France : «Doit-on s’immoler en banlieue» ?

Yacine Djaziri dresse l’inventaire des maux qui frappent les quartiers «périphériques» et des «responsabilités des politiques» dans cette situation : chômage, ghettoïsation, logement … et fait un rapprochement avec les soulèvement dans les pays arabes.

Nous ne pouvons éviter l’effet miroir que nous renvoie les révoltes des ces peuples. Face à ces reflets, nous sommes en droit de nous demander pourquoi les mêmes causes supportées depuis des années dans nos quartiers populaires ne provoqueraient pas les mêmes effets ?

A l’instar du jeune Tchécoslovaque Jan Palach ayant usé du même mode mortifère en 1969 pour dénoncer l’invasion de son pays par les chars russes, l’immolation du jeune Mohamed Bouazizi voulant dénoncer un système tunisien indigne, va sans nul doute être gravée dans l’histoire de ce début du 21e siècle et par conséquent dans notre inconscient collectif.

A l’exception, pathétique, de quelques politiques et philosophes chagrins qui auront préféré jusqu’au bout, dans ces régions, le confort de dictatures amies à l’ombre des palmiers, à l’inconfort de démocraties chancelantes, cette étincelle de désespoir qui a embrasé l’ensemble du monde arabe emporté par un sirocco de liberté, réchauffe aujourd’hui nos cœurs de républicains. […]

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La « révolution » capitaliste chinoise : un « grand bluff »

L’URSS était ce colosse aux pieds d’argile, dont les prétendues réussites édifiaient ceux qui, très nombreux, voulaient y croire. Il se pourrait bien que la Chine soit, elle aussi, un dragon de papier.

A y regarder de plus près, la Chine demeure un pays du tiers-monde. En réalité, seuls 150 millions de Chinois profitent de la croissance économique, une goutte d’eau dans cette masse humaine. D’ailleurs, si le pays exporte autant, c’est que son marché intérieur est trop faible pour absorber la production, ce qui l’économie fortement dépendante de la conjoncture internationale et des investissements étrangers. La croissance chinoise, n’est pas si extraordinaire que cela. D’une part, les statistiques sont allègrement truquées par le gouvernement. D’autre part, la croissance moyenne de l’économie chinoise, entre 1978 et 2004, n’est que de 6,4% par an. Pâle résultat comparé aux performances du Japon (8,2%) et de la Corée du Sud (7,6%) sur la même période…

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