Divorce entre les journalistes et les manifestants (France 5 MàJ)

France 5 – Media le Mag – 31/03/2013

Lancement de l’édito par Thomas Hugues : « des journalistes pris pour cible »

Pourquoi cette violence envers les journalistes ? Quand on entend la violence de certaines phrases qui ont été rapportées, je cite « Sale race de journalistes ! C’est à cause de vous qu’Hollande a été élu et qu’on en est là », on voit bien que le ton n’était pas favorable à la gauche. – Thomas Isle

un ton peu favorable à la gauche ou plutôt à l’égard des journalistes ? Lapsus ou acte manqué ? Gauche et journalistes sont-ils à ce point interchangeables dans l’esprit de certains ? Compte tenu du lancement de Thomas Hugues ainsi que du titrage de la séquence, il est permis de se poser la question …


Rappel, baromètre janvier 2013 de confiance dans les médias :

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Jean-Yves Le Gallou analyse les raisons de ce divorce entre populations et médias dans son nouveau livre « La tyrannie médiatique » :

Sondage : Hollande chute encore et bat son record d’impopularité

Le président de la République perd six points et tombe à 31% de personnes satisfaites de son action. Jamais au bout de dix mois de présidence, un locataire de l’Elysée n’était tombé aussi bas. Jean-Marc Ayrault lui lâche un point et garde la confiance de 36% des Français.

Voilà un record dont François Hollande ce serait sûrement passé. Jusqu’à présent, c’est Nicolas Sarkozy qui était le plus impopulaire des présidents de la République au bout de dix mois de présence à l’Elysée. Avec la perte de six points en mars, son successeur socialiste ne bénéficie plus qu’un d’un petit tiers de Français qui lui font encore confiance. Le nombre de personnes très mécontentes progresse de six points preuve d’une radicalisation et de jugement de plus en plus tranché des Français. Un record pour un président depuis 1958, date du premier baromètre Ifop/JDD. […]

«Pour les Français, l’alternance n’a changé leur vie. Pire, leur situation ne s’est pas amélioré nous disent-ils » explique Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop.

Résultat : François Hollande est minoritaire dans toutes les catégories. Un peu comme Nicolas Sarkozy en 2008, il est rejeté par «la France du travail». Il ne recueille que 27% de bonnes opinions chez les 35-49 ans, 28% chez les salariés du privé et seulement 25% chez les ouvriers. Pour la première fois, il est minoritaire chez les alliés du PS : -13 points au Front de gauche et -6 chez ceux d’Europe Ecologie/Les Verts. Sans surprise, il continue de faire l’unanimité contre lui à l’UMP (93%), à l’UDI (88%) et au FN (94%). Bref, une bienveillance zéro au centre, à droite et à l’extrême droite. Une première sous la Ve République.

Le JDD

Sondage : Hollande : 67% des Français sont mécontents de Hollande

La cote de popularité du président François Hollande a fortement chuté en mars : 67% des Français sont mécontents de son action (+10 points par rapport à février) contre seulement 31 % de satisfaits (-8 points), selon le baromètre OpinionWay pour Métro et LCI. 61% sont favorables à «un remaniement gouvernemental dans les semaines qui viennent».

Ce sont les sympathisants de gauche (PS, Front de gauche, écolos) qui sont plus nombreux à manifester leur insatisfaction avec 13% en moins de satisfaits suivis du MoDem (-12% de satisfaits) puis de la droite UMP-UDI (-5% de satisfaits). […]

Au sein du gouvernement, le ministre de l’Intérieur Manuel Valls est toujours en tête mais perd 2 points par rapport à février avec 58% de satisfaits, talonné par le ministre de la Défense Jean-Yves le Drian qui gagne 4 points à 52%. La porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem fait une percée avec +7 à 51% […].

Tous les dirigeants de droite voient leur cote de popularité augmenter, ainsi Alain Juppé (UMP) (+1 à 47%), François Fillon (UMP) (+4 à 42%), Jean-Louis Borloo (UDI) (+3 à 40%), Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP) (+4 à 36%). Marine Le Pen (FN) gagne 3 points à 32% de satisfaits. Le dirigeant du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, gagne 4 points à 36% de satisfaits.

Le Figaro

Sondage : 68% des Français et 44% de ses électeurs déçus par Hollande

Plus des deux-tiers des Français (68%) et un peu moins de la moitié (44%) des électeurs ayant voté Hollande au second tour de la présidentielle de 2012 se déclarent déçus par le président de la République, selon un sondage BVA à paraître dimanche dans Le Parisien.

Par ailleurs, une majorité de Français disent ne pas croire que le chef de l’Etat tiendra ses engagements sur le déficit à 3%, l’inversion de la courbe du chômage et de ne plus augmenter les impôts payés par les catégories populaires et les classes moyennes. Ceci ni en 2013, ni même d’ici la fin de son quinquennat. Même les sympathisants de gauche, qui eux estiment qu’il tiendra ses objectifs, ne pensent pas qu’il y parviendra dès 2013. […]

Conséquence de ce bilan, moins d’un an après la présidentielle, une majorité de Français (51% contre 45%) pense que Nicolas Sarkozy aurait fait plutôt mieux que François Hollande s’il avait été réélu. Les sympathisants de gauche (89%) et surtout ceux du PS (92%) continuent cependant à le préférer à son prédécesseur tout comme les catégories populaires et les classes moyennes inférieures qui pensent que Nicolas Sarkozy aurait fait encore moins bien que lui.

Le JDD

75% des Français jugent l’action de l’Union Européenne inefficace

Une enquête BVA montre le désenchantement des Français à l’égard de la construction européenne. Notamment chez les ouvriers et les plus faibles revenus.

C’est un sondage qui fera certainement mal au cœur à tous ceux qui défendent encore ardemment l’idée européenne. Alors que la crise économique s’accroît et que les plans d’austérité se succèdent dans les 27 pays de l’UE, les Français n’ont jamais été aussi désenchantés vis-à-vis de l’institution bruxelloise.

Ils sont seulement 38% à considérer la construction européenne comme une source d’espoir, selon une enquête exclusive BVA réalisée pour l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris*). Alors qu’ils étaient 50% fin 2011 et même 61% en 2003!

Une dégringolade qui touche surtout les catégories les plus modestes. Car une fracture nette se dessine entre les « gagnants » de la construction européenne (cadres, seniors, urbains, hauts revenus…) et ceux qui se considèrent comme les « perdants » (ouvriers, employés aux revenus modestes, ruraux). L’Europe, qui se voulait protectrice face aux dangers de la mondialisation, est désormais vécue comme une entité anxiogène. D’ailleurs, les Français s’accordent massivement — ils sont 75%! — pour considérer que l’UE a été inefficace ces dernières années. (…)

Le Parisien