« Européen », « Africain », « Asiatique » : ces mentions, figurant dans une fiche de signalement distribuée aux agents de Marseille pour donner à la police ferroviaire des informations sur les auteurs d’agressions dans les trains, ont fait bondir les syndicats. La fameuse fiche a été retirée.
SNCF
Des agents SNCF crient à la discrimination
Mercredi, à Montataire, ils étaient une vingtaine d’agents venus de Creil et de toute la région parisienne, pour une réunion destinée à faire bouger les choses. Ce seraient des remarques à caractères racistes, un avancement bloqué, et des arrêts de travail dû à un climat délétère. La coupe est pleine pour certains agents SNCF de Creil. Ils s’estiment discriminés dans leur entreprise et veulent désormais obtenir réparation et mesures de la direction.
L’affaire n’est pas nouvelle : une première plainte auprès du parquet de Senlis avait été classée sans suite, il y a quelques années.
« On sait que c’est un combat super difficile, mais on a besoin de gens pour faire bouger les choses », confie Mustapha Yakoubi, le représentant des salariés. Et si l’agent d’accueil, 33 ans, depuis 12 ans à la SNCF, a peur de prêcher dans le vide, c’est qu’il tente, depuis plusieurs années, de faire changer les choses à la gare de Creil.
« On a constaté, moi et d’autres collègues, que nous avions une évolution quasi-nulle, affirme-t-il. Nous avons fait remonter des propos racistes à la direction, mais rien n’est fait ». Surtout, il découvre qu’il ne serait pas le seul. D’autres collègues s’ouvrent à lui, de Creil, puis de Paris.
« On s’élève contre ce genre d’attitude », répond le service communication de la SNCF. Qui regrette que le « Monsieur Égalité et compétence » de l’entreprise n’ait pas été directement saisi, en interne.
« Quand on regarde le profil des agents, on voit bien qu’on ne fait pas de discrimination à l’embauche », ajoute Thierry Aelvoet, directeur régional de la communication.
Pas suffisant visiblement pour les agents. Qui expliquent avoir saisi il y a deux ans la Halde, la haute autorité de lutte contre les discriminations. Et s’être rapprochés de SOS-Racisme. L’association indique que « le dossier est en cours d’instruction ».
La décision officielle sur ce dossier sera donc connue, mais ultérieurement. Pourtant, pour Mustapha Yakoubi, il y a urgence. En arrêt de travail pour dépression, l’agent pointe ces collègues, « écœurés, qui finissent par démissionner ».
(Merci à Zoo)
Vols de câbles de cuivre : Des drones pour surveiller les voies SNCF
Addendum vidéo
Guillaume Pepy, le président de la SNCF, a tapé du poing de la table ce week-end lors d’un séminaire. Il s’est alarmé de la multiplication des vols de cuivre d’une « ampleur phénoménale » le long des voies ferrées françaises.

Car les vols de câbles, qui sont « aujourd’hui la principale cause de détérioration de la régularité », perturbent notamment le bon fonctionnement de la signalisation. Sectionnés, les câbles ne peuvent plus transmettre d’informations obligeant les trains à s’immobiliser pour des raisons desécurité.
Pour l’entreprise, la facture s’élève à « plusieurs dizaines de millions d’euros ».
Pagaille monstre sur la ligne Paris–Beauvais en raison de vols de câbles
Des vols de câbles ont paralysé, depuis vendredi soir, plus de cinquante trains sur la ligne Paris-Beauvais, bloquant des milliers de passagers. La SNCF espérait hier pouvoir rétablir la circulation normale aujourd’hui, «s’il n’y a pas d’autres vols».
« La distance cumulée de câbles dérobés sur cette ligne se chiffre en kilomètres ces dernières années, depuis que les cours de ce métal non ferreux flambent »

Des voyageurs bloqués en aval de Creil, vendredi à 19 heures, sont parvenus en gare de Paris-Nord à 1 heure du matin ! Leur convoi a progressé au pas des cheminots à pied qui le précédaient afin de s’assurer, à la lumière de torches, que les aiguillages et les passages à niveau fonctionnaient correctement devant eux. (…)
Les cheminots requis pendant la nuit de vendredi à samedi pour rétablir les deux tronçons filaires amputés «étaient, comment le dirais-je poliment… très en colère», lorsqu’ils ont été rappelés pour réparer les nouveaux dégâts constatés samedi matin, près de Beauvais et entre Persan et Méru, a déclaré Thierry Aelvoet, directeur de la communication de la SNCF-Picardie.
Une étudiante violée dans un train Barcelone-Paris
Quatre hommes de nationalité brésilienne ont été placés en détention provisoire ce week-end dans le cadre d’une affaire de viol sur une étudiante française. Deux des suspects ont été mis en examen pour «viols en réunion», tandis que les deux autres sont poursuivis pour «non-empêchement d’un crime».
Yvelines: une rixe dans un train
Cinq personnes,soupçonnées d’avoir participé tôt dans la matinée à une rixe dans un train assurant la liaison entre La Verrière et la Défense, étaient en garde à vue dimanche au commissariat de Guyancourt, a-t-on appris de source policière.
Pour une raison encore non élucidée, une dizaine de personnes se sont affrontées un peu avant 6 heures dans une rame en se lançant des pierres qu’elles avaient préalablement ramassées sur un quai. Deux vitres ont été brisées mais aucun passager n’a été blessé.
(Merci à XIII et Rosario)
Aix : une femme contrôleur lapidée par une dizaine de jeunes
Une jeune femme contrôleur de train a été violemment agressée en début d’après-midi, à la gare SNCF du centre d’Aix. Selon nos informations, une dizaine de jeunes souhaitaient monter dans un train express régional sans billets, ce qui a poussé la jeune femme à leur signifier qu’ils devaient, en toute logique, payer leur titre de transport.
Les jeunes seraient alors descendus du wagon et auraient ramassé des morceaux de ballast sur les voies. La jeune victime a reçu notamment une pierre en pleine poitrine. Elle a été conduite par les sapeurs-pompiers aux urgences d’Aix et hospitalisée, sous le choc. Les agresseurs, eux, ont pris la fuite et demeurent introuvables.
Certains agents SNCF comptaient faire usage de leur droit de retrait.
Train à grande vitesse : les donneurs de leçon californiens
L’attaque informationnelle que viennent de subir les entreprises françaises qui fabriquent le TGV par le biais de la SNCF résume bien le climat de tension concurrentielle autour de l’appel d’offres de l’État californien pour la construction d’une ligne de train à grande vitesse.
Ce contrat de 36 milliards d’euros est entré dans la phase où tous les coups sont permis. Il ne faut donc pas s’étonner de la proposition de loi déposée par le député californien Bob Blumenfield qui veut obliger les candidats à fournir un rapport sur leurs activités durant la Seconde Guerre mondiale. Dans ce dossier, la SNCF était plutôt bien placée. Ce n’est plus le cas aujourd’hui après cette attaque informationnelle qui la vise directement.
La direction de la SCNF est accusée d’avoir aidé l’Allemagne nazie dans la déportation des populations vers les camps d’extermination et des juifs en particulier. Les concurrents de la SNCF ne sont pas concernés car les Allemands de Siemens ont fait amende honorable, pas plus que les japonais ou même l’alliance des Chinois avec le groupe General Electric.