Contrôlée sans billet dans le train… plus de 150 fois

Une Riomoise de 36 ans est appelée à la barre du tribunal correctionnel, mardi, pour « voyage habituel dans une voiture de transport en commun sans titre valable ». Le chef de prévention est rarissime. Il peut être appliqué à partir de dix trajets sans billet sur une année.

En 2011, la prévenue a été contrôlée en défaut à plus de 150 reprises?! Avec un grand sourire, elle explique au juge qu’elle allait voir sa famille à Vichy et à Thiers et qu’elle n’avait pas les moyens de prendre de billet. « Avec 1.200 € par mois et deux enfants à charge, il y a des gens dans la même situation qui payent, eux », lâche Claire Génissieux, pour le parquet.

« Elle doit aussi nourrir son conjoint », complète Me Catherine Raynaud. « Ces faits s’apparentent plus à un vol alimentaire qu’à une réelle infraction », estime l’avocate de la défense.

Sa cliente est néanmoins condamnée à un mois de prison avec sursis et 780 € de dédommagements pour la SNCF.

La Montagne

La SNCF délocalise ses activités informatiques en Europe de l’Est et en Espagne

Localisée à Lille et à Lyon, une partie des activités informatiques de l’entreprise publique de chemins de fer vient d’être confiée à des sous-traitants basés en Tchéquie, en Pologne et en Espagne.

«Comment est-il possible d’être aussi maladroit ? » Ainsi aurait réagi François Hollande lorsqu’il apprit, fin juillet, que le Syndicat des transports d’Ile-de-France (Stif), présidé par le socialiste Jean-Paul Huchon, s’apprêtait à délocaliser son centre d’appel au Maroc. A l’époque, le chef de l’Etat, qui fait de la lutte contre le chômage sa priorité numéro un, exhortait les responsables publics à être « très attentifs » à l’emploi en France. Le message n’a visiblement pas été entendu par les dirigeants de la SNCF…

L’entreprise publique, détenue à 100% par l’Etat, délocalise en effet — en toute discrétion — une partie de ses activités informatiques en Tchéquie, en Pologne et en Espagne. Jusqu’à présent, le pilotage des applications informatiques — en clair, la surveillance du fonctionnement des logiciels et des ordinateurs — était pour l’essentiel assuré par des prestataires privés de la SNCF. Les salariés de ces entreprises étaient détachés dans les locaux de la compagnie de chemins de fer et travaillaient aux côtés des cheminots informaticiens.

Mais, depuis le début de l’année, nombre de ces sous-traitants ont perdu le contrat qui les liait à la SNCF. Sur les sites de Lille — qui gère les applications voyageurs (billetterie, site Internet) — et de la Mulatière, à Lyon — qui traite les autres applications — les techniciens de Steria, une grosse société de services en ingénierie informatique, ont formé jusqu’à à la fin du mois d’août leurs remplaçants… tchèques et polonais.

Cette société, qui travaillait pour la SNCF depuis 1999, a en effet perdu il y a huit mois son contrat au profit d’IBM. Le géant américain a confié ces missions à ses filiales de l’Est. Et depuis quelques semaines, les plates-formes informatiques — baptisées « centres de service » en interne — ont été installées en Pologne et en Tchéquie, où les salaires sont nettement moins élevés.

Le pilotage du service informatique des ressources humaines est lui en partance pour l’Espagne, dans une filiale de la société ibère Sopra. Quant à la surveillance informatique du fret, elle est basée au Maroc depuis, déjà une dizaine d’années.

« 260 emplois de sous-traitants vont être supprimés et 45 postes de cheminots non remplacés. D’ici à 2013, ce sont 500 emplois en tout qui vont disparaître », déplore Hervé Giudici.

Le parisien

L’honneur sali du cadre de la SNCF accusé à tort de racisme

Accusé de racisme, puis lavé de tout soupçon, un recruteur de la SNCF a tenu à poursuivre celle qui l’avait sali pour «dénonciation calomnieuse». Il a obtenu gain de cause devant la justice.

[...] En décembre 2008, une femme de 36 ans, Française originaire du Cameroun, Laurier Ngo Nguidjoe, se répand dans les médias pour accuser M. S., recruteur à la SNCF, de l’avoir «humiliée » lors d’un entretien informel dans les locaux de l’entreprise publique, le 25 novembre de la même année.

Selon elle, son interlocuteur lui a dit : «Vous avez trop de diplômes, pourquoi ne pas rentrer travailler dans votre pays ? Ici, on a besoin de travailler entre Français, entre bons blancs. Vous voulez peut-être prendre ma place ? »

Laurier Ngo Nguidjoe écrit tous azimuts, du président de la SNCF, Guillaume Pépy à celui de République, Nicolas Sarkozy, en passant par le député Gremetz, le préfet, le président de région, le procureur général… Elle porte plainte formellement le 10 décembre. Une instruction est ouverte, qui débouchera sur un non-lieu indiscutable.

En fait, la pseudo-victime, informaticienne de formation, a postulé à un emploi de commerciale. Elle a rempli un dossier et est tombée sur M. S. quand elle l’a déposé. «Je lui ai indiqué que son CV ne correspondait pas au profil. Elle a été prévenue ensuite par téléphone qu’elle n’était pas retenue. Le 27, elle est venue demander des explications et a demandé « si ce n’était pas à cause de sa couleur de peau » », retrace-t-il. «Il y avait de quoi foutre ma vie en l’air », témoigne aujourd’hui le recruteur.

« La discrimination positive, il faut arrêter… L’excès doit être sanctionné, sinon, il n’y a plus de limite, certaines personnes vont contester un résultat aux examens, un jugement du tribunal… La discrimination positive ne doit pas être une arme qui se retourne contre la société. »

«Il a décidé de ne pas se laisser faire, indique son avocate Stéphanie Derivière. Il a souffert, il a dû faire face à une enquête. » «Je pense à ce qui serait arrivé à une personne plus fragile que moi », complète-t-il. Tous deux, comme le tribunal, regrettent que la jeune femme semble avoir totalement disparu de la circulation, au point que la justice n’a pu la convoquer.

Elle a été condamnée à deux mois de prison avec sursis. Peine complémentaire : le jugement devra, à ses frais, être publié dans un journal. Une sorte de retour du bâton…

Courrier Picard

Montpellier. Un ado bouscule et mord un agent de Tam pour fuir le contrôle

Alors que des agents de Tam effectuaient un contrôle des titres de transports dans une rame de tramway de la ligne 3, jeudi vers 18 h, un groupe d’adolescents a tenté de forcer le contrôle.

L’un d’entre eux, âgé de 15 ans et très virulent, a bousculé un agent mais a chuté avec lui sur le sol de la rame, se blessant à une cuisse avec un tesson de bouteille qui se trouvait là. L’agent étant, lui, blessé à un coude. Mais loin de se clamer, le garçon a ensuite mordu ce même salarié à une cuisse pour tenter de se dégager.

Prévenue entre-temps, la police l’a interpellé. Entendu, il devra s’expliquer prochainement devant le juge des enfants.

Midi libre

Auvergne/Rhône-Alpes. Le viol d’une contrôleuse perturbe le trafic SNCF

Le trafic SNCF en Auvergne a été perturbé vendredi en raison d’un mouvement de solidarité à l’égard d’une contrôleuse qui a été violée jeudi soir sur la ligne TER reliant le Puy-en-Velay à Saint-Etienne. L’agression a été commise à hauteur de Firminy (Loire).

Très choquée, la victime a été immédiatement prise en charge. L’agresseur, âgé de 54 ans, s’en est pris «sans raison apparente» à la jeune femme jeudi vers 18H00. Selon la SNCF la jeune femme avait contrôlé cet homme qui lui avait donné sa carte d’abonné.

Après cette agression, les contrôleurs de la région ont immédiatement cessé le travail en signe de solidarité avec leur collègue.

Le Dauphiné

La SNCF touchée par une recrudescence des actes de malveillance

Depuis 2011, le réseau est surveillé par des hélicoptères de la gendarmerie.

Le sabotage d’un câble dans l’Yonne, dans la nuit de mercredi 25 à jeudi 26 juillet, sur la ligne TGV entre Paris et le Sud-Est,

fait partie des nombreux actes de malveillance auxquels la SNCF doit faire face, souvent liés au vol de câbles de cuivre, dont les prix ont atteint des taux historiques.

Voici un rappel de quelques incidents depuis 2009 : (…)

Le nouvel Observateur

«Discriminations» : La direction de la SNCF refuse de rencontrer le collectif «Droit à la différence»

La direction de la SNCF a annulé aujourd’hui le rendez vous prévu après demain entre le directeur national des ressources humaines de l’entreprise et le collectif « SNCF : Droit à la différence ». Le collectif se dit prêt à tout pour obtenir réparation pour les employés de la SNCF victimes de racisme.

Le collectif a été créé en mars 2012. «Chacun de nous avait subi des actes racistes dans son coin, sans avoir conscience qu’il n’était pas un cas isolé. Peu à peu nous nous sommes fédérés en collectif pour avoir plus de poids pour que cela cesse», explique Redouane Kebdi, l’un des membres fondateurs du collectif. Parce qu’il était intervenu dans une réunion au sein de la SNCF pour demander que ses collègues cessent de boire au travail, on lui a rétorqué «tu ne vas pas ramener ta religion là-dedans, je vais te mettre à l’écart et te faire craquer !» Ensuite, pendant 7 mois, il a été mis au «placard» à étudier le règlement, raconte-t-il. […]

Pour lui, tous les syndicats se sont déjà trouvés ponctuellement complices de ces discriminations. «Tous les syndicats, CGT comprise, devraient faire le ménage chez eux», estime-t-il.

Zineb Lamliti et Alain Ngamukol, lui-même membre de la CGT, reconnaissent que les «négligences syndicales» de Force Ouvrière, la CFDT et Sud Rail ont entrainé la création de leur collectif, mais ils veulent croire à l’aide que leur offre aujourd’hui la CGT.

«Il se peut que l’on [la CGT, ndlr] soit traversé par le racisme comme toute la société, en France, que localement on ait quelques brebis galeuses, mais selon un sondage de l’INSEE avant les dernières élections seul 9% des sympathisant de la CGT votaient FN [sondage Harris, ndlr]», indique Eric Ferrer, responsable communication à la CGT. Il insiste sur la politique nationale de la CGT visant à condamner vigoureusement les discriminations et exclure ceux de ses membres qui flirtent avec le FN. […]

yabiladi

Saint Chamond (42). La contrôleuse autorise Sandrine à monter dans le train puis la verbalise

Une jeune femme empruntant le TER pour se rendre à son travail estime avoir été victime d’abus d’autorité de la part d’un agent de la SNCF.

D’habitude, Sandrine voyage avec son abonnement hebdomadaire, qu’elle n’a pas eu le temps de recharger ce matin-là, faute de temps. Avant l’accès au train, elle a prévenu la contrôleuse présente sur le quai, qui lui a indiqué de monter. Mais lorsqu’elle procède au contrôle des titres de transport, c’est une tout autre attitude qu’a la contrôleuse, pourtant au courant de la situation. Celle-ci lui demande de payer les 8,70 € correspondant au prix du billet Saint-Chamond – Lyon, 35 € d’amende, et réclame sa pièce d’identité.

Sandrine refuse, le ton monte, et la contrôleuse menace d’appeler la police. Une deuxième agent prend le relais. Cette fois, elle lui demande simplement de payer les 8,70 € du billet de train, et lui fournit un document lui permettant de se faire rembourser. Sandrine obéit, satisfaite. Mais la première contrôleuse revient à la charge. « Elle m’a traitée de tous les noms d’oiseaux » se souvient Sandrine.

Le Progrès

Racisme au travail : la SNCF accusée de laxisme

Un collectif d’employés de la SNCF dénonce des signes de racisme ordinaire dans l’entreprise. Ses quelques trente membres, musulmans ou d’origine antillaise ou africaine, se heurtent aux mêmes insultes, mutations forcées, difficultés à évoluer. Selon eux l’entreprise laisse trop souvent faire, par immobilisme.

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Avant d’entrer à la SNCF, il en avait un image idyllique. « Le travail de ma vie est devenu le cauchemard de ma vie », résume aujourd’hui Nourdine.

Ce guichetier de 38 ans, explique que c’est à cause de son appartenance ethnique que son salaire n’a été augmenté que de huit euros net tous les trois ans depuis le début de sa carrière [...]

Le dossier de Nourdine, soutenu par le défenseur des droits, sera jugé prochainement aux Prud’hommes. D’autres ont déjà été jugés ou doivent l’être. Parfois les cas vont jusqu’au pénal [...]

Le collectif « Droit à la différence » reconnaît que la situation n’est pas aussi dramatique dans toutes les composantes de la SNCF. « On ne peut généraliser. L’arbre n’est pas pourri, mais il faut couper quelques fruits » aime à dire Radouane Kebdi, porte-parole de ce collectif [...]

Interrogée sur le sujet, la direction de la SNCF se défend de ces accusations de laxisme. Elle rappelle que la SNCF fait partie des 30 premières entreprises de France à avoir signé, dès 2004, la charte de la diversité [...]

Claude Mwangelu, responsable « diversité et égalité des chances » à la SNCF, tente aussi de relativiser les choses.

« Il y a parfois un sentiment de discrimination de la part de certains agents mais ça ne correspond pas forcément à une réalité de discrimination », explique-t-il [...]

France Info

Nîmes. Dans le train à 1 € : la police ferroviaire veille au grain

Ça chambre et ça rigole fort dans le train entre Nîmes et Le Grau-du-Roi. Depuis le retour du beau temps, le train de la mer à 1 € fait le plein, voire le trop-plein, les week-ends ou encore les mercredis. Samedi, le 12 h 51 a été pris d’assaut. Huit cents personnes pour cinq cents places assises ont débarqué à la gare du Grau-du-Roi moins d’une heure plus tard. Et les deux derniers retours programmés à partir de 17 heures ont été très difficiles. « C’était limite ingérable » confie un témoin. À la gare, la Suge et les gendarmes présents à chaque départ ont eu bien du mal à contenir la foule. Et la police ferroviaire a dû intervenir sur une voire deux débuts de bagarres dans le train.

Cinq lascars chahutent sur l’une des banquettes du 12 h 51 (deux rames soit cinq cents places assises). Un train sous haute surveillance. La police ferroviaire patrouille dans les voitures. L’un des cinq ados a sorti son téléphone portable, branché le haut-parleur et passe en boucle les derniers tubes à ses copains hilares. L’un des agents de la SNCF passe en souriant devant les mômes et leur fait signe de couper le haut-parleur. L’avertissement n’a pas suffi. Cette fois-ci, l’un des agents, en uniforme, de la Suge (surveillance ferroviaire) intervient. Une première réprimande puis une seconde… « La prochaine fois, c’est dehors » lui annonce le policier baraqué. L’adolescent n’en mène pas large devant ses copains puis obtempère. Quelques minutes plus tard, l’incident est déjà oublié et les rires et les blagues reprennent de plus belle.

Midi Libre

Racisme ordinaire : la SNCF accusée de nonchalance

[court extrait - Nous vous renvoyons à l'article complet]

Insultes et mauvaises blagues raciales. Des cheminots réunis en collectif manifesteront leur colère devant le siège de la SNCF tandis que 744 Marocains poursuivent toujours l’entreprise pour discrimination.

« On chie sur le Coran. »  « Ta femme est enceinte d’une portée de rats. » « Bougnoule. » « Boulet. » « Bounty. » Suffit ! Arrêtons là cet affreux florilège, petit condensé des insultes et injures à caractère raciste que subiraient des cheminots de la SNCF de la part de certains collègues. La raison ? Ils sont musulmans, noirs, d’origine maghrébine ou antillaise…

Lire l’article intégral

 

Lyon. Deux ans de prison ferme pour Amar, l’agresseur du contrôleur SNCF

Suite à l’agression d’un agent SNCF, les contrôleurs avaient fait valoir leur droit de retrait vendredi dernier.

Des faits d’une banalité désespérante ont eu lieu avant le départ d’un TER. À l’étage, un homme est affalé sur deux sièges, les jambes pendantes dans l’allée. Un usager lui demande poliment de laisser le passage. Plutôt que de faire profil bas, l’homme sort de ses gonds. Face à cet homme irascible, le passager sort du train et va alerter un contrôleur. Mais l’autre le suit et continue de l’invectiver. Sur le quai, le cheminot s’interpose et essuie des menaces de mort et des coups, jusqu’à ce que la police ferroviaire procède à l’interpellation. Bilan ? Cinq jours d’interruption de travail pour le contrôleur, et un traumatisme qui rejaillit sur toute une corporation.

Hier, Amar Bounoua a dû rendre des comptes à l’audience des comparutions immédiates. Mais cet homme de 41 ans, qui vit dans un foyer à Marseille, a fait preuve d’une mémoire pour le moins sélective. Il avait beaucoup bu, ne se souvient de rien, sauf de ce passager qui l’a délibérément provoqué. D’où cette grosse et légitime colère. Cette hypothèse n’a guère convaincu le ministère public. Il faut dire que le prévenu traîne une dizaine de condamnations sur son casier, dont la violence et l’alcool sont les dénominateurs communs. Il était sorti de prison il y a moins d’un mois. « On a tout essayé, mais il ne veut pas se soigner », a déploré la procureure Sophie Taupin, qui a requis la peine plancher, soit trois ans ferme. Le tribunal a ramené cette peine à deux ans ferme.

Le Progrès

(Merci à ruru)