Le Progrès publie des statistiques de la délinquance par nationalité. Plainte de SOS Racisme. (MàJ N°3)

Addendum 23.04.2014 -20h44
Cette carte publiée par le journal Le Monde le 14 décembre 2013 ne semble pas avoir ému SOS racisme..
. Cliquer pour agrandir. Source [merci Solly+antibarbare]

Comparer avec l’infographie du Progrès à l’origine de la plainte de SOS Racisme. Cliquer pour agrandir.

Addendum 23.04.2014 -10h33

Un rapport de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) publié en décembre 2013 soulignait que 27% des vols avaient été commis en 2012 par des étrangers et précisait leur nationalité. Sans provoquer de plainte.

Parmi les 27 % d’étrangers mis en cause en 2012 pour vols, détaille l’étude, 9,5 % sont « soit de nationalité roumaine soit d’une nationalité d’Europe balkanique » Lire la suite

Tournée en bus annulée, tensions internes… : SOS Racisme est-il à côté de la plaque ?

Devant la mairie d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), ils sont quelques dizaines à s’époumoner, lundi 24 mars : « Nous sommes tous des enfants d’immigrés. Première, deuxième, troisième génération. » Le slogan rappelle les débuts de SOS Racisme. Trente ans plus tard, l’association dénonce aux côtés de l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) contre l’élection, dès le premier tour des municipalesdu candidat du Front national Steeve Briois à la tête de cette ville de 27 000 habitants.

Une campagne trop tardive ?

« La reconquête de la ville commence aujourd’hui », explique à francetv info Ibrahim Sorel Keita, vice-président de SOS Racisme.  »En tant que citoyens, c’était indispensable d’être là puisque le Front national est un parti qui ne partage pas les valeurs démocratiques, qui peut être dangereux pour la République. » Le militant le reconnaît : il n’avait pas anticipé un succès du FN au premier tour.

« C’est un peu tard », lâche Me Francis Terquem, un historique du mouvement, qu’il a quitté en 2004. L’avocat se présentait cette année sur la liste de son client Gérard Dalongeville, l’ancien maire socialiste de la ville, condamné en première instance à trois ans de prison ferme pour « détournements de fonds publics ».  »Je n’ai pas vu beaucoup de militants soutenir les démocrates avant le premier tour », déplore-t-il, dénonçant un discours« suranné » de SOS Racisme.

A la veille du premier tour, le mouvement a lancé avec trois autres associations une« campagne-éclair ». Mot d’ordre : « Rediabolisons le FN. » « Pas de fachos dans nos quartiers », pouvait-on lire lundi sur les affiches collées à Hénin-Beaumont.  »C’est quasiment anachronique », estime l’historien Emmanuel Debono, spécialiste des mouvements antiracistes. Il constate que leur discours n’a quasiment pas évolué, malgré leur manque d’efficacité. « Cela n’a jamais permis de faire reculer le FN. Qui se reconnaît sous l’étiquette fasciste à Hénin-Beaumont ? Ce message loupe sa cible. »

« Vigilance » face aux « idées toxiques » du FN 

L’initiative pourrait même être contreproductive, analyse Jean-Yves Camus, politologue spécialiste de l’extrême droite. « Le risque, c’est que des électeurs qui se sont prononcés dimanche se demandent pourquoi des gens venus de Paris viennent subitement leur faire la leçon après un vote acquis démocratiquement », explique-t-il. « On respecte le vote des électeurs, mais tous n’ont pas voté pour Briois », répond Ibrahim Sorel Keita, qui insiste : le rassemblement a été organisé avec le collectif lillois de SOS Racisme. Mais il le reconnaît : ses militants n’ont pas été les bienvenus partout. Un café de la ville a même, dans un premier temps, refusé de les servir.

Lors de sa venue, le mouvement a annoncé le lancement d’un  »comité de vigilance » face aux idées  »profondément toxiques » du FN. Objectif : scruter les premières décisions du nouveau maire. Ibrahim Sorel Keita se dit prêt à agir en cas de discriminations, par exemple dans l’attribution des subventions aux associations, ou dans l’accès aux cantines scolaires.

Pas de grande tournée en bus

En attendant, SOS Racisme se prépare à mobiliser dans d’autres villes où le FN peut emporter la mairie au second tour : Forbach (Moselle) et Fréjus (Var) mercredi, puisBéziers (Hérault). L’organisation a été laborieuse, le déplacement décalé par endroits, pour ménager les susceptibilités des collectifs locaux qui avaient déjà prévu leurs propres actions. Finalement, pas de grande tournée en bus comme il avait été un temps envisagé : trop cher. « Nous sommes une association avec les limites que cela implique, déplore Ibrahim Sorel Keita. Nos subventions ont beaucoup diminué. » Le vice-président de SOS Racisme est persuadé qu’une fois sur place, l’association « arrivera à convaincre quelques indécis de ne pas voter FN, mais surtout quelques abstentionnistes de se bouger ».

« De toute évidence, aucune de ces actions ne fera basculer le vote », balaye Jean-Yves Camus. Interrogé sur l’impuissance du mouvement face à la poussée frontiste, Ibrahim Sorel Keita désigne un responsable : François Hollande, et ses promesses avortées surle droit de vote des étrangers ou le récépissé lors des contrôles d’identité« Dans les quartiers populaires, il y a une désillusion à la mesure de l’incurie politique que nous avons aujourd’hui. » En attendant un « choc d’égalité », l’association continuera à marteler le même message :  »Le Front national est une impasse. »

France TV

Hénin-Beaumont: manifestation contre le FN (vidéo)

L’association SOS Racisme et l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) ont appelé lundi 24 mars à la « mise en place d’un comité de vigilance » à Hénin-Beaumont pour lutter contre les idées « profondément toxiques » du Front national

A gauche, des bus prêts à partir pour mobiliser contre le FN

Jeunes socialistes d’un côté, UEJF et SOS Racisme de l’autre se préparent à envoyer leurs militants pour empêcher certaines communes de basculer à l’extrême droite

Ils préchauffent les moteurs, vérifient les niveaux et chargent leurs coffres de tracts anti-Front national. Jeunes socialistes d’un côté et associations antiracistes de l’autre se préparent à un entre-deux tours actif dans les villes convoitées par Marine Le Pen. Les premiers font partir dès demain deux minibus, l’un direction le Sud-Est, l’autre le Nord-Est, avec l’objectif de visiter «une vingtaine de villes», selon sa présidente, Laura Slimani.
De leur côté, l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) et SOS Racisme conduiront lundi un bus d’une cinquantaine de personnes à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) avant de rejoindre d’autres communes qui pourraient basculer à l’extrême droite: Béziers, Fréjus, Saint-Gilles, Brignoles…

«On veut pousser les gens à se mobiliser pour voter contre le FN et pousser les partis localement à tenir le front républicain», explique Sacha Reingewirtz, président de l’UEJF. Car si le PS, et son premier secrétaire Harlem Désir, martèle depuis plusieurs jours que «pas une ville ne doit passer au FN», certaines équipes locales refuseront de se désister. Elles ne voudront pas laisser pendant six ans un conseil municipal à la droite et l’extrême droite.

Mais à envoyer de Paris des militants pour expliquer aux électeurs quoi voter, n’y a-t-il pas un risque d’agacer les locaux? «On n’est pas des « Parigots » qui font un simple tour en bus, rétorque Reingewirtz. A chaque étape, on retrouve sur place des militants locaux». «On a pris nos précautions, ajoute Slimani. On a demandé l’autorisation aux candidats et à chaque fois la réponse est positive. On apporte de la visibilité, on vient prêter main forte. On est là pour qu’il y ait plus de boîtage, de tractage, de porte-à-porte. C’est aussi une question de solidarité.»

Libération

Plainte de SOS Racisme contre des discothèques

L’association SOS Racisme annonce qu’elle va porter plainte dans les prochains jours contre des boîtes de nuit dont elle a constaté les pratiques discriminatoires lors d’une « nuit du testing ».

Hebergeur d'imageLors de cette opération, menée dans la nuit de samedi à dimanche, l’association a testé 25 discothèques à Besançon, Bordeaux, Metz, Nice, Paris et Reims et constaté que cinq d’entre elles « ont présenté des pratiques discriminatoires sur des bases ethniques à leur entrée ». [...]

Ibrahim Sorel Kaita, leader de SOS Racisme, souligne « la nécessité de mettre en oeuvre un véritable choc d’égalité pour mettre fin à ces pratiques discriminatoires qui continuent de mener la vie dure à des milliers de citoyens et sont une honte pour notre République ».

Le Figaro

Les «grandes» associations antiracistes interpellent François Hollande à l’Elysée (Vidéo)

Les quatre «grandes associations antiracistes» (Mrap, LDH, Licra, Sos Racisme) ont appelé vendredi François Hollande, lors d’une rencontre inédite à l’Elysée, à avoir «une parole forte» contre le racisme, ont rapporté les participants. < Il s’agissait de leur première rencontre commune avec le chef de l’Etat.

Cette réunion de travail a également été l’occasion de souligner que le mouvement antiraciste a besoin d’être soutenu : matériellement pour pouvoir réaliser des missions de grande ampleur, et dans le discours public en étant appuyé par une volonté politique affirmée et incarnée au plus haut sommet de l’Etat.

Ont aussi été abordées les questions d’actualité: droit de vote des étrangers aux élections locales, contrôles d’identité dit « au faciès », traitement des Roms et réforme des lois sur l’immigration.

«em>On a fait le constat d’un déficit de parole forte sur les questions d’égalité, de racisme et d’antisémitisme», a déclaré Pierre Mairat, vice-président du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap), à l’issue de la réunion.

«Nous l’avons appelé à avoir une parole forte, à tenir un discours fondateur qui, pour nous, fait défaut, a renchéri le président de la Ligue contre le racisme et l’antisémitisme (Licra), Alain Jakubowicz.

Le président «nous a entendu et nous a dit qu’il lui faudrait se saisir d’une occasion», a ajouté Pierre Tartakowsky, président de la Ligue des droits de l’Homme (LDH).

Les associations ont également déploré «l’absence d’interlocuteur doté de moyens et de visibilité», a précisé Ibrahim Sorel-Keita, vice-président de SOS Racisme, qui a pour sa part défendu l’idée d’un «ministère de l’Egalité».

Le Point ; Licra

Séminaire : «Réinventons l’antiracisme, et vite !»

La Règle du jeu, la revue de Bernard-Henri Lévy, a organisé un «séminaire» avec Dominique Sopo, ancien président de SOS-racisme, auteur de La grande peur des belles âmes. L’antiracisme et la gauche (Grasset), Daniel Lindenberg, philosophe et historien des idées, David Gakunzi, écrivain, militant des droits de l’homme et directeur de l’IREA-Maison de l’Afrique, Louis-Mohamed Seye, secrétaire national du Parti Socialiste.

Dès novembre dernier, nous disions aussi que la lutte contre l’extrémisme et le racisme doit être intellectuelle. Intellectuelle et morale.

En ce début d’année 2014, la France se cherche, dans un climat morose, voire délétère. Entre dénigrement de soi et hargne envers la différence, elle hésite et semble déroutée de sa trajectoire de grandeur.

Les injures gravissimes à l’encontre de Christiane Taubira et la constitution d’une nébuleuse néo-antisémite, qui soutient envers et contre tout les agitateurs Dieudonné et Alain Soral, soulignent l’altération du climat dans notre pays. La sociologue Dominique Schnapper parle de «rejets de l’autre qui peuvent être très violents». On ne saurait mieux dire. […]

Nous disions que, pour faire gagner la République et la fraternité, pour les sauver de leurs naufrageurs, il faut engager la bataille des idées – ou, comme disait Raymond Aron, oser une « épreuve de volonté » – contre les racistes et leurs réseaux.

Aussi le nouveau livre de l’ancien président de SOS Racisme, Dominique Sopo, La grande peur des belles âmes (Grasset) fait-il œuvre utile. Car il balise ce chemin de vigilance. Faisant retour sur trente ans de combat antiraciste, Sopo pointe la tentation de la lassitude.

Il met en garde la gauche, sa famille, contre sa réticence à penser l’altérité et à assumer l’égalité. […]

La Règle du Jeu

Nevers: du PS et SOS Racisme au FN, le parcours déroutant de l’ex-pâtissier de Bérégovoy

A Nevers, bastion socialiste autrefois dirigé par Pierre Bérégovoy, Christophe Gaillard – un ancien militant du PS et de SOS Racisme – conduit la liste du FN. Un grand écart mâtiné d’opportunisme.

Ses références ? François Mitterrand « pour son côté stratège » et Pierre Bérégovoy, les deux figures tutélaires de la gauche dans la Nièvre. Son parti ? Le Front national. Cherchez l’erreur… Christophe Gaillard fait rimer politique avec gymnastique : militant du Parti socialiste de 2002 à 2007, cet ancien pâtissier de Matignon – période Bérégovoy et Balladur – brigue la mairie de Nevers sous les couleurs du parti de Marine Le Pen. Un grand écart qui laisse bouche bée ses ex-camarades. « Ce n’est pas de la surprise que j’ai éprouvée en apprenant son ralliement au FN, mais une incompréhension totale ! », confirme l’adjoint au maire Christophe Warnant, ancien secrétaire de la section socialiste de Nevers.

D’autant que, dans cette préfecture de 37 500 habitants, le candidat de l’extrême-droite est connu pour avoir présidé la ligue des droits de l’Homme (de 2004 à 2008). Il a même participé à la création de l’antenne locale de SOS Racisme… mouvement en pointe dans le combat anti-FN !

« J’ai toujours été un défenseur des droits de l’Homme et ma sensibilité politique n’a pas changé, affirme sans sourciller Christophe Gaillard. Mais mes convictions ont évolué comme celles des Français : vu la situation économique, nous ne pouvons pas poursuivre la même politique sociale qu’avant. »

L’Express

Supporters parisiens privés de match par Sos Racisme

(…) Aujourd’hui, on apprend que la direction parisienne est allée plus loin dans le tri de ses supporters. En effet, sur la centaine de fans du PSG qui s’est vu refuser l’accès au stade Louis-II hier soir, une bonne partie était en possession de billets tout à fait valables. « J’ai bien vérifié et je suis certain de n’avoir reçu aucun mail me signifiant l’annulation de mon billet. Pourtant, on m’a refusé l’accès en parcage visiteur », nous a expliqué l’un d’eux ce matin.

C’est en arrivant au pied du parcage réservé aux supporters parisiens que ceux-ci, accueillis en grande pompe par des stadiers, des CRS et les responsables du PSG (Jean-Philippe d’Hallivillé), de la DNLH (Boutonnet) et de SOS-Racisme (Hermann Ebongué), ont eu la surprise de se voir interdire d’accès aux gradins sans raison apparente. Interpellés par certains supporters mécontents, le chef de la sécurité du PSG et celui de la division de lutte contre le hooliganisme n’auraient pas souhaité répondre à leurs questions. Il faut cependant signaler qu’aucun heurt n’a éclaté et que tout s’est déroulé dans le calme. Selon le supporter cité plus haut, une équipe de télévision de Canal + était sur place pour filmer la scène.

(…) So Foot

(Merci à Jean Guy)

SOS Racisme : 50.000 euros de subventions grâce à la réserve parlementaire

Des communes aux associations sportives en passant par la Cour des comptes et le Conseil constitutionnel, quelques bénéficiaires de la réserve parlementaire :

Hebergeur d'image- Les grandes gagnantes sont les communes : record (500 000 euros) au Perreux-sur-Marne (Val-de-Marne) par son maire, le député UMP et président de la commission des Finances de l’Assemblée Gilles Carrez. Jean Leonetti (UMP), Michel Françaix (PS), Jacqueline Fraysse et Huguette Bello (Front de gauche) versent l’intégralité de leur réserve à la commune dont ils sont maires ou conseillers, respectivement Antibes (140 000 euros), Chambly (130 000), Nanterre (88 000) et Saint-Paul à La Réunion (130 000). Sur ses 520 000 euros de réserve, le président de l’Assemblée, Claude Bartolone (PS), met 200 000 euros à la disposition du Pré-Saint-Gervais (Seine-Saint-Denis), où il a été longtemps élu, et 195 000 euros aux Lilas. [...]

Alors que la plupart des soutiens aux cultes vont aux catholiques, Vincent Feltesse (PS) est inter-religieux : 50 000 euros à la Fédération musulmane de la Gironde et 10 000 euros à l’Association cultuelle israélite de la Gironde. [...]

Hebergeur d'image

Sur les 5,5 millions d’euros de la réserve de la présidence de l’Assemblée nationale (à distinguer des 520 000 euros de Claude Bartolone), 250 000 euros vont au Conseil d’État, autant à la Cour des comptes, 50 000 euros au Conseil constitutionnel, 100 000 euros à la Fondation Claude Pompidou et autant à la Fondation Danielle Mitterrand, 100 000 euros aux Restos du coeur, 50 000 euros à SOS Racisme… et 50 000 euros à la crèche Baby Loup de Chanteloup-les-Vignes (Yvelines). [...]

Le Point