Union européenne s’intéressent enfin au sujet, il est bien tard et ils apparaissent, une fois de plus, à la traîne les opérateurs financiers.

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Si l’Islande refuse de banquer…

Faut-il faire payer par le contribuable l’incompétence des banquiers ? Alors que le krach ne cesse de révéler les dérives d’une oligarchie, la révolte gronde.

Face au krach financier, les responsabilités restent à déterminer. Visés, les oligarques, qui contrôlaient en même temps les banques (prêteuses), les sociétés (emprunteuses), les médias (silencieux), les hommes politiques (complaisants). « 50 requins ont joué le pays à la roulette », accuse Sveinbjörn Arnason, fondateur du mouvement Nouvelle Islande. « Or nul n’a encore été traîné devant les tribunaux. La gauche au pouvoir ne fait pas le ménage et nous trahit. »

Quelque 230.000 Islandais ont été appelés samedi à se prononcer sur un accord organisant le remboursement par Reykjavik de 3,9 milliards d’euros, avancés par Londres et La Haye pour indemniser leurs citoyens lésés par la faillite de la banque sur l’internet islandaise Icesave, en octobre 2008.

Les Islandais [ont voté] non. Au risque d’aggraver la crise de confiance dont pâtit l’île sur les marchés internationaux. Déjà, les agences de notation ont abaissé la note du pays au rang d’« obligation pourrie ». L’étonnante fuite, il y a dix jours, dans la presse locale, d’un télégramme secret de l’ambassade américaine, a confirmé l’isolement de l’île. On y lisait que dans l’hypothèse d’une victoire du « non », suivie d’un gel de crédits promis par le Fonds monétaire international et par des pays européens, l’Islande ne pourrait plus remplir les obligations liées à sa dette dès 2011 et retournerait « trente ans en arrière ».

La perspective d’un non [au référendum] a poussé Reykjavik à tenter, ces dernières semaines – jusque-là en vain -, de trouver un nouvel accord avec Britanniques et Néerlandais. Au cours des négociations, les Islandais ont paradoxalement reçu une offre améliorée, mais ils l’ont déclinée, sous la pression des partis d’opposition.

Après avoir immédiatement reconnu sa défaite, le gouvernement islandais s’est efforcé de minimiser la signification du scrutin, en soulignant que le oui n’était plus une alternative crédible, du fait des nouvelles négociations.

L’affaire Icesave a réalimenté le sentiment anti-européen dans le pays. Au total, plus de la moitié des Islandais sont aujourd’hui opposés à une éventuelle adhésion à l’UE, près de deux fois plus qu’en 2008.

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L’Euro : implosion ou sursaut ?

Le pari de l’Euro était de construire une zone modèle. En exacerbant les différences, on affirme, voire on crée, et on enkyste des différences : modèle rhénan pour l’Allemagne ; modèle anglo-saxon pour l’Irlande ou l’Espagne, etc.

Lorsque la crise financière devient crise économique, et que les Etats s’épuisent à maintenir les demandes globales en creusant de façon historique les déficits publics, c’est le navire tout entier qui est menacé.

Si naguère, en résultante des abandons monétaires, les marchés politiques se sont assez spontanément dirigés vers la création d’une zone monétaire largement artificielle, vont-ils, à la faveur de la crise, poursuivre la construction européenne et arrimer la monnaie à un grand Etat européen ?

Sur le papier des croyants du constructivisme, les choses sont simples : il existe désormais un seul Etat, sans doute hétérogène, mais disposant d’une monnaie souveraine. Il n’y a plus de dettes souveraines au pluriel, mais une dette souveraine au singulier.

Le couple monnaie unique / grand Etat suppose d’énormes changements, qui se ramènent tous à la question de l’évaporation progressive des marchés politiques nationaux, au profit de la naissance de marchés politiques européens. Les énormes coûts d’une implosion de l’Euro pourraient faciliter cette perspective.

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Le trou noir de la finance n’engloutira pas les États

Le point de vue de Jean-Claude Werrebrouck, économiste, ancien professeur et directeur de L’Institut de Management de la Distribution de l’Université de Lille 2, se situe, pour le moins, à contre-courant du discours dominant qui vante les mérites d’un règlement supranational de la crise.

La gestion de « la grande crise des années 2010 » apparaît comme le grand retour des nations et des États souverains.

Dans l’immensité de l’univers, des trous noirs engloutissent des galaxies. Sur terre, le trou noir de la finance n’engloutira pas les États. La reprise en main de l’ensemble des systèmes bancaires par des États en faillite est un scénario fort probable à échéance peu lointaine.

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Les banques US préparent une énorme bulle monétaire

Alimentées par les crédits à «taux zéro» de la réserve fédérale américaine, les grandes banques spéculent en Asie… construisant une bulle qui, selon les autorités chinoises et allemandes, pourrait bien précipiter l’économie mondiale toute entière dans une nouvelle crise !

Aux États-Unis, on prête gratis ! Depuis mars dernier, où la Réserve fédérale a ramené ses taux jusqu’à presque atteindre zéro, les grandes banques déversent des milliers de milliards de dollars dans les économies asiatiques. Résultat : les monnaies et bourses de la région connaissent une croissance exponentielle… et totalement artificielle ! Une nouvelle «bulle asiatique» se forme et menace déjà de craquer.

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