Sondage : 2/3 des Français favorables à un seuil pour les allocations familiales

Les deux tiers des Français (66%) se disent favorables à l’idée de réduire ou de supprimer les allocations familiales au-delà d’un certain niveau de revenu, dans un sondage Ifop pour le Journal du dimanche.

«L’introduction d’une condition de ressources pour les allocations familiales, c’est-à-dire qu’au-delà d’un certain niveau de revenu dans un foyer, les allocations familiales ne seraient plus versées ou seraient réduites» est approuvée par 66% des Français. 33% s’y disent opposés, 1% sans opinion.

Les sympathisants du PS sont les plus nombreux à valider cette idée (76%), devant ceux de l’UMP (71%), du Front de gauche (66%) et du FN (56%). L’Ifop rappelle qu’en février, ils étaient 71% à approuver cette idée d’un plafond de ressources.

Les allocations familiales sont actuellement versées à tous les foyers à partir de deux enfants sans condition. Le gouvernement doit annoncer prochainement des économies pour la branche famille pour la faire revenir à l’équilibre en 2016. Le besoin de financement serait alors de 2,2 milliards d’euros.

Le JDD

Le seuil des logements sociaux sera relevé à 25%, assure Jean-Marc Ayrault

Le Premier ministre a demandé aux préfets d’être « vigilants sur l’application » de la loi SRU. Les sanctions pour les communes « bafouant » la loi seront quintuplées.

Manifestation du DAL le 14 avril 2012 à Bobigny (93)

Jean-Marc Ayrault a renouvelé, ce mardi devant les préfets réunis au ministère de l’Intérieur, l’engagement de la majorité de relever le seuil de logements sociaux pour les villes de plus de 3.500 habitants de 20%, à l’heure actuelle, à 25%, et de quintupler le montant des amendes pour les communes ne respectant pas la loi.

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La moitié des Américains sont officiellement pauvres

Alors qu’il n’est plus un secret que presque 50 millions d’Américains vivent sous le seuil de pauvreté, de nouvelles statistiques du Bureau de recensement des Etats-Unis montrent que presque 100 millions sont des citoyens dits à faible revenu, la moitié de la population est donc officiellement pauvre.

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France : le creusement des inégalités devrait continuer

Une étude de l’INSEE, parue le 02 avril 2010, illustre la très forte augmentation, entre 2004 et 2007, du nombre de personnes à très hauts revenus (information donnée hier sur Fortune). Plus généralement, l’augmentation des inégalités est mise en évidence par l’Institut. Selon lui, elle s’est poursuivie sur la période précitée et devrait s’amplifier encore.

A l’autre bout du spectre [des revenus], le taux de pauvreté connaît «une relative stabilité après une longue baisse», a expliqué Jean-Louis Lhéritier, un expert de l’INSEE, lors d’une conférence de presse. En 2007, le seuil de pauvreté correspond à un niveau de vie de 908 euros par mois et concerne 13,4% de la population, soit huit millions de personnes.

Pourquoi y a-t-il un creusement des inégalités ?

Parce qu’il y a une «déformation très importante de la hiérarchie des salaires».

D’une part, «il y a de plus en plus de bas salaires, de plus en plus d’embauches au SMIC», explique Henri Sterdyniak, économiste à l’OFCE, «car il y a une pression très forte pour réduire les coûts du travail». Un phénomène couplé avec l’externalisation des emplois les moins qualifiés, qui ne profitent pas des avantages sociaux de l’entreprise principale.

D’autre part, «pour ceux qui ont des compétences particulières, il y a une augmentation très importante des rémunérations», analyse Henri Sterdyniak. Pour éviter de voir ces cadres fuir à l’étranger, ils sont notamment rémunérés avec des stock options. Conséquence : ils ont intérêt à ce que la rémunération du capital soit la plus forte, en limitant [notamment] les salaires.

Plus globalement, pour Nicolas Bouzou, économiste et dirigeant de la société d’analyse Asterès, le «problème fondamental est celui de la croissance. Le PIB a peu augmenté, alors que la part des classes supérieures a beaucoup grossi». La part du gâteau à se partager, pour les classes moyennes et les plus pauvres, est donc plus mince.

«On assiste à un écrasement des classes moyennes, dont les salaires ont moins l’occasion de progresser», explique Nicolas Bouzou. «On est passé d’une société en pyramide à une société en sablier», selon un processus décrit par Jean-Marc Vittori. «C’est un phénomène très structurant pour l’économie, la consommation. On n’aurait par exemple pas un tel débat sur le bouclier fiscal, s’il n’y avait pas un problème» de redistribution, analyse l’économiste.

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Economie : que faire ?

Par Patrick Reymond

Les différentes solutions sont très simples et ramènent à un monde antédiluvien : les Trente Glorieuses.

Lesdites années se sont caractérisées, non pas par une forte croissance, mais par un certain paramétrage, qui a permis la croissance.

D’abord, il faut purger la dette.

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