Pour la dignité des Roms en Europe : Roma Pride !

obilisation politique et culturelle pour dénoncer le racisme et les discriminations dont les Roms, Tsiganes, Manouches sont particulièrement victimes, et pour l’égalité des droits, la Roma Pride sera organisée sous l’égide de l’EGAM dans quinze pays européens le dimanche 7 octobre prochain.
En France, la mobilisation sera organisée notamment avec SOS Racisme, l’Union Française des Associations Tsiganes – UFAT, l’Union des étudiants juifs de France – UEJF, la Confédération étudiante, France Liberté Voyage,… et se tiendra à Paris, Bordeaux et Rennes.

(publié ces derniers jours ou le sera dans les tout prochains jours dans the Guardian (Grande-Bretagne), Kathimerini (Grèce), Wiener Zeitung (Autriche), Publico (Portugal), The Day (Ukraine), Telegraf (Lettonie), Pravda (Slovaquie), Die Zeit (Allemagne), Pravo (République Tchèque), Magyar Narancs (Hongrie), Sega (Bulgarie), le Corriere della sera (Italie)…)

La lassitude ou le désespoir auraient pu finir par nous gagner. Les persécutions contre les Roms, Tsiganes, Gitans et Manouches ne sont-elles pas séculaires ? Les stéréotypes qui s’abattent sur eux n’ont-ils pas traversé les siècles, les pays et les régimes politiques ? Ne serait-il pas illusoire de penser « normaliser » une situation qui peut apparaître désespérée ?

Par bien des aspects en effet, les violences contre les Roms en Europe semblent sans fin, et les difficultés pour qu’ils soient enfin pleinement insérés dans la société européenne, insurmontables.

Par exemple, en Europe centrale et balkanique, une puissante logique mortifère pousse à leur effacement. Ainsi, relégués à la lisière des grandes agglomérations, ils sont entassés dans des quartiers séparés par des murs, sans eau courante ni électricité, dans de nombreux villages. C’est le cas notamment en République Tchèque à Ostrava, en Slovaquie à Michalovce, Košice, Prešov et Svinia, en Roumanie à Tarlungeni et Baia Mare, d’où les Roms ont été récemment expulsés vers une usine chimique désaffectée pleine de produits hautement nocifs. On ne compte plus les ghettos urbains en Bulgarie, où le parti Ataka avait organisé en 2011 des manifestations aux cris de « Les Roms en savon ! » dans une vingtaine de villes. En Hongrie, les milices paramilitaire du Jobbik terrorisent les Roms, comme à Gyongyospata qu’ils sont obligés de fuir, et entraînent régulièrement des meurtres racistes tandis que le gouvernement organise, sous couvert de mesures anti-fraudes aux allocations sociales, de véritable camps de travail ouverts pour Roms.
De plus, les expulsions continuent en France comme sous le précédent pouvoir, et elles se poursuivent en Allemagne, Suède et Italie.
Enfin, les discriminations raciales quotidiennes concernant la santé, le travail, les loisirs et l’éducation persistent au Kosovo, au Portugal, en Serbie, en Croatie ou encore en République Tchèque.

Alors que cet état de fait aurait pu nous faire sombrer dans le désespoir, c’est à l’engagement, pour la dignité et pour l’égalité des droits, qu’il nous pousse.
C’est pourquoi, dimanche 7 octobre, nous marcherons dans nos pays, en tête de la société civile européenne unifiée sur tout le continent, de la Norvège à la Serbie et du Portugal à la Pologne, en passant par l’Italie, la Roumanie, la Hongrie et la Bulgarie, pour clamer ensemble : « Roma Pride ! »

Malgré ce qu’avancent les oiseaux de mauvais augure et les désespérés de lassitude, notre espoir de voir les individus issus d’une des plus anciennes communautés européennes reconnus dans leur dignité n’est pas vain.

En effet, au niveau institutionnel, l’Union Européenne a accompli certaines avancées : pour la première fois, tous les Etats Membres ont dû élaborer et présenter à la Commission, fin 2011, une « Stratégie nationale d’insertion des Roms ».
Cependant, comment croire que certaines stratégies puissent être suivies d’effet quand elles ne sont dotées d’aucun budget ni d’aucun calendrier ? Comment ne pas comprendre qu’il s’agit alors d’évitement, propice à la perpétuation des violences et des discriminations ?

Surtout, émerge aujourd’hui en Europe une élite Rom dont l’objectif est simple et clair : la pleine égalité, des devoirs et des droits. Cette élite, composée de femmes et d’hommes politiques, d’intellectuels, d’artistes et de militants, n’est pas isolée. Elle est à la fois fortement ancrée dans les communautés et partie intégrante de la société civile européenne.
La Roma Pride est donc une mobilisation d’auto-émancipation et d’accompagnement à l’auto-émancipation par le politique, portée par la société civile quelles que soient les origines des individus et des organisations impliqués, car l’universalisme est notre inspiration et la pleine insertion dans la société notre revendication partagée.

Cette pleine insertion ne signifie pas une acculturation ou la rupture du lien de transmission de cultures, d’identités et d’histoires riches de leurs diversités et qui font partie intégrante du patrimoine européen.
Elle signifie, partout, la fin des meurtres racistes, le démantèlement des ghettos, la fin de la stigmatisation des Roms à des fins politiques et la fin des lois discriminatoires et des dispositions « exceptionnelles » qui en pratique visent les Roms, comme celles concernant les accords de Schenghen et qui entravent la liberté de circulation en Europe. Elle signifie une lutte résolue pour déconstruire les stéréotypes, pour combattre les discriminations à l’emploi et au logement, et la fin de la ségrégation dans l’éducation. Elle signifie, enfin, la reconnaissance des responsabilités individuelles et nationales dans les persécutions contre les Tsiganes, notamment de la part des pays d’Europe alliés à l’Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Pour l’égalité des droits, la pleine insertion dans la société européenne et le respect de la dignité de tous, marchons ensemble le 7 octobre dans toute l’Europe pour la Roma Pride !

Mediapart

Cindy Léoni (SOS Racisme) : Internet, le principal outil de diffusion de haine raciale (vidéo)

Addendum du 10/09/12
Quand Europe1 essaye de pousser SOS Racisme à prôner le filtrage

Dans son interview de la présidente de SOS Racisme, le journaliste d’Europe1 Benjamin Petrover a tenté dimanche de pousser Cindy Léoni à se prononcer clairement pour le filtrage des contenus racistes sur Internet, et le blocage des sites étrangers hébergeant des contenus condamnables en France.
(…) n réponse, Cindy Léoni reste vague. Sans détailler sa demande, elle dit vouloir « obtenir un certain nombre d’engagements » de la part des hébergeurs, « puisque c’est un travail de fourmis » de faire remonter les signalements de contenus illicites. « C’est titanesque comme travail, et nous avons besoin d’un cadre juridique, encore que la législation ne va pas résoudre l’ensemble du problème », reconnaît-elle.

Accroché à son idée, Benjamin Petrover lance à nouveau une perche : « on vous dit que le cadre juridique existe déjà en France. Le problème c’est à l’étranger, sur les sites hébergés à l’étranger ». Sous-entendu : il faut pouvoir en bloquer l’accès, à défaut de pouvoir en réguler le contenu.

« Exactement, les gens utilisent ce vide qui existe à l’heure actuelle », reconnaît Cindy Léoni. « On a des sites d’extrême droite qui seraient normalement condamnés, mais qui par la voie de l’hébergement à l’étranger échappent à tout contrôle », ajoute-t-elle.

Mais elle n’ira jamais jusqu’à plaider explicitement pour des mesures de filtrage. Prudence, ou langue de bois ?

(…) Numérama

(Merci à AntiUMPS)

09/09/12 – Europe 1


Internet, le principal outil de diffusion de… by Europe1fr

“Votre rêve est africain, le nôtre est européen”

Une centaine de militants identitaires et de jeunes des Monts du Lyonnais se sont rendus en fin d’après-midi au festival antiraciste “Meltin-Potage”. Derrière une banderole ”Votre rêve est africain, le nôtre est européen”, ils entendaient dénoncer le dangereux discours propagé par les organisateurs de cet évènement politique et les subventions scandaleuses qui lui sont accordées chaque année.
(…) Organisé par des militants du NPA et une poignée de bobos lyonnais, le festival “Meltin-Potage”, tente de lutter depuis neuf ans (en vain :!) contre la résistance identitaire qui anime les différents villages des Monts du Lyonnais.

Des villages où la jeunesse refuse la dictature de la racaille et le discours des derniers illuminés qui prétendent encore que l’immigration est une chance…(…)

Lyonlemelhor.org

Pourquoi l’antiracisme est voué à disparaitre (Radio Courtoisie)

Radio courtoisie, LJ des idées politiques du 10 août 2012
Max Lebrun recevait lors d’une émission consacrée à la question de l’antiracisme Paul-François Paoli, journaliste, écrivain, à l’occasion de la parution de son ouvrage intitulé: « Pour en finir avec l’idéologie antiraciste ».

(Merci à Romégas)

Racisme dans les stades : l’OL montré du doigt

Le Parisien/Aujourd’hui en France publie ce vendredi 24 août les conclusions d’un rapport de l’Observatoire des comportements dans les stades, réalisé en partenariat avec SOS Racisme, la Ligue de football professionnel (LFP) et Sportitude. Seize matchs de L1 et deux de Coupe de France sont pointés pour leurs débordements racistes. Et trois clubs font plus particulièrement l’objet de critiques : Nice, Ajaccio et… l’OL.

Ils sont ciblés pour « un nombre d’insultes, de gestes caractérisés incitant à la haine raciale d’actes de violence physique et d’utilisation d’engins pyrotechniques », commente Hermann Ebongue, vice-président de SOS Racisme et rédacteur du rapport.

Concernant le club lyonnais, le quotidien prend pour exemple deux matchs :

« Lors du Lyon – Marseille du 18 septembre 2011, les équipes de Sportitude notent ainsi que certains supporteurs membres du virage nord du stade de Gerland, issus des Bad Gones, possèdent un code vestimentaire – « des lacets bleu, blanc, rouge ainsi que des drapeaux français flottants sur les doudounes » et que des chants nationalistes sont repris. »

Le Parisien relate aussi des propos entendus lors d’OL – PSG, le 26 février :

« Qataris hallal, on vous servira du bon cochon français. »

Pourtant, si ces faits sont flagrants, les dépôts de plaintes aboutissent rarement à des sanctions judiciaires :

« Les sanctions ne sont pas assez dissuasives et trop peu nombreuses, regrette Hermann Ebongue. (…)

Rue 89

Dunkerque : le président de SOS Racisme condamné à 8 mois ferme pour avoir défiguré son « ex »

Anthony Simati, président de SOS Racisme Flandre Côte d’opale et militant anti-violence, a été sévèrement condamné par le tribunal, aujourd’hui en comparution immédiate, pour avoir tabassé son ex-concubine au point de la défigurer. Il a été incarcéré à l’issue de l’audience pour purger une peine de huit mois ferme.

La Voix du Nord

Merci à Zentropiste

Le « Concert pour la tolérance » ne devrait plus être diffusé sur M6

Selon Télé 7 Jours,  » Le Concert pour la tolérance  » pourrait ne plus être diffusé sur M6 désormais.

Cet évènement annuel devrait désormais être diffusé sur une chaîne du service public, révèlent nos confrères.

Avant d’ajouter qu’il serait programmé à une « heure de grande écoute ».

Rappelons que les deux dernières éditions n’avait pas attiré les foules. Rappelons qu’en 2010, à partir de 23h30, seulement 447.000 personnes étaient devant leur écran et 5,7% de part de marché. Un bide d’audience.

Jeanmarcmorandini

(Merci à Maxb007)

« SOS racisme saura-t-il transformer sa nouvelle dirigeante en parfaite apparatchik PS ? »

SOS-racisme change de tête. Cindy Leoni, 28 ans, fraîchement promue à la présidence de l’association, a comme ses prédécesseurs fait ses classes dans les syndicats étudiants activistes. Un passage obligé à gauche, avant d’obtenir un poste sous les lambris de la République ?

Le Parti socialiste aime bien recruter ses apparatchiks dans écosystème des étudiants de http://img254.imageshack.us/img254/3127/cindyleoni.jpggauche. La FIDL, l’Unef-ID et SOS-Racisme tiennent une place de choix dans ce grand marché de la carrière politique. Ce « sourcing », comme on dit dans les entreprises, est pratique, car il permet de formater des esprits dociles, peu scrupuleux, et totalement prisonniers du parti, faute d’avoir un jour tâté d’une véritable expérience professionnelle où la vraie vie serait contée. Bref, des élus sur qui on peut compter.

On se souvient de Julien Dray, qui fut l’un des piliers de l’Unef-ID et l’un des fondateurs de SOS-Racisme, avant de devenir l’un des plus célèbres amateurs de montres rares en France.

Mais ce sont ses amitiés avec Dominique Strauss-Kahn et les réactions assez peu cordiales qu’elles suscitent parmi ses amis qui finiront de le convaincre de céder sa place de député à un autre éminent urgentiste de l’anti-racisme: Malek Boutih, président de l’association de 1999 à 2003.

L’autre gourou historique de SOS-Racisme, Harlem Désir, a lui bénéficié d’une place en or : député européen !

Ce fromage permet de faire passer la pilule amère des tâches ancillaires auxquelles Martine Aubry le cantonne en attendant de savoir si elle quitte ou non la rue de Solférino.

Cette fois, c’est Cindy Leoni qui vient d’être promue à la tête de la pouponnière SOS-Racisme.

Elle n’a pas 30 ans et déjà un passé d’activiste lycéenne et anti-raciste qui lui promet une belle carrière au Parti socialiste.

Elle déclarait par exemple à Var-Matin, le 9 septembre 2008 : « À chaque fois que l’État se désengage, qu’il ferme une école ou une poste, qu’il exclut, d’une manière ou d’une autre, une partie de la population, il crée un terrain propice à la violence et au racisme. »

Au moment où le gouvernement annonce des réductions drastiques d’effectifs pour sauver les finances publiques, on appréciera le chemin qui lui reste à parcourir pour imiter parfaitement l’exemple de ses prédécesseurs :

celui du mensonge et du reniement de ses convictions, en contrepartie d’un poste chèrement conquis sous les lambris de la République. (…)

Atlantico

Cindy Leoni, israëlo-sénégalaise, prochaine présidente de SOS racisme ? (MàJ)

Addendum du 08/07/12

Cindy Leoni a été élue samedi à la présidence de SOS Racisme. (…)

« Nous avons un devoir d’impatience et d’exigence en matière d’égalité dans notre pays », a assuré la nouvelle présidente. « Ce sera bien le rôle de SOS Racisme de faire avancer les choses en matière de laïcité, d’éducation, de féminisme, de lutte contre les discriminations, le racisme et l’antisémitisme et sur les questions d’immigration. Cette égalité est à conquérir et vite », a-t-elle ensuite affirmé.

Le JDD

(Merci à Zatch)

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