Nîmes. Dans le train à 1 € : la police ferroviaire veille au grain

Ça chambre et ça rigole fort dans le train entre Nîmes et Le Grau-du-Roi. Depuis le retour du beau temps, le train de la mer à 1 € fait le plein, voire le trop-plein, les week-ends ou encore les mercredis. Samedi, le 12 h 51 a été pris d’assaut. Huit cents personnes pour cinq cents places assises ont débarqué à la gare du Grau-du-Roi moins d’une heure plus tard. Et les deux derniers retours programmés à partir de 17 heures ont été très difficiles. « C’était limite ingérable » confie un témoin. À la gare, la Suge et les gendarmes présents à chaque départ ont eu bien du mal à contenir la foule. Et la police ferroviaire a dû intervenir sur une voire deux débuts de bagarres dans le train.

Cinq lascars chahutent sur l’une des banquettes du 12 h 51 (deux rames soit cinq cents places assises). Un train sous haute surveillance. La police ferroviaire patrouille dans les voitures. L’un des cinq ados a sorti son téléphone portable, branché le haut-parleur et passe en boucle les derniers tubes à ses copains hilares. L’un des agents de la SNCF passe en souriant devant les mômes et leur fait signe de couper le haut-parleur. L’avertissement n’a pas suffi. Cette fois-ci, l’un des agents, en uniforme, de la Suge (surveillance ferroviaire) intervient. Une première réprimande puis une seconde… « La prochaine fois, c’est dehors » lui annonce le policier baraqué. L’adolescent n’en mène pas large devant ses copains puis obtempère. Quelques minutes plus tard, l’incident est déjà oublié et les rires et les blagues reprennent de plus belle.

Midi Libre

Racisme ordinaire : la SNCF accusée de nonchalance

[court extrait - Nous vous renvoyons à l'article complet]

Insultes et mauvaises blagues raciales. Des cheminots réunis en collectif manifesteront leur colère devant le siège de la SNCF tandis que 744 Marocains poursuivent toujours l’entreprise pour discrimination.

« On chie sur le Coran. »  « Ta femme est enceinte d’une portée de rats. » « Bougnoule. » « Boulet. » « Bounty. » Suffit ! Arrêtons là cet affreux florilège, petit condensé des insultes et injures à caractère raciste que subiraient des cheminots de la SNCF de la part de certains collègues. La raison ? Ils sont musulmans, noirs, d’origine maghrébine ou antillaise…

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Lyon. Deux ans de prison ferme pour Amar, l’agresseur du contrôleur SNCF

Suite à l’agression d’un agent SNCF, les contrôleurs avaient fait valoir leur droit de retrait vendredi dernier.

Des faits d’une banalité désespérante ont eu lieu avant le départ d’un TER. À l’étage, un homme est affalé sur deux sièges, les jambes pendantes dans l’allée. Un usager lui demande poliment de laisser le passage. Plutôt que de faire profil bas, l’homme sort de ses gonds. Face à cet homme irascible, le passager sort du train et va alerter un contrôleur. Mais l’autre le suit et continue de l’invectiver. Sur le quai, le cheminot s’interpose et essuie des menaces de mort et des coups, jusqu’à ce que la police ferroviaire procède à l’interpellation. Bilan ? Cinq jours d’interruption de travail pour le contrôleur, et un traumatisme qui rejaillit sur toute une corporation.

Hier, Amar Bounoua a dû rendre des comptes à l’audience des comparutions immédiates. Mais cet homme de 41 ans, qui vit dans un foyer à Marseille, a fait preuve d’une mémoire pour le moins sélective. Il avait beaucoup bu, ne se souvient de rien, sauf de ce passager qui l’a délibérément provoqué. D’où cette grosse et légitime colère. Cette hypothèse n’a guère convaincu le ministère public. Il faut dire que le prévenu traîne une dizaine de condamnations sur son casier, dont la violence et l’alcool sont les dénominateurs communs. Il était sorti de prison il y a moins d’un mois. « On a tout essayé, mais il ne veut pas se soigner », a déploré la procureure Sophie Taupin, qui a requis la peine plancher, soit trois ans ferme. Le tribunal a ramené cette peine à deux ans ferme.

Le Progrès

(Merci à ruru)

Peut-on travailler en France avec un voile ?

Laetitia Doudet sur oumma.com analyse la situation des femmes voilées sur le marché de l’emploi.

Je ne connais pas d’histoires, de problèmes là-dessus. Tout simplement parce que la SNCF, elle est à l’image de ces voyageurs. Quand on est en Seine Saint Denis, quand on est à Argenteuil, quand on est à Villeneuve la Garenne, il faut que la SNCF ressemble aux voyageurs qu’elle transporte. (Guillaume Pépy, patron de la SNCF)

Les textes de lois concernant le port du voile dans la sphère publique se sont multipliés ces dernières années. [….] la récente proposition de loi de 2012 vise à étendre l’obligation de neutralité aux structures privées, en charge de la petite enfance, et à assurer le respect du principe de laïcité. Cette dernière loi entrave un peu plus le droit de nombreuses femmes à vivre de leur travail, à jouir d’une indépendance financière et à s’épanouir dans l’exercice d’un métier.

Dans une Europe tolérante et permissive à l’égard du voile, la France fait figure d’exception, à grand renfort de textes de loi interdisant le port de signes religieux dans le secteur public et dorénavant dans le privé. La tendance est complètement inversée en Grande-Bretagne, où des entreprises comme Ikea sont allées jusqu’à s’adapter à leurs employés, non seulement en tolérant leur voile, mais aussi en proposant des uniformes appropriés. Dans les pays anglo-saxons, la recherche de la paix sociale est souvent préférée à l’interdiction. Dans le reste de l’Europe, notamment en Allemagne, en Belgique, et en Suède, le voile est autorisé sur le lieu de travail.

Certaines entreprises font le pari de miser sur les compétences. Ainsi, de grands groupes n’hésitent pas à donner leur chance aux femmes voilées. Dans un article de Stratégies, datant du 6 décembre 2007, on apprend que L’Oréal a recruté une musulmane portant le voile pour un poste de cadre. Le 30 juillet 2008, c’est Guillaume Pépy, patron de la SNCF qui, au micro de France Info, explique sa position favorable aux salariées voilées. […]

L’entrepreneuriat est une des solutions que certaines femmes envisagent pour travailler en toute sérénité. Ainsi, Anissa B envisage de monter sa propre entreprise familiale, soit dans le domaine de la relaxation, soit une agence de voyages spécialisée dans le pèlerinage : «J’ai toujours voulu être entrepreneur et j’ai tout le soutien de ma famille. Sans discrimination bien sûr, je recruterai en priorité des femmes, compétentes et voilées. N’y voyez pas de communautarisme, mais simplement l’occasion de donner une chance d’accéder à l’emploi aux femmes qui sont dans la même situation que moi». […]

oumma

Interpellé après avoir réalisé 2 000 tags sur des rames SNCF

Un homme de 23 ans a été interpellé lundi en région parisienne parce qu’il est soupçonné d’avoir réalisé quelque 2 000 tags et dégradations sur des rames de la SNCF pour un préjudice estimé à environ 562 000,00 €.

Le 24 avril, la SNCF avait déposé plainte pour des tags, graffitis et gravures sur ses rames et ses infrastructures, réalisés entre le 18 mai 2011 et le 13 avril 2012. Les enquêteurs ont établi que la signature de ces tags, OREAK, était rattachée à ASC, un « crew » (bande, dans le jargon des tagueurs) « responsable de nombreuses dégradations antérieures ».

Leurs investigations ont débouché sur un suspect, un jeune homme de 23 ans. Il a été interpellé lundi chez lui à Tournan-en-Brie (Seine-et-Marne) et avait déjà été identifié pour des tags dans la métro en 2007. Chez lui, les enquêteurs ont saisi plus de 80 bombes de peinture, le matériel nécessaire au gravage des vitres des rames -du papier de verre notamment et une clef USB où figuraient les photos de tags.

La SNCF a chiffré le préjudice à environ 562 000,00 €.

Ouest France

(Merci à jean Bart)

Doubs. Deux contrôleurs SNCF agressés et gazés

C’est une bien étrange affaire que celle de l’agression de la contrôleuse du TER Besançon-Lyon, samedi après-midi. Ses agresseurs qui l’ont gazée l’attendaient sur le quai de la gare, tandis qu’un complice semblait filmer la scène sur un portable.

La même scène s’était produite une heure auparavant, contre un autre contrôleur. Les jeunes gens qui ont commis les faits étaient apparemment quatre. À chaque fois, ils se sont enfuis en direction du village dès leur forfait commis.

Est Républicain

Nancy : Train gazé au lacrymo ce matin : 2 passagers et un bébé hospitalisés

Des retards ont été observés ce matin sur la ligne Lunéville-Nancy en raison d’une agression à la bombe lacrymogène à bord d’un train. Dans des conditions encore assez floues, un passager de 18 ans a fait usage de la bombe lacrymogène d’une amie qui l’accompagnait, gazant littéralement tout le train. La rame a alors été immobilisée avec ses quelque 200 passagers. Les pompiers se sont rendus sur les lieux et ont procédé à la ventilation de la rame TER. Ils ont également apporté des soins à un bébé incommodé par les gaz lacrymogènes. Cet enfant de trois semaines a été hospitalisé, au même titre que deux jeunes gens de 19 et 20 ans, incommodés.

Est Républicain